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Université Catholique De Louvain

Université catholique de Louvain

L'Université catholique de Louvain est fondée en 1425. La partie francophone de l'université est implantée depuis 1972 principalement à Louvain-la-Neuve (Brabant wallon, en Belgique), suite à la division de l'Université catholique en deux universités distinctes, l'une néerlandophone, demeurant à Louvain (en néerlandais Leuven) (Katholieke Universiteit Leuven), la francophone s'établissant à Louvain-la-Neuve, ville fondée à cette occasion. La faculté de médecine est à Woluwe-Saint-Lambert, dans la région de Bruxelles-Capitale. Elle fait partie de l'Académie Louvain et est un centre imporant de la vie économique et culturelle du Brabant wallon.

Description

La ville de Louvain-la-Neuve a éte bâtie par l'université pour accueillir l'université, afin de permettre à l'université de rester ouverte sur le monde. Auparavant, la région était principalement agricole. Louvain-la-Neuve est maintenant une ville en pleine expansion, dont l'urbanisme ingénieux attire de nombreux habitants. Les bâtiments universitaires sont implantés à plusieurs endroits de la ville. Le centre administratif de l'université est logé dans les Halles universitaires (à Louvain, il se trouvait dans d'anciennes halles aux draps), situé place de l'Université, au dessus de la gare. Au centre, dans les alentours de la Grand-Place se trouvent les facultés des sciences humaines: la facultés de théologie, l'institut supérieur de philosophie, la faculté de philosophie et lettres, la faculté de droit, la faculté des sciences politiques, économiques et sociales et la faculté de psychologie et sciences de l'éducation. L'institut d'éducation physique et de réadaptation (rattaché à la faculté de médecine) se situe dans l'Hocaille tandis que le centre sportif se trouve plus haut (Blocry). De l'autre côté de la ville, au Biéreau, se trouvent les facultés des sciences, des sciences appliquées (ingénieurs civils) et d'ingénierie biologique, agronomique et environnementale (bioingénieurs). L'université est financée par la Communauté française de Belgique et décerne des diplômes reconnus par celle-ci. La faculté de théologie décerne des diplômes canoniques, ayant valeur pour le droit canonique de l'Église catholique romaine. La faculté de médecine est à Bruxelles (Woluwe-Saint-Lambert). Les autres facultés sont à Louvain-la-Neuve.

Histoire

- 1425 : sous l'influence du Duc de Brabant Jean IV et de ses ministres Englebert et Edmond, l'université qui comprendra les facultés d'arts, de droit, de droit canon et de médecine est fondée par la bulle du Pape Martin V. Le premier recteur est Guillaume Neefs. - 1431 : Philippe le Bon, duc de Brabant, comte de Flandres, comte de Hainaut et duc de Bourgogne demande au Pape Eugène IV la création d'une faculté de théologie pour l'université de Louvain qui donne son accord en 1432. - 1521 : Érasme de Rotterdam est à Louvain où il se réjouit de la grandeur de ses arts et de ses lettres. - 1750 : L'archiduchesse Marie-Thérèse d'Autriche entame une politique qui va à l'encontre des privilèges universitaires. Le gouvernement autrichien voudrait incorporer l'université de Louvain en pleine décadence dans un système étatique solide. - 1786 : La faculté de théologie est remplacée par un séminaire général. - 1788 : Le recteur doit désormais être nommé par l'état autrichien. Les facultés de droit, de médecine et d'arts devront être transférées à Bruxelles. La révolution brabançonne mettra fin à ce projet - 25 octobre 1797 : L'université est officiellement supprimée par le pouvoir français. - En 1817, le pouvoir néerlandais crée une Université d'État. - Après l'indépendance, l'université d'État est supprimée. Les évêques de Belgique restaurent une université catholique à Malines, inaugurée le 8 novembre 1834 et trans Dès avant la suppression de l'Université d'État, créée en 1817 à Louvain par le pouvoir hollandais, les évêques de Belgique veulent restaurer une Université catholique sur le territoire national. Elle est inaugurée à Malines le 8 novembre 1834 et installée solennellement le 1er décembre 1835. - 1835 : L'Université est officiellement réouverte. Celle-ci n'a aucun lien avec l'État et ne contient pas de laïcs dans ses organes. Le premier recteur est l'abbé de Ram. - 1886 : Apparition des doctorats mais également des premières revendications flamandes. - 1900-1910 : Développement des facultés de sciences : chimie et physique. - 1914-1918 : La ville de Louvain est bombardée. Pendant la nuit du 25 au 26 août 1914, les soldats allemands mettent le feu aux Halles universitaires qui contenaient notamment la bibliothèque et les archives de l'université. - 1950 : Nouvelles frictions communautaires. À partir des années soixante, les francophones deviennent minoritaires. On commence à parler de scission et les instances universitaires envisagent le départ même si les évêques s'y opposent ainsi que certains courants unitaires. - En 1951, l'Université de Louvain fonde au Congo belge l'Université catholique de Lovanium, aujourd'hui Université de Kinshasa, dont la première pierre est posée en 1954. - 1971 : Le divorce est consommé, après la Crise de Louvain. L'UCL s'installera sur le territoire de la commune d'Ottignies dans le Brabant wallon. Le site portera le nom de Louvain-la-Neuve tandis que la Katholieke Universiteit Leuven restera à Louvain en Brabant flamand.

Recteurs


- de 1834 à 1865 : M Pierre-François-Xavier de Ram (1804-1865), historien prolixe.
- de 1865 à 1872 : M Nicolas Joseph Laforêt (1823-1872)
- de 1872 à 1881 : M Alexandre Joseph Namèche (1811-1893), historien (histoire de Belgique).
- de 1882 à 1887 : M Constantin Joseph Pieraerts (1835-1887)
- de 1888 à 1897 : M Jean-Baptiste Abbeloos (1836-1906), orientaliste.
- de 1898 à 1909 : M Adolphe Hebbelynck (1859-1939), orientaliste.
- de 1909 à 1940 : M Paulin Ladeuze (1870-1940), orientaliste.
- de 1940 à 1962 : M Honoré Van Waeyenbergh (1891-1971)
- de 1962 à 1968 : M Albert Descamps (1916-1980) À partir de 1969, l'université francophone et l'université néerlandophone ont chacune leur propre recteur.
- de 1969 à 1986 : M Édouard Massaux (1920) À partir de Pierre Macq, les recteurs sont nommés pour un mandat de cinq ans renouvelable.
- de 1986 à 1995 : P Pierre Macq (1930), physicien (physique nucléaire expérimentale).
- de 1995 à 2004 : P Marcel Crochet (1938), ingénieur civil (mécanique des fluides).
- depuis le 1 septembre 2004 : Bernard Coulie (né le 16 avril 1959), philologue.

Personnalités liées à l'UCL

Professeurs


- Érasme (1466 - 1536), humaniste et théologien néerlandais
- Jansénius (1585-1638), inspirateur du jansénisme
- Adrien VI (1459-1523), pape en 1522
- Juste Lipse (1547-1606), philologue et humaniste
- Charles-Jean de La Vallée Poussin (1866-1962), mathématicien (a démontré le Théorème des nombres premiers)
- Georges Lemaître (1894-1966), physicien, père de la théorie de l'expansion de l'univers (Big Bang)
- Christian de Duve (né en 1917), prix Nobel de médecine (1974)

Étudiants


- André Vésale (1514-1564), anatomiste.
- Gerardus Mercator (1512 - 1594), géographe.

Voir aussi


- Université Catholique de Louvain, Katholieke Universiteit Leuven (nl), l'université-sœur
- Universités en Belgique
- Université de Houte-Si-Plou
- L'Institut d'administration et de gestion, la business school de l'UCL

Liens externes


- [http://www.uclouvain.be/ Site Officiel de l'UCL]
- [http://www.kuleuven.be/ Site Officiel de la K.U.Leuven] Catégorie:Université belge

Louvain-la-Neuve

Ville nouvelle belge située dans le Brabant wallon, Louvain-la-Neuve doit sa création aux querelles linguistiques qui secouèrent la Belgique dans les années 1960. C'est en effet suite à la volonté de la communauté flamande de voir les étudiants francophones quitter l'université de Louvain, ville flamande située à 30 kilomètres au sud-est de Bruxelles, que fut prise la décision de créer une nouvelle cité qui abriterait une université francophone. Bruxelles

Urbanisme

Après plusieurs hésitations, les autorités universitaires s'accordèrent pour construire leur nouvelle ville à Ottignies, dans l'actuelle province du Brabant Wallon. Le site sur lequel va se construire la cité universitaire est un vaste plateau vallonné situé en bordure de la forêt de Lauzelle. Exposé aux vents, il ne compte à l'époque que deux ou trois fermes et quelques habitations rassemblées dans le hameau de la Baraque. L'essentiel du site est couvert de champs de betteraves. L'UCL y achète avec l'aide de l'Etat belge une superficie d'environ 900 hectares pour assurer son installation. Les travaux seront entamés le 20 janvier 1969. Les nouveaux habitants s'y installent dès 1972. Le nombre de gens fréquentant alors Louvain-la-Neuve est très réduit. En 1973, seules 676 personnes logeaient sur le site. Rejoints en journée par les quelques étudiants et employés de l'Université, ils formaient une petite communauté de 1500 personnes. Ce caractère restreint s'estompera rapidement. En 1981, ils sont déjà 10477. L'objectif final est d'atteindre 30000 résidents permanents sans compter les 10 à 15000 étudiants qui logent en semaine sur le site. Louvain-la-Neuve a été créée par l'Université et pour l'Université. Celle-ci est sa seule raison d'être, sa seule justification. L'Université détermina donc une ensemble de lignes directrices qui allaient guider la construction de Louvain-la-Neuve : - la ville ne peut être un vase clos dans lequel ne se retrouveraient que les étudiants et leurs professeurs. Au contraire, toutes les catégories socio-professionnelles doivent être présentes. La mixité doit être maximale. - La dimension humaine de la ville doit être centrale. Rien ne sert de construire de gigantesques monuments et de grandes avenues. Au contraire, la ville doit être à taille humaine. - La ville est piétonne. La circulation automobile sera souterraine. C'est en fonction de ces lignes directrices que Louvain-la-Neuve se construisit. Le centre urbain est construit sur une gigantesque dalle de béton qui supporte bâtiments et rues piétonnes. En dessous de cette dalle se trouvent les parkings et les artères pour automobiles. Quatre quartiers principaux s'articulent autour du centre urbain : le Biéreau, Lauzelle, l'Hocaille et les Bruyères. En outre, un cinquième quartier, non prévu par les autorités universitaires, s'est développé : le quartier de la Baraque. Ce dernier quartier se caractérise par son habitat alternatif et son refus de la programmation urbaine imposé par l'Université. Louvain-la-Neuve est aujourd'hui une ville en pleine expansion qui ne cesse de s'étendre d'un projet d'urbanisme à un autre. Sa situation centrale, sa proximité des axes routiers principaux, le fait de se trouver dans un nœud ferroviaire et sa proximité par rapport à Bruxelles fait de Louvain-la-Neuve une ville similaire aux villes nouvelles qui entourent Paris en France.

La crise linguistique

La crise linguistique des années 60 et les revendications d'autonomie que celle-ci provoqua dans les deux communautés fut l'occasion d'une remise en cause graduelle des structures dans lesquelles vivait l'Université catholique de Louvain. Malgré le dédoublement des cours, le bilinguisme administratif, le nombre croissant de professeurs flamands… beaucoup de Flamands avaient l'impression que l'Université de Louvain demeurait une « université francophone ». C'est dans cette atmosphère que le cri de Walen buiten ! (« Les Wallons dehors ! ») se généralisa rapidement. L'impossibilité de dégager un accord sur le problème de l'avenir de la section francophone de l'UCL amena même la chute du gouvernement Vanden Boeynants. À la suite d'élections provoquées par cette querelle, le pouvoir organisateur approuva le 18 septembre 1968 un nouveau plan d'expansion de la section française. Quelques semaines plus tard, un nouveau règlement organique rendait officielle la scission entre la Katholieke Universiteit Leuven (KUL) et l'Université catholique de Louvain (UCL), cette dernière devant s'établir progressivement dans le Brabant wallon ainsi qu'à Woluwé-Saint-Lambert pour la faculté de médecine. C'est dans la douleur et l'urgence que Louvain-la-Neuve est née. Placé sous la direction du professeur Raymond Lemaire, de Jean-Pierre Blondel et de Pierre Laconte, ce projet urbanistique a vu les premiers étudiants arriver sur le site en octobre 1972. Aujourd'hui, cette ville nouvelle compte près de 10 000 habitants et 19 600 étudiants (dont près de la moitié vivent à Louvain-la-Neuve). Catégorie:Province du Brabant wallon Catégorie:Ville nouvelle

Belgique

|- valign="top" | Roi | Albert II |- valign="top" | Premier ministre | Guy Verhofstadt |- valign="top" | Fête nationale | 21 juillet |{{entête tableau simple

Néerlandais

Le présent article traite de la langue néerlandaise. Pour ce qui concerne la nationalité, on voudra bien se reporter à l'article Pays-Bas. Dérivé des mots neder land — littéralement bas paysNederlands qualifie l'origine géographique néerlandaise ou désigne la langue parlée dans cette région. Pour désigner un Néerlandais, on dira plutôt Nederlander, mais Nederlandse pour une Néerlandaise. Nederlands et Nederlander se traduisent en français par néerlandais ou, par abus de langage (voir la carte), par hollandais.

Classification

Le néerlandais est une langue appartenant au groupe germanique des langues indo-européennes. Il s'agit en fait d'un dialecte bas-allemand, ou plutôt d'un amalgame de dialectes, qui a acquis le statut de langue nationale. Les sociolinguistes qualifient donc le néerlandais de langue-toit.

Répartition géographique

Souché aux Pays-Bas, en Belgique et dans l'extrême nord de la France, le néerlandais s'est répandu dans l'empire colonial des Pays-Bas. Dans le Nord de la France (Flandres françaises), la langue a pratiquement disparu au cours du . Au total, plus de 22 millions de personnes le parlent dans le monde, sans compter les Afrikaners.

Statut officiel

En Europe, le néerlandais est langue officielle aux Pays-Bas et en Belgique. Il reste également la langue officielle de certaines (anciennes) possessions néerlandaises comme le Suriname, Aruba et les Antilles néerlandaises. Depuis 1935, un organisme officiel, la Nederlandse Taalunie (Union néerlandophone), s'applique à harmoniser et simplifier les aspects littéraires et grammaticaux de ce qui s'appelle dorénavant Algemeen Nederlands qu'on pourrait tenter de traduire par néerlandais correct généralisé. Il en assure également l'intégrité et la promotion. Il publie régulièrement un « livret vert » (groen boekje), c'est-à-dire une liste officielle des mots du néerlandais. Le Suriname est depuis 2005 également membre de cet organisme initialement belgo-néerlandais. Il en est résulté l'entrée de nombreux mots surinamiens dans le livret vert.

Dialectes

Sur le plan pratique, de nombreuses variantes locales subsistent, tant aux Pays-Bas qu'en Flandre. Elles affectent la tournure, le vocabulaire et la prononciation. L'ensemble forme un continuum sans transition précise, le Rhin dessinant cependant une nuance plus marquée. Il y a, en revanche, de nettes différences de vocabulaire entre les patois flamands et le néerlandais. D'autre part, les dialectes sont présents au niveau provincial, et même plus bas, fort local donc. Il n'existe pas non plus une prononciation flamande, mais bien des dizaines de variantes dans lesquelles on peut distinguer beaucoup de points communs. Cela fait que l'on arrive assez facilement à distinguer les Flamands et les Néerlandais selon leur prononciation. Ce qui vaut aussi pour les Australiens et les Anglais… On distingue six zones dialectales. La frontière belgo-néerlandaise ne matérialise aucune transition sur le plan linguistique. Flandre A. Groupe du Sud-Ouest (zélandais/flamand occidental) 1. Flamand occidental, y compris le flamand de France et le flamand zélandais 2. zélandais B. Groupe du Nord-Ouest (hollandais) 3. Hollandais méridional 4. Westhoeks 5. Waterlands
- et Volendams
- 6. Zaans
- 7. Kennemerlands 8. Frison occidental
- 9. Bildts, Midslands, Stadsfries et Amelands
-
- Les groupe dialectaux marqués d'une astérisque sont considérés comme néerlandais, mais ont un substrat frison très important. C. Groupe du Nord-Est (bas-saxon) 10. Kollumerlands 11. Gronings et Noord-Drents 12. Stellingswerfs 13. Midden-Drents 14. Zuid-Drents 15. Twents 16. Twents-Graafschaps 17. Gelders-Overijssels (Achterhoeks) et Urks 18. Veluws D. Groupe du centre-nord 19. Utrechts-Alblasserwaards E. Groupe du centre-sud 20. Zuid-Gelders 21. Brabançon septentrional en Limbourgeois septentrional 22. Brabançon 23. Flamand oriental F. Groupe du Sud-Est 24. Limbourgeois Tous ces dialectes, sauf le groupe C (bas-saxon) sont des dialectes bas-franciques.

Langues dérivées

L'afrikaans, parlé en Afrique du Sud, est une langue dérivée du néerlandais, qui conserve de nombreux archaïsmes datant des et s. Ce processus de créolisation fera penser, mutatis mutandis, aux idiomes dérivés du français tels le cajun, le québécois ou l'haïtien. Généralement, une personne parlant nativement l'afrikaans peut comprendre la langue parlée aux Pays-Bas, mais ne pourra s'y exprimer qu'avec difficulté.

Écriture

Le néerlandais utilise l'alphabet latin, complété de quelques diacritiques. Le tréma est utilisé pour séparer des voyelles consécutives et éviter leur prononciation comme diphtongues. Exemples :
- België (Belgique)
- coördinatie (coordination) L'accent aigu (plus rarement grave) est utilisé pour signaler la présence de l'accent tonique sur un mot qui ne le porte habituellement pas. Exemples :
- één (un) : orthographié avec des accents, il se traduirait par one en anglais et sans accent par a
- hét (pronom neutre), (ainsi)... L'ensemble ij (graphe : IJ/ij) est parfois considéré comme une seule lettre. Autrefois, dans certains régions, il était écrit avec un y avec ou sans tréma (graphe : Ÿ/ÿ).

Prononciation

Voir l'article Prononciation du néerlandais.

Grammaire

La grammaire du néerlandais rappelle par bien des traits celle de l'allemand. Elle s'en distingue néanmoins par la quasi-disparition des cas et la faible distinction qu'on fait aujourd'hui entre les genres masculin et féminin (encore plus au nord du Rhin qu'au sud).

Lexique

Emprunts français

Le français a emprunté certains mots au néerlandais, en particulier dans le domaine de la navigation. À titre d'exemple, voici une liste non exhaustive de mots français provenant du néerlandais (bien que pour certains parmi ceux-ci, il pourrait s'agir de mots plus généralement "germaniques" ou "anglo-saxons"; par exemple "bier", "brick", "drug" pour drogue, etc.)
- affaler : afhalen « tirer en bas le cordage »
- bâbord : bakboord « bord du dos »
- bague : bagge « anneau »
- bière : bier
- boulevard : bolwerk
- colza : koolzaad « semence de chou »
- drogue : drogerij « herbe séchée »
- foc : fokken
- frelater : verlaten « transvaser »
- gruger : gruizen « écraser »
- kermesse : kerkmisse « messe d'église, fête patronale » (en néerlandais actuel kermis)
- mannequin : mannekijn « petit homme »
- matelot : mattenoot « compagnon de couche » (en néerlandais actuel matroos)
- pamplemousse : pompelmoes « citron épais »
- ruban : ringband « collier »
- tribord : stuurboord « bord du gouvernail »
- trique : strijken « passer un objet sur un autre »
- vase (féminin) : wase
- vrac : wrak « mal salé, mauvais » Mais aussi : bègue, béguine, bélître, bitter, blague, blaser, blocus, bobsleigh, bouquin, brader, brique, briquet, buse, cabillau, cancrelat, étriquer, hère, tricot, varlope, etc.

Exemples

Articles connexes


- linguistique
  - dictionnaire des langues
    - langues par famille
      - langues indo-européennes
      -
- langues germaniques
      -
  - langues germaniques occidentales
      -
    - groupe germano-néerlandais
      -
      - bas-allemand
      -
      -
- bas-francique

Voir aussi


- Liste de poètes de langue néerlandaise
- Littérature néerlandaise
- Wikipedia en néerlandais
- Toponymie belge

Liens externes


- [http://en.wikibooks.org/wiki/Dutch] Néerlandais pour anglophones (de Wikibooks)
- [http://fr.wikibooks.org/wiki/Enseignement_du_n%C3%A9erlandais] Néerlandais pour francophone (ébauche) (de Wikibooks)
- [http://www.lexilogos.com/neerlandais_langue_dictionnaires.htm Lexilogos], dictionnaires néerlandais en ligne
- [http://www.majstro.com/Web/Majstro/dict.php?gebrTaal=epo&bronTaal=dut&doelTaal=fra Dictionnaire Majstro néerlandais-français]
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/neerlandais.html Dictionnaire Freelang néerlandais téléchargeable] Dictionnaire Freelang néerlandais-français de Bertrand Cornu
- [http://www.lexilogos.com/pays_bas_carte.htm carte des Pays-Bas et des Flandres]
- [http://neerlandais.linguistmail.com Apprendre le néerlandais] Cartes, emails, grammaire, logiciel, magazine mensuel, mots fréquents, prononciation et tests.
- [http://taalunieversum.org/taalunie/ Taalunie], institution de la langue néerlandaise pour la Belgique, les Pays-Bas et le Suriname
- [http://www.dutchgrammar.com/ Grammaire néerlandaise]
-
ko:네덜란드어 ja:オランダ語

Woluwe-Saint-Lambert

Catégorie:Commune de Bruxelles (Géographie | Belgique | Villes de Belgique) Elle est limitrophe aux communes bruxelloises d'Evere, d'Etterbeek, de Schaerbeek et de Woluwe-Saint-Pierre, ainsi qu'aux communes de Kraainem et de Zaventem. Woluwe-Saint-Lambert est jumelée avec Meudon (France) et M'Bazi (Rwanda). Le sud-est de Bruxelles, et particulièrement les deux Woluwe (l'autre étant Woluwe-Saint-Pierre), articulé autour du square Montgomery, est devenu le quartier par excellence de l'aristocratie et de la grande bourgeoisie, que l'on a parfois tendance à opposer à Uccle, plus orienté vers les hauts revenus. On compare souvent les deux Woluwe aux VIIe ou XVIe arrondissements parisiens; hôtels de maître et immeubles cossus se côtoient sur les grandes artères prestigieuses qui délimitent le quartier: avenue de Tervueren, avenue de Broqueville, boulevard Saint-Michel, entre autres. À Woluwe-Saint-Lambert se trouvent la Faculté de Médecine et les Cliniques universitaires Saint-Luc de l'Université catholique de Louvain. Aux bâtiments universitaires sont venus s'ajouter plusieurs Hautes écoles d'éducation physique, kinésithérapie, biologie médicale ou encore de soins infirmiers. Environ 10.000 étudiants fréquentent le site de Woluwe-Saint-Lambert.

Liens externes


- [http://www.woluwe1200.be/ Site officiel de la commune]
- [http://www.saintluc.be/ Cliniques universitaires Saint-Luc]
- [http://www.ucl.ac.be/bruxelles UCL - Bruxelles]

Région de Bruxelles-Capitale

Region de Bruxelles-Capitale Region de Bruxelles-Capitale Bruxelles La Région de Bruxelles-Capitale, est l'une des trois Régions qui composent la Belgique. Cette région, dont le statut officiel est bilingue, est habitée par des Belges appartenant aux deux principales communautés linguistiques du pays : communauté française (on estime généralement que 85% à 92,5% de la population bruxelloise est francophone) et communauté flamande (de 7,5% à 15% de la population). Suite à la présence sur son territoire de nombreuses institutions internationales, on y trouve également d'importantes concentrations d'habitants issus des autres pays de l'Union européenne. À cela s'ajoutent de nombreux migrants issus du Maghreb (notamment du Maroc), de Turquie, d'Amérique, d'Afrique (spécialement du Congo RDC, ancienne colonie belge) et d'Europe centrale, faisant de la Région un ensemble cosmopolite et multiculturel.

Histoire

Le 18 juin 1989, pour la première fois, les Bruxellois élisaient directement leurs représentants régionaux. Bruxelles constitue depuis lors une Région autonome, comparable aux Régions flamande et wallonne.

Composition

La Région se compose de 19 communes, Bruxelles étant au centre et entourée par les 18 autres. Les 19 communes sont (suivis par leurs codes postaux): #Anderlecht (1070) #Bruxelles (1000, 1020, 1120, 1130, 1040, 1050) #Ixelles (1050) #Etterbeek (1040) #Evere (1140) #Ganshoren (1083) #Jette (1090) #Koekelberg (1081) #Auderghem (1160) #Schaerbeek (1030) #Berchem-Sainte-Agathe (1082) #Saint-Gilles (1060) #Molenbeek-Saint-Jean (1080) #Saint-Josse-ten-Noode (1210) #Woluwe-Saint-Lambert (1200) #Woluwe-Saint-Pierre (1150) #Uccle (1180) #Forest (1190) #Watermael-Boitsfort (1170) La région de Bruxelles-Capitale se distingue des deux autres par son bilinguisme : français et néerlandais y sont utilisés dans tous les services publics (administrations, hôpitaux, police, ...). Le français est largement majoritaire dans la population.

Population

|+ Population au 2003 ! Commune ! Hommes ! Femmes ! Total |----- | Anderlecht || align="right" | 44479 || align="right" | 47280 | align="right" | 91759 |- | Bruxelles || align="right" | 69708 || align="right" | 69793 | align="right" | 139501 |----- | Ixelles || align="right" | 37021 || align="right" | 38820 | align="right" | 75841 |- | Etterbeek || align="right" | 19312 || align="right" | 21707 | align="right" | 41019 |----- | Evere || align="right" | 15182 || align="right" | 17521 | align="right" | 32703 |- | Ganshoren || align="right" | 9043 || align="right" | 11204 | align="right" | 20247 |----- | Jette || align="right" | 19279 || align="right" | 22290 | align="right" | 41569 |- | Koekelberg || align="right" | 8139 || align="right" | 8882 | align="right" | 17021 |----- | Auderghem || align="right" | 13567 || align="right" | 15425 | align="right" | 28992 |- | Schaerbeek || align="right" | 53566 || align="right" | 55572 | align="right" | 109138 |----- | Berchem-Sainte-Agathe || align="right" | 9131 | align="right" | 10347 || align="right" | 19478 |- | Saint-Gilles || align="right" | 22001 | align="right" | 21394 || align="right" | 43395 |----- | Molenbeek-Saint-Jean || align="right" | 37625 | align="right" | 38552 || align="right" | 76177 |- | Saint-Josse-ten-Noode || align="right" | 11752 | align="right" | 11318 || align="right" | 23070 |----- | Woluwe-Saint-Lambert || align="right" | 21232 | align="right" | 25993 || align="right" | 47225 |- | Woluwe-Saint-Pierre || align="right" | 17416 | align="right" | 20324 || align="right" | 37740 |----- | Uccle || align="right" | 34515 || align="right" | 40918 | align="right" | 75433 |- | Forest || align="right" | 22481 || align="right" | 24832 | align="right" | 47313 |----- | Watermael-Boitsfort || align="right" | 11243 | align="right" | 13177 || align="right" | 24420 |- | Total Bruxelles-Capitale || align="right" | 476692 | align="right" | 515349 || align="right" | 992041 |{{{{{{{Provinces_régions_belges

Agriculture

ko:농업 ja:農業 simple:Agriculture L'agriculture (du latin agricultura) est l'ensemble des activités économiques ayant principalement pour objet la culture des terres, et d'une manière générale « l'ensemble des travaux transformant le milieu naturel pour la production de végétaux et d'animaux utiles à l'Homme ». Dans le domaine de l'économie agricole, l'agriculture est définie comme l'ensemble des activités dont la fonction est de produire un revenu financier à partir de l'exploitation de la terre (cultures), des forêts (foresterie), des produit de la mer, lacs et rivières (aquaculture, pêche), des animaux de ferme (élevage) et des animaux sauvages (chasse). L'homme, est devenu culturellement omnivore il y a environ 3 millions d'années et a vécu de la chasse, de la pêche et de la cueillette pendant des milliers d'années. Si la collecte de graines sauvages a commencé il y a 23000 ans en Israël, l'agriculture proprement dite est apparue entre le VIe et le Ier millénaire avant J.-C. Elle a ensuite profondément évolué au cours des siècles, grâce à son adaptation aux conditions naturelles, à la mise au point de nouvelles techniques agricoles (la houe, la herse) et nouveaux produits chimiques (les engrais minéraux, les produits phytosanitaires), et à l'introduction de variétés améliorées (voir amélioration des plantes). L'agriculture diffère de l'agronomie, laquelle représente l'ensemble des connaissances scientifiques, économiques et sociales auxquelles il est fait appel pour comprendre l'agriculture dans toutes ses dimensions. agronomie

Production agricole

Les différents types de production agricoles

L'objectif de l'activité agricole est essentiellement d'assurer la sécurité alimentaire des humains et des animaux d'élevage. Toutefois, l'agriculture produit également un nombre important de produits tels que des peaux d'animaux, des engrais, des produits destinés à l'industrie (éthanol, fécule), des fibres (coton, lin, laine, chanvre), des plantes vertes et fleurs, du bois. Il est fréquent de distinguer par le mot culture les activités portant uniquement sur les végétaux, et par le mot élevage les activités concernant les animaux. Les productions végétales sont souvent divisées en grands groupes, telles que les grandes cultures (blé, maïs, betterave, riz, soja), le maraîchage (production des légumes), l'arboriculture fruitière, la viticulture (production du raisin), la sylviculture et l'horticulture. Les productions animales consistent à élever des animaux, soit pour la consommation directe (viande), soit pour leurs produits (lait, œufs, laine, etc.). Les exploitations agricoles peuvent par exemple orienter leur production vers les bovins, les porcins, les ovins/caprins ou les granivores.
Les bœufs, veaux, cochons, poulets, lapins, chevaux, agneaux, canards, dindes, oies, escargots constituent des animaux directement utilisés pour l'alimentation humaine ou animale. Le miel, le lait et les produits laitiers, le foie gras, la soie, la laine sont des produits secondaires issus de l'élevage. Dans les pays développés, la délimitation précise de ce qui entre dans le champ de l'agriculture conduit à de nombreuses conventions qui ne font pas toutes l'objet d'un consensus. Ne sont pas toujours inclus dans l'agriculture la mise en valeur des forêts ou sylviculture, ni l'élevage organisé d'animaux vivant dans l'eau ou aquaculture. En revanche, l'élevage hors sol de certains animaux (volailles et porcs principalement), à partir d'éléments entièrement achetés, ou la production de plantes sur les substrats inertes dans les cultures hydroponiques entrent parfois dans le domaine de l'agriculture.

Les facteurs agricoles


- l'eau
- le climat
- le sol
- les espèces végétales et animales

Techniques agricoles


- amélioration végétale
- amélioration animale
- biotechnologie
- défense des cultures, produits phytosanitaires
- élevage
- fertilisation
- hydroponie
- irrigation
- machinisme agricole
- rotation culturale
- techniques culturales simplifiées (TCS)

Les systèmes agricoles

On distingue plusieurs types de systèmes agricoles
- l'agriculture extensive
- l'agriculture intensive
- l'agriculture durable
- l'agriculture raisonnée
- l'agriculture biologique
- l'agriculture écologique
- L'agriculture urbaine

Histoire de l'agriculture

Domestication et début de l'agriculture

Le Proche-Orient fut probablement la première région où l'agriculture apparut. La domestication a consisté à observer, puis sélectionner les espèces présentant le plus d'intérêt, puis à modifier le comportement naturel de celles-ci. Pour l'orge, le blé et le seigle, la domestication a commencé entre 9500 et 9000 av. J.-C. autour de la vallée du Jourdain, de l'oasis de Damas et du moyen Euphrate. Vers 8000 av. J.-C., l'élevage se développe et débute par la domestication du chien.

Agriculture et modernité

Au sens étymologique du terme, agriculture signifie « culture des champs ». Il s'agit en effet d'une activité traditionnelle, fondamentale pour l'humanité. Jusqu'au début du XIXe siècle, elle était autonome, et fournissait à l'homme l'essentiel de son alimentation ainsi que de son énergie. Cette agriculture était renouvelable, tant qu'il n'y avait pas surexploitation. La chaîne de conversion énergétique végétaux → animaux → énergie était de très faible rendement, mais elle générait aussi des sous-produits utiles comme le fumier.
À partir de la deuxième moitié du XIXe siècle, ce système millénaire va fondamentalement évoluer, avec l'utilisation des énergies fossiles (charbon, pétrole), les progrès de la chimie minérale et l'introduction des engrais minéraux.
L'utilisation croissante de techniques modernes, les progrès en matière de machinisme, les améliorations génétiques des productions animales et végétales, les progrès en matière d'intrants (engrais et produits phytosanitaires), ont permis d'augmenter très fortement les rendements au cours du .
Dès 1946, l'agriculture devient dans de nombreux pays une industrie, qui non seulement assure les besoins de l'exploitant, mais fournit un surplus destiné à couvrir les besoins de la population non agricole ainsi que l'exportation.
L'intensification de l'agriculture datant des années 1960 à 1980 est aussi connue sous le terme de révolution verte. révolution verte]] En raison des gains de productivité, la population agricole s'est fortement réduite dans les pays économiquement développés.
Le monde en voie de développement n'a souvent pas pu bénéficier des avantages de l'agriculture moderne en raison en particulier d'un climat défavorable et d'un manque de capital financier.

Agriculture et environnement

S'il ne fait aucun doute que l'agriculture moderne a permis d'augmenter la production agricole, tout en améliorant globalement la sûreté alimentaire, l'agriculture industrielle intensive est de plus en plus critiquée en raison des dégradations de l'environnement dont elle est parfois responsable, ainsi que de la survenue récente de crises alimentaires assez sérieuses pour que l'opinion publique s'en inquiète.
En France, René Dumont, un ingénieur en agronomie et sociologue célèbre, fut l'une des premières personnes à dénoncer les dégâts considérables de la révolution verte, et à lutter contre le productivisme agricole. D'un point de vue environnemental, citons en particulier la pollution des eaux due à l'utilisation massive d'engrais azotés, la pollution des sols due à l'utilisation de produits phytosanitaires, l'extinction de certaines espèces animales (papillons).
Plus discrets, d'autres aspects tels que l'érosion des sols et l'appauvrissement en espèces marines sont également surveillés. Enfin, l'agriculture produit également des déchets, et ce d'autant plus que le mode de production est intensif et peu diversifié (plastiques...). Pour enrayer l'érosion du sol, certains agriculteurs abandonnent le labour pour la technique en semi direct. Elle permet également de limiter l'utilisation des machines et donc de faire baisser les émissions de CO₂ dans l'atmosphère. Aux États-Unis en 2005, 15 % des terres arables sont traitées de cette façon. L'utilisation des organismes génétiquement modifiés (OGM) dans certains pays, tels que les États-Unis, le Canada, le Mexique ou la Chine, et les risques potentiels qui leur sont associés sont également sujets à de nombreuses discussions.
Les dernières années en Europe ont également été l'objet de plusieurs crises touchant à la sûreté alimentaire : bœuf aux hormones, poulet aux dioxines, vache folle et maladie de Kreutzfelt-Jakob, contaminations bactériennes d'aliments (fromage par Listeria). La plupart de ces maladies étaient déjà présentes dans les siècles précédents. La « tremblante du mouton » (la variante ovine de la maladie de la vache folle), la listeria ou la salmonelle ne sont pas pas des problèmes récents. Il apparaissaient autrefois de manière bien plus féquente et souvent plus tragique que maintenant. En effet, de gros progrès ont été fait en matière d'hygiéne et de contrôle bactérien des produits alimentaires. Mais la massification de la fabrication et de la vente des aliments font qu'un seul incident peut toucher un très grand nombre de personne. Le caractère exceptionnel des problèmes, le nombre de personnes potentiellement touchées, la médiatisation alarmiste tendent à marquer les esprits. Néanmoins, le nombre de morts par intoxication ou empoisonnement lors de ces affaires « médiatiques » est extrêmement faible. Ces derniers événements ont pour conséquence la mise en place croissante de systèmes de traçabilité qui offriraient à terme des garanties sur la qualité sanitaire du produit. L'étiquetage devrait permettre au consommateur de décider s'il prend le supplément de risques inhérents à une agriculture intensive ou accepte le prix plus élevé qui accompagne l'émergence ou le développement de techniques agricoles alternatives, telles que l'agriculture biologique, la permaculture, l'agriculture raisonnée et l'agriculture de précision. L'agriculture constitue un champ multidisciplinaire, qui se recoupe avec des domaines tels la botanique, la zootechnie, la phytotechnie, les sciences alimentaires, la géologie, la pédologie, l'hydrologie, la microbiologie, les biotechnologies, l'économie, les statistiques, la sociologie...

Les échanges agricoles

Bibliographie


- Le Guide du Fermier, ou Instructions pour élever, nourir, acheter & vendre les Bêtes à cornes, les Brebis, les Moutons, les Agneaux & les Cochons... Chez J.P. Costard, Paris, 1772. d'Arthur Young.

Voir aussi

Articles connexes

Agribusiness - Agriculture tropicale - Alimentation -- Alimentation animale - Aquaculture - Bioclimatologie - Biologie - Botanique - Écologie - Économie agricole - Équipement agriotechnologie - Industrie alimentaire - Microbiologie - Pédologie - Pharmacie vétérinaire - Physiologie animale - Physiologie végétale - Phytopathologie - Sciences vétérinaires - Sécurité alimentaire -

Listes


- Liste des articles d'agriculture et d'agronomie
- Liste des agronomes célèbres
- Liste des animaux d'élevage
- Liste des plantes cultivées
- Liste de fruits
- Liste de légumes
- Liste de sociétés de conseil en agriculture

Liens externes


- [http://www.confederationpaysanne.fr/ Confédération Paysanne]
- [http://www.mnelille.org/IMG/pdf/ficheagri.pdf Fiche de la Maison de la Nature et de l'Environnement - Lille sur l'agriculture]
- U.S. Department of Agriculture's Economic Research Service : [http://www.ers.usda.gov/ Fiche de la recherche économique du Ministère de l'Agriculture des États-Unis]
- [http://www.fnsea.fr/ Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles] Catégorie:Agriculture

Communauté française de Belgique


-
La Communauté française de Belgique est l'une des trois communautés fédérales de la Belgique (à ne pas confondre avec les trois régions fédérales ni avec les quatre régions linguistiques).

Compétences

La Communauté française dispose de ses propres institutions, parlement et gouvernement. Elle est compétente dans les provinces wallonnes (sauf sur le territoire de la Communauté germanophone) ainsi qu'à Bruxelles dans les domaines de l'enseignement, de la culture, de la recherche, des soins de santé, de l'aide à la jeunesse et des sports. Par ailleurs, lors des accords de la Saint Quentin en 1993, une partie des compétences de la Communauté française de Belgique ont été transférées à la Région wallonne et la Commission communautaire française (COCOF) : il s'agit de
- certaines matières culturelles (infrastructures sportives, promotion sociale, tourisme, formation professionnelle, patrimoine immobilier),
- le transport scolaire,
- la politique de la santé (à l'exception des hôpitaux universitaires, de l'Office de la naissance et de l'enfance (O. N. E.), de l'éducation sanitaire, de la médecine préventive, de l'inspection médicale scolaire
- l'aide aux personnes (à l'exception de la compétence normative en matière de handicapés, des missions confiées à l' OEuvre de la naissance et de l'enfance, de la protection de la jeunesse, de l'aide sociale aux détenus). Notons qu'à Bruxelles la compétence dans les domaines cités précédemment est assurée à la fois par la COCOF et par son équivalent flamand (la VGC). C'est à chaque citoyen bruxellois de décider avec quelle institution il veut traiter. Suite aux décisions différentes de chaque communauté, la COCOF bénéficie d'une autonomie décrétale dans ces domaines, ce qui n'est pas le cas de la VGC. Illustration de la complexité du morcellement des compétences communautaires : Lorsqu'il faut classer un bâtiment dans son entièreté, les Régions sont compétentes pour l'immeuble tandis que la Communauté l'est pour les patrimoines culturels tels que les tableaux, les meubles... Autre problème : Si la Région wallonne et la Cocof sont compétentes pour les infrastructures scolaires, qu'en est-il du matériel informatique ?

Histoire


- 1970 : création des Communautés culturelles (française, néerlandaise, allemande)
- 1980 : transformation en Communautés française, flamande, germanophone avec compétence pour les « matières personnalisables ».
- 1984 : nouvelles compétences (enseignement, médias,...)

Institutions

Bruxelles est le siège du Parlement et du Gouvernement de la Communauté française.

Parlement

Le Parlement comprend 94 membres (les 75 membres du Parlement wallon et 19 membres élus parmi les élus francophones du Parlement de la région de Bruxelles-Capitale). Composition du Parlement pour la législature 2004-2009 :
- Parti socialiste : 41 sièges
- Mouvement réformateur : 26 sièges
- centre démocrate Humaniste : 17 sièges
- Ecolo : 5 sièges
- Front National : 4 sièges
- Indépendant : 0 siège

Gouvernement

Le Gouvernement est élu par le Parlement. Un de ses membres au moins appartient à la région de Bruxelles-Capitale. Composition du gouvernement depuis le 19 juillet 2004 :
- Marie Arena (PS), Ministre-Présidente chargée de l'Enseignement obligatoire et de la Promotion sociale.
- Marie-Dominique Simonet (cdH), Vice-présidente, Ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et des Relations internationales.
- Michel Daerden (PS), Vice-président et Ministre du Budget.
- Claude Eerdekens (PS), Ministre de la Fonction publique et des Sports.
- Fadila Laanan (PS), Ministre de la Culture, de l'Audiovisuel et de la Jeunesse.
- Catherine Fonck (cdH), Ministre de la Santé, de l'Enfance et de l'Aide à la Jeunesse

Budget

Le budget 2005 de la Communauté française est de 7 724 098 000 euros. Il se répartit comme suit : On remarquera l'importance du poste Enseignement, Rercherche et Formation, dû pour une grande partie à la masse salariale du corps enseignant.

Terminologie

La Communauté française de Belgique est parfois appelée Communauté Wallonie-Bruxelles pour éviter la confusion avec les personnes de nationalité française résidant en Belgique. Cependant, cette terminologie n'est pas officielle et ne figure nulle part dans la constitution belge, ni dans aucun autre texte légal. Elle n'est pas acceptée par les partis flamands, qui considèrent que cette appelation crée une confusion en suggérant qu'elle englobe aussi bien tous les Wallons que tous les Bruxellois, négligeant ainsi l'existence des Flamands de Bruxelles. Pour lever cette double ambiguïté, le site Web de la Communauté[http://www.cfwb.be] et des instances comme le parlement utilisent plutôt le nom Communauté française Wallonie-Bruxelles (en abrégé CFWB) pour communiquer avec le citoyen.

Drapeau

Un des symboles de la Communauté française est le drapeau qui fut choisi par le Conseil culturel de la Communauté culturelle française le 20 juillet 1975. Le décret du 3 juillet 1991 précise en son article 4 que le "drapeau de la Communauté française est jaune au coq hardi rouge.". Il est arboré le 27 septembre. Notons que depuis le 15 juillet 1998, le Parlement wallon a adopté le même drapeau que celui de la Communauté française. (source : [http://www.gouvernement-francophone.be/] sous Identité - Symbole).

Médias

La RTBF est la radio-télévision publique de la Communauté française.

Voir aussi


- Région wallonne
- Région de Bruxelles-Capitale
- Région flamande
- Communauté flamande
- Communauté germanophone de Belgique

Liens externes


- [http://www.cfwb.be/ Le site officiel de la Communauté française de Belgique]
- [http://www.pcf.be/ Le site officiel du Parlement de la Communauté française de Belgique]
- [http://www.gouvernement-francophone.be/ Le site officiel du Gouvernement de la Communauté française de Belgique]

Église catholique romaine

Par le nombre de ses fidèles, l'Église catholique romaine est la principale religion du monde et la branche la plus importante du christianisme. Elle se définit, notamment dans les paroles du Credo, comme « une » (en elle subsiste l'unique institution fondée par le Christ pour y rassembler le peuple de Dieu), « sainte » (par son lien unique avec Dieu, d'« Épouse du Christ »), « catholique » (répandue par toute la Terre et portant l'intégralité du dépôt de la foi) et « apostolique » (fondée par les apôtres et poursuivant leur mission). Les catholiques sont les chrétiens baptisés dans cette Église. Un des traits qui les caractérisent est la reconnaissance de l'évêque de Rome, appelé pape, comme successeur direct de l'apôtre Pierre et comme vicaire de Jésus-Christ. Un chrétien de l'Église catholique est de rite latin (dit « romain ») ou de rite oriental (maronite, melkite, syriaque, etc., voir Églises catholiques orientales). L'épithète « romain » est utilisé couramment par ailleurs pour distinguer l'Église catholique (les chrétiens en union avec le pape) des autres formes de catholicisme apparues au cours de l'histoire récente. Mais couramment les membres de cette Église n'utilisent pas le qualificatif « romain », se dénommant simplement « catholiques ».

Ecclésiologie

L’Église catholique considère que par la succession apostolique, elle est la continuatrice des apôtres (Église apostolique). En effet, les Apôtres ont désigné des évêques, leurs successeurs, qui ont eux-mêmes nommé d'autres successeurs, le tout constituant une succession ininterrompue d’évêques jusqu'à aujourd'hui. Pour l’Église catholique, tout évêque est le successeur des apôtres : il a en charge une Église locale (son diocèse) sur lequel il doit veiller. En fait, l'Église catholique se considère comme l'unique Église de Pentecôte, ayant survécu jusqu'à nos jours à travers les âges sans aucune solution de continuité, et ayant préservé sa foi intégrale, son espérance et sa charité dans l'unité des frères. Le pape est l’évêque de Rome, successeur de Pierre. À ce titre il est le premier des évêques et doit veiller à l’unité de l’Église. L’Église catholique romaine est constituée de toutes les Églises locales dont l’évêque est en communion avec le pape. La direction universelle, ou internationale, de l’Église est assumée par le pape et par l’ensemble des évêques, réunis en concile œcuménique sur convocation du pape. Les conciles sont rares, convoqués à des moments exceptionnels. L’essentiel du gouvernement de l’Église se trouve au Saint-Siège qui réside principalement dans la Cité du Vatican (voir Gouvernement de l'Église catholique romaine), dont le pape est également le chef d’État. L’Église catholique romaine se reconnaît comme « la seule subsistance de l’Église primitive fondée par Jésus-Christ » (Dominus Jesus) par « succession apostolique continue » du christianisme des premiers siècles (cf. Christianisme Primitif). Elle considère détenir, seule, « la plénitude du dépôt de la foi » dont la doctrine a été fixée lors des sept premiers conciles œcuméniques. Elle considère également être, seule, « pleinement médiatrice de salut ». Tout territoire où elle est installée est entièrement son territoire canonique. Elle affirme avoir autorité sur toutes les autres Églises chrétiennes et revendique de celles-ci qu’elles lui reconnaissent la primauté en dignité (Pastor Æternus, 1870, titre III). C’est une des raisons pour lesquelles elle décline pour l'instant toute adhésion au Conseil œcuménique des Églises bien que depuis le Concile Vatican II elle ait adhéré au principe de l'œcuménisme.

Ordination et sacerdoces

Tous les catholiques ont reçu de par l’onction du baptême, complété par la chrismation ou confirmation, le sacerdoce baptismal qui les fait « prêtres, prophètes et rois ». En outre le sacrement de l’ordre donne à certains de ses membres un sacerdoce ministériel. Ces deux sacerdoces sont différents et complémentaires. ::« Alors que le sacerdoce commun des fidèles se réalise dans le déploiement de la grâce baptismale, vie de foi, d’espérance et de charité, vie selon l’Esprit, le sacerdoce ministériel est au service du sacerdoce commun, il est relatif au déploiement de la grâce baptismale de tous les chrétiens ». (Instruction sur quelques questions concernant la collaboration des fidèles laïcs au ministère des prêtres, Libreria editrice vaticana, cité du Vatican 1997). En outre, en vertu de certains vœux, certains baptisés s’engagent de façon particulière au service de Dieu, de l’Église et du monde, notamment dans les ordres religieux. On distingue ainsi :
- les ministres ordonnés,
- les baptisés laïcs,
- les consacrés. voir clercs et laïcs de l'Eglise catholique romaine

La foi de l’Église catholique romaine

Les deux sources de la foi

L’Église catholique professe que Dieu s'est révélé définitivement en la personne de Jésus-Christ. L’accès à cette révélation se fait par deux sources, l’Écriture et la Tradition.

Les Écritures

Pour l’Église catholique, la Bible est une parole humaine inspirée divinement; par conséquent elle est vraiment la Parole de Dieu. L’Écriture (la Bible) est constituée de la première et la nouvelle Alliance. La première Alliance est constituée de textes religieux juifs antérieurs à Jésus de Nazareth. Elle correspond à la bible juive augmentée des livres deutérocanoniques (apocryphes pour les Églises réformées). Les textes de la Nouvelle Alliance (Évangiles, Épîtres, Apocalypse) sont postérieurs à Jésus. Son contenu est le même que celui des autres Églises chrétiennes. L’Église catholique reste particulièrement attachée à la traduction latine de la Bible par saint Jérôme, appelée Vulgate, qui a été encore mise à jour en 1979 par Jean-Paul II. Mais depuis plus d'un siècle les traductions catholiques de la Bible en langues vernaculaires se sont multipliées. Parcours spécialisé : Écritures
- Canon (Bible)
- Ancien Testament
- Nouveau Testament

La Tradition

Nouveau Testament catholique actuel]] Étant exprimée dans le langage culturel des communautés de l’époque de sa rédaction, la Bible est d’une part sujette à interprétation et d’autre part ne peut pas répondre immédiatement à des questionnements formulés dans des contextes différents. La manière d’interpréter l’Écriture et la foi sont donc aussi contenues dans ce que l’Église se transmet de génération en génération. Le concile Vatican II réaffirme que la Tradition explique les Écritures (constitution dogmatique Dei Verbum) constituant une autre source de ses doctrines.
Par « Tradition de l’Église catholique romaine », il faut entendre d'une part la tradition proprement apostolique, remontant aux apôtres et également inspirée, tandis que la tradition ecclésiastique, ou interprétative, jouit seulement, quand elle est unanime du privilège de l'infaillibilité.Le magistère de l'Eglise (conciles oecuméniques, pontifes romains) bénéficie lui aussi du charisme de l'infaillibilité quand il se prononce d'une manière définitive en matière de foi ou de principes moraux.
- les Pères et Docteurs de l’Église,
- la liturgie (lex orandi, lex credendi)
- le Magistère de l'Église. Les Écritures constituent la première tradition. Un exemple de doctrine issue de la tradition :
- la doctrine de la Rédemption ou de l’expiation vicaire, fut formulée par Anselme de Canterbury : le sens de la venue du Christ est de racheter les péchés de l’humanité afin que chaque homme qui croit en lui soit sauvé et promis à la vie éternelle (après la mort). Le Christ mourra crucifié sur la croix, devenue le symbole le plus courant des chrétiens, et ressuscitera. Cette idée est la croyance essentielle qui apparaît dans les Évangiles et les Epitres de l’Apôtre Paul. Si le concept de Rédemption n’est pas un dogme (au sens du code de droit canonique), elle est bien un article de foi auquel il est nécessaire de croire pour être catholique. Elle témoigne du questionnement ininterrompu sur la foi et de l’élaboration constante des définitions de foi au travers des siècles. Parcours spécialisé : la tradition La base de la théologie et de l’ecclésiologie catholiques trouvent leur origine dans :
- Paul de Tarse,
- Origène,
- Augustin d'Hippone,
- Thomas d'Aquin, etc. La théologie médiévale catholique est un filon de la philosophie médiévale.
- Anselme de Canterbury
- Abélard
- Nicolas de Cues
- Maître Eckhart

Confessions de foi, ou professions de foi

Dans l’Évangile déjà, de nombreux contemporains de Jésus disent leur foi en lui. À Césarée de Philippe, Pierre professe : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu Vivant » (Matthieu, 8,16). Après la résurrection de Jésus et la Pentecôte, il annonce : « Ce même Jésus que vous avez crucifié, Dieu l’a fait le Seigneur et le Christ.» (Actes 2, 36). À partir de ces embryons et face aux questionnements, l’Église a élaboré différentes synthèses de la foi. De nos jours, deux sont restées :
- le Symbole des apôtres, formule baptismale de certaines communautés que la tradition romaine généralise et date environ de l’an 170. Une pieuse légende le fait remonter aux apôtres.
- le Symbole de Nicée-Constantinople, mis au point par les quatre premiers conciles après les grands débats trinitaires et christologiques des IIIe et s ; ce texte met un terme au débat et en formule les conclusions. Le concile de Contantinople développe la profession de foi en l’Esprit Saint et en l’Église. Il contient notamment l’article : « je crois en l’Église une, sainte, catholique et apostolique ». L’interprétation de « catholique » dans ce texte fait l’objet de débats entre les chrétiens selon les Églises et les époques. Elle va de « universelle » à proprement « romaine ». Les professions de foi ont un rôle non seulement doctrinal mais aussi mystique et liturgique. Par elles, l’Église redit sa confiance (foi) en Dieu et réaffirme les grands mystères de la foi chrétienne :
- la Trinité (un Dieu unique en trois personnes distinctes),
- l’Incarnation (Jésus, vrai Dieu et vrai homme, né de Marie),
- la Rédemption (Jésus nous sauve par sa mort sur la croix et sa résurrection). C’est pourquoi l’adhésion à ces textes et à ce qu’ils affirment est une condition nécessaire pour faire partie de l’Église catholique romaine. Ainsi, non seulement ils sont étudiés (voir le Catéchisme de l'Église catholique (1992)), mais ils sont aussi repris par les catholiques lors de leur baptême et leur confirmation et redits à chaque messe dominicale. Antérieurs au Grand Schisme de 1054, ces textes sont utilisés par de nombreuses autres Églises chrétiennes.

Dogmes et doctrines

À partir du Concile de Chalcédoine, l’Église n’a plus ajouté d’articles aux professions de foi. Les papes et les conciles ont formulé un certain nombre de dogmes à partir de l’Écriture et de la Tradition. L’articulation des dogmes est juridiquement codifiée. Parmi les dogmes spécifiques à l’Église catholique romaine promulgués depuis 1054, on trouve :
- l’immaculée conception, 1854
- l’infaillibilité pontificale, 1870
- l’Assomption de la Vierge, 1950, concept connu également des Églises orthodoxes sous le nom de Dormition sans bénéficier d’une définition dogmatique.

Parcours spécialisé : dogmes et doctrines


- Dogmes et doctrines qui précise l’articulation des uns et des autres.
- les dogmes catholiques listent les conciles ayant donné lieu à l’élaboration de ceux-ci. Une partie de ces dogmes, christologiques pour la plupart, sont partagés ou en débat dans les autres églises chrétiennes.

Articles spécialisés


- profession de foi
- confessions de foi
- la suite des conciles est recensée dans Dogmes catholiques, où « catholique » signifie « universel »
- christologie

Liturgie

Le point culminant de la liturgie catholique est la fête de Pâques, fête de la résurrection de Jésus. Elle est précédée du temps du Carême qui se termine par la Semaine Sainte, avec le Jeudi Saint (avec la messe chrismale où est béni le Saint-Chrême), le Vendredi Saint et la Veillée Pascale (où ont lieu de nombreux baptêmes). Cette fête est suivie d’une période de cinquante jours appelée « temps pascal » qui se termine par la Pentecôte. La résurrection de Jésus est aussi célébrée chaque dimanche, et chaque semaine est couronnée liturgiquement par le dimanche. L’année liturgique débute par l’Avent, temps de préparation à la Nativité (Noël) qui commence quatre semaines avant ; elle se termine par la fête du Christ-roi. À chaque jour de l'année est associé un passage des Évangiles. Une année ne suffisant pas, la lecture de l'ensemble des textes liturgiques s'étale sur trois ans, appelés années A, B et C. Le lectionnaire est le nom du livre qui regroupe ces lectures dans l'ordre chronologique.

Messe

La messe est la célébration centrée autour de l’Eucharistie. Toute la vie liturgique gravite autour de cette célébration. Ceci est particulièrement vrai pour la messe dominicale qui a lieu le dimanche ou le samedi soir. Il est demandé aux catholiques d’y participer chaque dimanche (l’obligation dominicale). Le rituel d’une messe catholique est le même pour tous les diocèses. Jusqu’au Concile de Vatican II, la messe était célébrée en latin selon le rite de Pie V (messe tridentine). Depuis lors elle est aussi et majoritairement célébrée selon le rite de Paul VI soit en latin soit en langue vernaculaire (voir ordo novus). En fonction de leurs théologies et spiritualités, certaines Églises locales ont quelques aménagements de rites (rite ambrosien à Milan), de même que les Églises orientales (rites byzantin, copte, syriaque, arménien, etc.) et certaines congrégations religieuses. Il existe également des aménagements liés aux circonstances, par exemple s'il s'agit d'une messe dominicale, d'une messe de mariage ou d'une messe d'enterrement. Ces aménagements sont codifiés. Dans le rite latin, la messe comporte deux parties principales : la liturgie de la Parole et la liturgie de l'Eucharistie. Une messe selon le rite de Paul VI dure environ 3/4 d'heure, temps variable qui dépend de l'ampleur donnée à la liturgie, aux chants, à l'homélie. Selon les époques, le fidèle a été amené à communier (recevoir l’Eucharistie) plus ou moins fréquemment. Depuis le concile du Latran IV, il est obligatoire de communier au moins une fois lors de la fête de Pâques.

Sacrements

Les sacrements, sont des signes de l’action de Dieu dans la vie d’un croyant et de l’Église. L’Église catholique romaine en distingue sept: #Le baptême. Le sacrement est dit ex opere operato, c’est-à-dire qu’il agit « de lui-même » en dépit de qui le confère (voir donatisme). Il est réputé faire le chrétien. #La confirmation, par laquelle l’évêque confirme le baptême. #L’eucharistie ou communion : manger le corps et le sang de Jésus-Christ sous forme du pain (l’hostie) et du vin consacrés (transubstancié). Elle est considérée comme étant le plus important sacrement de l’Eglise. #Le sacrement de pénitence et de réconciliation, ou confession des péchés à un prêtre qui peut conférer « l’absolution », c’est-à-dire la remise des péchés. Récemment les cérémonies pénitentielles collectives, pratique ancienne, ont été remises à l’ordre du jour ; cependant elles ne sont admises que dans des cas urgents, voir motu proprio Misericordia Dei du 2 mai 2002. #Lextrême-onction, appelée plus récemment le « sacrement des malades ». #Le mariage, sacrement indissoluble depuis le (concile du Latran IV, 1215). L’annulation est toutefois possible dans certains cas exceptionnels, notamment la non-consommation du mariage. Les personnes séparées qui se remettent en couple sont considérés comme adultères si elles ne vivent pas « comme frère et sœur » c’est-à-dire dans l’abstinence. #Lordination des évêques, prêtres et diacres, ou sacrement de l’ordre. Les trois premiers constituent les sacrements de l’initiation chrétienne. Le baptême et la confirmation ne sont conférés qu’une seule fois à une même personne. L’Église distingue également des sacramentaux, comme les bénédictions d’une maison, d’un rosaire, d’une voiture, de catéchistes, les funérailles chrétiennes, le sacre des rois (qui n’est plus pratiqué par l’Église catholique romaine depuis ...)

Liturgie des Heures

La liturgie des heures est la prière commune de l’Église catholique. Le contenu des offices, récités ou chantés seul ou en communauté est commun à l’Église. Depuis la réforme liturgique de Vatican II, Les offices sont
- l’office des lectures,
- l’office du matin (laudes),
- l’office du milieu du jour (rassemblant tierce, sexte et none),
- l’office du soir (vêpres),
- l’office des complies. Les offices du matin et du soir sont qualifiés d’heures majeures, et sont plus long que les autres. Sur une période de quatre semaines, l’ensemble des psaumes sont chantés. Certains ordres ou congrégations ont une liturgie des heures propre.

Autres dévotions

1. la prière individuelle
- prière personnelle, ou oraison : temps où le croyant se met à l’écoute de Dieu, souvent en silence et dans un endroit retiré.
- vénération des images saintes, partagée avec l’Orthodoxie, depuis 786, 2. la prière collective
- les rogations : prière pour les récoltes partout où la ruralité est importante,
- les assemblées et veillées de prière, les plus importantes étant celles de Pâques et de Noël. 3. les autres dévotions
- l’adoration du Saint Sacrement : temps de prière et d’adoration devant l’hostie (pain consacré devenu corps du Christ) ;
- les pèlerinages, voyages en Terre Sainte, à Rome ou à Compostelle ainsi que dans d'autres lieux de l’action de l’amour de Dieu par la présence de reliques ou le souvenir d'événements de la vie de saints ou par des apparitions, notamment celles de la Vierge Marie (apparitions dites « mariales ») ;
- la vénération des reliques de saints, en relation avec leur béatification puis leur canonisation ;
- le jubilé (voir indulgence et pèlerinage) ;
- les indulgences (le commerce qui en était fait fut une des causes de la Réforme) ;
- le chemin de croix, effectué le Vendredi Saint, qui rappelle les souffrances du Christ au cours de sa Passion ;
- le rosaire, récitation du chapelet, prière en l’honneur de la Vierge Marie. Parcours spécialisé liturgie
vocabulaire catholique

Théologie morale

Voir article spécialisé Théologie morale (catholicisme)

Courants à l’intérieur de l’Église catholique romaine

Outre les diverses Églises se réclamant du catholicisme, le catholicisme romain abrite plusieurs courants :
- Conservateurs :
  - Opus Dei, prélature personnelle et organisation politique
  - Légion du Christ
  - Fraternité Saint-Pierre, courant catholique traditionaliste constitué par la branche ralliée (motu proprio Ecclesia Dei) de la fraternité créée par Mgr Marcel Lefebvre, la Fraternité Saint-Pie X, déclarée schismatique en 1988.
- Charismatiques : Mouvements créés après Vatican II qui accordent une large place à l'action de l'Esprit Saint dans leur vie en s'inspirant des assemblées pentecôtistes américaines. On recense (liste non exhaustive) :
  - le mouvement des Focolari,
  - les communautés de l'Arche,
  - la Communauté du Chemin Neuf,
  - la Communauté de l'Emmanuel,
  - la Communauté des Béatitudes, initialement dénommée Lion de Juda.
- Réformateurs, dont l’emblème en Europe est NSAE (« Nous sommes aussi l’Église »). Ce mouvement né dans les pays germanophones (« Wir sind Kirche »), lutte pour un plus grand rôle des croyants laïcs au sein de l’église et pour des réformes sur la question des personnes remariées, des homosexuels, du célibat du clergé et pour l’admission des femmes parmi les prêtres; l’Association Marcel Légaut, un courant libéral au sein du catholicisme. Voir l’article Catholiques réformateurs.
- Cas particulier de la Théologie de la libération : ce courant latino-américain d’inspiration marxiste fut condamné dans un premier temps par Jean-Paul II puis accepté par la suite moyennant certaines mises au point.

Situation de l’Église catholique dans le monde

Politique

Du fait de l’ambition politique des papes et du caractère nobiliaire des dignités et grades ecclésiastiques, l’histoire temporelle de l’Église catholique romaine s’entremêle étroitement avec l’histoire de l’Occident, jusqu’au printemps des peuples. Longtemps puissance temporelle, l’Église catholique romaine se concentre progressivement sur sa mission spirituelle. Depuis Pastor Æternus, 1870, l’ambition de primauté symbolique se substitue à l’exercice temporel du pouvoir, progressant suivant les relations qu’elle entretient avec les gouvernements comme avec les autres religions. Voir Lutte du Sacerdoce et de l'Empire. En 1929, le pape Pie XI signera les accords du Latran avec l'État italien qui lui concédera l'existence de l'État du vatican. L'Église catholique est toujours présente dans les institutions politiques internationales (ONU, Europe). Elle joue parfois un rôle de médiation dans certains conflits.

Par pays


- Catholicisme en Belgique sur Wikinations.be
- Catholicisme en France

Débats contemporains

Une procédure de non réception est en cours que peu de catholiques ont remarquée. On supprime, sans bruit et sans débat, le Filioque du symbole de Nicée-Constantinople. Cette procédure est en cours depuis la publication de la déclaration Dominus Jesus, en 2000 dont il fut absent 4 jours durant dans la version française publiée sur le site du Vatican. Rétabli dans la version française, il est toujours absent des versions dans les autres langues européennes de la confession de foi qui ouvre le document. Les observateurs ont remarqué que dans les prières publiques, le pape Jean-Paul II l’omettait systématiquement. Le Filioquisme, un ajout de Charlemagne, matérialise une série de ressentiments entre les christianismes orientaux et occidental, qui aboutit au Grand Schisme de 1054. L’actuelle procédure de non-réception est significative des efforts de l’église romaine en directions des églises orthodoxes. C’est la première fois qu’elle consent un compromis doctrinal. Parcours débats contemporains
- crise moderniste
- Concile Vatican II
- catholicisme libéral
- Catholiques réformateurs
- Relations du catholicisme avec les autres religions
- Relations de l'Église catholique romaine avec les autres Églises
- Théologie catholique du XXe siècle
- sectaire : lire [http://www.monde-diplomatique.fr/1995/09/NORMAND/1758 Opus Dei]

Organisations catholiques


- caritatives : Caritas, Ordre de Malte
- presse : La Croix, l’Osservatore Romano, [http://www.france-catholique.fr/ France Catholique], Télérama, Famille chrétienne
- agence de presse : [http://infocatho.cef.fr/fichiers_html/panoramique/10panoramique.html InfoCatho], [http://www.zenit.org/french/ Zénith]
- éditions : [http://www.editionsdujubile.com/ Editions du Jubile (ex-Sarment)], Mâme, Ad Solem, Bayard Presse, Le Monde

Sites externes


- [http://www.vatican.va/ Site officiel du Vatican]
- [http://fr.wikikto.org/index.php/Accueil Wikikto] (prononcer
wiki-catéo), l'encyclopédie catholique libre (site non officiel)
- [http://catho.org/ Bibliothèque catholique en ligne (12000 pages): Bibles, Pères de l'Eglise, Conciles, Magistère] Eglise catholique romaine simple:Roman Catholicism


Faculté


- Une faculté, un département d'une université chargé de l'enseignement d'une discipline.
- Une faculté désigne aussi une aptitude, une capacité.

Bruxelles

] Bruxelles (Brussel en néerlandais, Brüssel en allemand, Brussels en anglais) est la capitale de la Belgique, ainsi que le siège des institutions de plusieurs de ses entités fédérées (la Communauté française de Belgique , la Communauté flamande, la Région de Bruxelles-Capitale et la Région flamande), de l'OTAN et de certaines institutions de l'Union européenne. Son nom se prononce « brussell » (le « x » se prononce « s » comme dans Auxerre). Le terme Bruxelles est utilisé le plus souvent pour indiquer sa fonction de capitale multiple, soit l'agglomération, soit (mais moins souvent) la commune proprement dite (on parle plutôt de Bruxelles-ville). Par extension, « Bruxelles » peut également désigner les autorités européennes.

Généralités

leftIl faut distinguer l'agglomération de Bruxelles, au sens géographique informel du terme, des divisions politiques et administratives qui recouvrent des zones d'étendues différentes : D'une part, la Région de Bruxelles-Capitale, qui regroupe 19 communes (sur une superficie de 160km²), représentée en gris et rouge sur la carte ci-contre. D'autre part, la ville de Bruxelles ou Bruxelles-ville, une des 19 communes de cette Région, représentée en rouge sur la carte. Elle en occupe le centre historique ceinturé par les grands boulevards (parfois appelé le pentagone), les quartiers de Laeken, Neder-over-Heembeek et Haren au nord, le quartier européen à l'est, ainsi que l'axe des avenues Louise et Roosevelt et le bois de la Cambre au sud. Pour ses fonctions de capitale, il n'est pas fait de distinction entre la ville et la région. bois de la Cambre] La ville de Bruxelles seule compte environ 143 000 habitants. L'agglomération bruxelloise s'étend sur les 19 communes de la Région de Bruxelles-Capitale et même au-delà, jusqu'en Wallonie au sud et en Flandre au nord ainsi qu'à l'ouest et à l'est. Bruxelles-Capitale (que l'on peut considérer comme le centre urbain avec ses 19 communes) compte environ 1 million d'habitants pour 1,2 à 1,4 million à l'agglomération (le nombre étant difficile à estimer, suite aux définitions fort différentes des géographes et à l'absence d'institution officielle depuis la reprise des compétences de l'ancienne agglomération par la région). La zone de rayonnement économique bruxelloise comprend une grande partie des deux provinces de Brabant. Elle regroupe les régions qui sont fortement dépendantes économiquement de la capitale et représente environ 2 millions d'habitants. C'est à Bruxelles (Evere) que se situe le siège de l'OTAN. OTAN]] Y siègent également de nombreuses institutions européennes, telles que :
- le Conseil de l'Union européenne ;
- la Commission européenne ;
- les commissions du Parlement européen et ses sessions additionnelles ;
- le Conseil européen
- le Comité des régions ;
- le Comité économique et social. C'est pourquoi elle est souvent qualifiée (avec Strasbourg et Luxembourg) de capitale de l'Union européenne, bien que l'Union ne dispose pas formellement de capitale. Bruxelles est membre de l'Organisation des villes du patrimoine mondial.

Histoire

Bruxelles, qui a fêté son millénaire en 1979, a une histoire mouvementée liée à celle du continent européen dans la même période. Article détaillé : Histoire de Bruxelles

Économie

L'économie de Bruxelles est dominée par des activités dans le secteur des services et des pouvoirs publics. Souvent, ces activités sont directement ou indirectement liées avec les fonctions de capitale de la Belgique et de l'Union Européenne : Union Européenne
- Bruxelles étant, entre autres, le siège de la Commission Européenne et du Conseil de l'Union Européenne, nombreux sont les services administratifs qui gravitent autour de ces deux institutions. Le Parlement européen a également son siège à Bruxelles pour les sessions extraordinaires et les commissions ;
- L'OTAN a également son siège à Bruxelles ;
- ministères et institutions nationaux belges, francophones, flamands… ;
- sièges sociaux de la majorité des grandes sociétés belges ;
- sièges régionaux et européens de beaucoup de sociétés multinationales ;
- sociétes de conseil, services juridiques, ainsi que les nombreux groupes d'intérêt (lobbies) belges et européens … ;
- secteur d'hôtellerie et de loisirs ;
- transport aérien, routier…

Transports

Bruxelles est desservie par plusieurs gares :
- les plus importantes pour le trafic voyageur se trouvent sur la jonction Nord-Midi ; tous les trains voyageurs nationaux à partir de Bruxelles s'y arrêtent :
  - Gare du Midi (principale gare internationale, desservie par le TGV classique, l'Eurostar et le Thalys)
  - Gare Centrale
  - Gare du Nord Deux autres gares de moindre importance sont également située sur la jonction Nord-Midi:
  - Bruxelles-Chapelle
  - Bruxelles-Congrès
- les autres gares importantes se trouvent dans le quartier des institutions européennes, les trains en direction de Namur et Luxembourg s'y arrêtent :
  - Gare de Bruxelles-Luxembourg (anciennement Quartier Léopold)
  - Gare de Bruxelles-Schuman
- et aussi:
  - Gare d'Etterbeek
  - Gare de Boitsfort
  - Gare de Watermael
  - Gare de l'Ouest
  - Gare de Schaerbeek La ville est entourée de trois grands axes périphériques concentriques:
- le Ring : autoroute périphérique contournant la grande banlieue bruxelloise
- la grande ceinture : boulevards (interrompue au Sud au Bois de la Cambre).
- la petite ceinture : série de tunnels et de voies rapides encerclant totalement le centre-ville, suivant le tracé d'une muraille médiévale du () et () qu'on ne traversait qu'aux huit portes restées célèbres : portes de Namur, Hal, Anderlecht, Flandre, Rivage, Laeken, Schaerbeek et Louvain. Les transports urbains sont assurés par un réseau dense de tramways en surface et souterrains, et d'autobus. Deux lignes de métro desservent également la ville : la première (lignes 1A et 1B) traverse toute la région d'est en ouest ; la seconde (ligne 2) suit le trajet de la petite ceinture. Le métro bruxellois compte 68 stations. Il existe un projet de RER devant apporter une réponse aux gros problèmes de mobilité rencontrés par la ville. Bruxelles est aussi desservi par deux aéroports, Bruxelles-National à Zaventem et Bruxelles-Sud à Charleroi.

Lieux touristiques

Charleroi
- La Grand-Place et l'Hôtel de ville.
- Le Sablon (quartier des antiquaires).
- Le quartier des Marolles et son célèbre marché aux puces, sur la place du Jeu de Balle. Le quartier est dominé par le bâtiment imposant du Palais de Justice auquel il est relié par un ascenseur moderne.
- Le Manneken Pis (et Jeanneke Pis, d'intérêt moindre). Jeanneke Pis]
- LÎlot Sacré, quartier protégé au nord de la Grand-Place.
- La cathédrale Saints-Michel-et-Gudule.
- La Place royale, à proximité du Palais Royal, du musée des instruments de musique et des musées d'arts anciens et contemporains.
- La Basilique du Sacré-Cœur à Koekelberg.
- Le Parc de Bruxelles, entre le Palais Royal et le Parlement.
- Le parc du Cinquantenaire