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Université Libre De Bruxelles

Université libre de Bruxelles

Histoire

Origine

L'Université libre de Bruxelles (ULB) fut fondée en 1834, dans cette période qui suivit l'Indépendance de la Belgique et qui connut la désorganisation de l'enseignement supérieur. Les trois universités d'État fondées à l'époque néerlandaise - Gand, Liège, Louvain - sont amputées de plusieurs facultés. Auguste Baron et Adolphe Quetelet avaient imaginé dès 1831 dans leur loge maçonnique Les Amis Philanthropes l'idée d'une université libre. La création, en 1834, de l'Université catholique de Mechelen (Malines), sous l'impulsion des évêques de Belgique, fut le détonateur qui poussa le monde libéral à réagir rapidement. Le juriste Pierre-Théodore Verhaegen, Vénérable Maître de la loge Les Amis Philanthropes, lança en juin 1834 un appel à une souscription dans les milieux libéraux et dans les loges du Grand Orient de Belgique en vue d'une université libre qui combattrait « l'intolérance et les préjugés » en répandant la philosophie des Lumières. On fit cependant remarquer à Verhaegen l'utopie de son projet, lui qui ne disposait ni de professeurs, ni de locaux, ni d'argent. C'était sans compter sur l'aide du bourgmestre de Bruxelles, Nicolas-Jean Rouppe, qui trouva des locaux dans l'ancien Palais de Charles de Lorraine, place du musée. Verhaegen annexa à son projet l'École de médecine et trouva des enseignants parmi les hommes d'expérience du Musée des Sciences et des Lettres. La Faculté de Droit fut confiée à des professeurs bénévoles, comme Henri de Brouckère. Dans la foulée, la Ville alloua un subside et le 20 novembre 1834, Auguste Baron pouvait, dans son discours d'inauguration, définir l'esprit de l'université libre : : nous jurons d'inspirer à nos élèves, quel que soit l'objet de notre enseignement, l'amour pratique des hommes qui sont frères, sans distinction de caste, d'opinion, de nation; nous jurons de leur apprendre à consacrer leurs pensées, leurs travaux, leurs talents au bonheur et à l'amélioration de leurs concitoyens et de l'humanité...

Le

La première année universitaire pouvait commencer. Jusqu'en 1847, l'université vécut des souscriptions lancées par le Grand Orient et diverses loges maçonniques du pays, dont celle des Amis philanthropes. Outre les difficultés financières, l'Église et l'État faisaient peser des menaces sur la jeune ULB. La loi sur l'enseignement supérieur de 1835 supprimait l'Université catholique de Louvain (Leuven), ce qui permit à celle de Mechelen de s'y installer. Il restait donc deux universités de l'État - Gent et Liège - qui virent dans l'ULB une concurrente qui ne pouvait revendiquer le monopole de la libre pensée. Quant aux évêques, ils avaient peine à admettre l'existence d'une université qui se proclamait autonome et qui échappait ainsi à leur contrôle. La presse catholique milita contre l'enseignement dispensé à Bruxelles. Verhaegen répondit à toutes les attaques par un discours académique retentissant où il proclama: : partis de la liberté d'enseignement, nous réalisons la liberté dans l'enseignement. Surmontant ces querelles, l'université libre devint une institution reconnue. La population estudiantine était en progression et l'on put en 1842 déménager dans un nouveau bâtiment, le Palais Granvelle sis rue des Sols et rue de l'Impératrice. En 1861 les statuts furent révisés et l'article 1 postulera dès lors que :" Le libre examen est le principe fondateur sur lequel l'Université base son enseignement et sa recherche. Il prône, en matière de savoir, une totale liberté de jugement et le rejet de l'argument d'autorité." En 1873, l'université ouvrit son École polytechnique où un enseignement pratique put être dispensé. En 1880, elle fut la première à permettre aux femmes d'accéder aux cours et ce au sein de son Institut de Pharmacie. Depuis le 20 novembre 1888 les étudiants et l'ensemble de la communauté universitaire célèbrent la fondation de l'ULB lors de la Saint-Verhaegen. En 1893, l'ULB bénéficia d'un mécénat de grande envergure qui acheva le développement de la Faculté de médecine : Ernest Solvay la dota d'un Institut de physiologie implanté au parc Léopold ; R. Warocqué, d'un Institut d'anatomie ; Alfred Solvay et quelques autres, d'un Institut d'hygiène et de bactériologie. En 1899 fut crée l'Ecole des sciences politiques et sociales.

Affaires Dwelshauwers et Reclus

Si à l'origine issu d'un milieu certes anticlérical mais néanmoins catholique, ou au moins spiritualiste ou déiste, l'université verra au cours des dernières décennies du XIXème le développement d'un courant athée et anti-dogmatique ainsi que l'essor de la démarche scientifique positiviste cher à Auguste Comte, qui affirme le primat absolu de l'expérimentation et de la raison. Cette évolution ne se fit pas sans heurts. Ainsi, en 1890, la thèse de philosophie de Georges Dwelshauwers provoqua de vifs débats par ses positions athées alors que la majorité des professeurs de la faculté de philosophie et lettres étaient toujours déistes. Ces conflits entre doctrinaires et progressistes, puis entre libéraux et socialistes se traduiront également à l'ULB par l'Affaire Reclus. Elisée Reclus, géographe français anarchiste, avait été invité à donner cours à l'ULB en 1892. En 1893 suite à un attentat anarchiste le conseil d'administration s'opposa à sa venue désavouant ainsi le recteur Hector Denis, premier socialiste élu à ce poste. Cela provoqua une scission et la création d'une Université Nouvelle qui perdura jusqu'à la première guerre mondiale.

Début du

1904 vit la création de l'Ecole de commerce Solvay. Au lendemain de la première guerre mondiale, qui entraina la première interruption des cours de l'université, alors que Jules Bordet, professeur à l'ULB se voit attribué le Prix Nobel de médecine (1919), on envisage de déménager suite à la croissance des besoins en espace et à la démolition du Palais Granvelle du fait des travaux de la jonction Nord-Midi. Le choix se porte sur le plateau du Solbosch situé à la limite des faubourgs de l'époque. Les travaux débutent en 1921 par le bâtiment U inauguré en 1924. La construction bâtiment A (1924-1928) est soutenue financièrement par lEducational Foundation de la Commission for Refief in Belgium (CRB), une organisation américaine destinée à restaurer l'enseignement universitaire en Belgique meurtri par la guerre. Elle participe également avec la famille Tournay-Solvay au financement de la cité Héger ouverte en 1933. En 1939, est inauguré l'Institut de Cancérologie Bordet, boulevard de Waterloo.

La Seconde Guerre mondiale

2ème partie du

Situation actuelle

L'université est principalement implantée sur trois campus : le campus du Solbosch et le campus de la Plaine à Ixelles, et le campus Erasme à Anderlecht. Le principal est celui du Solbosch, qui accueille l'administration centrale et la plupart des facultés. Le campus de la Plaine accueille la Faculté des Sciences ainsi que l'Institut de Pharmacie. La Faculté de Médecine et l'Hôpital universitaire Erasme sont quant à eux installés sur le campus d'Anderlecht. L'ULB est totalement indépendante de la Vrije Universiteit Brussel (VUB) bien qu'en néerlandais leurs noms soient identiques.

Voir aussi


- Le Semeur
- Penne
- Folklore étudiant en Belgique
- Solvay Business School

Liens externes


- L'ULB sur Wikinations.be
- [http://www.ulb.ac.be/ Site officiel de l'ULB] Catégorie:Université belge

Bruxelles

] Bruxelles (Brussel en néerlandais, Brüssel en allemand, Brussels en anglais) est la capitale de la Belgique, ainsi que le siège des institutions de plusieurs de ses entités fédérées (la Communauté française de Belgique , la Communauté flamande, la Région de Bruxelles-Capitale et la Région flamande), de l'OTAN et de certaines institutions de l'Union européenne. Son nom se prononce « brussell » (le « x » se prononce « s » comme dans Auxerre). Le terme Bruxelles est utilisé le plus souvent pour indiquer sa fonction de capitale multiple, soit l'agglomération, soit (mais moins souvent) la commune proprement dite (on parle plutôt de Bruxelles-ville). Par extension, « Bruxelles » peut également désigner les autorités européennes.

Généralités

leftIl faut distinguer l'agglomération de Bruxelles, au sens géographique informel du terme, des divisions politiques et administratives qui recouvrent des zones d'étendues différentes : D'une part, la Région de Bruxelles-Capitale, qui regroupe 19 communes (sur une superficie de 160km²), représentée en gris et rouge sur la carte ci-contre. D'autre part, la ville de Bruxelles ou Bruxelles-ville, une des 19 communes de cette Région, représentée en rouge sur la carte. Elle en occupe le centre historique ceinturé par les grands boulevards (parfois appelé le pentagone), les quartiers de Laeken, Neder-over-Heembeek et Haren au nord, le quartier européen à l'est, ainsi que l'axe des avenues Louise et Roosevelt et le bois de la Cambre au sud. Pour ses fonctions de capitale, il n'est pas fait de distinction entre la ville et la région. bois de la Cambre] La ville de Bruxelles seule compte environ 143 000 habitants. L'agglomération bruxelloise s'étend sur les 19 communes de la Région de Bruxelles-Capitale et même au-delà, jusqu'en Wallonie au sud et en Flandre au nord ainsi qu'à l'ouest et à l'est. Bruxelles-Capitale (que l'on peut considérer comme le centre urbain avec ses 19 communes) compte environ 1 million d'habitants pour 1,2 à 1,4 million à l'agglomération (le nombre étant difficile à estimer, suite aux définitions fort différentes des géographes et à l'absence d'institution officielle depuis la reprise des compétences de l'ancienne agglomération par la région). La zone de rayonnement économique bruxelloise comprend une grande partie des deux provinces de Brabant. Elle regroupe les régions qui sont fortement dépendantes économiquement de la capitale et représente environ 2 millions d'habitants. C'est à Bruxelles (Evere) que se situe le siège de l'OTAN. OTAN]] Y siègent également de nombreuses institutions européennes, telles que :
- le Conseil de l'Union européenne ;
- la Commission européenne ;
- les commissions du Parlement européen et ses sessions additionnelles ;
- le Conseil européen
- le Comité des régions ;
- le Comité économique et social. C'est pourquoi elle est souvent qualifiée (avec Strasbourg et Luxembourg) de capitale de l'Union européenne, bien que l'Union ne dispose pas formellement de capitale. Bruxelles est membre de l'Organisation des villes du patrimoine mondial.

Histoire

Bruxelles, qui a fêté son millénaire en 1979, a une histoire mouvementée liée à celle du continent européen dans la même période. Article détaillé : Histoire de Bruxelles

Économie

L'économie de Bruxelles est dominée par des activités dans le secteur des services et des pouvoirs publics. Souvent, ces activités sont directement ou indirectement liées avec les fonctions de capitale de la Belgique et de l'Union Européenne : Union Européenne
- Bruxelles étant, entre autres, le siège de la Commission Européenne et du Conseil de l'Union Européenne, nombreux sont les services administratifs qui gravitent autour de ces deux institutions. Le Parlement européen a également son siège à Bruxelles pour les sessions extraordinaires et les commissions ;
- L'OTAN a également son siège à Bruxelles ;
- ministères et institutions nationaux belges, francophones, flamands… ;
- sièges sociaux de la majorité des grandes sociétés belges ;
- sièges régionaux et européens de beaucoup de sociétés multinationales ;
- sociétes de conseil, services juridiques, ainsi que les nombreux groupes d'intérêt (lobbies) belges et européens … ;
- secteur d'hôtellerie et de loisirs ;
- transport aérien, routier…

Transports

Bruxelles est desservie par plusieurs gares :
- les plus importantes pour le trafic voyageur se trouvent sur la jonction Nord-Midi ; tous les trains voyageurs nationaux à partir de Bruxelles s'y arrêtent :
  - Gare du Midi (principale gare internationale, desservie par le TGV classique, l'Eurostar et le Thalys)
  - Gare Centrale
  - Gare du Nord Deux autres gares de moindre importance sont également située sur la jonction Nord-Midi:
  - Bruxelles-Chapelle
  - Bruxelles-Congrès
- les autres gares importantes se trouvent dans le quartier des institutions européennes, les trains en direction de Namur et Luxembourg s'y arrêtent :
  - Gare de Bruxelles-Luxembourg (anciennement Quartier Léopold)
  - Gare de Bruxelles-Schuman
- et aussi:
  - Gare d'Etterbeek
  - Gare de Boitsfort
  - Gare de Watermael
  - Gare de l'Ouest
  - Gare de Schaerbeek La ville est entourée de trois grands axes périphériques concentriques:
- le Ring : autoroute périphérique contournant la grande banlieue bruxelloise
- la grande ceinture : boulevards (interrompue au Sud au Bois de la Cambre).
- la petite ceinture : série de tunnels et de voies rapides encerclant totalement le centre-ville, suivant le tracé d'une muraille médiévale du () et () qu'on ne traversait qu'aux huit portes restées célèbres : portes de Namur, Hal, Anderlecht, Flandre, Rivage, Laeken, Schaerbeek et Louvain. Les transports urbains sont assurés par un réseau dense de tramways en surface et souterrains, et d'autobus. Deux lignes de métro desservent également la ville : la première (lignes 1A et 1B) traverse toute la région d'est en ouest ; la seconde (ligne 2) suit le trajet de la petite ceinture. Le métro bruxellois compte 68 stations. Il existe un projet de RER devant apporter une réponse aux gros problèmes de mobilité rencontrés par la ville. Bruxelles est aussi desservi par deux aéroports, Bruxelles-National à Zaventem et Bruxelles-Sud à Charleroi.

Lieux touristiques

Charleroi
- La Grand-Place et l'Hôtel de ville.
- Le Sablon (quartier des antiquaires).
- Le quartier des Marolles et son célèbre marché aux puces, sur la place du Jeu de Balle. Le quartier est dominé par le bâtiment imposant du Palais de Justice auquel il est relié par un ascenseur moderne.
- Le Manneken Pis (et Jeanneke Pis, d'intérêt moindre). Jeanneke Pis]
- LÎlot Sacré, quartier protégé au nord de la Grand-Place.
- La cathédrale Saints-Michel-et-Gudule.
- La Place royale, à proximité du Palais Royal, du musée des instruments de musique et des musées d'arts anciens et contemporains.
- La Basilique du Sacré-Cœur à Koekelberg.
- Le Parc de Bruxelles, entre le Palais Royal et le Parlement.
- Le parc du Cinquantenaire, où l'on trouve la mosquée de Bruxelles, le musée de l'automobile, les Musées royaux d'art et d'histoire et le Musée Royal de l'Armée et de l'Histoire Militaire.
- Le parc de Laeken : domaine de 160 hectares regroupant le château de Laeken (demeure des souverains belges), les serres royales, la tour japonaise et le pavillon chinois.
- Bruparck : ancien emplacement de l'exposition universelle de 1958, devenu une zone de loisirs où se trouvent réunis le célèbre Atomium, le parc des expositions, le parc « mini-Europe », un complexe cinématographique, le stade Roi Baudouin (anciennement Heysel) et le planétarium.
- Enfin, l'architecture urbaine a conservé de nombreuses maisons art nouveau conçues par Victor Horta. Victor Horta

Musées


- Musée Alice et David Van Buuren
- Musée Antoine Wiertz
- Musée Charlier
- Musée communal des Beaux-Arts d'Ixelles
- Musée Constantin Meunier
- Centre Belge de la Bande Dessinée (CBBD)
- Musée d'art spontané
- Musées du Cinquantenaire :
  - Musée de l'armée
  - Musées royaux d'art et d'histoire
  - Autoworld (musée de l'automobile)
- Musée juif de Belgique
- Musée royal d'art ancien [http://www.fine-arts-museum.be]
- Musée royal d'art moderne [http://www.fine-arts-museum.be]
- Musée du jouet [http://www.museedujouet.be]
- Musée du cinéma
- Musée des instruments de musique [http://www.mim.fgov.be ]
- Musée Victor Horta [http://www.hortamuseum.be]
- Les Musées Bellevue [http://www.musbellevue.be]
- Musée bruxellois de la Geuze [http://www.cantillon.be]

Bruxellois célèbres


- Plastic Bertrand, chanteur
- Jacques Brel, chanteur, acteur et réalisateur, qui a composé une chanson sur cette ville
- Charles Buls, bourgmestre du , connu pour ses restaurations
- Annie Cordy, chanteuse, actrice
- Michel de Ghelderode, auteur dramatique
- Jari Demeulemeester, directeur de l'Ancienne Belgique (salle de concert)
- Hergé, dessinateur de bande dessinée
- Victor Horta, architecte art nouveau
- Jacky Ickx, pilote automobile
- David Joris, anabaptiste
- François Schuiten, dessinateur
- Toots Thielemans, harmoniciste de jazz, siffleur, guitariste
- Jean-Claude Van Damme, acteur
- Michel Weyland , Dessinateur et scénariste de bande dessinée (
Aria)
- Amélie Nothomb, écrivain
- Eddy Merckx, 17/06/1945 Coureur cycliste au palmarès très étoffé
- José Vandam, Chanteur Basse Baryton, présent sur les plus grandes scènes internationales

Blasonnement

:
De gueules au saint Michel d'or terrassant le démon de sable. (Ville de Bruxelles) : D'azur à l'iris des marais d'or (Région de Bruxelles-Capitale)

Voir aussi

Liens internes


- Articles généraux
  - Bruxellisation
  - Histoire de Bruxelles
  - Les 19 communes bruxelloises
- Lieux de Bruxelles
  - la Grand-Place de Bruxelles
  - le Sablon
  - quartier de Helmet (Schaerbeek-Evere)

Lieux culturels


- [http://www.theatrenational.be Théâtre National] : 111-115, boulevard Emile Jacqmain (direction Jean-Louis Colinet).
- [http://www.theatreduparc.be Théâtre royal du Parc] : 3, rue de la Loi (direction Yves Larec).
- [http://www.theatredesgaleries.be Théâtre royal des Galeries] : 32, galerie du Roi (direction David Michels).
- [http://www.poche.be Théâtre de Poche] : 1a, chemin du Gymnase (direction Roland Mahauden).
- [http://www.europictures.com/martyrs Théâtre de la Place des Martyrs] : 22, place des Martys (direction Daniel Scahaise).
- [http://www.kvs.be Koninklijke Vlaamse Schouwburg] : 7, quai aux Pierres de Taille (direction Jan Goossens).
- [http://www.beursschouwburg.be Beursschouwburg] : 20-28, rue Orts (direction Frederik Verrote).

Liens externes
-

La ville


- [http://www.bruxelles.be/ Site officiel de la Ville de Bruxelles] (en français et néerlandais)
- [http://www.bruxelles.irisnet.be/ Site officiel de la Région de Bruxelles-Capitale] (en français, néerlandais, anglais, allemand)
- [http://www.fredjobars.be
fredjobars.be: descriptif de plus de 200 bars, cafés, pubs irlandais, bars latinos, etc... de Bruxelles et du Brabant Wallon'] (en français)
- [http://www.ilotsacre.be/site/fr/default_fr.htm Plan interactif du centre historique de Bruxelles]
- [http://www.ebru.be/ eBru : site sur le Pentagone, le centre historique de Bruxelles : ses rues, ses monuments, ses cafés, ses restos...]
- [http://www.bruessel-gui.de/bruessel/bildergalerien.html bruessel-gui.de: Photos de Bruxelles & Belgique]

Musées, festivals et autres


- [http://www.museedujouet.be Musée du jouet de Bruxelles'] (en français)
- [http://www.autoworld.be
AutoWorld dans le parc du Cinquantenaire; musée de l'automobile] (en français, néerlandais, anglais)
- [http://www.brusselsbdtour.com/cbbd.htm Centre Belge de la Bande Dessinée (CBBD)] (en français)
- [http://www.courtmetrage.be Festival du Court Métrage de Bruxelles]
- [http://www.mucc.be MUsée du Cacao et du Chocolat; Grand'Place de Bruxelles] (en français, néerlandais, anglais)
- [http://www.cedimho.be/eurobd/planchedeville/ Planche de ville - «
Bruxelles est vraiment la capitale de la BD » (fresques; statues; lieux; bars, hôtels & restaurants)] (en français)
- [http://www.bifff.org Festival International du Film Fantastique de Bruxelles/Brussels International Festival of Fantastic Film (BIFFF)] (en français, néerlandais, anglais)
- [http://www.bruxelles-bd.com Quinzaine de la bd de la ville de bruxelles] (en français, néerlandais)
- [http://www.fra.cityvox.com/guide_bruxelles/AccueilVille Sortir à Bruxelles] (en français, néerlandais, anglais)

Transports


- [http://www.stib.irisnet.be STIB - Société des Transports Intercommunaux de Bruxelles (trams, métros & bus)] (en français, néerlandais).
- [http://www.bsubway.net Brussels Subway : Métro de Bruxelles] (en français,néerlandais, anglais).
- [http://www.planitram.be PlaniTram : Transports en commun dans la région de Bruxelles-Capitale] (en français, anglais).
- [http://www.brusselsairport.be Le site officiel de l'aéroport de Bruxelles] (en français, néerlandais, anglais).
- [http://www.flylc.com/to/fr/ap-bru.htm Tous les vols avion low-cost vers Bruxelles National ] (en français, néerlandais, anglais, allemand et italien).
- [http://www.charleroi-airport.com L'aéroport de Charleroi Bruxelles - Sud] (en français, néerlandais, anglais).
- [http://www.flylc.com/to/fr/ap-crl.htm Tous les vols avion low-cost vers Bruxelles-Sud Charleroi ] (en français, néerlandais, allemand, italien et anglais).
- [http://www.sncb.be SNCB - Société Nationale des Chemins de fer Belges (trains)] (en français, néerlandais, allemand, anglais).
- [http://www.delijn.be De Lijn : Bus & trams en Flandre & Bruxelles] (en néerlandais uniquement !).
- [http://www.infotec.be TEC - Transport En Commun en Wallonie & à Bruxelles] (en français, néerlandais, allemand, anglais)
- [http://www.brussels-city-tours.com/frans/frhoponhopoff.htm Visit Brussels Line : visitez Bruxelles dans un bus à Impériale]. Catégorie:Duché de Brabant Catégorie:Brabant
-
Catégorie:Capitale européenne de la culture Bruxelles (Ville de) ja:ブリュッセル ko:브뤼셀 ms:Brussels simple:Brussels


Belgique

|- valign="top" | Roi | Albert II |- valign="top" | Premier ministre | Guy Verhofstadt |- valign="top" | Fête nationale | 21 juillet |{{entête tableau simple


Universités en Belgique

Les universités de Belgique sont soit francophones, soit néerlandophones.

Universités francophones


- FPMs, Faculté polytechnique de Mons
- FUCAM, Facultés universitaires catholiques de Mons
- FUNDP, Facultés universitaires Notre-Dame de la Paix
- FUSAGx, Faculté universitaire des Sciences agronomiques de Gembloux
- FUSL, Facultés universitaires Saint-Louis
- UCL, Université catholique de Louvain
- ULB, Université libre de Bruxelles
- ULg, Université de Liège
- UMH, Université de Mons-Hainaut

Universités néerlandophones


- KUL, Katholieke Universiteit Leuven (Université catholique de Louvain)
- UA, Universiteit Antwerpen (Université d'Anvers)
- VUB, Vrije Universiteit Brussel (Université libre de Bruxelles)
- UG, Universiteit Gent (Université de Gand)
- UH, Universiteit Hasselt (Université d'Hasselt )
- KUB, Katholieke Universiteit Brussel (Université catholique de Bruxelles) Bien que leurs noms aient la même signification, l'ULB est une entité entièrement distincte de la VUB, et de même l'UCL par rapport à la KUL.

Voir aussi


- Études supérieures en Belgique
- Folklore étudiant en Belgique
- les universités belges sur Wikinations.be
-


Université de Liège

L'Université de Liège est une université de Belgique située à Liège. Elle est L'Université de Liège, une Université publique et pluraliste. Elle comportait 8 facultés. Celles-ci ont été redistribuées, au 1er janvier 2005, suite à la fusion avec HEC (Hautes Etudes Commerciales de Liège), en 7 facultés (par ordre alphabétique : Droit, Médecine, Médecine Vétérinaire, Philosophie et Lettres, Psychologie et Sciences de l'Education, Sciences et Sciences appliquées), un Institut (Institut des Sciences Humaines et Sociales) et deux Ecoles (HEC-Ecole de gestion de l'ULg et Ecole de Criminologie Jean Constant), 45 départements, 200 formations complémentaires et de troisième cycle. Elle est située principalement au Sart-Tilman ainsi que sur la place du XX Août.

Historique de l'Université de Liège

Quelques dates


- XVe siècle : Premiers grades acquis par d'illustres étudiants (Pétrarque, ...). Liège est la « Nouvelle Athènes »
- 1496 : Inauguration du « Collège » sur l'actuelle place du 20-Août auquel succéderont le Grand Collège en Ile et l'Académie
- 1817 : Fondation officielle de l'Université de Liège par Guillaume II des Pays-Bas
- 1883 : Début de l'essaimage de l'Université
- 1967 : Début du transfert de l'Université vers le Sart Tilman

Historique

La fondation de l'Université de Liège en 1817, à l'initiative du roi Guillaume I des Pays-bas, est l'aboutissement d'une longue tradition intellectuelle qui remonte aux origines de la Principauté. À partir du XIe siècle, sous l'impulsion des princes-évêques, les écoles liégeoises constituent, en effet, un pôle d'attraction pour les étudiants et les chercheurs qui viennent y conquérir leurs premiers grades ou, comme Pétrarque, exploiter les richesses des bibliothèques. Si la réputation des écoles médiévales valut à Liège le nom de nouvelle Athènes, que dire de celle du Collège qui s'ouvrit en 1496, à l'emplacement même de l'actuel bâtiment central de l'Université, place du 20-Août ? Les frères de la Vie Commune y furent les promoteurs d'un enseignement rénové : celui des humanités et les professeurs de milliers d'étudiants liégeois et même étrangers, comme le futur pédagogue Jean Sturm, qui fit souffler l'esprit du Collège liégeois à Strasbourg et, de là, dans un grand nombre de gymnases réformés. A la fin du , les jésuites remplaceront les frères dans leur propre maison. Celle-ci abritera ensuite, après la suppression de la Compagnie de Jésus, le Grand Collège en Ile, confié au clergé séculier par le prince-évêque Velbruck (prélat éclairé qui réorganisa en Académie anglaise le Collège des jésuites anglais, installé à Liège depuis 1614, et suscita tout un enseignement technique de haut niveau par la création de plusieurs écoles). Le décret de Napoléon 1er du 17 mars 1808, portant sur organisation d'une Université impériale et désignant Liège comme siège d'une Académie comportant notamment une Faculté des Lettres et une Faculté des Sciences, est la première charte universitaire liégeoise. Ni les écoles médiévales, pourtant si renommées, ni le Collège des bords de Meuse, bien qu'il dispensât deux cours supérieurs, ni les Écoles ouvertes sous Velbruck, ni même l'Académie anglaise, en dépit de son nom, ne peuvent être considérés comme des établissements universitaires. Liège doit son université au seul souverain des Pays-Bas dont elle dépendit jamais : Guillaume 1er sut se souvenir du passé prestigieux d'enseignement et de culture de la Cité ardente, quand il décida d'implanter une université d'État en terre wallonne. Près de 200 ans après, même si elle s'est installée pour partie au Sart-Tilman, l'Université de Liège, qui dépend maintenant de la Communauté française de Belgique, est toujours à la même place, au bord de la Meuse, au centre de ce qu'on appela longtemps l'Ile, Quartier latin de Liège depuis l'époque moderne. L'Université de Liège n'a pas un long passé, mais elle a déjà une histoire et surtout de profondes racines. Est-il meilleur gage pour l'avenir, vers lequel elle est résolument tournée ? La vocation pluraliste de notre Alma Mater, son ouverture sur les réalités politiques, sociales et industrielles d'aujourd'hui et de demain, sa participation active à des programmes internationaux et européens de recherche fondamentale ou appliquée, sa présence dans toutes les actions communautaires en matière de mobilité des étudiants sont autant d'atouts pour que vive Liège, Université d'Europe. L'Université de Liège a honoré plusieurs personnalités importantes comme Yasser Arafat, Jean-Claude Trichet ou Ingrid Betancourt, en leur octroyant le titre de Docteur Honoris Causa. L'actuel recteur de l'Université est le Professeur Bernard Rentier.

Personnalités liées à l'Université de Liège


- Godefroid Kurth, historien
- Charles Augustin Sainte-Beuve

Liens externes


- [http://www.ulg.ac.be Site officiel]
- [http://www.fede-ulg.org/ Site de la Fédération des étudiants de l'ULg] Catégorie:Université belge Catégorie:Liège

Malines

Catégorie:Province d'Anvers catégorie:ville de Flandre Catégorie:Beffroi de Belgique et de France Catégorie:Béguinage flamandCatégorie:Béguinage flamand Malines (Mechelen en néerlandais, Mecheln en allemand) est une ville de Belgique de 76 981 habitants (2004) située dans la Région flamande et dans la province d'Anvers. Elle est le chef-lieu de l'arrondissement de Malines, qui regroupe pour sa part 309 865 habitants. La ville est située sur les bords de la Dyle et du canal de Louvain. Elle est depuis 1559 le siège de l'archevêché de Belgique (aujourd'hui archevêché de Malines-Bruxelles).

Histoire

La tradition veut que Malines ait été évangélisée au par Saint-Rombaut, un moine venu d'Irlande dont la vie légendaire et les miracles sont retracés sur une série de panneaux peints visibles dans le déambulatoire de la cathédrale. La seigneurie de Malines a appartenu aux princes-évêques de Liège, puis aux comtes de Flandre et aux ducs de Bourgogne (-). Déjà prospère grâce à sa situation sur la Dyle, elle atteint son apogée sous la domination de Marguerite d'Autriche, tante de Charles Quint.

Monuments et sites

Charles Quint La ville a conservé de nombreux monuments qui témoignent de son importance dans les siècles passés. Elle ne compte par exemple pas moins de trois hôtel de ville, ou plutôt maisons des échevins.
- Cathédrale Saint-Rombaut, ( au ) avec son imposante tour de 97 mètres (à l'origine il était prévu qu'elle mesure 167 mètres !) et ses deux carillons de 49 cloches chacun.
- Grand-place (Grote Markt) avec l'hôtel de ville et de nombreuses maisons anciennes.
- Musée des Arts anciens, il occupe le premier hotêl de ville du XIII, et abrite une remarquable collections de retables
- Sint-Janskerk, l'église Saint-Jean, contient un superbe retable de l'Adoration des Mages peint par Rubens.
- L'église Notre-Dame-au-delà-de-la-Dyle, contient elle aussi un retable de Rubens. La ville possède 6 autres églises tout aussi remarquables.
- La manufacture De Wit spécialisée dans la restauration des tapisseries.
- Le Quai aux Avoines (Haverwerf), avec trois jolies maisons anciennes.
- Le Béguinage, ouvert jour et nuit
- Le palais de Marguerite d'York, grand-mère de Charles Quint, à la belle façade gothique, abrite le théâtre.
- Le palais de Marguerite d'Autriche, tante de Charles Quint, actuel palais de justice, dont on peu visiter les jardins de la renaissance.
- Le musée municipal, logé dans un anciens palais : l'hôtel van Busleyden, est dédié au floklore. La commune de Malines abrite aussi le grand parc zoologique de Planckendael. Parmi les entreprises récentes, on peut citer l'imprimerie du timbre depuis 1993, qui fournit La Poste belge.

Gastronomie


- La première spécialité de Malines est la bière, l'or de Malines, dont les noms font référence à Charles Quint : La Carolus, la Toison d'or...
- Le coucou de Malines (poulet)

Siècle des lumières

en 1772]] Le siècle des Lumières correspond fondamentalement au en Europe, même si son début est considéré la révolution anglaise de 1688. La philosophie des Lumières désigne le mouvement intellectuel qui s'est développé à cette période autour d'idées pré-démocratiques, telles que l'établissement d'une éthique, d'une esthétique et d'un savoir fondé sur la « raison éclairée » de l'homme. Les inspirateurs de ce mouvement se voyaient comme une élite courageuse d'intellectuels œuvrant pour un progrès du monde, transcendant les siècles d'irrationalité, de superstition et de tyrannie passés. L'ensemble de ce mouvement doit être rapproché des révolutions américaine et française, de la montée du capitalisme et de la naissance du socialisme. Artistiquement, il correspond au mouvement musical baroque et à la période néo-classique. On parle aussi des Lumières pour désigner les intellectuels, écrivains, philosophes emblématiques de ce mouvement de pensée.

Histoire des Lumières

Les limites du mouvement des Lumières sont souvent repoussées jusqu'à couvrir tout le , bien qu'on parle plus souvent alors d'Âge de la raison. Le présent historique prend le parti de les séparer, mais il est tout aussi acceptable de traiter les deux mouvements dans la continuité, comme le fait par exemple l'historien britannique Jonathan Israel dans Les Lumières radicales. La philosophie, Spinoza et la naissance de la modernité (1650-1750) (Editions Amsterdam, Paris, 2005). Aux et s, l'Europe était en proie à de fréquentes et sanglantes guerres de religions. Après la paix de Westphalie et la fin de la première révolution anglaise, une certaine stabilité engendra un brusque détournement du mysticisme et de la révélation personnelle religieuse, qui étaient alors perçus comme des facteurs d'instabilité, ayant entraînés la ruine des royaumes. Si on s'en tient à la stricte séparation des et s, l'Âge de Raison correspond au développement d'une philosophie axiomatique, fondée sur la connaissance et la stabilité rationnelle. Épistémologiquement, on trouve dans les écrits de Montaigne et de Descartes un scepticisme extrême, ainsi qu'une quête continuelle sur la nature du « savoir ». Cette quête d'axiomes, de certitudes éprouvées, atteindra son apogée dans la philosophie de Spinoza et son éthique, centrées sur une vision de l'Univers où Dieu et la Nature ne font qu'un. Cette idée deviendra centrale au siècle des Lumières, depuis Newton (1642-1727) jusqu'à Jefferson. Le mouvement des Lumières s'est trouvé être, dans une grande part, un prolongement des idées de Galilée (1564-1642), Pascal (1623-1662), Leibniz (1646-1716) et d'autres philosophes antérieurs. Un changement notable fut l'émergence de la philosophie naturaliste à travers toute l'Europe, incarnée par Newton (1642-1727) . Ses idées, sa réussite indéniable à confronter et assembler les preuves axiomatiques et les observations physiques en un système cohérent, source de prédictions, donnèrent le ton de tout ce qui allait suivre son exemplaire Philosophiae Naturalis Principia Mathematica. Philosophiae Naturalis Principia Mathematica] Mais Newton ne fut pas le seul à prendre part à la révolution systématique de la pensée. L'idée de lois uniformes expliquant les phénomènes naturels eut des répercussions dans bien d'autres domaines. Si la période précédente fut celle du raisonnement sur des principes premiers, le mouvement des Lumières ouvrit la voie à l'examen systématique de Dieu, via l'étude de sa création et l'énoncé de ses principes idéels. Une telle entreprise peut aujourd'hui paraître par trop ambitieuse, mais à l'époque il s'agissait d'une révolution de pensée puissante, qui faisait de la légitimité sa notion fondatrice et emblématique. La recherche des sources d'une telle légitimité fut le moteur de bien des découvertes, dans des domaines très divers. Pour montrer le progrès entre l'Âge de la Raison et le mouvement des Lumières, l'exemple de Newton reste indépassable, en ce que le scientifique utilisa des faits observés empiriquement, comme la dynamique des planètes de Kepler ou l'optique, pour construire une théorie sous-jacente expliquant ces faits a priori. Ce mouvement correspond à l'unification d'un pur empirisme, comme celui de Francis Bacon (1561-1626), et de l'approche axiomatique de Descartes (1596-1650). La croyance en un monde intelligible ordonné par le dieu chrétien a représenté le plus fort élan du questionnement philosophique sur la connaissance. D'un côté, la philosophie religieuse se concentrait sur la piété, la toute-puissance et le mystère de la nature ultime de Dieu ; de l'autre, des idées telles que le déisme soulignait que le monde était visiblement compréhensible par l'homme, par la raison, et que les lois le gouvernant l'étaient tout autant. L'image de Dieu comme le « Grand Horloger » pénétra alors les esprits, tandis que les observateurs du monde prenaient conscience que ce dernier semblait bel et bien parfaitement ordonné, et que dans le même temps, on réalisait des machines de plus en plus sophistiquées et précises. La navigation et l'exploration géographique furent également source d'un renouvellement régulier des idées sur le monde, et encouragèrent par là même la recherche de règles spécifiques pour en agrandir la portée. Tout ceci témoigne d'un processus intellectuel global. Cette constance à rechercher et énoncer des lois, à déterminer les comportement particuliers, fut également un élément important dans la constitution d'une philosophie où le concept d'individualité prévalait, en somme où l'individu avait des droits basés sur d'autres fondements que la seule tradition. On parle alors d'avènement du sujet pensant, en tant que l'individu peut décider par son raisonnement propre et non plus sous le seul joug des us et coutumes. Ainsi, John Locke rédigea ses deux Traités du gouvernement civil dans lequel il avance que le droit de propriété n'est pas familial, mais totalement individuel et retiré du travail consacré au terrain concerné, ainsi que de sa protection face à autrui. Une fois l'idée émise qu'il y avait des lois naturelles et des droits naturels, il devenait possible de s'aventurer dans les domaines nouveaux qu'on appelle maintenant l'économie et la philosophie politique. philosophie politique Dans son célèbre essai Qu'est-ce que les Lumières ?, Emmanuel Kant donne la définition suivante : « [Le mouvement des Lumières est] la sortie de l’homme de sa minorité dont il est lui-même responsable. Minorité, c’est-à-dire incapacité de se servir de son entendement sans la direction d’autrui, minorité dont il est lui-même responsable, puisque la cause en réside non dans un défaut de l’entendement mais dans un manque de décision et de courage de s’en servir sans la direction d’autrui. Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement ! Voilà la devise des Lumières.» Les Lumières se basent donc sur la croyance en un monde rationnel, ordonné et compréhensible, exigeant de l'homme l'établissement d'une connaissance également rationnelle et organisée. Cela commence par l'idée que les lois gouvernent aussi bien les cieux que les affaires humaines, et que la loi est ce qui donne au Prince son pouvoir, non pas l'inverse. La conception de la loi comme une relation réciproque entre les hommes, plutôt qu'entre les familles ou des groupes, devint de plus en plus remarquable, accompagnée du soucis de la liberté individuelle comme réalité imprescriptible - le seul droit tiré de Dieu. Le mouvement des Lumières créa ou réinventa donc les idées de Liberté, propriété et rationalité, telles qu'on les connaît toujours aujourd'hui et telles qu'introduites dans la première philosophie politique : l'idée et le désir d'être un individu libre, liberté d'autant plus garantie que l'État assure la stabilité des lois. Pour comprendre quels changements interviennent réellement entre l'Âge de Raison et le mouvement des Lumières, la comparaison entre Thomas Hobbes et John Locke est une bonne approche. Hobbes, qui traverse les trois quarts du , a entrepris de classer de façon systématique les émotions humaines, ce qui l'amena à construire un système rigide garantissant par coercition la stabilité du chaos primaire - qui est la source de son travail (voir le Léviathan). À l'inverse, Locke voit en la Nature la source de l'unité et de tous les droits, que l'État doit s'assurer de reprendre et de protéger, non pas d'étouffer. Ainsi, la « révolution » culturelle entre les deux siècles fait intervenir la relation de l'homme à la Nature : on passe d'une vision noircie et chaotique, à une admiration de l'ordre naturel fondamental. Un second changement important dans le mouvement des Lumières par rapport au siècle précédant, trouve son origine en France, avec les Encyclopédistes. Ce mouvement intellectuel prend comme fondement l'idée qu'il existe une architecture morale du savoir, une structure prévalente et ordonnée, et que sa réalisation est un moyen de libération de l'homme. Encyclopédiste Le mouvement des Lumières est, sur toute sa durée, le substrat de deux pressions idéologiques antagonistes : d'une part, une forte spiritualité accompagnée d'une foi traditionaliste en la religion et l'Église ; d'autre part, la montée d'un mouvement anti-clérical critiquant les divergences entre théorie religieuse et pratique. Au milieu du , les Lumières atteignent leur apogée avec Voltaire. Exilé en Angleterre entre 1726 et 1729, il y étudia les travaux de Locke, Newton et la monarchie anglaise. Pour lui, il est clair que si le Prince obtient du peuple sa croyance en des choses déraisonnables, alors ce peuple fera des choses déraisonnables. Ce constat simple a pourtant introduit ce qui sera la principale critique à propos des Lumières, qui s'incarnera dans le Romantisme, et qui se résume par la constatation critique que la construction raisonnable crée autant de problèmes qu'elle en résout. Selon les philosophes des Lumières, le point crucial du progrès intellectuel consistait en la synthèse de la connaissance, éclairée par la raison humaine, afin de créer une autorité morale qui serait seule souveraine. Le point de vue contraire se développa, mettant en avant le fait que de façon intrinsèque, ce processus serait corrompu par le poids des conventions sociales, montrant ainsi la « nouvelle vérité » raisonnable comme une mauvaise immitation de la Vérité immanente et insaisissable. Le mouvement des Lumières trouva alors un certain équilibre, entre l'appel à la liberté « naturelle » et la liberté de cette liberté, c'est-à-dire la reconnaissance d'une autonomie de la Nature face à la raison. Correspondent à ce stade les réformes de plusieurs monarchies, par l'intermédiaire de lois nouvelles allant dans le sens des sujets et d'une réorganisation parcellaire de la société. L'idée d'un ordre éclairé entre également dans la pensée scientifique avec, par exemple, le travail du biologiste Carl von Linné. Carl von Linné Les grands penseurs de la fin du mouvement des Lumières (Emmanuel Kant, Adam Smith, Thomas Jefferson ou encore le jeune Goethe) adoptèrent dans leurs pensées le schème, dérivé d'une métaphore biologique, des forces d'auto-organisation et d'évolution. L'achèvement des Lumières est alors préssenti, avec le constat suivant : le Bien est le fondement de la Nature, mais celle-ci n'est pas ordonnée par elle-même. Bien au contraire, c'est la raison et la maturité humaine qui doivent en trouver la constante structure, en retirer la stabilité naturelle. Le romantisme en prendra le contre-pied parfait. Cette véritable ligne de démarcation sera rapidement à l'œuvre dans les inconscients collectifs des différents pays d'Europe. Dans les années 1750, on tente en Angleterre, en Autriche, en Prusse et en France de « rationaliser » les monarchies et leurs lois. L'idée lumineuse d'un gouvernement « rationnel » s'incarna dans la Déclaration d'Indépendance américaine, et dans une moindre mesure, dans le programme des Jacobins au cours de la Révolution française. On peut citer également la Constitution américaine de 1787. La Révolution française, en particulier, représente une application violente et en un sens messianique de la philosophie des Lumières, notamment lors de la brève période de pouvoir des Jacobins. Le désir de rationalité conduisit à une tentative d'éradiquer l'Église, et le Christianisme dans son ensemble ; ainsi, les Jacobins décidèrent de changer calendrier, système de mesure du temps, système monétaire... tout en plaçant l'idée d'égalité, sociale et économique, au plus haut point des priorités de l'État. Mais c'est avec Napoléon Bonaparte que les Lumières disparaissent, non sans un dernier éclat. L'Empereur réorganisa la France en départements, et s'assura de la réalisation de nombre de projets, tel le système métrique qui permit certainement à l'industrie française de se libérer de lois de productions héritées du Moyen-Âge.

Valeurs et idéologie des Lumières

Cette période est marquée par le rationalisme philosophique, l'exaltation des sciences et la critique de l'ordre et de la hiérarchie religieuse. Les valeurs essentielles défendues par les hommes des Lumières sont la tolérance, la liberté, la séparation des pouvoirs et l'égalité par opposition à l'obscurantisme.

Idéal du philosophe

La figure idéale des Lumières est le philosophe, homme de lettre avec une fonction sociale qui exerce sa raison dans tous les domaines pour guider les consciences, prôner une échelle de valeurs et militer dans les problèmes d'actualité. C'est un intellectuel engagé qui intervient dans la société, un « honnête homme qui agit en tout par raison » (Encyclopédie), « qui s'occupe à démasquer des erreurs » (Diderot), « celui dont la profession est de cultiver sa raison pour ajouter à celle des autres », un défenseur des droits de l'humanité, opposé au despotisme... Avec le recul du temps nous observons que rares sont les « Lumières » qui n'ont pas cherché à justifier l'esclavage et la colonisation et encore plus rares celles qui ont critiqué ces pratiques, comme Denis Diderot dans son Supplément au voyage de Bougainville.

Coexistence des sentiments et de la raison

Le rationalisme des Lumières n'exclut en aucun cas la sensibilité. Raison et sentiments ont toujours dialogué au sein même de la philosophie des Lumières. Ses penseurs sont tous capables de rigueur intellectuelle mais aussi de sensibilité.

Idéal encyclopédique : tout connaître

sensibilité Cette époque cultive un goût particulièrement prononcé pour les écrits totalisants qui rassemblent l'ensemble des connaissances de leur temps, les bilans généraux du savoir. Cet idéal va trouver sa réalisation dans lEncyclopédie de Diderot et d'Alembert, publiée entre 1750 et 1770, dont le but était de sortir le peuple de l'ignorance par une diffusion très large du savoir.

Influences de la pensée des Lumières


- Dans l'architecture néoclassique, les principes de raison et les règles mathématiques sont visibles : l’université de Virginie, inscrite au patrimoine mondial de l’Humanité défini par l’UNESCO a été fondée par Thomas Jefferson. Ce dernier dessina les plans d'une partie du campus en suivant les valeurs des Lumières. Thomas Jefferson
- En Amérique du Nord, l'influence de la philosophie des Lumières apparaît nettement dans la déclaration d'indépendance des États-Unis d'Amérique du 4 juillet 1776 qui proclame que les hommes sont nés égaux en droit et qu'ils peuvent s'opposer à la tyrannie. La Constitution des États-Unis d'Amérique (1787) reprend les principes de Montesquieu (séparation des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire, base de toute démocratie).
- Pendant la période révolutionnaire, les idées des philosophes ont inspiré les débats politiques. La plupart des députés de l'Assemblée nationale sont des bourgeois cultivés qui se sont nourris des valeurs de liberté et d'égalité. Par exemple, Maximilien de Robespierre connaît les idées de Jean-Jacques Rousseau. Pourtant la plupart des philosophes français sont décédés avant d'avoir vu l'œuvre de la Révolution française, sauf Condorcet, mort en 1794.
- Napoléon Bonaparte, le "fossoyeur de la Révolution", a lu certains philosophes du .

Prosopographie des philosophes des Lumières

Comme les humanistes de la Renaissance, les philosophes des Lumières s'intéressent à divers domaines : l'Américain Thomas Jefferson avait reçu une formation juridique mais pratiquait également l'archéologie et l'architecture. Benjamin Franklin eut une carrière de diplomate et de physicien. Condorcet écrivit sur des sujets aussi différents que le commerce, les finances, l'éducation ou la science. architecture Les origines sociales des philosophes sont diverses : beaucoup sont issus de familles bourgeoises (Voltaire, Thomas Jefferson), d'autres de milieux plus modestes (Emmanuel Kant, Benjamin Franklin, Denis Diderot) ou encore de la noblesse (Montesquieu, Condorcet). Un certain nombre d'entre eux avaient reçu une éducation religieuse (Denis Diderot) ou une formation juridique (Montesquieu, Thomas Jefferson). Les philosophes constituaient des réseaux et communiquent par lettres. On connaît la correspondance violente entre Rousseau et Voltaire. Les grands esprits du XVIIIe siècle se rencontraient et discutaient dans les salons, les cafés ou les académies. Parce qu'ils critiquaient l'ordre établi, les philosophes étaient poursuivis par les autorités et doivent recourir à des subterfuges pour éviter la prison. François-Marie Arouet prit le pseudonyme de Voltaire. Thomas Jefferson rédigea en 1774 un rapport destiné aux délégués de Virginie du premier Congrès continental, qui se réunissait pour discuter des griefs des colonies à l'égard de la Grande-Bretagne. En raison du contenu du texte, il fut contraint de le publier anonymement. La
Lettre sur les aveugles à l'usage de ceux qui voient valut à Denis Diderot d’être emprisonné au fort de Vincennes pour sa remise en cause de la religion. Accusé d'avoir rédigé des pamphlets contre le régent Philippe III d'Orléans, Voltaire fut emprisonné à la Bastille. Montesquieu publia de façon anonyme les Lettres persanes en 1721 en Hollande. De 1728 à 1734, il visita plusieurs pays d'Europe. Les Américains Benjamin Franklin et Thomas Jefferson visitèrent à plusieurs reprises en France. Il existait bel et bien une communauté internationale de penseurs et de savants. Face à la censure et aux difficultés financières, les philosophes recouraient souvent à la protection d'aristocrates et de mécènes : Malesherbes et Madame de Pompadour, favorite de Louis XV, soutinrent ainsi Diderot. Marie-Thérèse Rodet Geoffrin (1699-1777) subventionna une partie de la publication de l'Encyclopédie. Elle organisait un salon bi-hebdomadaire, recevant des artistes, des savants, des gens de lettres et philosophes, de 1749 à 1777. L'autre grand salon de l'époque des Lumières était celui de Madame de Tencin. Dans les années 1720, Voltaire dut s'exiler en Angleterre où il s'enquit des idées de John Locke. Il fut accueilli à la cour de Frédéric II de Prusse. Bien des monarques européens lisaient et appréciaient les philosophes : Charles III d'Espagne, Marie-Thérèse et Joseph II d'Autriche, Catherine II de Russie, Gustave III de Suède. Les Philosophes luttaient généralement moins contre le pouvoir royal que contre l'hégémonie ecclésiastique et nobiliaire : dans sa défense de Calas, Voltaire défendait ainsi la justice royale contre les excès d'une justice provinciale jugée plus fanatique. Comme ce dernier, Diderot et D'Holbach étaient favorable au despotisme éclairé. Seul Rousseau revendiqua avec constance l'égalité politique, qui devint par la suite un idéal révolutionnaire.

Représentants des Lumières

Voir aussi

Liens internes


- Littérature du siècle
-
Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen
- Révolution française
- Encyclopédie
-
Lettres d'une Péruvienne de Mme de Graffigny
- Tolérance
- Rationalisme
- Franc-Maçonnerie
-
Qu'est-ce que les Lumières ? de Kant
- Despotisme éclairé

Liens externes


- [http://www.site-magister.com/philosophis.htm Un mouvement littéraire et culturel : les Lumières]
- [http://calle-luna.org/article.php3?id_article=148 Qu'est-ce que les Lumières aujourd'hui ?] (Valéry RASPLUS) sur [http://calle-luna.org/ calle-luna.org] Catégorie:Histoire de la philosophie ko:계몽주의 ja:啓蒙時代 th:ยุคแสงสว่าง


1834

Catégorie:1834 Cette page concerne l'année 1834 du calendrier grégorien.

Événements

Europe


- Début du règne de Marie II de Portugal (fin en 1853).
- Les zones douanières à l'intérieur de la Confédération Germanique sont supprimées.

Angleterre


- : Abolition de l'esclavage dans les colonies anglaises.
- De juin à décembre, premier ministère whig de Lord Melbourne, Premier ministre d'Angleterre.
- Début du ministère tory de Robert Peel, Premier ministre d'Angleterre (fin en 1835). Robert Peel fonde cette même année le parti conservateur.
- Le palais de Westminster, siège du parlement anglais, est détruit par un incendie.

Belgique


- 20 novembre : Création de l'Université libre de Bruxelles par Pierre-Théodore Verhaegen

France


- Soulèvements républicains à Lyon et à Paris.
- 13 avril : Répression de la révolte des canuts à Lyon
- 15 avril : Répression d'une émeute républicaine à Paris, sur la rue Transnonain

Afrique


- Les Anglais abolissent l'esclavage dans la province du Cap, début du Grand Trek des fermiers Boers (1834-1837) qui se dirigent vers le Natal, l'Orange et le Transvaal.

Amériques

Amérique du Nord


- Les leaders des deux communautés du Canada, Louis-Joseph Papineau et William Lyon Mackenzie, exigent un régime parlementaire.

Amérique latine


- Brésil : Un acte additionnel à la Constitution permet l'instauration d'un véritable régime parlementaire dirigé par un régent-citoyen, en l'occurrence l'abbé Diego Antonio Feijó. Ce régime dura jusqu'en 1840, année lors de laquelle Pierre II atteint sa majorité et commença son règne personnel.
- Pierre Ier du Brésil meurt en exil au Portugal.

Chronologies thématiques


- Art & culture :
  - Eugène Delacroix peint les Femmes d'Alger.
  - Honoré de Balzac écrit Eugénie Grandet.
  - Katsushika Hokusai peint Cent vues du Mont Fuji (fin en 1835).
- Science et techniques :
  - L'ingénieur français Benoît-Pierre Clapeyron présente une formulation de la deuxième loi de la thermodynamique.
  - L'inventeur américain Jacob Perkins dépose le brevet d'une première machine efficace à fabriquer de la glace.
  - Le géologue allemand Friedrich August von Alberti défini la période du Trias.
- Sports :
  - 14 juillet. Tenue à Ramsola (Suède) des « Jeux Olympiques Scandinaves » avec de la lutte, des courses, du saut en hauteur et du saut à la perche, notamment.

Naissances en 1834


- 1 janvier : Ludovic Halévy, académicien français († 1908)
- 19 janvier : Alexander von Homeyer, ornithologue allemand († 1903)
- 7 février : Dmitri Mendeleïev, chimiste russe
- 17 mars : Gottlieb Daimler, ingénieur allemand, conçoit la première voiture
- 24 mars : William Morris, peintre, écrivain et décorateur anglais
- 22 avril : Gaston Planté, physicien français
- 30 avril : John Lubbock, préhistorien, biologiste et politicien anglais
- 4 juillet : Christopher Dresser, architecte anglais
- 10 juillet : James Whistler, peintre américain
- 19 juillet : Edgar Degas, peintre français
- 19 juillet : Jean-Marie Déguignet, soldat, écrivain breton († 1905)
- 2 août : Frédéric Auguste Bartholdi, sculpteur français

Décès en 1834


- 20 mai : Marquis de La Fayette, militaire
- 31 août : Karl Ludwig Harding, astronome allemand.
-
- Jacques Balmat dit Le Mont Blanc : premier ascencionniste du Mont-Blanc avec Michel Paccard __NOTOC__ ko:1834년 ms:1834 simple:1834 th:พ.ศ. 2377

1847

Catégorie:1847 Cette page concerne l'année 1847 du calendrier grégorien.

Événements

Europe


- Guerre civile en Suisse.
- L'homme d'état italien Cavour fonde son journal libéral Il Risorgimento.

France


- En juillet, Premier banquet réformiste à Paris.

Grande-Bretagne


- Karl Marx et Friedrich Engels rédigent le Manifeste communiste.
- Loi des dix heures pour réduire le temps de travail des ouvriers.

Afrique


- Le Liberia devient indépendant, sa capitale est Monrovia (cf. Monroe).
- 23 décembre : Reddition d' Abd El-Kader au général Lamoricière

Amériques


- Brésil : les premiers immigrants arrivent à São Paulo pour travailler dans les grandes exploitations de café.
- États-Unis, le 24 juin : Arrivée des Mormonts dans l'Utah, sous la conduite du patriarche Brigham Young successeur du fondateur du mouvement John Smith et création de leur capitale Salt Lake City.
- Haïti : Début de la dictature de Faustin Soulouque, protecteur du vaudou (fin en 1859).
- Mexique, le 12 septembre, prise de la colline de Chapultepec, au Sud-Ouest de Mexico, par les troupes des États-Unis.

Asie


- La France lance une expédition sur la Cochinchine (Nord du Viêt Nam).

Proche-Orient & Monde arabe


- L'Algérie est sous domination française après la soumission d'Abd El-Kader.

Chronologies thématiques


- Art & culture :
  - L'historien français Jules Michelet écrit son Histoire de la révolution française.
  - L'écrivain anglais William Makepeace Thackeray commence La foire aux vanités.
  - L'écrivain anglaise Emily Brontë publie Les Hauts de Hurlevent. Sa sœur Charlotte publie Jane Eyre.
  - L'écrivain français Honoré de Balzac termine La comédie humaine, ensemble de plus de cent romans.
  - Ouverture du nouveau British Museum.
- Science et techniques :
  - L'industriel allemand Alfred Krupp produit ses premiers canons en acier.
  - La première femme astronome américaine Maria Mitchell découvre une nouvelle comète.
  - La presse de Hippolyte Marinoni imprime recto verso.
  - 12 novembre : Première anesthésie au chloroforme performé par le britannique James Young Simpson.
- Sports :
  - Le Kent est sacré champion de cricket en Angleterre.
  - Inauguration du premier gymnase en Russie à Saint-Petersbourg.

Naissances en 1847


- 4 mars : Karl Josef Bayer, chimiste autrichien
- 11 février : Thomas Edison, inventeur états-uniens
- 20 juillet : Max Liebermann, peintre allemand
- 2 octobre : Paul von Hindenburg, militaire et président de la république de Weimar (1925-1934), allemand
- 2 novembre : Georges Sorel philosophe et sociologue français
- 8 novembre : Jean Casimir-Perier futur président de la république française

Décès en 1847


- 9 mars : Mary Anning, paléontologiste anglaise
- 11 mars : John Chapman, botaniste et pionnier américain (° 1774)
- 7 octobre : Alexandre Brongniart, minéraliste et naturaliste français
- 4 novembre : Felix Mendelssohn-Bartholdy, compositeur __NOTOC__ ko:1847년 ms:1847 simple:1847

Université catholique de Louvain

L'Université catholique de Louvain est fondée en 1425. La partie francophone de l'université est implantée depuis 1972 principalement à Louvain-la-Neuve (Brabant wallon, en Belgique), suite à la division de l'Université catholique en deux universités distinctes, l'une néerlandophone, demeurant à Louvain (en néerlandais Leuven) (Katholieke Universiteit Leuven), la francophone s'établissant à Louvain-la-Neuve, ville fondée à cette occasion. La faculté de médecine est à Woluwe-Saint-Lambert, dans la région de Bruxelles-Capitale. Elle fait partie de l'Académie Louvain et est un centre imporant de la vie économique et culturelle du Brabant wallon.

Description

La ville de Louvain-la-Neuve a éte bâtie par l'université pour accueillir l'université, afin de permettre à l'université de rester ouverte sur le monde. Auparavant, la région était principalement agricole. Louvain-la-Neuve est maintenant une ville en pleine expansion, dont l'urbanisme ingénieux attire de nombreux habitants. Les bâtiments universitaires sont implantés à plusieurs endroits de la ville. Le centre administratif de l'université est logé dans les Halles universitaires (à Louvain, il se trouvait dans d'anciennes halles aux draps), situé place de l'Université, au dessus de la gare. Au centre, dans les alentours de la Grand-Place se trouvent les facultés des sciences humaines: la facultés de théologie, l'institut supérieur de philosophie, la faculté de philosophie et lettres, la faculté de droit, la faculté des sciences politiques, économiques et sociales et la faculté de psychologie et sciences de l'éducation. L'institut d'éducation physique et de réadaptation (rattaché à la faculté de médecine) se situe dans l'Hocaille tandis que le centre sportif se trouve plus haut (Blocry). De l'autre côté de la ville, au Biéreau, se trouvent les facultés des sciences, des sciences appliquées (ingénieurs civils) et d'ingénierie biologique, agronomique et environnementale (bioingénieurs). L'université est financée par la Communauté française de Belgique et décerne des diplômes reconnus par celle-ci. La faculté de théologie décerne des diplômes canoniques, ayant valeur pour le droit canonique de l'Église catholique romaine. La faculté de médecine est à Bruxelles (Woluwe-Saint-Lambert). Les autres facultés sont à Louvain-la-Neuve.

Histoire

- 1425 : sous l'influence du Duc de Brabant Jean IV et de ses ministres Englebert et Edmond, l'université qui comprendra les facultés d'arts, de droit, de droit canon et de médecine est fondée par la bulle du Pape Martin V. Le premier recteur est Guillaume Neefs. - 1431 : Philippe le Bon, duc de Brabant, comte de Flandres, comte de Hainaut et duc de Bourgogne demande au Pape Eugène IV la création d'une faculté de théologie pour l'université de Louvain qui donne son accord en 1432. - 1521 : Érasme de Rotterdam est à Louvain où il se réjouit de la grandeur de ses arts et de ses lettres. - 1750 : L'archiduchesse Marie-Thérèse d'Autriche entame une politique qui va à l'encontre des privilèges universitaires. Le gouvernement autrichien voudrait incorporer l'université de Louvain en pleine décadence dans un système étatique solide. - 1786 : La faculté de théologie est remplacée par un séminaire général. - 1788 : Le recteur doit désormais être nommé par l'état autrichien. Les facultés de droit, de médecine et d'arts devront être transférées à Bruxelles. La révolution brabançonne mettra fin à ce projet - 25 octobre 1797 : L'université est officiellement supprimée par le pouvoir français. - En 1817, le pouvoir néerlandais crée une Université d'État. - Après l'indépendance, l'université d'État est supprimée. Les évêques de Belgique restaurent une université catholique à Malines, inaugurée le 8 novembre 1834 et trans Dès avant la suppression de l'Université d'État, créée en 1817 à Louvain par le pouvoir hollandais, les évêques de Belgique veulent restaurer une Université catholique sur le territoire national. Elle est inaugurée à Malines le 8 novembre 1834 et installée solennellement le 1er décembre 1835. - 1835 : L'Université est officiellement réouverte. Celle-ci n'a aucun lien avec l'État et ne contient pas de laïcs dans ses organes. Le premier recteur est l'abbé de Ram. - 1886 : Apparition des doctorats mais également des premières revendications flamandes. - 1900-1910 : Développement des facultés de sciences : chimie et physique. - 1914-1918 : La ville de Louvain est bombardée. Pendant la nuit du 25 au 26 août 1914, les soldats allemands mettent le feu aux Halles universitaires qui contenaient notamment la bibliothèque et les archives de l'université. - 1950 : Nouvelles frictions communautaires. À partir des années soixante, les francophones deviennent minoritaires. On commence à parler de scission et les instances universitaires envisagent le départ même si les évêques s'y opposent ainsi que certains courants unitaires. - En 1951, l'Université de Louvain fonde au Congo belge l'Université catholique de Lovanium, aujourd'hui Université de Kinshasa, dont la première pierre est posée en 1954. - 1971 : Le divorce est consommé, après la Crise de Louvain. L'UCL s'installera sur le territoire de la commune d'Ottignies dans le Brabant wallon. Le site portera le nom de Louvain-la-Neuve tandis que la Katholieke Universiteit Leuven restera à Louvain en Brabant flamand.

Recteurs


- de 1834 à 1865 : M Pierre-François-Xavier de Ram (1804-1865), historien prolixe.
- de 1865 à 1872 : M Nicolas Joseph Laforêt (1823-1872)
- de 1872 à 1881 : M Alexandre Joseph Namèche (1811-1893), historien (histoire de Belgique).
- de 1882 à 1887 : M Constantin Joseph Pieraerts (1835-1887)
- de 1888 à 1897 : M Jean-Baptiste Abbeloos (1836-1906), orientaliste.
- de 1898 à 1909 : M Adolphe Hebbelynck (1859-1939), orientaliste.
- de 1909 à 1940 : M Paulin Ladeuze (1870-1940), orientaliste.
- de 1940 à 1962 : M Honoré Van Waeyenbergh (1891-1971)
- de 1962 à 1968 : M Albert Descamps (1916-1980) À partir de 1969, l'université francophone et l'université néerlandophone ont chacune leur propre recteur.
- de 1969 à 1986 : M Édouard Massaux (1920) À partir de Pierre Macq, les recteurs sont nommés pour un mandat de cinq ans renouvelable.
- de 1986 à 1995 : P Pierre Macq (1930), physicien (physique nucléaire expérimentale).
- de 1995 à 2004 : P Marcel Crochet (1938), ingénieur civil (mécanique des fluides).
- depuis le 1 septembre 2004 : Bernard Coulie (né le 16 avril 1959), philologue.

Personnalités liées à l'UCL

Professeurs


- Érasme (1466 - 1536), humaniste et théologien néerlandais
- Jansénius (1585-1638), inspirateur du jansénisme
- Adrien VI (1459-1523), pape en 1522
- Juste Lipse (1547-1606), philologue et humaniste
- Charles-Jean de La Vallée Poussin (1866-1962), mathématicien (a démontré le Théorème des nombres premiers)
- Georges Lemaître (1894-1966), physicien, père de la théorie de l'expansion de l'univers (Big Bang)
- Christian de Duve (né en 1917), prix Nobel de médecine (1974)

Étudiants


- André Vésale (1514-1564), anatomiste.
- Gerardus Mercator (1512 - 1594), géographe.

Voir aussi


- Université Catholique de Louvain, Katholieke Universiteit Leuven (nl), l'université-sœur
- Universités en Belgique
- Université de Houte-Si-Plou
- L'Institut d'administration et de gestion, la business school de l'UCL

Liens externes


- [http://www.uclouvain.be/ Site Officiel de l'UCL]
- [http://www.kuleuven.be/ Site Officiel de la K.U.Leuven] Catégorie:Université belge

1873

Catégorie:1873 Cette page concerne l'année 1873 du calendrier grégorien.

Événements

Europe


- 11 février : Abdication d'Amédée de Savoie, roi d'Espagne ; première république en Espagne.
- 22 octobre : système d'alliance « bismarckien » dit des « trois empereurs » entre l'Autriche, l'Allemagne et la Russie, qui a pour but d'isoler la France.
- Création à Vienne en Autriche d'une branche dissidente de l'Alliance israélite universelle avec l’Israelitische Allianz.
- Sécuralisation des universités en Autriche.

France


- 8 février : Le Tribunal des conflits rend l'arrêt Blanco, fondement du droit administratif français.
- 24 mai : Chute du président de la République Adolphe Thiers, remplacé par le maréchal de Mac-Mahon (fin en 1879).
- 16 septembre : La France ayant payé ses réparations, l'Allemagne évacue le territoire français.
- 27 octobre : Le refus définitif du drapeau tricolore par Henri d'Artois (1820-1883) marque l'échec d'une restauration de la monarchie en France.
- 30 octobre : Échec de la Restauration en France.
- 20 novembre : « Loi du septennat » fixant la durée du mandat du Président de la République à 7 ans.
- Instauration d'un service militaire de 3 ans pour tous les hommes.

Afrique


- Début d'une guerre anglo-ashanti en Afrique de l'Ouest (fin en 1874).
- Début de la première traversée est-ouest du continent africain par l'explorateur Verney Lovett Cameron (fin en 1875).

Amériques

Amérique du Nord


- Isabella Bird explore les Rocheuses aux États-Unis.
- L'île du Prince-Edouard adhère à la Confédération canadienne.
- La Panique de 1873 entraîne cinq années de crise économique aux États-Unis.
- L'université de Boston aux États-Unis est la première à ouvrir toutes ses sections aux femmes.

Amérique latine


- Traité de La Paz fixant la frontière entre le Chili et l'Argentine.

Asie


- Abolition des édits contre les chrétiens au Japon.
- Francis Garnier s'empare d'Hanoï.
- Les Russes prennent Kouldja et pénètrent dans le Turkestan chinois.
- Skobelev prend Khiva.

Proche-Orient & Monde arabo-musulman


- Palestine : Les territoires allant de Ramallah-Jaffa, au nord, jusqu’à l’Égypte, au sud, relève désormais directement des autorités de Constantinople. Jusque là, la Judée et la Samarie relevaient de l’administration de Damas, alors que la Galilée relevait de Beyrouth.

Chronologies thématiques


- Chemins de fer : 1873 dans les chemins de fer
- Sports : 1873 en sport
- Arts & cultures :
  - 8 août : Paul Verlaine entre à la prison de Mons en Belgique pour deux ans pour avoir tiré deux coups de revolver sur Arthur Rimbaud.
  - L'écrivain français Jules Verne publie Le tour du monde en quatre-vingt jours.
  - François Guizot publie son Histoire de France.
  - Arthur Rimbaud publie Une saison en enfer.
  - Ernest Renan publie L'Antéchrist
- Sciences et techniques :
  - Wilhem Wundt publie Éléments de psychologie physiologique.
  - La carte postale est inventée.
  - L'américain George Brayton invente le moteur à essence.

Naissances en 1873


- 2 janvier : Anton Pannekoek, astronome et un militant communiste hollandais
- 7 janvier : Charles Péguy, écrivain français
- 16 janvier : Boyd Alexander, officier britannique, explorateur et ornithologue († 1910)
- 28 janvier : Sidonie-Gabrielle Colette, romancière française
- 1 avril : Sergueï Rachmaninov, compositeur et pianiste russe
- 20 juillet : Santos-Dumont, pionnier brésilien de l'aviation.
- 8 septembre : Alfred Jarry, poète, romancier et dramaturge français
- 9 octobre : Karl Schwarzschild, astrophysicien allemand
- 30 octobre : Francisco Madero, président du Mexique entre 1911 et 1913.
- 5 novembre : Howard Carter, archéologue et égyptologue britannique

Décès en 1873


- 9 janvier : Napoléon III, ancien empereur des français (° 1808).
- 27 janvier : Adam Sedgwick, géologue anglais (° 1785).
- 8 mai : John Stuart Mill, philosophe et économiste (° 1806).
- 29 mai : Édouard de Verneuil paléontologiste français1805).
- 6 juin : Heinrich Wilhelm Adalbert, prince de Prusse, militaire et explorateur allemand1811).
- 4 juillet : Johann Jakob Kaup, naturaliste allemand1803).
- 8 juillet : Franz Xaver Winterhalter, peintre et lithographe allemand.
- 7 septembre : Jules Verreaux, ornithologue français (° 1807).
- 26 novembre : Karl Friedrich Naumann, géologue Allemand1797).
- 1 décembre : Francis Garnier, explorateur français.
- 14 décembre : Louis Agassiz, zoologiste, ichtyologue et géologue américain d'origine suisse1807).
- Émile Gaboriau, écrivain français (
- 1832) __NOTOC__ ko:1873년 ms:1873 simple:1873 th:พ.ศ. 2416

1880

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