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Sorbonne
Catégorie:Sorbonne
Catégorie:Université parisienne
Catégorie:Université parisienne
Appellation
Plusieurs universités parisiennes comportent actuellement le nom « Sorbonne » dans leur intitulé, ou revendiquent une filiation avec la Sorbonne :
- Paris I (Panthéon-Sorbonne), qui abrite également l'observatoire de la Sorbonne.
- Paris II (Panthéon-Assas)
- Paris III (Sorbonne nouvelle)
- Paris IV (Paris-Sorbonne)
- Paris V (René Descartes)
Ces cinq universités publiques possèdent des locaux dans les bâtiments historiques de la Sorbonne. Ceux-ci accueillent également le [http://www.sorbonne.fr rectorat de l'Académie de Paris], l'École des Chartes et l'École pratique des hautes études.
Ces universités publiques ne sont pas à confondre avec le Collège de Sorbon (Ardennes) ni avec l'Ecole Supérieure Robert de Sorbon (Vienne) http://www.sorbon.fr établissement d'enseignement supérieur privé français enregistré et appliquant la (VAE) Validation des Acquis de l'Expérience et l'évaluation des diplômes étrangers (Centre d'Evaluation et d'Equivalence des Diplômes Etrangers)http://www.ceede.com. L'Université Francophone Robert de Sorbon, quand à elle, est Nord Américaine (Charte de l'état du Maine, état ayant après la Louisiane le plus grand nombre de francophones) http://www.sorbonedu.com .
École pratique des hautes études
Historique
La Sorbonne est une des plus anciennes universités d'Europe fondée par Robert de Sorbon à Paris en 1257. On y enseignait principalement la théologie aux étudiants pauvres et elle s'est développée rapidement. Paris devint un grand centre culturel et scientifique en Europe dès le avec plus de 20 000 étudiants.
Dès 1554, la Sorbonne devint une université importante. Agrandie au par Richelieu,la chapelle de la Sorbonne appartient aux chefs-d'œuvres de l'architecture classique parisienne. Elle renferme un orgue de DALLERY, non entretenu depuis plus de 150 ans, et actuellement injouable, bien que conservé en grande part.Les bâtiments de l'université, qu'on peut admirer de nos jours, datent de la fin du .
En mai 1968, La Sorbonne fut le point de départ des manifestations étudiantes qui aboutirent en un ample mouvement révolutionnaire dans toute la France. La première émeute de mai 1968 se déclenche suite à l'intervention de la police dans la cour de la Sorbonne. Le 3 mai, des centaines d'étudiants se sont en effet rassemblés dans la cour en prévision d'une attaque de l'extrême-droite. Il y a là toutes les tendances de l'extrême-gauche : trotskystes, maoïstes, ou anarchistes. Les services d'ordre gauchistes sont armés de manches de pioche et prêts à l'affrontement. En faisant appel à la police, le doyen de l'université va ainsi déclencher la première émeute du mois de mai. A partir du 13 mai, la grève générale commence et la Sorbonne est occupée.
En 1969, la dispersion de l'université parisienne en sept établissements (La Sorbonne, Assas, Censier, Jussieu, Vincennes, Dauphine) facilite l'écrasement du mouvement étudiant.
En [1995]], l'annexe du Panthéon a été à nouveau occupée durant quelques jours par des étudiants non-inscrits. Depuis, la Sorbonne est fermée au public : seuls les étudiants et le personnel de l'université sont autorisés à y avoir accès.
En 2004, un étudiant de la Sorbonne a été incarcéré durant trois semaines pour avoir participé à une manifestation antisécuritaire à l'université de Nanterre.
Personnes célèbres ayant fréquenté ou fréquentant la Sorbonne
université de Nanterre
université de Nanterre
- Michel Aflaq politicien
- Alexandre Alekhine grand maître international d'échecs
- Jean-Jacques Ampère physicien
- Theo Angelopoulos cinéaste
- Antoine Arnauld écrivain
- François Victor Alphonse Aulard
- Joaquin Balaguer
- Georges Bataille écrivain
- Henri Bergson philosophe
- Claude Bernard biologiste
- Nicolas Boileau-Despreaux poète
- Ferdinand Buisson prix nobel de la paix, fondateur de la L.D.H.
- Jean Calvin théologien
- Roch Carrier romancier et dramaturge
- André Chamson écrivain et essayiste
- André Chastel historien
- Adrienne Clarkson politicienne canadienne
- Victor Cousin philosophe
- Marie Curie physicienne
- Pierre Curie physicien
- Simone de Beauvoir écrivain
- Jean Philibert Damiron
- Raymond Duchamp-Villon
- Erasme théologien
- Claude Charles Fauriel
- Jacques Derrida philosophe
- Jean Favier historien
- Moshe Feldenkrais
- Lawrence Ferlinghetti
- Gautier de Châtillon
- Nicolas Eugène Géruzez
- Jean-Luc Godard cinéaste
- Petar Guberina
- François Guizot
- Abimael Guzmán
- Francis Seymour Haden
- Gabriel Hanotaux
- Mahmoud Hessaby
- Vilayat Inayat Khan
- Paul Janet
- Frédéric Joliot physicien
- Irène Joliot-Curie physicienne
- Michel Journiac artiste
- Venceslas Kruta
- Benny Lévy Philosophe et écrivain français
- Camille le Tellier de Louvois
- Norman Mailer écrivain
- Roger Martin du Gard écrivain
- François Mauriac écrivain
- Marsile de Padoue théologien
- Gaston Paris
- Henri Poincaré mathématicien et physicien
- Pol Pot dictateur
- André Morellet
- Peter Martin Ngo-Dinh-Thuc
- Mikhail Vasilievich Ostrogradsky
- Pierre de Blois
- Alexandre V antipape
- Pauline Réage
- Vera Maria Rosenberg (Vera Atkins of SOE)
- Pierre Paul Royer-Collard
- Ibrahim Rugova
- Émile Saisset
- Jean-Pierre Serre
- Ali Shariati
- Emmanuel Joseph Sieyès
- Pierre Teilhard de Chardin géologue, philosophe et théologien
- Pierre Elliott Trudeau politicien canadien
- Marina Tsvetaeva
- Anne Robert Jacques Turgot, Baron de Laune
- John Napier Turner
- Étienne Vacherot
- Jacques Vergès avocat
- Sergio Vieira de Mello
- Abel-François Villemain
- Sam Waterston
- Benoît XVI pape
- Michel Moine
- Ibrahim Sued
- Luiz Inácio Lula da Silva homme politique
Voir aussi
- Ve arrondissement
Lien externe
- [http://www.sorbonne.fr/ Site officiel de la Sorbonne]
Catégorie:SorbonneSorbonne
Université de Paris -
L’Université de Paris a été fondée en 1150 et était connue comme la Sorbonne. Suivant les évènements de mai 1968, l’université de Paris fut divisée en 1970 en plusieurs unités administratives plus gérables.
Liste des institutions
- Université de Paris I - Panthéon-Sorbonne ([http://www.univ-paris1.fr site internet])
- Université de Paris II - Panthéon-Assas ([http://www.u-paris2.fr site internet])
- Université de Paris III - Sorbonne Nouvelle ([http://www.univ-paris3.fr site internet])
- Université de Paris IV - Paris-Sorbonne ([http://www.paris4.sorbonne.fr site internet])
- Université de Paris V - René Descartes ([http://www.univ-paris5.fr site internet])
- Université de Paris VI - Pierre et Marie Curie ([http://www.upmc.fr site internet])
- Université de Paris VII - Denis Diderot ([http://www.sigu7.jussieu.fr site internet])
- Université de Paris VIII - Vincennes-Saint-Denis ([http://www.univ-paris8.fr site internet])
- Université de technologie en sciences des organisations et de la décision de Paris-Dauphine ou Université Paris-Dauphine (anciennement Université Paris IX) ([http://www.dauphine.fr site internet])
- Université de Paris X - Nanterre ([http://www.u-paris10.fr site internet])
- Université de Paris XI - Paris Sud ([http://www.u-psud.fr site internet])
- Université de Paris XII Val-de-Marne - Paris-Val-De-Marne ([http://www.univ-paris12.fr site internet])
- Université de Paris XIII - Paris Nord ([http://www.univ-paris13.fr site internet])
Voir aussi
- La Sorbonne
- Le campus de Jussieu
- Cesar Egasse du Boulay
Lien externe
[http://www.univ-paris1.fr/universite/historique/article164.html Histoire des universités de Paris]
ja:パリ大学
Université de Paris I
Catégorie:Université parisienne
L'Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne est le premier pôle universitaire français toutes disciplines confondues : Sciences économiques et de gestion, Arts et Sciences humaines, Sciences juridiques et politiques. À la suite des évènements de mai 1968, l’Université de Paris a été divisée en 7 Universités nouvelles, à l’initiative des universitaires eux-mêmes. À l’instigation notamment des Professeurs François Luchaire (Droit), Henri Bartoli (Économie) et Hélène Ahrweiler (Sciences Humaines), l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne est née en 1971 du regroupement d’une partie de la Faculté de Droit et Sciences Économiques (Panthéon) et d’une partie de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines (Sorbonne).
Cette dispersion a permis aux autorités d'écraser plus facilement le mouvement étudiant issu de 1968. Ainsi, les étudiants de première et deuxième années n'ont pas cours à la Sorbonne mais dans des annexes situées notamment à Clignancourt ou rue de Tolbiac, dans le 13e arrondissement. Dans les années 60, la tour de Tolbiac a ainsi été conçue par les architectes dans une perspective anti-insurrectionnelle : tout y a été étudié pour empêcher et contenir les rassemblements étudiants. La tour de Tolbiac est ainsi l'exacte antithèse du campus de Nanterre. Ce dispostif a permis d'empêcher le prolongement du mouvement de 1968, d'éradiquer quasiment toute forme de contestation à la Sorbonne, et de limiter l'agitation à Tolbiac.
L'université de Tolbiac a cependant été traversée par tous les mouvements étudiants qui se sont déroulés depuis 1968 : en 1976, en 1986, en 1994, en 1995, en 1997, et en 2003. En 1978, des étudiants sont parvenus à défier les autorités en organisant plusieurs concerts punk dans un amphithéâtre de Tolbiac. En 1997, un amphithéâtre de Tolbiac a été occupé par les étudiants durant un mois.
En 2003, la tour de Tolbiac a été totalement paralysée par une grève de plusieurs semaines. L'ordre n'a été rétabli qu'à la suite de l'occupation prolongée de l'université par les gendarmes mobiles. En novembre 2004, un étudiant de Paris I a été incarcéré durant trois semaines pour avoir participé à une manifestation antisécuritaire à l'université de Nanterre.
Adresse
L'Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne est situé au 12, place du Panthéon (75231 Paris cedex 05) à Paris
Unités de Formation et de Recherche (UFR)
Il y a 14 Unités de Formation et de Recherche à L'Université Panthéon-Sorbonne repartis en 3 départements d'étude :
# Sciences Economiques et de Gestion
##Economie
##Gestion et Economie d’entreprise
##Mathématiques et Informatique
# Sciences Humaines
## Histoire de l’Art et Archéologie
##Arts plastiques et sciences de l’art
##Géographie
##Histoire
##Philosophie
#Sciences Juridiques et Politique
##Etudes juridiques générales
##Droit, Administration et secteur publics
##Droit des Affaires
##Etudes internationales et européennes
##Science politique
##Travail et études sociales - AES et droit social
Voir aussi
- La Sorbonne
- Université de Paris
- [http://www.univ-paris1.fr Site de Paris I]
- [http://oxygenefse.free.fr/ Fédération Syndicale Etudiante de Paris I (Oxygène-FSE)]
Université de Paris II
Catégorie:Université parisienne
L’université Paris II Panthéon-Assas est une des treize universités parisiennes. Elle est l’héritière de la Faculté de Droit de Paris.
Surtout reconnue pour son excellence dans l’enseignement du Droit, elle dispose aussi de cursus de Sciences Économiques, de Sciences Politiques et d’AES (Administration Économique et Sociale), d'Information et communication et de Science politique, de qualité.
Historique
L’Université doit son nom à sa double implantation : face au Panthéon (2ème année de master) et 92, rue d'Assas dans le VI arrondissement de Paris (deuxième et troisième années de licence, premières années de master, voire certaines deuxièmes années de master). En outre, l’Université Paris II dispose de locaux rue de Vaugirard (1ère année de licence de droit, voire 2èmes années de licence de science économique et administration économique et sociale), 122 rue de Vaugirard (site de l'Institut de préparation à l'administration générale et du centre de formtion permanente) ainsi qu’à Melun en Seine-et-Marne (les trois années de licence pour les étudiants seine-et-marnais). Il est à noter que le site du 12, place du Panthéon en est le siège social, ainsi que de l'Université Panthéon-Sorbonne Paris I.
L'institut d'études judiciaires (IEJ), situé place du Panthéon, et dont certains cours sont dispensés rue d'Assas, prépare aux concours de l'Ecole nationale de la magistrature, à l'examen d'entrée au Centre régional de formation à la profession d'avocat et au concours de commissaire de police.
Elections universitaires
L'Université est réputée être l’université la plus conservatrice de Paris, berceau aujourd'hui inactif des mouvements étudiants d’extrême-droite en France. Jean-Marie Le Pen avait d’ailleurs présidé la « Corpo Droit » dans les années 50 avant son entrée en politique, François Mitterrand fait ses classes aux Croix de Feu et Alain Madelin à Occident.
Mais depuis 1993, le syndicat UNEF arrive en première position aux différentes élections universitaires avec en moyenne 25 % des voix devant l'UNI (moyenne de 20 %), assas.net et la Corpo.
L'extrême droite (représentée par plusieurs mouvements de l'ex-GUD à l'Union des étudiants de droite-FNJ) y réunit au total autour de 15 % des suffrages.
Mais le taux d'abstention est relativement important lors de ces élections. Parmi les autres syndicats étudiants, on peut citer le BDE (Bureau des étudiants, rivale de la Corpo) ou encore l'association A.S.T.E.R.I.X. luttant contre le racisme, l'intégrisme et la xénophobie ainsi que l'association folklorique "Les Fils de la Pétaudière" qui eut également de nombreuses voix et des élus à la fin des années 1980 et au début des années 1990.
On constate un regain de la droite extréme à partir du début de l'année 2005 avec l'apparition du mouvement Rassemblement Etudiant de droite qui perturba une conférence de Simone Veil et quigrace aux élus qu'il obtint dans les conseils centraux ne manque une occasion d'attaquer les valeurs de tolérance et de fraternité
Administration et liste de professeurs
Depuis 2002, l'actuelle Présidente de l'université est Madame le Professeur Jacqueline Dutheil de la Rochère, spécialiste de droit communautaire. Elle a succédé à Monsieur Bernard Teyssié (1997-2002, droit social, actuellement Directeur de l'Ecole doctorale de droit privé), Monsieur Philippe Ardant (1993-1997, Professeur émérite de l'Université et de l'IEP de Paris, ancien Ambassadeur, ancien Président de l'Institut du Monde Arabe, droit constitutionnel), Monsieur Georges Durry (1989-1993, Professeur émérite, ancien responsable du DESS assurances, droit civil des personnes, des biens et des obligtions, institutions judiciaires), Monsieur Jacques Robert (Professeur émérite, ancien Membre du Conseil constitutionnel de 1989 à 1998, droit constitutionnel et libertés fondamentales). Georges Vedel, de l'Académie française, connu pour ses manuels, notamment ceux rédigés avec Monsieur le Professeur Pierre Delvolvé et avoir été Membre du Conseil constitutionnel, en a été le Doyen.
L'institut d'études judiciaires est actuellement dirigé par Monsieur le Professeur Philippe Théry (droit processuel, procédures civiles d'exécution, droit des sûretés, Directeur du master Culture juridique, destiné aux étudiants étrangers francophones) ; il succède à Monsieur le Professeur Serge Guinchard (Doyen honoraire de Lyon III, droit processuel, procédures civile et pénale). Le directeur des études en est Monsieur Frédéric Debove (Maître de conférences en droit privé, droits pénal et de la famille) ; il y succède à Madame Michèle Harichaux, Maître de conférences honoraire en droit privé.
L'institut de préparation à l'administration générale (IPAG), situé dans le site "Vaugirard II" du 122 rue de Vaugirard, prépare aux concours administratifs de catégorie A et à celui de Conseiller des tribunaux administratifs et des cours administratifs d'appel. Son Président est Monsieur Serge Salon, son Directeur Monsieur le Professeur Jean-Michel Lemoyne de Forges (Responsable du master Administration et gestion publique, ex-Directeur des études de l'ENA) ; son Directeur des études est Monsieur Christian Lepagnot, Professeur d'histoire et géoggraphie. Y sont rattachés la licence d'administration publique, les masters de juriste territorial, d'Administration et gestion publique, d'Administration et politiques publiques, de Droit sanitaire et social. Il est en relation avec le Centre d'études et de recherches en science administrative (CERSA), Unité mixte de recherche en co-tutelle du CNRS et de l'Université, que dirige Monsieur le Professeur Jacques Chevallier, qui a succédé à ce poste à Monsieur le Professeur Lemoyne de Forges.
Messieurs les Professeurs François Terré (émérite, droit civil des personnes, des obligations et des biens, ex-Responsable du DEA Philosophie du droit) et Albert Rigaudière (responsable du DEA Histoire du droit) sont membres de l'Académie des Sciences morales et politiques.
Certains enseignants sont d'anciens doyens d'autres universités, comme Messieurs les Professeurs Claude Blumann (co-responsable du master Droit de l'Union européenne, Doyen honoraire de l'Université François Rabelais de Tours) et Serge Guinchard (droit processuel, Doyen honoraire de l'Université Lyon III Jean Moulin, ex-Directeur de l'Institut d'études judiciaires Pierre Raynaud de Paris II).
Monsieur le Président honoraire Bernard Teyssié, Professeur de droit social, responsable du D.E.S.S. ressources humaines, succède en 2004 à Monsieur le Professeur Yves Lequette (droits des obligations et des successions) à la tête de l'Ecole doctorale de droit privé.
Monsieur le Professeur Jean-Jacques Bienvenu (droit fiscal et droit administratif des biens), succède en 2002 à Monsieur le Professeur Pierre Delvolvé (droit et contentieux administratif, droit de la réglementation économique, conférence d'agrégation, ex-responsable du DEA droit public de l'économie) à la tête de l'Ecole doctorale de droiit public, sciences administrative et politique.
Monsieur le Professeur Stéphane Rials, responsable du Master Philosophie du droit, succède en 2004 à Monsieur le Professeur André Castaldo (histoire du droit et des régimes politiques) à la tête de l'Ecole doctorale de Procès, histoire, philosophie et sociologie du droit.
Monsieur le Professeur Charles Leben co-dirige l'Ecole doctorale de droits comparé, international, européen et comparé.
Monsieur le Professeur Alain Redslob co-dirige l'Ecole doctorale de sciences économique.
Etudiants célèbres
Voie privilégiée pour l’accès aux professions juridiques, ses couloirs ont par ailleurs vu passer beaucoup de hauts fonctionnaires en pleine activité aujourd’hui. Jean-Pierre Raffarin et Dominique de Villepin, ancien et actuel premiers ministres, en sont d'anciens élèves. En sont diplômés Madame Simone Veil, Messieurs Jean-Marie Le Pen, Michel Rocard, Patrick Devedjian, Alain Madelin, mais aussi Monsieur Marc-Olivier Fogiel qui y obtint un DEUG en sciences économiques et Philippe Risoli, qui obtint une maîtrise de droit privé.
Université de Paris IV
Catégorie:Université parisienne
L'Université Paris IV (Paris-Sorbonne) est l'une des treize universités parisiennes. C'est l'héritière de la faculté de Lettres et Sciences Humaines de la Sorbonne. Elle partage avec quatre autres universités l'appellation et les locaux historiques de la Sorbonne dans le Vème arrondissement de Paris.
Université de Paris V
L'université René Descartes - Paris V est une université située dans le Quartier Latin, 12 rue de l’École de Médecine, dans le 6 arrondissement.
Le centre administratif et historique est implanté dans les imposants bâtiments de l'ancien Collège de chirurgie.
généralités
L'UFR de médecine est la plus importante de France par sa taille, l'université dispensant aussi des cours en mathématiques, droit, économie et sciences humaines et sociales. L'ensemble des cursus est passé au régime LMD à la rentrée 2004/2005
L'université Paris 5 René Descartes a choisi de se nommer Paris Descartes à la rentrée 2005/2006. Afin d'améliorer la visibilité internationale des publications, elle a demandé à ses enseignants chercheurs que ce nom soit placé en premier lieu, avant l'intitulé d'une des 90 unités de recherche, d'une des 7 des écoles doctorales ou d'un des 5 IFR (Instituts Fédératifs de recherche) qui fédèrent un tiers des laboratoires de l'université. Le LMD a permis de créer des transversalités entre ses 10 UFR en les organisant en 3 domaines de formation : sciences de la vie et de la santé, sciences humaines et sociales, sciences juridiques, économiques et de gestion, au niveau master, auxquels s'ajoutent au niveau licence un domaine sciences et technologie. Le secteur santé (médecine, odontologie, pharmacie) est hors système LMD.
Elle compte 30 000 étudiants, auxquels elle offre un environnement numérique de travail nomade : extranet, bibliothèque en ligne, en environnement WIFI avec prêts de portables dès l'année 2005/2006.
syndicalisme
(à compléter)
estudiantin
Le syndicalisme est peu implanté parmi les étudiants de Paris V. En effet les corporations ont un poids énorme, surtout en médecine, droit et pharmacie.
L'UNEF était auparavant présente de manière non négligeable toutefois, mais il y a peu de temps une part importante des membres de l'UNEF - Paris V et en particulier leurs responsables sont sortis de l'UNEF et se sont affiliés la Confédération étudiante, petit syndicat étudiant de droite. Les locaux qui appartenaient à l'UNEF se sont donc retrouvés appartenir à la Confédération étudiante, et les membres de l'UNEF qui n'avaient pas quitté l'UNEF se sont retrouvés sans locaux, l'administration jugeant ceux-ci dorénavant non-représentatifs : les locaux avaient été obtenus grâce à des victoires électorales de l'UNEF, mais les élus UNEF étant partis à la Confédération étudiante... plus de locaux. L'UNEF se reconstruit toutefois et reste majoritaire en nombre de membres.
On ne trouve pas d'autre syndicat estudiantin sur Paris V que l'UNEF et la Confédération étudiante. Toutefois, on peut trouver un réseau non négligeable et de plus en plus large d'étudiants voulant construire une section SUD Étudiant.
syndicalisme du personnel
syndicalisme des professeurs
etc.
Voir aussi
- Université de Paris
- [http://www.univ-paris5.fr Site officiel de l'université Paris V]
- IUT Paris
Catégorie:Université parisienne
École pratique des hautes études
L'École pratique des hautes études (EPHE), fondée en 1868 par un décret de Victor Duruy, ministre de l'Instruction publique, est aujourd'hui un « grand établissement d'enseignement supérieur » relevant du ministère de l'Éducation.
Les enseignements y sont dispensés par des chercheurs de haut niveau. Les cours ou séminaires sont accessibles à tous. L'EPHE délivre des diplômes propres, ainsi que des diplômes nationaux de troisième cycle (DEA et doctorat).
Elle comprend actuellement trois sections :
#Sciences de la vie et de la terre ;
#Sciences historiques et philologiques (connue également sous le nom de « IVe section ») ;
#Sciences religieuses (section fondée en 1886).
Liens externes
- [http://www.ephe.sorbonne.fr/ Site officiel de EPHE]
Ecole pratique des hautes études
Europe
L'Europe est un continent ou une partie de l'Eurasie (péninsule occidentale), voire de l'Eurafrasie, selon le point de vue. Elle est parfois qualifiée de « Vieux Continent » (ou « Ancien Monde »), par opposition au « Nouveau Monde » (Amérique).
Amérique
Dans la mythologie grecque, Europe fille d'Agénor (Ευρώπη en grec) est une princesse phénicienne qui fut enlevée par Zeus métamorphosé en taureau blanc, et emmenée sur l'île de Crète où elle donna naissance à Minos. Dans les œuvres d'Homère, Ευρώπη est une reine mythologique de Crète et pas un terme géographique. Plus tard, le mot signifiait la Grèce continentale et depuis l'année -500 sa signification contient toute la terre au nord.
L'analyse la plus répandue de ce mot le considère comme une composition des mots grecs eurys (« large ») et ops (« visage »), mais il s'agit sans doute d'une étymologie incertaine. D'autres linguistes pensent qu'il vient du mot sémitique ereb, qui signifie « coucher du soleil » (donc occident). Dans une perspective asiatique ou moyen-orientale, le soleil se couche effectivement en Europe, la terre à l'ouest. Et la princesse phénicienne (donc sémitique) a bien été enlevée par Zeus vers le couchant.
Géographie
Géographie
Les limites terrestres de l'Europe sont parfois floues. Celle-ci serait, dans la vision européenne traditionnelle, séparée de l'Asie à l'est par le massif de l'Oural, le fleuve Oural, la mer Caspienne et le massif du Caucase. Les détroits du Bosphore et de Gibraltar séparent l'Europe respectivement de l'Asie et de l'Afrique. Le continent est bordé à l'ouest par l'océan Atlantique et au nord par l'Arctique. La mer Méditerranée délimite le continent au sud. Sont considérées européennes l'Islande et les principales îles de la Méditerranée - le cas de Chypre est le plus sujet à caution, au moins sur le plan géographique. Jusqu'ici la délimitation est claire, mais elle se complique avec les cas de la Russie et la Turquie, classées politiquement en Europe, qui ont une bonne partie de leur territoire en asie.
Dans la vision actuelle, qui fait unanimité, le contour de l'Europe peut s'affiner et s'imaginer à partir des États membres du Conseil de l'Europe.
Quelques îles de l'Atlantique (Madère, Canaries, Açores) que la géographie ne rattache pas à ce continent sont considérées comme européennes par l'origine de leur peuplement et de leur culture. C'est aussi le cas du Groenland, qui appartient au Danemark. On n'oubliera pas enfin que certains pays d'Europe occidentale ont conservé quelques colonies lointaines dont les habitants se retrouvent de facto européens, par exemple pour la France les départements et territoires d'outre-mer.
L'Europe a une superficie d'un peu plus de 10 millions de kilomètres carrés, précisément 10 392 855 km². Cela représente un tiers de l'Afrique ou un quart de l'Asie ou de l'Amérique.
On peut distinguer cinq grandes régions géographiques : Europe de l'Est, Europe centrale, Balkans, Europe de l'Ouest et Scandinavie.
Il faut noter que les frontières orientales de l'Europe sont avant tout politiques : la limite de l'Oural est due aux cartographes du tsar Pierre I le Grand au . De même, la frontière fut déplacée des hautes crêtes du Caucase vers la Caspienne au début du pour justifier l'annexion de la Géorgie et de l'Arménie dans l'empire russe. D'un point de vue plus scientifique, si l'on se réfère à la tectonique des plaques, l'Europe et la partie continentale de l'Asie ne sont qu'un seul et même continent, dénommé Eurasie. Aussi, quelques géographes éminents, tels que Alexander von Humboldt, considéraient-ils l'Europe comme une simple presqu'île de l'Asie.
Voir également les formations géologiques d'Europe.
L'Europe est caractérisée par un grand nombre de pénétrations de bras de mer entre des péninsules, qui contribuent ainsi à tempérer le climat du continent, par ailleurs réchauffé sur sa façade occidentale par le Gulf Stream.
La majeure partie du continent est située sous des latitudes tempérées et connaît donc quatre saisons bien marquées. Les régions côtières de la façade atlantique connaissent un climat océanique, adouci par le Gulf Stream, tandis que la grande plaine du nord-est est caractérisée par un climat continental. On peut aussi distinguer le climat montagnard des régions d'altitude (Alpes, Pyrénées, Alpes scandinaves) ainsi que le climat méditerranéen particulièrement clément du contour de la Méditerranée.
Des fouilles réalisées ces dernières années en Géorgie puis en Bulgarie permettent de dire que le genre Homo existe en Europe depuis environ 1,5 million d'années. Il est en effet probable que ses représentants aient peuplé l'Europe depuis le Caucase en suivant la voie danubienne.
On appelle anténéandertaliens les populations qui ont vécu en Europe il y a 800 000 à 400 000 ans. Ils sont notamment représentés par l'homme de Tautavel (- 450 000 ans), le « Français le plus ancien ».
Les premières traces de peuplement néandertalien en Europe remontent à 300 000 ans. Cette espèce humaine, très spécialisée, semble n'avoir existé qu'en Europe et au Proche-Orient. Elle a disparu il y a près de 35 000 ans.
L'homme moderne (dont les premières traces africaines remontent à 120 000 ans) apparaît en Europe il y a 40 000 ans, représenté notamment par l'homme de Cro-Magnon.
C'est aux Grecs qu'on doit le mot Europe, attesté pour la première fois au Il semble qu'il ait d'abord désigné pour eux la région continentale située au nord du golfe de Corinthe, puis les terres qu'ils découvraient peu à peu au nord du bassin méditerranéen.
Sur les rives de la Méditerranée, après l'essor de la Grèce, vient celui de la civilisation romaine. Plus au nord se développent des civilisations protohistoriques : Celtes, Germains, etc.
La constitution de l'Empire romain, puis le développement du christianisme, permettent une première ébauche d'unité européenne dont le centre politique et économique est la Méditerranée.
La lente désagrégation de cet empire et son incapacité à résister face aux incursions répétées des peuples germaniques entraînent sa dislocation puis l'effondrement de sa moitié occidentale. Divers peuples germaniques accaparent alors le pouvoir dans de nouvelles entités territoriales aux frontières mouvantes, préludes à la création des actuels États européens de l'ouest.
À l'est, l'empire romain d'Orient, ayant pour capitale Constantinople, subsiste et mue en un empire chrétien d'Orient où les habitants persistent à se considérer « Romains ».
Charlemagne est considéré comme le « père de l'Europe ». C'est en effet avec lui que le mot Europe prend une signification politique. On l'appelle de son vivant Pater Europae, et on trouve aussi l'expression Europa vel regnum Caroli (l'Europe, ou le royaume de Charles). L'Europe de Charlemagne, c'est d'abord une Europe franque, dans laquelle Rome ne joue plus le rôle majeur : s'il est sacré empereur d'Occident à Rome, c'est Aix-la-Chapelle qu'il choisit comme capitale de son empire. C'est aussi une Europe chrétienne : Charles se considère comme couronné par Dieu, et le fait que son sacre à Rome ait eu lieu un 25 décembre a valeur de symbole. C'est enfin une Europe occidentale, les projets d'union avec l'empire d'Orient envisagés vers l'an 800 ayant échoué.
Le Moyen Âge est, presque partout en Europe, l'époque de la féodalité d'où émergeront, sous l'impulsion de rois énergiques et ambitieux, les ébauches des premiers États modernes, souvent antagonistes comme la France et l'Angleterre.
L'empire d'Occident se désagrège rapidement après la mort de Charlemagne, puis disparaît au début du . En 962, Otton Ier crée le Saint Empire romain germanique, mais celui-ci ne peut s'étendre, contrecarré par la montée des nationalismes (France, Angleterre), par ses luttes avec la papauté, puis par le développement de l'empire ottoman lors de l'époque moderne.
L'empire byzantin, chrétien mais de culture essentiellement grecque, connaît d'importantes fluctuations de sa force et par conséquent de l'emprise de son territoire. Celui-ci s'étendra à son apogée sur une grande partie du rivage méditerranéen, d'abord sous Justinien Ier, puis sous les empereurs macédoniens, du IXe au .
La montée en puissance des Musulmans, puis le Grand Schisme (1054) entre le catholicisme et l'orthodoxie - suivi d'une croisade dirigée en 1202 à son encontre - affaiblissent l'empire d'Orient. Il est dépecé morceaux par morceaux par l'empire ottoman avant de disparaître lors de la chute de Constantinople en 1453.
En fait, c'est le terme de Chrétienté qui, durant quelques siècles, unira culturellement la plupart des Européens catholiques alors que le mot Europe disparaît des propos et des esprits. Les croisades sont l'une des rares concrétisations politique et militaire de ce sentiment d'appartenance.
A l'époque où l'Empire Byzantin s'effondre, la Reconquista touche à sa fin. 1492 est l'année de l'Espagne, avec la reconquête du dernier royaume maure (Grenade) en péninsule ibérique et le premier voyage de Christophe Colomb, sous l'égide des Rois catholiques qui va ouvrir la voie à l'établissement des hégémonies européennes.
Le rêve d'un grand empire européen renaît au , avec l'affrontement entre François Ier et Charles Quint, qui tous deux se disputent le trône du Saint-Empire. Grâce à l'appui des banquiers Fugger, Charles Quint l'emporte, se retrouvant à la tête d'un domaine très vaste, mais aussi très morcelé. Les diverses guerres menées contre la France ne donnent aucun résultat et, durant deux siècles, le découpage de l'Europe va évoluer au gré des alliances matrimoniales et des guerres entre États. Plus grave, le ciment du christianisme catholique, qui donnait un semblant d'union à cette Europe, éclate en morceaux avec la Réforme (ou plutôt les Réformes), dont l'impact politique est considérable, entraînant notamment la formation des Provinces-Unies et de la Confédération helvétique. Les guerres de religion, la guerre de Trente Ans, les guerres de Louis XIV rythment les XVI et XVII siècles. Les traités de Westphalie (1648) redessinent durablement la carte politique de l'Europe et l'équilibre des forces en présence.
L'Époque moderne est donc finalement marquée par un renforcement des nationalismes. C'est aussi l'époque où l'Europe s'étend très loin de ses frontières naturelles par la constitution des premiers empires coloniaux sur le continent américain, puis en Inde.
La Révolution française inaugure un bouleversement politique très important : les idées démocratiques apparaissent sur le devant de la scène et les campagnes de Napoléon Ier puis le Congrès de Vienne vont remodeler profondément la carte de l'Europe et les mentalités.
À la fin d'un long processus, le voit se réaliser l'unité de l'Italie et de l'Allemagne, ainsi que la constitution de plusieurs nouveaux pays dans les Balkans, issus du démembrement de l'Empire ottoman, appelé alors l'homme malade de l'Europe.
C'est aussi l'apparition de nouveaux mouvements politiques prônant plus d'égalité (socialismes), voire le démantèlement du pouvoir des États (anarchismes). Ces idées se diffuseront par la suite, et avec plus ou moins de retard, largement hors des frontières de l'Europe.
La domination politique et économique de l'Europe sur le reste du monde s'est affirmée après qu'elle a bouleversé son économie lors des révolutions industrielles, développant sa productivité et amorçant une forte explosion démographique. Leur avance technologique, et notamment militaire, permit aux pays européens, en concurrence les uns contre les autres, d'étendre leur emprise sur les autres continents. Cette colonisation connut son apogée au début du (cette apogée s'acheve en 1914), avant que les deux guerres mondiales ne bouleversent l'ordre établi. La Seconde Guerre mondiale laisse l'Europe exsangue (voir l'article Europe sous domination nazie). Alors que la suprématie des pays européens occidentaux disparaît au profit de deux nouvelles super-puissances (les États-Unis et l'Union soviétique), des rébellions se développent dans les colonies, aboutissant à l'indépendance de nombreux pays, notamment au cours du troisième quart du .
Parallèlement, alors que l'excédent démographique de l'Europe était tel qu'elle constituait un réservoir d'émigration massive tout au long du et au début du , les pays du continent furent confrontés à une stabilisation, voire une régression démographique à partir de la Première Guerre mondiale. Cela, combiné au développement continu de l'économie, dont principalement l'industrie de production et de transformation, provoqua un appel de main d'œuvre qui transforma l'Europe en une terre d'immigration, notamment au cours des Trente glorieuses.
Religion
On peut distinguer de façon générale trois ensembles de religion :
- L'Europe du nord protestante (Royaume-Uni, Scandinavie, Allemagne du Nord…)
- L'Europe de l'est orthodoxe (Grèce, Russie, Ukraine, Roumanie, Serbie…)
- L'Europe du sud, de l'ouest et du centre catholique (Portugal, Espagne, Italie, France, Belgique, Allemagne du sud, Pologne, Autriche…)
Les catholiques sont majoritaires dans 23 pays, les orthodoxes dans 10 pays, les protestants dans 9 pays, les musulmans 3 pays (Bosnie-Herzégovine, Albanie, Turquie)
Il existe des minorités religieuses à l'intérieur de ces grands ensembles :
- les juifs sont présents en Europe depuis l'Empire romain, ils ont été persécutés depuis le Moyen Âge et pendant la Seconde Guerre mondiale (voir shoah) avec en France, des groupes issus de l'immigration du Maghreb (depuis 1962 surtout) et du Moyen Orient au XIXe siècle.
- les musulmans sont fortement présents dans les Balkans, autrefois sous l'ancien Empire ottoman (Albanie, Bosnie, Kosovo, Macédoine), en Turquie et, des suites de l'immigration, en France, Royaume-Uni, Allemagne, Espagne, Pays-Bas, Belgique…
- les religions extrêmes orientales, connaissant un succès grandissant, par goût de l'exotisme ou par les communautés asiatiques immigrées en Europe.
- l'athéisme est minoritaire. Anciennement en Albanie, la religion était prohibée : selon l'ouvrage de J. Baudérot (dir.), Religion et laïcité dans l'Europe des 12, 1994, page 259 : un quart de la population de l'Union européenne serait « non religieuse » et 5 % des Européens seraient des athées convaincus. Une enquête menée dans 21 pays sur 21 000 personnes et publiée en décembre 2004 annonce que 25 % des Européens de l'ouest se disent athées contre 12 % dans les pays d'Europe centrale et orientale. Toujours selon cette enquête publiée dans le Wall Street Journal version européenne, 4 % des Roumains et 8 % des Grecs se disent athées. Au contraire, 49 % des Tchèques et 41 % des Néerlandais sont athées. Selon une récente enquête du Centre public de recherches sociologiques (Le Monde, juillet 2005), 82,4 % des Espagnols se disent catholiques et 47,7 % d'entre eux pratiquants.
- la laïcité reste une spécificité française, mais la séparation des Églises et des États est établie dans presque tous les pays. Cependant, au sein de l'Union européenne, le Royaume-Uni, le Danemark, la Finlande et la Grèce ont des systèmes confessionnels, c'est-à-dire que l'état reconnaît une religion officielle ou dominante. Dans ces cas, il n'y a pas égalité de traitement entre les religions mais des prérogatives d'ordre financier sont accordées à l'une d'entre elles. Des débats préparatoires à la constitution européenne ont évoqué la possibilité d'inscrire les racines chrétiennes dans le texte, mais cela fut rejeté.
Pendant longtemps, le continent a été ravagé par l'intolérance religieuse et les guerres de religion (France, Guerre de Trente Ans, pogroms).
Politique
Les pays qui ont tout ou partie de leur territoire en Europe (selon les limites géographiques définies plus haut) sont au nombre de 49 :
Albanie, Allemagne, Andorre, Arménie, Autriche, Azerbaïdjan, Biélorussie, Belgique, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Croatie, Chypre, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Géorgie, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Kazakhstan, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, ancienne République yougoslave de Macédoine, Malte, Moldavie, Monaco, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Russie, Saint-Marin, Serbie-et-Monténégro, Slovaquie, Slovénie, Suède, Suisse, Turquie, Ukraine, Vatican.
Voir article détaillé Politique de l'Europe
Les dates de la construction de l'Union européenne
L'unité européenne, rêve et réalité
L'Europe n'a jamais connu d'unité politique totale. Certaines périodes d'une durée variable ont cependant été marquées par la domination d'une vaste partie du continent par un pouvoir unique, qui s'est en général imposé par la force. Ce fut ainsi le cas de l'empire romain, de l'empire carolingien, de l'empire napoléonien, et du III Reich. Certaines familles royales ont également, par le biais de relations dynastiques, gouverné un grand nombre de pays européens, au premier rang desquelles la famille des Habsbourg.
Victor Hugo a souvent rêvé qu'un jour existeraient les États-Unis d'Europe, faisant pendant aux États-Unis d'Amérique. Son discours prononcé le 21 août 1849, à l'occasion de l'ouverture du Congrès de la Paix à Paris, est resté célèbre [http://crdp.ac-lille.fr/crdp2003/archives/texte_hugo_2_txt.htm]. Il y évoque une Europe enfin pacifiée, unie dans un même gouvernement. La suite de l'Histoire lui donne tort, avec la guerre de 1870 et les deux guerres mondiales. Puis arrive la guerre froide, qui divise l'Europe en deux blocs antagonistes. Malgré tout, le général de Gaulle conserve l'espoir, parlant à plusieurs reprises d'une vaste Europe allant de l'Atlantique à l'Oural. La chute du mur de Berlin et l'effondrement du bloc soviétique pourraient un jour lui donner raison.
En effet, depuis la deuxième moitié du , un mouvement d'union politique est en construction, avec pour particularité sa mise en place pacifique et démocratique. La forme actuelle de ce nouveau pouvoir qu'est l'Union européenne n'est cependant pas encore arrêtée et laisse aujourd'hui une grande liberté politique aux pays membres, de plus en plus nombreux. L'Union européenne comprend maintenant 25 États membres, dont 12 qui font partie de la zone euro.
Pour l'actuel gouvernement des États-Unis, la « vieille Europe » comprend les pays de l'ouest du continent, et la « nouvelle Europe » les pays du centre et de l'est, récemment libérés du communisme.
L'Europe est le continent comptant le plus de monarchies.
Les monarchies européennes sont démocratiques, les rois et reines n'ont qu'un rôle symbolique et le plus souvent c'est le premier ministre, élu, et son gouvernement qui ont le véritable pouvoir politique sur le pays concerné.
Organisations européennes
- conseil de l'Europe : cour européenne des Droits de l'Homme
- AELE : Association européenne de libre-échange
- CE : Communauté européenne qui remplace la CEE depuis 1993
- CEE : Communauté économique européenne
- EEE : Espace économique européen
- UE : Union européenne : zone euro, Cour de justice européenne, Banque centrale européenne, Convention de Schengen
Voir la liste des grands groupes industriels européens.
Le 2005 est entré en vigueur la nouvelle norme européenne pour limiter la pollution atmosphérique : les agglomérations de plus de 250 000 habitants de l'Union européenne ne doivent pas dépasser certaines valeurs limites : 50 microgrammes (0,05 mg) de particules par mètre cube d'air ambiant doit être le seuil maximum pour 35 jours par an, et la valeur moyenne annuelle ne doit pas aller au-delà de 40 microgrammes. Cependant, les normes anti-pollution déjà en vigueur n'étaient déjà pas respectées : en 2002, 11 pays sur 15 ont dépassé la marge autorisée.
Voir aussi
- Eurojust
- Limites de l'Europe
- Union européenne
Cartes
En français :
- [http://www.histoirealacarte.com Cartes animées sur le thème l'Europe et les Nations 1815-1914]
- [http://www.st-petersbourg.org/pays_europe/europe.htm Création de l'Europe Cartes Europe 1919-1945]
En anglais :
- [http://www.europe-countries.com Europe Countries]
- [http://www.europe-atlas.com Europe Atlas]
Liens externes
- [http://dmoz.org/World/Fran%c3%a7ais/R%c3%a9gional/Europe/ Catégorie Europe] sur l'annuaire Dmoz
- [http://www.populationdata.net/europe.php PopulationData.net - Europe]
-
Catégorie:Géographie
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Paris
Paris est la capitale de la France et le chef-lieu de la région Île-de-France.
Elle est construite à cheval sur une boucle de la Seine, ce qui la divise naturellement en une rive gauche et une rive droite. Connue dans le monde entier pour ses monuments et sa vie artistique et culturelle, Paris est aussi un symbole historique fort, un centre politique et économique important et un point de passage pour les transports inter-européens.
Ses habitants sont appelés les Parisiens. Paris est également connue sous le nom argotique de « Paname ».
La devise de Paris est Fluctuat nec mergitur, soit « Il tangue mais ne coule pas » ; il s'agit de Scilicet, le navire représenté sur le blason de la ville et symbolisant l'ordre des marchands de l'eau commerçant sur la Seine. La patronne de la ville est sainte Geneviève, à qui il est attribué d'avoir convaincu Attila d'épargner la capitale gauloise, au .
Histoire
Attila]
Voir aussi la chronologie de Paris et l'Histoire de l'urbanisme parisien. On peut consulter des cartes anciennes de Paris sur le site Gallica .
Origine du nom de Paris
Paris doit son nom à la tribu des Parisii.
L'origine de ce nom n'est pas connue avec certitude. Il dériverait du mot gaulois kwar (carrière), par référence aux nombreuses carrières de la région parisienne. D'autres étymologies ont été proposées. Selon les historiens Pierre Hubac et Cheikh Anta Diop, les Parisii devraient leur nom à la déesse égyptienne Isis, à laquelle de nombreux temples (ou enclos, per Isis en égyptien) étaient dédiés dans la région parisienne. Une légende rattache le nom de Paris à celui de la cité engloutie d'Ys.
Préhistoire
Le site de Paris est occupé par l'homme depuis au moins 40 000 ans, comme en témoignent les outils en pierre taillée retrouvés hors contexte lors des différents travaux de terrassement en bord de Seine.
Les plus spectaculaires découvertes archéologiques in situ ont été faites dans le XII arrondissement, où ont été mis à jour en 1991 les vestiges parmi les plus anciens de l'occupation humaine permanente sur le territoire de Paris. Les fouilles sur la ZAC de Bercy, ont permis la découverte des traces d'un village de la période chasséenne (entre 4000 et 3800 av. J.-C.), établi sur la rive gauche de l'ancien bras de la Seine, dévoilant un mobilier archéologique exceptionnel : pirogues de bois, poteries, arcs et flèches, outils en os et en pierre.
Antiquité
chasséenne]]
C'est le flou le plus total entre cette occupation préhistorique du site et la période gallo-romaine. Seule certitude, et encore, les Parisii, peuple Gaulois, étaient maîtres des lieux quand les troupes de César sillonnèrent le pays. Certains évoquent des dates entre -250 et -200 pour la fondation du Paris des Parisii, sans grands arguments à faire valoir. En 52 av. J.-C., lorsque Labienus, lieutenant de Jules César, prit Paris, elle était appelée Lutetia (traduit plus tard en français par Lutèce) par les Romains. Le rôle de capitale de la Gaule était alors dévolu à Lugdunum (Lyon). On ne connaît pas aujourd'hui avec certitude l'emplacement de la cité gauloise. On a longtemps pensé qu'elle se trouvait dans l'île de la Cité mais cette hypothèse est aujourd'hui très discutée (cette dernière ayant été complètement fouillée lors du chantier du métro). La cité gauloise a très bien pu se situer dans l'île Saint-Louis ou dans une autre île aujourd'hui rattachée à la rive gauche et qui se trouvait en face de l'île Saint-Louis (delta formé par l'embouchure de la Bièvre). Une hypothèse très discutée actuellement est de placer le village gaulois d'origine non loin du mont Valérien à Nanterre.
La cité romaine a été construite au sur la rive gauche. On pense qu'elle s'étendait approximativement du boulevard Saint-Germain au Val-de-Grâce et de la rue Descartes au jardin du Luxembourg. Lutèce était construite autour de la rue Saint-Jacques (qui en était le cardo) selon un plan organisé en rues perpendiculaires. Le centre de la ville est fixé par les architectes romains au niveau actuel des 172 et 174 de la rue Saint-Jacques. Le forum s'étendait de la rue Saint-Jacques au boulevard Saint-Michel et de la rue Cujas à la rue Malebranche. Des thermes étaient construits à l'angle du boulevard Saint-Germain et du boulevard Saint-Michel, ainsi qu'à proximité de l'actuel Collège de France, à l'angle de la rue des Écoles et de la rue Jean-de-Beauvais. Un théâtre se trouvait à l'angle de la rue de l'École de médecine et du boulevard Saint-Michel, à l'emplacement actuel de la rue Racine. À l'est de la ville, une rivière aujourd'hui canalisée, la Bièvre, contournait la montagne Sainte-Geneviève en passant au niveau du jardin des Plantes. La rivière traversait à cette époque le XIII arrondissement pour se jeter dans la Seine au niveau de l'île de la Cité et de l'île Saint-Louis. Les Arènes de Lutèce étaient construites à l'est de la ville, à proximité de la Bièvre. Un cimetière est implanté au sud de la ville, à l'emplacement de l'abbaye de Port-Royal.
Époque médiévale
Paris prend son nom actuel au et Clovis, Mérovingien et roi des Francs, s'y établit pour en faire sa capitale en 508, suite à sa victoire sur les Romains. Dès le , on note la présence d'un lieu de culte implanté sur la rive droite : l'église Saint-Gervais (aujourd'hui située derrière l'Hôtel de ville). Au , des enceintes furent édifiées sur la rive droite pour protéger les paroisses de Saint-Gervais et Saint-Germain-l'Auxerrois (aujourd'hui situées près du Louvre). L'enceinte de Saint-Gervais devait se situer approximativement au niveau des rues des Barres, de Rivoli, et de la Tacherie. La rive gauche fut entièrement détruite par les Normands en 885. Quand la couronne échut aux Capétiens, en 987, Paris était une des deux grandes villes de leur domaine personnel (avec Orléans). Leur ancêtre Eudes s'illustra en la défendant face aux Vikings.
Les premières agglomérations de la rive droite datent du . Il s'agit alors de Saint-Martin-des-Champs (aujourd'hui rue Réaumur), Saint-Germain-l'Auxerrois, et Saint-Gervais. Les rois se fixèrent progressivement à Paris à partir de Louis VI (1108), et plus encore de Philippe-Auguste (1190-1220). Paris devint alors définitivement la capitale du royaume. La rive gauche de la ville ne fut véritablement reconstruite qu'au . À la même époque, la rive droite était constituée de quatre quartiers : le quartier de Grève (Saint-Gervais), le Châtelet, les Halles et Saint-Germain-l'Auxerrois. Le quartier de Grève s'étendait alors jusqu'à l'église Saint-Merri.
L'enceinte construite par Philippe-Auguste allait de la rue Étienne-Marcel à la rue de l'Estrapade, et du Louvre aux Fossés-Saint-Bernard. Par la suite, Paris s'étendit surtout sur la rive droite. Au , l'enceinte de Charles V (1371-1380) englobait l'ensemble des III et IV arrondissements et s'étend du Pont Royal à la Porte Saint-Denis (emplacement de l'actuelle rue d'Aboukir).
rue d'Aboukir
De Henri IV à la monarchie de Juillet
Au , Henri IV, qui selon la légende trouvait que « Paris vaut bien une messe », construisit les premiers ensembles architecturaux modernes avec la place des Vosges. Son successeur Louis XIII étendit l'enceinte de Charles V sur la rive droit pour englober l'équivalent des quatre premiers arrondissements. Louis XIV, quant à lui, détruisit cette enceinte pour construire sur son emplacement les premiers grands boulevards. Au , l'enceinte des Fermiers généraux « mura » les onze premiers arrondissements actuels. La ville construite ne s'étendait pourtant alors que sur la superficie couverte aujourd'hui par les six premiers arrondissements, le jardin du Luxembourg marquant la frontière de la ville.
C'est à Paris, à l'endroit où la rue Saint-Antoine rejoint l'actuelle place de la Bastille, que débuta la Révolution française le 14 juillet 1789, avec le soulèvement des ébénistes du faubourg Saint-Antoine et la prise de la Bastille. La Commune de Paris joua alors un rôle de radicalisation. Les policiers de Paris, sous l'autorité de la Mairie, s'employèrent sous la Terreur à incarcérer tout ce que la ville comptait encore de nobles, de riches bourgeois, de prêtres et d'intellectuels en général. C'est pourquoi le maire de Paris est aujourd'hui le seul de France à être privé de tout pouvoir de police.
Sous la monarchie de Juillet, la ville s'agrandit brutalement jusqu'au mur des Fermiers Généraux.
Le Paris moderne
Avec Haussmann et le Second Empire, Paris s'engaga dans de gigantesques travaux de modernisation. Le Paris d'aujourd'hui est avant tout celui de Napoléon III et d'Haussmann. Le 1 janvier 1860, onze communes périphériques furent entièrement annexées et d'autres perdirent une partie de leur territoire au profit de Paris (voir Arrondissements de Paris). La capitale française passa de douze à vingt arrondissements et de 3 288 à 7 088 hectares.
Du 26 mars au 22 mai 1871, Paris fut le siège d'un pouvoir insurrectionnel : la Commune de Paris qui s'opposait au Gouvernement provisoire de Versailles, conduit par Adolphe Thiers.
Adolphe Thiers]]
Au et siècles, Paris a accueilli de nombreuses expositions universelles. La Tour Eiffel fut construite pour celle de 1889, et le métro parisien fut inauguré à l'occasion de celle de 1900.
En 1910, une crue de la Seine provoqua l'une des plus graves inondations de Paris.
L'armée allemande occupa Paris pendant la Seconde Guerre mondiale, de 1940 à 1944. À l'approche des troupes alliées arrivant de Normandie, une rébellion éclata le 19 août 1944. Le 25 août, à l'arrivée de la deuxième division blindée du général Leclerc, le commandant de la garnison, le général Dietrich von Choltitz, capitula sans exécuter les ordres qui lui enjoignaient de détruire la ville. Seul le central téléphonique militaire de la rue Saint-Armand fut détruit.
En mai 1968, les étudiants parisiens furent les premiers à déclencher des émeutes dans le quartier latin. Un Comité pour le maintien des occupations (CMDO) fut créé à la Sorbonne à l'initiative de l'Internationale Situationniste.
En 1976, l'État a accordé pour la première fois une municipalité autonome à la capitale. Jacques Chirac fut alors élu maire de Paris. Devenu président de la République, il a été remplacé en 1995 par Jean Tiberi auquel a succédé Bertrand Delanoë en 2001. Bertrand Delanoë se démarque surtout de ses prédécesseurs par sa volonté affichée de réduire la place de l'automobile dans la capitale au profit des transports en commun (avec des voies de bus en site propre) et des taxis.
Paris a organisé les Jeux Olympiques en 1900 et en 1924. Elle a été candidate malheureuse à l'organisation des jeux d'été de 1992, 2008 et 2012, finalement revenus à Barcelone, Pékin et Londres. Voyez l'article principal : Paris 2012.
Démographie
Paris 2012
Selon les estimations de l'Insee, la population de la ville de Paris est de 2 142 800 habitants au 2004, pour une superficie de 10 540 hectares, soit une densité de 20 408 habitants par km². En 1999, l'agglomération définie par l'INSEE comprend 396 communes et totalise 9 644 507 habitants. Toujours en 1999, son aire urbaine, incluant des communes situées dans une zone d'influence forte de la capitale, atteint 11 174 743 habitants, ce qui en fait la 23e aire urbaine du monde.
Vers 1800, Paris comptait déjà environ 500 000 habitants. Au cours du , sa population augmenta considérablement grâce à l'arrivée massive d'habitants de toutes les régions de France : c'est l'exode rural. Elle dépasse le million d'habitants dès les années 1840. Le 16 juin 1859, une loi annexa à Paris plusieurs communes voisines, étendant ainsi les limites de la commune jusqu'à la ligne de fortifications qui entoure la ville et ses faubourgs. Furent ainsi rattachées à Paris les communes de Belleville, Grenelle, Vaugirard et La Villette dans leur totalité, d'Auteuil, Les Batignolles-Monceau, Bercy, La Chapelle-Saint-Denis, Charonne, Montmartre et Passy en majeure partie (les parties de ces communes situées à l'extérieur des fortifications étant rattachées aux communes voisines), ainsi que des quartiers d'Aubervilliers, Bagnolet, Gentilly, Issy, Ivry, Montrouge, Neuilly, Pantin, Le Pré-Saint-Gervais, Saint-Mandé, Saint-Ouen et Vanves. Cette loi prend effet le 1 janvier 1860, et marque la continuité d'une série de grands travaux, dirigés par Haussmann - préfet de la Seine de 1853 à 1870 -, pour moderniser la ville et reconstruire les quartiers les plus insalubres (par exemple l'actuel VIII arrondissement, qui était alors le plus délabré de la ville, et qui devient l'un des quartiers les plus huppés). Le quartier Montparnasse connut une vie culturelle intense durant la Belle Époque.
L'annexion des faubourgs apporta à Paris près de 500 000 nouveaux habitants, et la croissance continue de façon ininterrompue jusqu'au début du . À la veille de la Première Guerre mondiale, Paris avait près de 2 900 000 habitants. Dans les décennies suivantes, en raison de la régression démographique, très touchée par les deux guerres mondiales et par une forte chute de la natalité (inférieure à la mortalité dès 1935), et aussi parce que la ville surpeuplée n'a plus la place d'accueillir de nouveaux habitants, la population stagna puis baisse légèrement. Cette stagnation masquait en réalité le début d'une importante dédensification. Les arrondissements centraux, où les densités de population atteignaient 80 000 habitants par km² à la fin du , commencèrent à se dépeupler au profit des arrondissements périphériques. Dans le même temps, la banlieue commença à s'étendre et à se densifier de plus en plus rapidement, poursuivant la croissance de l'agglomération qui ne pouvait plus se faire au centre. (http://www.presse.tk/ Source : Pression])
Après la Seconde Guerre mondiale, la population tomba à 2 725 374 habitants (recensement de 1946). Elle connaît une nouvelle reprise (2 850 189 habitants en 1954) grâce à la croissance économique et démographique propre à toute la France. Cependant, dès la fin des années 1950, le phénomène de saturation se manifeste à nouveau. Paris surpeuplée recommença à se vider à partir du centre vers la périphérie. De nombreux programmes immobiliers transforment des appartements en bureaux, contribuant à cette baisse de la population, qui est particulièrement rapide dans les années 1960 et 1970. La population passe de 2 790 091 en 1962 à 2 299 830 en 1975. La baisse, ininterrompue, s'est cependant fortement ralentie depuis 1980 environ, et les prévisions qui annonçaient moins de deux millions d'habitants n'ont pas été vérifiées. Les estimations de l'Insee pour le 1er janvier 2004 donnent pour la première fois depuis un demi-siècle un accroissement de la population parisienne, conformément à une tendance au repeuplement du centre observé déjà dans d'autres métropoles, comme Londres et New York.
Sources :
- Jacques Dupâquier, Histoire de la population française, Paris, PUF, 1995.
- Alfred Fierro, Histoire et dictionnaire de Paris, Paris, Robert Laffont, 1996.
- Données INSEE.
Les données concernant l'Antiquité et le Haut Moyen-Âge sont insuffisantes (de quelques milliers à quelques dizaines de milliers d'habitants).
Pour des données sur l'agglomération et l'aire urbaine de Paris, se reporter à l'article sur l'agglomération parisienne.
Organisation administrative
Depuis la loi du 10 juillet 1964 sur la réorganisation de la région parisienne, entrée complètement en vigueur le 1 janvier 1968, la ville de Paris est à la fois un département et une commune. Auparavant - depuis 1790 -, Paris était le chef-lieu du département de la Seine.
Contrairement aux autres métropoles françaises, il n'existe pas d'intercommunalité entre Paris et sa banlieue. Il faut en effet préciser que le territoire de la Ville de Paris ne couvre que le centre de la métropole, contrairement aux autres grandes métropoles internationales.
Le département de la Ville de Paris n'a pas d'autre subdivision que la seule commune qui le compose. La commune est divisée en 20 arrondissements municipaux, créés lors de sa dernière extension territoriale, en 1860, en remplacement des 12 arrondissements qui existaient auparavant - depuis le 11 octobre 1795.
Le statut de la ville a changé plusieurs fois :
- Du 26 mars au 22 mai 1871, Paris fut le siège d'un pouvoir insurrectionnel : la Commune de Paris avec une assemblée démocratiquement élue.
- La Troisième République, dirigée par des conservateurs effrayés par l'épisode de gestion démocratique de la Commune. Ceux-ci édictèrent la loi du 5 avril 1884 qui donnait le pouvoir exécutif au préfet de Paris et les pouvoirs de police au préfet de police. Le conseil de Paris, élu lors des élections municipales, désignait chaque année un président dont le rôle est principalement représentatif. Paris n'avait alors pas de maire. Le budget de la ville devait être approuvé par l'État.
- La loi du 31 décembre 1975, entrée en vigueur lors des élections municipales de 1977, instaura un conseil de Paris, à la fois conseil municipal et conseil général, comptant 109 membres qui élisent un maire. Des commissions d'arrondissements, dont les membres sont choisis à parts égales par les électeurs, le maire de Paris et le conseil de Paris, ont un rôle consultatif et d'animation. Le préfet de police, nommé par l'État, conservait les pouvoirs de police.
- La loi du 31 décembre 1982 (première loi de décentralisation), entre en vigueur à Paris lors des élections municipales de 1983. Elle a porté à 163 le nombre de conseillers de Paris et étend ses pouvoirs, principalement en matière budgétaire. Le maire est désormais impliqué dans la politique de sécurité, même si les pouvoirs en ce domaine restent entre les mains du préfet de police.
Les élections municipales se déroulent par arrondissement. Chaque arrondissement élit ses conseillers d'arrondissement (517 au total), dont une partie devient ensuite conseillers de Paris. Les conseils d'arrondissement élisent les maires d'arrondissement une semaine après le scrutin.
Le conseil de Paris ayant simultanément les attributions d'un conseil municipal (à la tête de la commune) et d'un conseil général (à la tête du département), il n'y a pas de cantons, et pas d'élections cantonales à Paris.
Cependant, dans des buts statistiques, en particulier dans les nomenclatures de l'Insee décrivant le découpage administratif de la France, les arrondissements de Paris sont souvent considérés comme des cantons.
Maires de Paris depuis 1977 :
- 1977-1995 : Jacques Chirac (réélu en 1983 et en 1989)
- 1995-2001 : Jean Tiberi
- 2001- : Bertrand Delanoë
Nombre de conseillers élus par arrondissement :
!Arrondissement
! I || II || III|| IV || V || VI || VII || VIII|| IX || X
! XI || XII || XIII|| XIV || XV || XVI ||XVII ||XVIII|| XIX || XX
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!Conseillers d'arrondissement
| 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 12
| 22 || 20 || 26 || 20 || 34 || 26 || 26 || 28 || 24 || 26
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!Conseillers de Paris
| 3 || 3 || 3 || 3 || 4 || 3 || 5 || 3 || 4 || 6
| 11 || 10 || 13 || 10 || 17 || 13 || 13 || 14 || 12 || 13
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!Nombre total d'élus
| 13 || 13 || 13 || 13 || 14 || 13 || 15 || 13 || 14 || 18
| 33 || 30 || 39 || 30 || 51 || 39 || 39 || 42 || 36 || 39
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Éthologie -
L'éthologie signifie étymologiquement science des mœurs (ethos=mœurs, logos=étude/science). Il s'agit en fait de l'étude du comportement animal. On situe les origines de cette science au , mais le nom date de
1854 (première utilisation connue par Geoffroy Saint-Hilaire). Le sens restreint et moderne donné au mot d'éthologie fait cependant référence à une science plus récente : il s'agit de l'étude objective et scientifique des comportements animaux inspirée notamment par les travaux de Lorenz et Tinbergen dans la première moitié du .
Histoire
Voir l'article détaillé Histoire de l'éthologie.
Principes de l'éthologie moderne
L'éthologie moderne est l'héritière des travaux de Konrad Lorenz, Nikolaas Tinbergen et Karl Von Frisch (qui reçurent le prix Nobel de médecine en 1973). Nous allons la présenter en suivant la démarche exposée par Konrad Lorenz dans son ouvrage "Les fondements de l'éthologie".
A l'époque où il élabore sa théorie, il distingue deux grandes écoles de pensée qui s'opposent radicalement :
- l'école behavioriste, qui insiste sur l'adaptation des animaux à leur environnement et l'acquisition de leurs comportements par l'apprentissage (certains behavioristes nient l'existence de comportements innés)
- l'école de la psychologie finaliste, selon laquelle les comportements des animaux sont entièrement instinctifs, ceux-ci poursuivant néanmoins un objectif "supra-naturel" fixé par un instinct infaillible
Le point de départ de Konrad Lorenz est de faire une étude anatomique comparée du comportement des animaux (ce qui était inédit), tout comme on faisait à la même époque une étude des caractères morphologiques. Il constate alors qu'il existe des comportements moteurs (par exemple des mouvements de pariades) dont les similitudes ou les différences d'une espèce à l'autre se présentent exactement de la même manière que les caractères morphologiques, en dépit des différences environnementales ou des effets de la vie en captivité. Selon Konrad Lorenz, ces comportements moteurs constituent des caractères spécifiques d'une espèce et leurs similitudes ou différences ne peuvent être expliquées autrement que par leur descendance d'une forme ancestrale commune.
Il en arrive donc à la conclusion que certains comportements sont inscrits dans le génome des animaux ; ils sont
instinctifs, et même si l'animal est en mesure de poursuivre un certain objectif par un comportement adapté et variable (généralement la survie), cela n'a rien à voir avec une signification téléonomique telle que le concevaient les finalistes.
Mais il ne résume pas non plus le comportement d'un animal à un enchaînement de réflexes, qui seraient des réactions instinctives à des stimuli externes. Konrad Lorenz met en évidence le fait que les comportements ont un fondement physiologique indépendant. Selon lui, ils reposent sur un mécanisme de coordination centrale et une production endogène d'excitation, qui permettent de répondre sélectivement aux stimuli de l'environnement en les filtrant. Tant qu'un comportement n'est pas utilisé, il est inhibé par l'appareil physiologique, ce que l'on représente sous la forme d'un "seuil d'activation". Un comportement ne se déclenche que par la conjonction d'une excitation interne élevée et d'un stimulus externe correspondant qui provoque le dépassement de ce seuil d'activation. C'est le Mécanisme Inné de Déclenchement co-inventé avec Nikolaas Tinbergen.
A cela s'ajoutent des mécanismes d'apprentissage qui modifient ces seuils. Effectivement, Konrad Lorenz constate que les animaux parviennent à une amélioration adaptative de leurs mécanismes comportementaux. L'explication qu'il propose est que la réaction conditionnée à un stimulus fait partie d'un cycle régulateur, dans lequel la réussite ou l'échec du comportement conditionné agissent sur son facteur déclencheur, le seuil d'activation. Cela permet ainsi la vérification de sa valeur adaptive (est-il favorable ou non à la conservation de l'espèce ?) et par suite son encouragement ou sa suppression par modification du seuil d'activation.
Il y a ainsi un lien direct entre la réussite d'une séquence comportementale et son déclenchement futur. On retrouve ici un aspect de la théorie Darwinienne de l'évolution.
Le comportement des animaux est donc très complexe, et son étude ne doit pas se baser sur une opposition entre les notions d'inné (ce dont un être dispose à sa naissance) et d'acquis (ce qui est appris après la naissance) comme le supposaient la plupart des éthologistes, mais sur leur coexistence au sein du psychisme de l'animal.
On peut rapprocher ces concepts des notions de génotype et de phénotype. Le phénotype étant l'apparence extérieure.
Méthodes et moyens
Voir l'article détaillé Méthodes et moyens de l'éthologie moderne.
Quelques précurseurs de l'éthologie moderne
- Réaumur
- Jean Henri Fabre
- Whitman
- Thomas Henry Huxley
- Watson
- Edward Thorndike
- Loeb
- Ivan Pavlov
- Boris Cyrulnik
- Barlow, George
- Bateson, Patrick
- Bierens de Haan, Johan A(braham)
- Crook, John H.
- Darwin, Charles
- Dawkins, Richard
- Eibl-Eibesfeldt, Irenäus
- Grandin, Temple
- Hass, Hans
- Hassenstein, Bernhard
- Heinroth, Katharina Bertha Charlotte
- Heinroth, Oskar
- Hinde, Robert
- Huxley, Julian
- Immelmann, Klaus
- Lorenz, Konrad
- Schleidt, Wolfgang
- Spalding, Douglas Alexander
- Thorpe, William
- Tinbergen, Nikolaas
- von Frisch, Karl
- von Holst, Erich
- Wheeler, William Morton
- Wilson, Edward O.
- Wickler,Wolfgang
- Morris, Desmond
- Otto Koening
Les doctrines (passées et actuelles)
:Mécanisme (Descartes : les animaux sont des machines)
:Comportement contrôlé par l'instinct (début du XXe siècle)
:Béhaviorisme (Watson, Thorndike : comportement contrôlé par des réflexes)
:Doctrine de Pavlov : les réflexes conditionnés
:Ethologie moderne (Lorenz et Tinbergen : observation objective dans des conditions naturelles)
: Behavioral ethology (Zahavie entre autres)
Le comportement animal
:Les bases du comportement chez les animaux
:Les méthodes d'apprentissage chez les animaux
:Les Comportements de l'individu chez les animaux
:Les Comportements sociaux chez les animaux
:Les Comportements collectifs chez les animaux
:Les Rapports sociaux chez les animaux
:L'agressivité chez les animaux
:Les groupes et structures sociaux chez les animaux
:Les comportements relatifs à la reproduction chez les animaux
:Les rapports entre les individus d'espèces animales
Voir aussi
- Comportement émergent
Bibliographie
- Les Fondements de l'Ethologie, Konrad Lorenz, Flammarion, 1984
- L'Etude de l'Instinct, Nikolaas Tinbergen, Editions Payot, 1971
ja:動物行動学
ko:행동 생물학
Mai 1968
Catégorie:1968
Catégorie:Histoire de France
Catégorie:émeute
Catégorie:Révolution
Le mois de mai 1968 a vu se dérouler un ensemble d'événements dans les milieux étudiants d'un grand nombre de pays dont la République Fédérale d'Allemagne, les États-Unis (actions contre la guerre du Vietnam), la Tchécoslovaquie (Printemps de Prague). Ce mouvement de contestation étudiante débute des deux côtés du rideau de fer. Dès 1967, plusieurs campus aux États-Unis ou en Pologne, par exemple, s'insurgent contre la politique éducative.
Les événements de Mai 68 en France
En France, ces événements prennent une ampleur particulière car ils | | |