Paris
Paris est la capitale de la France et le chef-lieu de la région Île-de-France.
Elle est construite à cheval sur une boucle de la Seine, ce qui la divise naturellement en une rive gauche et une rive droite. Connue dans le monde entier pour ses monuments et sa vie artistique et culturelle, Paris est aussi un symbole historique fort, un centre politique et économique important et un point de passage pour les transports inter-européens.
Ses habitants sont appelés les Parisiens. Paris est également connue sous le nom argotique de « Paname ».
La devise de Paris est Fluctuat nec mergitur, soit « Il tangue mais ne coule pas » ; il s'agit de Scilicet, le navire représenté sur le blason de la ville et symbolisant l'ordre des marchands de l'eau commerçant sur la Seine. La patronne de la ville est sainte Geneviève, à qui il est attribué d'avoir convaincu Attila d'épargner la capitale gauloise, au .
Histoire
Attila]
Voir aussi la chronologie de Paris et l'Histoire de l'urbanisme parisien. On peut consulter des cartes anciennes de Paris sur le site Gallica .
Origine du nom de Paris
Paris doit son nom à la tribu des Parisii.
L'origine de ce nom n'est pas connue avec certitude. Il dériverait du mot gaulois kwar (carrière), par référence aux nombreuses carrières de la région parisienne. D'autres étymologies ont été proposées. Selon les historiens Pierre Hubac et Cheikh Anta Diop, les Parisii devraient leur nom à la déesse égyptienne Isis, à laquelle de nombreux temples (ou enclos, per Isis en égyptien) étaient dédiés dans la région parisienne. Une légende rattache le nom de Paris à celui de la cité engloutie d'Ys.
Préhistoire
Le site de Paris est occupé par l'homme depuis au moins 40 000 ans, comme en témoignent les outils en pierre taillée retrouvés hors contexte lors des différents travaux de terrassement en bord de Seine.
Les plus spectaculaires découvertes archéologiques in situ ont été faites dans le XII arrondissement, où ont été mis à jour en 1991 les vestiges parmi les plus anciens de l'occupation humaine permanente sur le territoire de Paris. Les fouilles sur la ZAC de Bercy, ont permis la découverte des traces d'un village de la période chasséenne (entre 4000 et 3800 av. J.-C.), établi sur la rive gauche de l'ancien bras de la Seine, dévoilant un mobilier archéologique exceptionnel : pirogues de bois, poteries, arcs et flèches, outils en os et en pierre.
Antiquité
chasséenne]]
C'est le flou le plus total entre cette occupation préhistorique du site et la période gallo-romaine. Seule certitude, et encore, les Parisii, peuple Gaulois, étaient maîtres des lieux quand les troupes de César sillonnèrent le pays. Certains évoquent des dates entre -250 et -200 pour la fondation du Paris des Parisii, sans grands arguments à faire valoir. En 52 av. J.-C., lorsque Labienus, lieutenant de Jules César, prit Paris, elle était appelée Lutetia (traduit plus tard en français par Lutèce) par les Romains. Le rôle de capitale de la Gaule était alors dévolu à Lugdunum (Lyon). On ne connaît pas aujourd'hui avec certitude l'emplacement de la cité gauloise. On a longtemps pensé qu'elle se trouvait dans l'île de la Cité mais cette hypothèse est aujourd'hui très discutée (cette dernière ayant été complètement fouillée lors du chantier du métro). La cité gauloise a très bien pu se situer dans l'île Saint-Louis ou dans une autre île aujourd'hui rattachée à la rive gauche et qui se trouvait en face de l'île Saint-Louis (delta formé par l'embouchure de la Bièvre). Une hypothèse très discutée actuellement est de placer le village gaulois d'origine non loin du mont Valérien à Nanterre.
La cité romaine a été construite au sur la rive gauche. On pense qu'elle s'étendait approximativement du boulevard Saint-Germain au Val-de-Grâce et de la rue Descartes au jardin du Luxembourg. Lutèce était construite autour de la rue Saint-Jacques (qui en était le cardo) selon un plan organisé en rues perpendiculaires. Le centre de la ville est fixé par les architectes romains au niveau actuel des 172 et 174 de la rue Saint-Jacques. Le forum s'étendait de la rue Saint-Jacques au boulevard Saint-Michel et de la rue Cujas à la rue Malebranche. Des thermes étaient construits à l'angle du boulevard Saint-Germain et du boulevard Saint-Michel, ainsi qu'à proximité de l'actuel Collège de France, à l'angle de la rue des Écoles et de la rue Jean-de-Beauvais. Un théâtre se trouvait à l'angle de la rue de l'École de médecine et du boulevard Saint-Michel, à l'emplacement actuel de la rue Racine. À l'est de la ville, une rivière aujourd'hui canalisée, la Bièvre, contournait la montagne Sainte-Geneviève en passant au niveau du jardin des Plantes. La rivière traversait à cette époque le XIII arrondissement pour se jeter dans la Seine au niveau de l'île de la Cité et de l'île Saint-Louis. Les Arènes de Lutèce étaient construites à l'est de la ville, à proximité de la Bièvre. Un cimetière est implanté au sud de la ville, à l'emplacement de l'abbaye de Port-Royal.
Époque médiévale
Paris prend son nom actuel au et Clovis, Mérovingien et roi des Francs, s'y établit pour en faire sa capitale en 508, suite à sa victoire sur les Romains. Dès le , on note la présence d'un lieu de culte implanté sur la rive droite : l'église Saint-Gervais (aujourd'hui située derrière l'Hôtel de ville). Au , des enceintes furent édifiées sur la rive droite pour protéger les paroisses de Saint-Gervais et Saint-Germain-l'Auxerrois (aujourd'hui situées près du Louvre). L'enceinte de Saint-Gervais devait se situer approximativement au niveau des rues des Barres, de Rivoli, et de la Tacherie. La rive gauche fut entièrement détruite par les Normands en 885. Quand la couronne échut aux Capétiens, en 987, Paris était une des deux grandes villes de leur domaine personnel (avec Orléans). Leur ancêtre Eudes s'illustra en la défendant face aux Vikings.
Les premières agglomérations de la rive droite datent du . Il s'agit alors de Saint-Martin-des-Champs (aujourd'hui rue Réaumur), Saint-Germain-l'Auxerrois, et Saint-Gervais. Les rois se fixèrent progressivement à Paris à partir de Louis VI (1108), et plus encore de Philippe-Auguste (1190-1220). Paris devint alors définitivement la capitale du royaume. La rive gauche de la ville ne fut véritablement reconstruite qu'au . À la même époque, la rive droite était constituée de quatre quartiers : le quartier de Grève (Saint-Gervais), le Châtelet, les Halles et Saint-Germain-l'Auxerrois. Le quartier de Grève s'étendait alors jusqu'à l'église Saint-Merri.
L'enceinte construite par Philippe-Auguste allait de la rue Étienne-Marcel à la rue de l'Estrapade, et du Louvre aux Fossés-Saint-Bernard. Par la suite, Paris s'étendit surtout sur la rive droite. Au , l'enceinte de Charles V (1371-1380) englobait l'ensemble des III et IV arrondissements et s'étend du Pont Royal à la Porte Saint-Denis (emplacement de l'actuelle rue d'Aboukir).
rue d'Aboukir
De Henri IV à la monarchie de Juillet
Au , Henri IV, qui selon la légende trouvait que « Paris vaut bien une messe », construisit les premiers ensembles architecturaux modernes avec la place des Vosges. Son successeur Louis XIII étendit l'enceinte de Charles V sur la rive droit pour englober l'équivalent des quatre premiers arrondissements. Louis XIV, quant à lui, détruisit cette enceinte pour construire sur son emplacement les premiers grands boulevards. Au , l'enceinte des Fermiers généraux « mura » les onze premiers arrondissements actuels. La ville construite ne s'étendait pourtant alors que sur la superficie couverte aujourd'hui par les six premiers arrondissements, le jardin du Luxembourg marquant la frontière de la ville.
C'est à Paris, à l'endroit où la rue Saint-Antoine rejoint l'actuelle place de la Bastille, que débuta la Révolution française le 14 juillet 1789, avec le soulèvement des ébénistes du faubourg Saint-Antoine et la prise de la Bastille. La Commune de Paris joua alors un rôle de radicalisation. Les policiers de Paris, sous l'autorité de la Mairie, s'employèrent sous la Terreur à incarcérer tout ce que la ville comptait encore de nobles, de riches bourgeois, de prêtres et d'intellectuels en général. C'est pourquoi le maire de Paris est aujourd'hui le seul de France à être privé de tout pouvoir de police.
Sous la monarchie de Juillet, la ville s'agrandit brutalement jusqu'au mur des Fermiers Généraux.
Le Paris moderne
Avec Haussmann et le Second Empire, Paris s'engaga dans de gigantesques travaux de modernisation. Le Paris d'aujourd'hui est avant tout celui de Napoléon III et d'Haussmann. Le 1 janvier 1860, onze communes périphériques furent entièrement annexées et d'autres perdirent une partie de leur territoire au profit de Paris (voir Arrondissements de Paris). La capitale française passa de douze à vingt arrondissements et de 3 288 à 7 088 hectares.
Du 26 mars au 22 mai 1871, Paris fut le siège d'un pouvoir insurrectionnel : la Commune de Paris qui s'opposait au Gouvernement provisoire de Versailles, conduit par Adolphe Thiers.
Adolphe Thiers]]
Au et siècles, Paris a accueilli de nombreuses expositions universelles. La Tour Eiffel fut construite pour celle de 1889, et le métro parisien fut inauguré à l'occasion de celle de 1900.
En 1910, une crue de la Seine provoqua l'une des plus graves inondations de Paris.
L'armée allemande occupa Paris pendant la Seconde Guerre mondiale, de 1940 à 1944. À l'approche des troupes alliées arrivant de Normandie, une rébellion éclata le 19 août 1944. Le 25 août, à l'arrivée de la deuxième division blindée du général Leclerc, le commandant de la garnison, le général Dietrich von Choltitz, capitula sans exécuter les ordres qui lui enjoignaient de détruire la ville. Seul le central téléphonique militaire de la rue Saint-Armand fut détruit.
En mai 1968, les étudiants parisiens furent les premiers à déclencher des émeutes dans le quartier latin. Un Comité pour le maintien des occupations (CMDO) fut créé à la Sorbonne à l'initiative de l'Internationale Situationniste.
En 1976, l'État a accordé pour la première fois une municipalité autonome à la capitale. Jacques Chirac fut alors élu maire de Paris. Devenu président de la République, il a été remplacé en 1995 par Jean Tiberi auquel a succédé Bertrand Delanoë en 2001. Bertrand Delanoë se démarque surtout de ses prédécesseurs par sa volonté affichée de réduire la place de l'automobile dans la capitale au profit des transports en commun (avec des voies de bus en site propre) et des taxis.
Paris a organisé les Jeux Olympiques en 1900 et en 1924. Elle a été candidate malheureuse à l'organisation des jeux d'été de 1992, 2008 et 2012, finalement revenus à Barcelone, Pékin et Londres. Voyez l'article principal : Paris 2012.
Démographie
Paris 2012
Selon les estimations de l'Insee, la population de la ville de Paris est de 2 142 800 habitants au 2004, pour une superficie de 10 540 hectares, soit une densité de 20 408 habitants par km². En 1999, l'agglomération définie par l'INSEE comprend 396 communes et totalise 9 644 507 habitants. Toujours en 1999, son aire urbaine, incluant des communes situées dans une zone d'influence forte de la capitale, atteint 11 174 743 habitants, ce qui en fait la 23e aire urbaine du monde.
Vers 1800, Paris comptait déjà environ 500 000 habitants. Au cours du , sa population augmenta considérablement grâce à l'arrivée massive d'habitants de toutes les régions de France : c'est l'exode rural. Elle dépasse le million d'habitants dès les années 1840. Le 16 juin 1859, une loi annexa à Paris plusieurs communes voisines, étendant ainsi les limites de la commune jusqu'à la ligne de fortifications qui entoure la ville et ses faubourgs. Furent ainsi rattachées à Paris les communes de Belleville, Grenelle, Vaugirard et La Villette dans leur totalité, d'Auteuil, Les Batignolles-Monceau, Bercy, La Chapelle-Saint-Denis, Charonne, Montmartre et Passy en majeure partie (les parties de ces communes situées à l'extérieur des fortifications étant rattachées aux communes voisines), ainsi que des quartiers d'Aubervilliers, Bagnolet, Gentilly, Issy, Ivry, Montrouge, Neuilly, Pantin, Le Pré-Saint-Gervais, Saint-Mandé, Saint-Ouen et Vanves. Cette loi prend effet le 1 janvier 1860, et marque la continuité d'une série de grands travaux, dirigés par Haussmann - préfet de la Seine de 1853 à 1870 -, pour moderniser la ville et reconstruire les quartiers les plus insalubres (par exemple l'actuel VIII arrondissement, qui était alors le plus délabré de la ville, et qui devient l'un des quartiers les plus huppés). Le quartier Montparnasse connut une vie culturelle intense durant la Belle Époque.
L'annexion des faubourgs apporta à Paris près de 500 000 nouveaux habitants, et la croissance continue de façon ininterrompue jusqu'au début du . À la veille de la Première Guerre mondiale, Paris avait près de 2 900 000 habitants. Dans les décennies suivantes, en raison de la régression démographique, très touchée par les deux guerres mondiales et par une forte chute de la natalité (inférieure à la mortalité dès 1935), et aussi parce que la ville surpeuplée n'a plus la place d'accueillir de nouveaux habitants, la population stagna puis baisse légèrement. Cette stagnation masquait en réalité le début d'une importante dédensification. Les arrondissements centraux, où les densités de population atteignaient 80 000 habitants par km² à la fin du , commencèrent à se dépeupler au profit des arrondissements périphériques. Dans le même temps, la banlieue commença à s'étendre et à se densifier de plus en plus rapidement, poursuivant la croissance de l'agglomération qui ne pouvait plus se faire au centre. (http://www.presse.tk/ Source : Pression])
Après la Seconde Guerre mondiale, la population tomba à 2 725 374 habitants (recensement de 1946). Elle connaît une nouvelle reprise (2 850 189 habitants en 1954) grâce à la croissance économique et démographique propre à toute la France. Cependant, dès la fin des années 1950, le phénomène de saturation se manifeste à nouveau. Paris surpeuplée recommença à se vider à partir du centre vers la périphérie. De nombreux programmes immobiliers transforment des appartements en bureaux, contribuant à cette baisse de la population, qui est particulièrement rapide dans les années 1960 et 1970. La population passe de 2 790 091 en 1962 à 2 299 830 en 1975. La baisse, ininterrompue, s'est cependant fortement ralentie depuis 1980 environ, et les prévisions qui annonçaient moins de deux millions d'habitants n'ont pas été vérifiées. Les estimations de l'Insee pour le 1er janvier 2004 donnent pour la première fois depuis un demi-siècle un accroissement de la population parisienne, conformément à une tendance au repeuplement du centre observé déjà dans d'autres métropoles, comme Londres et New York.
Sources :
- Jacques Dupâquier, Histoire de la population française, Paris, PUF, 1995.
- Alfred Fierro, Histoire et dictionnaire de Paris, Paris, Robert Laffont, 1996.
- Données INSEE.
Les données concernant l'Antiquité et le Haut Moyen-Âge sont insuffisantes (de quelques milliers à quelques dizaines de milliers d'habitants).
Pour des données sur l'agglomération et l'aire urbaine de Paris, se reporter à l'article sur l'agglomération parisienne.
Organisation administrative
Depuis la loi du 10 juillet 1964 sur la réorganisation de la région parisienne, entrée complètement en vigueur le 1 janvier 1968, la ville de Paris est à la fois un département et une commune. Auparavant - depuis 1790 -, Paris était le chef-lieu du département de la Seine.
Contrairement aux autres métropoles françaises, il n'existe pas d'intercommunalité entre Paris et sa banlieue. Il faut en effet préciser que le territoire de la Ville de Paris ne couvre que le centre de la métropole, contrairement aux autres grandes métropoles internationales.
Le département de la Ville de Paris n'a pas d'autre subdivision que la seule commune qui le compose. La commune est divisée en 20 arrondissements municipaux, créés lors de sa dernière extension territoriale, en 1860, en remplacement des 12 arrondissements qui existaient auparavant - depuis le 11 octobre 1795.
Le statut de la ville a changé plusieurs fois :
- Du 26 mars au 22 mai 1871, Paris fut le siège d'un pouvoir insurrectionnel : la Commune de Paris avec une assemblée démocratiquement élue.
- La Troisième République, dirigée par des conservateurs effrayés par l'épisode de gestion démocratique de la Commune. Ceux-ci édictèrent la loi du 5 avril 1884 qui donnait le pouvoir exécutif au préfet de Paris et les pouvoirs de police au préfet de police. Le conseil de Paris, élu lors des élections municipales, désignait chaque année un président dont le rôle est principalement représentatif. Paris n'avait alors pas de maire. Le budget de la ville devait être approuvé par l'État.
- La loi du 31 décembre 1975, entrée en vigueur lors des élections municipales de 1977, instaura un conseil de Paris, à la fois conseil municipal et conseil général, comptant 109 membres qui élisent un maire. Des commissions d'arrondissements, dont les membres sont choisis à parts égales par les électeurs, le maire de Paris et le conseil de Paris, ont un rôle consultatif et d'animation. Le préfet de police, nommé par l'État, conservait les pouvoirs de police.
- La loi du 31 décembre 1982 (première loi de décentralisation), entre en vigueur à Paris lors des élections municipales de 1983. Elle a porté à 163 le nombre de conseillers de Paris et étend ses pouvoirs, principalement en matière budgétaire. Le maire est désormais impliqué dans la politique de sécurité, même si les pouvoirs en ce domaine restent entre les mains du préfet de police.
Les élections municipales se déroulent par arrondissement. Chaque arrondissement élit ses conseillers d'arrondissement (517 au total), dont une partie devient ensuite conseillers de Paris. Les conseils d'arrondissement élisent les maires d'arrondissement une semaine après le scrutin.
Le conseil de Paris ayant simultanément les attributions d'un conseil municipal (à la tête de la commune) et d'un conseil général (à la tête du département), il n'y a pas de cantons, et pas d'élections cantonales à Paris.
Cependant, dans des buts statistiques, en particulier dans les nomenclatures de l'Insee décrivant le découpage administratif de la France, les arrondissements de Paris sont souvent considérés comme des cantons.
Maires de Paris depuis 1977 :
- 1977-1995 : Jacques Chirac (réélu en 1983 et en 1989)
- 1995-2001 : Jean Tiberi
- 2001- : Bertrand Delanoë
Nombre de conseillers élus par arrondissement :
!Arrondissement
! I || II || III|| IV || V || VI || VII || VIII|| IX || X
! XI || XII || XIII|| XIV || XV || XVI ||XVII ||XVIII|| XIX || XX
|----- align="center"
!Conseillers d'arrondissement
| 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 12
| 22 || 20 || 26 || 20 || 34 || 26 || 26 || 28 || 24 || 26
|----- align="center"
!Conseillers de Paris
| 3 || 3 || 3 || 3 || 4 || 3 || 5 || 3 || 4 || 6
| 11 || 10 || 13 || 10 || 17 || 13 || 13 || 14 || 12 || 13
|----- align="center"
!Nombre total d'élus
| 13 || 13 || 13 || 13 || 14 || 13 || 15 || 13 || 14 || 18
| 33 || 30 || 39 || 30 || 51 || 39 || 39 || 42 || 36 || 39
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Capitale
Une capitale (du latin caput, capitis, tête) est une ville où siègent les pouvoirs, ou une ville ayant une prééminence dans un domaine social, culturel, économique ou sportif (Toulouse est la capitale du rugby).
On utilisera en général le terme capitale seul pour désigner la capitale d'un pays (ville où siègent les pouvoirs nationaux).
En France, les capitales des échelons locaux ont des dénominations précises :
- Préfecture de région pour la capitale d'une région,
- Préfecture pour la capitale d'un département.
Liste des capitales du monde
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Capitale est aussi un terme typographique désignant un format des lettres.
-
Catégorie:Ville du monde
zh-min-nan:Siú-to· als:Hauptstadt ko:수도 (도시) ja:首都 simple:Capital (city) th:เมืองหลวง
Chef-lieuCatégorie:Géographie
Un chef-lieu est une ville qui est administrativement prééminente dans une division territoriale ou administrative.
Le chef-lieu de département, dit communément préfecture, est la ville où siège le préfet du département et où sont généralement installés les services directement sous sa dépendance, dans un bâtiment lui aussi appelé préfecture. Dans chaque région française, l'un des départements a prééminence sur les autres, et son préfet porte le titre de préfet du département X..., préfet de la région Y... (ou inversement ?) et la ville où il siège est qualifiée de chef-lieu de région ou, communément, préfecture de région, les services étant toutefois assurés par la préfecture du département.
Le chef-lieu d'arrondissement, dit communément sous-préfecture, est la ville où siège le sous-préfet de l'arrondissement, et où sont généralement installés les services directement sous sa dépendance, dans un bâtiment lui aussi appelé sous-préfecture. L'arrondissement où se trouve la préfecture du département ne dispose pas d'un sous-préfet ni d'une sous-préfecture, l'administration en étant confiés en général au secrétaire général de la préfecture du département, qui fait fonction de sous-préfet pour cet arrondissement.
Le chef-lieu de canton n'a de rôle que nominal, concernant cette subdivision administrative du département que représente le canton français. C'est en général la commune la plus peuplée du canton, et aucun service spécifique n'y est formellement attaché. Dans les décennies passées, il existait dans tous les chefs-lieux de cantons une gendarmerie, une recette-perception et une justice de paix.
Le chef-lieu de commune est la localité principale de la commune qui lui donne son nom (la commune de Valdeblore constituant un contre-exemple), les autres localités de la commune étant qualifiées de hameaux. Les typographes du Journal officiel réservent la majuscule à l'article précédant le toponyme aux seules localités ayant rang de commune : La Celle correspond à une commune et la Celle à un hameau.
Le terme chef-lieu est également utilisé pour désigner la capitale d'un canton suisse. Dans 16 des 26 cantons et demi-cantons, le territoire est subdivisé en districts. Chaque district possède une ville centrale nommée chef-lieu de district et un préfet.
terme gminoli
Prononciation
Dans chef-lieu le f se fait entendre (comme dans le mot chef lui-même) contrairement à chef-d'œuvre où il est muet.
À l'écran
- La Fiancée du pirate est un film de Nelly Kaplan (1969) dont l'action se passe dans un hameau où l'on passe son temps à se préoccuper de ce que l'on va penser au chef-lieu de la commune.
Île-de-France
L'Île-de-France est une région française qui regroupe huit départements. C'est la région où se situe la ville de Paris.
Histoire
Article détaillé : Histoire de l'Île-de-France
La région d'Île-de-France est née du domaine royal constitué depuis le par les rois Capétiens. Ses limites ont varié jusqu'à la fin de l'Ancien Régime. Cette province s'étendait vers l'ouest et surtout le nord et était moins vaste qu'aujourd'hui en direction de l'est et du sud. Elle formait la zone d'intérêts économique des corporations marchandes de Paris, qui ont contribué à en fixer les contours.
Elle fut découpée, à la suite de la Révolution, en trois départements : Seine, Seine-et-Oise et Seine-et-Marne.
La région fut reconstituée après 1945 et la décentralisation administrative à partir de 1964, puis politique en 1982 a consolidé les anciennes provinces.
En 1965, sous l'action vigoureuse de Paul Delouvrier à la tête du district de la région parisienne, le nombre de départements a été porté de trois à huit, y compris Paris. L'un d'eux, celui de Seine-et-Marne, occupe près de la moitié de la superficie régionale. Autour de Paris, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne forment la petite couronne. Les départements du Val-d'Oise, des Yvelines et de l'Essonne constituent la grande couronne. L'objectif de cette réforme administrative était éminemment politique : il s'agissait de démanteler le département de la Seine, dont le Préfet avait quasiment autant de pouvoir que le Premier ministre. Cette concurence à la tête de la région capitale était jugée néfaste par De Gaulle et Michel Debré, premier ministre de l'époque pour entreprendre l'aménagement de la région parisienne ("remettre de l'ordre"). Ainsi, en 1965, l'équipe de Delouvrier réalise le Schéma directeur d'aménagement et d'urbanisme de la région parisienne (SDAURP), un document de planification spatiale ambitieux, qui remodelera profondément le visage et le fonctionnement de la région capitale : constitution d'un Réseau Express Régional (RER), et création des Villes nouvelles (Evry, Marne-La Vallée, Cergy, Saint-Quentin, Melun-Sénart).
Administration
Article détaillé : Conseil régional d'Île-de-France
Article détaillé : Direction Régionale de L'Equipement Île-de-France
Politique
Article de fond : Politique de l'Île-de-France
Géographie
Article de fond : Géographie de l'Île-de-France
Cette région française d'une superficie de 12 072 km², abrite la capitale de la France : Paris (75). En 1999, elle comptait 11 millions d'habitants, soit environ 19 % de la population française.
Économie
Article de fond : Économie de l'Île-de-France
Démographie
Les habitants de la région Île-de-France portent le nom de Franciliens.
Article de fond : Démographie de l'Île-de-France
Culture
Article de fond : Culture de l'Île-de-France
Voir aussi
- Portail Île-de-France, pour un accès rapide à une sélection d'articles sur l'Île-de-France :
Liens externes
- [http://www.iledefrance.fr/ Site officiel de l'Île de France]
- [http://www.wikitravel.org/fr/article/Île-de-France Île-de-France sur Wikitravel]
- [http://www.idf-paris.com/ Île-de-France et toutes ses communes sur idf-paris.com]
- [http://www.iaurif.org Institut d'Aménagement et d'Urbanisme de la Région Île de France]
- [http://www.leparisien.com le Parisien]
- [http://www.pidf.com/ Comité régional du tourisme de Paris Ile-de-France]
- Ile-de-France
ja:イル・ド・フランス地域圏
ko:일드프랑스
Rive gauche, avec les tours de la bibliothèque nationale de France en fond sur la droite]]
Sur une rivière, la rive gauche est la rive située sur la gauche, losque l'on circule depuis l'amont vers l'aval.
Paris
À Paris, en France, le terme « rive gauche » désigne la moitié sud de la ville, en raison de sa situation par rapport au cours de la Seine. Par opposition à la rive droite.
rive droite
La rive gauche contient les arrondissements suivants :
- V arrondissement
- VI arrondissement
- VII arrondissement
- XIII arrondissement
- XIV arrondissement
- XV arrondissement (sauf l'île des Cygnes)
Voir aussi
- Rive droite
Catégorie:La Seine à Paris
Gentilé
:: Pour les gentilés du monde : voir à Gentilés et pour ceux de ce seul pays à Gentilés de France.
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Définition
Un gentilé ou ethnonyme (voire démonyme peut-être à la façon de l'anglais) est le mot désignant les habitants d’un lieu, un pays, un continent, une région, une province, ou une identité nationale ou ethnique, etc. Il est parfois très différent du toponyme qui est un nom propre (invariable en français).
Le gentilé est la dénomination des habitants d’un lieu par rapport à ce lieu. Pour les populations migrantes comme les Roms ou Tsiganes par exemple on emploiera donc un terme tel que ethnonyme ou ethnique de préférence à celui de gentilé, puisqu’il est difficile de leur attacher un lieu géographique significatif et que le terme désigne plutôt une origine ethnique.
Donc :
- un gentilé est synonyme de nom d'habitants et
- un ethnonyme est synonyme de nom de peuple.
On trouve aussi un ethnique pour un gentilé ou un ethnonyme, ce terme étant aussi utilisé comme adjectif : « nom ethnique », « adjectif ethnique » ou « appellation ethnique » (chez André Rolland de Denus).
Usage des gentilés
Rappelons que selon les conventions typographiques du français :
# le nom d'habitant ou gentilé (qui est un substantif) prend la majuscule,
# l'adjectif correspondant au gentilé prend la minuscule,
# le nom de langue (ou glottonyme) prend aussi la minuscule.
Exemples :
- « Les Français ont répandu partout le bon goût français. »
- « J'apprends le français. »
Cela permet même de distinguer :
# « un savant allemand » qui est un savant de nationalité allemande,
# « un savant Allemand », c'est-à-dire un Allemand qui sait beaucoup de choses : dans ce cas on fait la liaison (c'est-à-dire que l'on prononce, mais légèrement, le t de l’adjectif savant).
L'adjectif est identique au gentilé à la majuscule près ; le cas suivant est peut-être unique :
- « Les Suissesses ne portent que des montres suisses. »
(On évitera de suivre, dans l'usage courant, les écrivains et autres fins connaisseurs de la langue française qui doutent qu'ils faille mettre une majuscule aux gentilés et écrivent parfois : « Les français ont répandu partout le bon goût français. »)
On prendra garde aux adjectifs composés en tête de phrase ou de titre (ils ne prennent qu'une seule majuscule) comme dans l’exemple :
- « Tarn-et-garonnaise est mon âme, tarn-et-garonnais est mon cœur, s'écria le Tarn-et-Garonnais en songeant à son Tarn-et-Garonne natal. »
Souvent on peut utiliser l'adjectif aussi bien que le gentilé : « Je suis français » est tout aussi correct que « Je suis Français ».
Ces règles peuvent différer selon les langues :
# L’anglais emploie la majuscule dans les trois cas, si bien que a French letter se dit en français une capote anglaise.
# L’espagnol emploie la minuscule dans les trois cas (recommandations de l'Académie royale espagnole).
L'usage a pu du reste changer dans le temps et l'on peut observer des chassés-croisés entre le russe et la français à propos des majuscules.
Il arrive que le gentilé perde sa majuscule lorqu'il finit par désigner simplement un type humain :
- suisse (suisse d'église par exemple) parce que l'on recrutait souvent des gardes en Suisse autrefois,
- les lesbiennes ne se confondent pas exactement avec les habitantes de Lesbos,
- sybarite fait référence aux habitants de l'antique Sybaris,
- depuis 1945 la classe politique française se réparti entre atlantistes plaçant leur confiance dans l'OTAN et européens (avec minuscule) partisans de la construction europénne.
Pour les villes-centres ont prendra l'exemple suivant : un habitant d'Orléans est un Orléanais, la région dont Orléans est le centre s'appelle l'Orléanais (à comprendre pays orléanais) : les habitants de l'Orléanais sont aussi appelés les Orléanais tout comme ceux de la seule Orléans ; le français n'a jamais développé à des surcomposés du type - -aisien ou - -oisien.
Les cas où le gentilé ou l'adjectif correspondant désigne autre chose qu'un type humain ne pose guère de difficulté pratique et prend aussi la minuscule :
- danois (ou dogue allemand) désigne une race de chien,
- (exemple : « Le danois du Danois aboyait sans cesse. »)
- percheron désigne une race de cheval,
- le parmesan est un fromage...
Historique
Le terme gentilé est attesté en français dès 1752 et vient du latin gentile nomen qui correspond au nom de famille chez les Romains (par exemple Julius dans : Caius Julius Caesar, nom latin de Jules César). L’Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers de Diderot indique (en 1757) : « GENTILÉ, s. m. [...] Le gentilé d’un seul homme peut être de trois manières & de trois sortes de dénominations : le gentilé, par exemple, du peintre Jean Rothénamer est Allemand, Bavarois et Munichien ; Allemand signifie qu'il est d’Allemagne; Bavarois, qu’il est du cercle de Bavière ; & Munichien [on dit Munichois aujourd’hui], qu’il est de Munich. » Le mot gentilé est inconnu du TLFi mais bien documenté dans les divers dictionnaires Robert.
Le terme gentilé :
- paraît un peu désuet aujourd’hui en France,
- mais a été recommandé par l’Office de la Langue française (devenu l’Office québécois de la langue française ou OQLF depuis lors) du Québec le 5 février 1982 (comme équivalent de l’anglais name of inhabitants ou gentilic).
Étude de la formation des gentilés et toponymes
Si la science des toponymes ou noms de lieux est la toponymie, la science des anthroponymes ou noms de personnes est l'anthroponymie, il n’existe pas de terme consacré pour celles des gentilés (certains suggèrent démonymie), ce qui correspond peut-être à un manque d’intérêt. André Rolland de Denus fait figure de « précurseur » dans l’étude des gentilés. Parmi les grands ancêtres on citera Étienne de Byzance et ses Ethnika.
Un gentilé est souvent cité au masculin pluriel. Plutôt que de recourir à des parenthèses
pour signaler les différences de nombre et de genre (parenthèses qui défigurent les mots et sont d'une interprétation parfois difficiles par un collégien ou un étranger), on procèdera par énumération dans l'ordre suivant :
- masculin singulier, masculin pluriel, féminin singulier, féminin pluriel
Les suffixes formateurs de gentilés les plus courants sont en français :
- -ais(e)(s) pour les villes (Bayonne : Bayonnais) mais aussi pour les pays (Taiwan : Taïwanais, France : Français)
- -ois(e)(s) un peu vieilli, et surtout pour les villes (Amiens : Amiénois) et villages les plus anciens. Il est très vigoureux au Québec, où il représente plus de la moitié des gentilés.
- -ien(ne)(s) ou -éen(ne)(s) surtout pour les pays (Italie : Italiens mais aussi Paris : Parisiens)
- -ain(e)(s) ou -in(e)(s) surtout pour les villes et quartiers
D’autres suffixes plus rares sont rencontrés :
- -ic(s) / -ique(s) : un peu savant, mais consacré dans certains gentilés d’usage courant.
- -eau(x) / -elle(s)
- -eux / -euse(s) : parfois argotique
- -(i)ot(e)(s) ou -(i)at(e)(s), le i étant supprimé s'il suit un autre i semi-voyelle
- -on(ne)(s) ou -an(e)(s)
- -ou(se)(s) : suffixe vieilli, conservé par l’usage historique.
- -ard(e)(s) ou -art(e)(s) : vieilli, et parfois employé de façon irrespectueuse ou argotique au lieu d’un autre suffixe usuel (par exemple : Savoyards)
- -toque(s) ou -loque(s) : le plus souvent populaire et argotique
- -iche(s) : le plus souvent populaire et argotique au lieu d’un autre suffixe usuel, en référence au gentilé correspondant en anglais.
Quand le toponyme se termine par le suffixe -ie, le plus souvent, ce suffixe est souvent supprimé si le gentilé obtenu se termine par un des suffixes ci-dessus, ou converti en -ien(ne)(s) si cela crée une ambiguité de sens.
Les gentilés correspondant à des toponymes composés sont le plus souvent irrégulier en français,souvent assez éloigné du toponyme (même s'il peut rester une origine historique commune). Il n'y a pas de règle établie pour leur formation, même pour les toponymes courant commençant par Saint- ou Sainte- (cet élément n’est souvent pas représenté dans le gentilé), mais l’article initial préfixant certains toponymes est pratiquement toujours ignoré dans le gentilé (par exemple, La Rochelle : Rochelais).
Les racines de toponymes contenant des prénoms (souvent très anciens et internationaux) sont souvent dérivés en gentilés français à l’aide d’anciennes racines latines, grecques ou issues d'autres langues. Les gentilés français issus de toponymes composés sont le plus souvent contractés en un terme non composé, après élimination des articles internes et réduction des autres racines.
Voir aussi
Liens internes
- Gentilés pour la liste de tous les gentilés du monde en partant des États.
Liens externes
- Wiktionnaire
Catégorie:Gentilés
Sainte-Geneviève
- Sainte-Geneviève, commune française de l'Aisne
- Sainte-Geneviève, commune française de la Manche
- Sainte-Geneviève, commune française de Meurthe-et-Moselle
- Sainte-Geneviève, commune française de l'Oise
- Sainte-Geneviève, commune française de la Seine-Maritime
- Montagne Sainte-Geneviève à Paris
- Bibliothèque Sainte-Geneviève à Paris
Voir aussi
- Sainte-Geneviève-de-Batiscan, municipalité de paroisse du Québec, Canada
- Sainte-Geneviève, ancienne ville sur l'Île de Montréal, maintenant dans l'arrondissement de L'Île-Bizard–Sainte-Geneviève–Sainte-Anne-de-Bellevue, Montréal
- Sainte-Geneviève-des-Bois, commune française du Loiret
- Sainte-Geneviève-des-Bois, commune française de l'Essonne
- Sainte-Geneviève-lès-Gasny, commune française de l'Eure
- Sainte-Geneviève-sur-Argence, commune française de l'Aveyron
Histoire de l'urbanisme parisienCatégorie:Urbanisme parisien
Catégorie:Histoire de Paris
Catégorie:Histoire de Paris
Fluctuat nec mergitur : un fait central de l'urbanisme parisien est que la capitale française, depuis dix siècles, n'a jamais perdu son statut de grande capitale politique ou économique. La plupart des souverains français depuis le Moyen Âge ont tenu à laisser leur marque dans le sol parisien. De plus la ville n'a jamais été détruite, contrairement à d'autres métropoles européennes comme Londres en 1666 ou Lisbonne en 1755.
De cette histoire exceptionnelle dans sa richesse et dans sa continuité résulte une accumulation unique de monuments et surtout une tradition urbanistique et architecturale qui fait le « cachet » de Paris : alignement des immeubles le long d'avenues bordées d'arbres, hauteur égale sous l'influence des règlements d'urbanisme, façades rythmées par les ornements du deuxième étage et le balcon filant du cinquième…
Tout en conservant l'empreinte du passé le plus ancien dans le tracé de ses rues, Paris a élaboré au cours des siècles un style d'une rare homogénéité et a su se moderniser peu à peu, malgré les crises des deux derniers siècles et les incertitudes actuelles.
Paris antique
Si un village gaulois s'est peut-être installé sur l'Île de la Cité, les vestiges antiques concernent surtout la ville gallo-romaine, construite au sur la rive gauche. On pense qu'elle s'étendait approximativement du boulevard Saint-Germain au Val-de-Grâce et de la rue Descartes au jardin du Luxembourg. Lutèce était construite autour de la rue Saint-Jacques (qui en était le cardo) selon un plan organisé en rues perpendiculaires. Le centre de la ville est fixé par les architectes romains au niveau actuel des 172 et 174 de la rue Saint-Jacques. Le forum s'étendait de la rue Saint-Jacques au boulevard Saint-Michel et de la rue Cujas à la rue Malebranche. La rue de Vaugirard est peut-être elle aussi d'origine antique.
Voir aussi
[http://www.paris.culture.fr/fr/ville_he_plan1.htm Une analyse du tracé des rues gallo-romaines]
Paris médiéval : la croissance radiale
Au Moyen Âge, Paris repousse régulièrement les enceintes qui l'entourent et absorbe ses faubourgs : d'abord celle de Philippe-Auguste, puis celle de Charles V.
Charles V
Ce Paris médiéval semble bien lointain au promeneur d'aujourd'hui qui voit surtout, dans le centre de Paris, des immeubles postérieurs à Henri IV. En fait il reste des immeubles anciens cachés sous les rénovations de façade. Cependant la principale marque que le Moyen Âge a laissée à Paris se voit sur un plan de la ville. On y reconnaît en effet les principaux axes du Paris médiéval, ces rues pas tout à fait droites (sauf l'ancien cardo maximus déjà cité) convergent vers les abords de l'île de la Cité et portent en général des noms de saints et : rue Saint-Honoré, rue Montmartre, rue Saint-Denis (ancienne Grand'rue), rue Saint-Martin, rue du Temple, rue Saint-Antoine, rue Saint-Jacques, axe de la rue de Buci...
En dehors de ces rues, la ville est souvent un labyrinthe de petites rues plus ou moins bien entretenues. Il n'est pas encore question de grandes avenues et de perspectives majestueuses.
Paris classique : l'émergence du plan cartésien
rue de Buci
Les opérations d'urbanisme commencent à se développer. Les nouvelles voies sont larges et, si possible, rectilignes. La place des Vosges, érigée au début du , sert de modèle à cette volonté d'ordre et d'harmonie. L'édit de 1607 et l'ordonnance de 1667 instaurent la tradition des règlements d'urbanisme à Paris en interdisant pour des raisons de sécurité les pans de bois apparents, en réglementant les saillies sur rue et en limitant la hauteur sur rue des immeubles.
Au , l'enceinte de Louis XIII englobe sur la rive droite l'ensemble couvert aujourd'hui par les quatre premiers arrondissements. Louis XIV détruit les fortifications sur la rive droite et construit sur leur emplacement de larges boulevards. Les immeubles gagnent en largeur. On peut en voir un exemple dans un ensemble construit entre 1669 et 1678 aux 2-14, rue de la Ferronnerie, à l'endroit même où Ravaillac avait assassiné Henri IV.
Henri IV]]
Il reste peu d'embelissements urbains du à Paris, il s'agissait en général d'interventions ponctuelles autour d'un monument, on peut citer en exemple le lotissement qui entoure le théâtre appelé aujourd'hui Odéon théâtre de l'Europe réalisé par Marie-Joseph Peyre et Charles de Wailly, sur des principes baroques inspirés de l'Italie (patte d'oie qui met en scène la façade du monument selon différents points de vue).
À la fin du , le mur des Fermiers généraux, que la Révolution prive de son rôle fiscal à peine sa construction terminée, enferme l'ensemble des onze premiers arrondissements actuels. Toutefois la ville bâtie occupe pour l'essentiel l'ancienne enceinte de Charles V, ainsi que des faubourgs qui s'étirent le long des routes.
Toute cette période se caractérise par un urbanisme d'accumulation. Jusqu'à Louis-Philippe, aucune opération d'envergure ne vient remettre en cause l'organisation médiévale du territoire. On ne remplace pas le labyrinthe des rues par des axes monumentaux et on ne redécoupe pas les parcelles existantes. Pour loger plus de monde sur le même espace, on se contente de construire de nouveaux corps de bâtiment au fond des cours intérieures, voire de surélever les immeubles d'un ou deux étages. Les innovations urbaines n'ont leur place que sur les espaces encore vierges ou récupérés. Ainsi, c'est sur l'emplacement d'une enceinte détruite que Louis XIV fait construire les grands boulevards. Au , des hôtels particuliers ou des couvents, à la périphérie de la ville d'alors, sont transformés en lotissements.
La « mixité sociale » est alors une réalité. Les hôtels particuliers voisinent avec les quartiers populaires. Dans les immeubles de rapport, il suffit de regarder la façade pour le constater : toutes les couches de la société se superposent depuis le deuxième étage, dit « noble », où loge le bourgeois, jusqu'au dernier étage des étudiants et des ouvriers.
Paris au XIXe siècle : le temps des grands aménagements
Pour beaucoup, l'urbanisme de Paris évoque d'abord l'action du préfet Haussmann. C'est en effet à l'époque de Napoléon III que Paris a pris son visage moderne. Le grand mouvement de rénovation urbaine avait toutefois été initié par ses prédécesseurs.
Restauration et Monarchie de Juillet : les premières grandes percées
La Révolution et le Premier Empire ont lancé peu de grandes opérations d'urbanisme. Ces deux périodes ont toutefois donné à Paris la perspective monumentale de la rue de Rivoli au niveau des Tuileries ou, sur un plan plus anecdotique, la décoration pittoresque à l'égytienne de la place du Caire.
Dans les années 1820, le retour de la paix et le renouveau de l'économie favorisent le lancement de vastes opérations de lotissement : quartiers de l'Europe, quartiers François-I, Saint-Vincent-de-Paul, Beaugrenelle autour de la place Violet, Passy autour de la place Victor-Hugo… Une planification urbaine nouvelle organise certains de ces quartiers autour de réseaux en étoile et distingue les voies principales des rues destinées à la desserte locale. Les lotissements de Beaugrenelle et de Passy couvrent une superficie de l'ordre du kilomètre carré.
Le préfet de la Seine, Gilbert de Chabrol de Volvic, confie la réalisation de ces opérations aux promoteurs privés. Les pouvoirs publics n'interviennent que pour faire respecter les règlements urbains sur l'alignement et la hauteur (gabarit) des immeubles. Toutefois la crise de la seconde moitié des années 1820 retarde leur réalisation.
Passy
En 1833, Claude Berthelot de Rambuteau remplace le comte de Chabrol. Plusieurs éléments déterminent une nouvelle orientation de l'urbanisme parisien. Les préoccupations hygiénistes commencent à souligner le problème des quartiers insalubres, mis en évidence par l'épidémie de choléra de 1832, tandis que les nouveaux modes de transport en commun permettent aux employés d'aller habiter plus loin de leur lieu de travail. Un siècle plus tard, ces deux questions occuperont encore une position centrale dans la réflexion des urbanistes modernes et en particulier de Le Corbusier.
Rambuteau s'appuie sur la loi d'expropriation pour cause d'intérêt public de 1841 pour lancer la rénovation de Paris. C'est lui, avant Haussmann, qui imagine les grands boulevards et avenues qui doivent assainir les quartiers centraux et faciliter les transports publics. La formule des boulevards-promenades de Louis XIV devient le principe structurant de l'ensemble de la trame urbaine. Rambuteau lance la restructuration des Halles, mais réalise surtout, de 1838 à 1844, la rue qui porte aujourd'hui son nom. C'est la première fois qu'on détruit un quartier pour percer une rue dans le centre de Paris. Sa largeur de 13 mètres est alors considérable. Elle passera pourtant au second plan lorsque Haussmann taillera des voies beaucoup plus larges dans le même quartier.
L'action de Rambuteau porte aussi sur les équipements urbains : plantation d'arbres le long des avenues, égouts, éclairage au gaz et même urinoirs. Sa devise est : « de l’eau, de l’air, de l’ombre ».
Le Second Empire et la transformation haussmannienne
égouts
Paris absorbe ses faubourgs jusqu'à l'enceinte de Thiers en 1860 (voir l'article Arrondissements de Paris). Le préfet Haussmann continue à une échelle beaucoup plus vaste les transformations de Rambuteau et dote Paris d'un réseau d'axes qui, aujourd'hui encore, constituent son ossature principale. Il bénéficie du soutien de Napoléon III qui participe même à certaines réalisations.
Avec la collaboration de Belgrand, il met en place le réseau moderne d'alimentation en eau de Paris.
Les travaux d'Haussmanniens, qui constituent le fait majeur de l'histoire de l'urbanisme à Paris, sont décrits en détail dans l'article : Transformations de Paris sous le Second Empire.
Paris au XXe siècle : expériences et hésitations
On ne peut comprendre la frénésie de construction qui a suivi la Seconde Guerre mondiale si on ne prend conscience de deux éléments qui ont aujourd'hui en partie disparu :
- l'obsession hygiéniste héritée du , choquée par la persistance de quartiers insalubres à Paris
- le relatif immobilisme de la première moitié du siècle, auquel s'est ajoutée la forte demande de logements du « baby boom ».
Les Trente Glorieuses lanceront alors des opérations dont l'ampleur provoquera un retour brusque, dans les années 1970 et 1980, à un urbanisme plus traditionnel.
Avant la Seconde guerre mondiale : le temps des projets
Une ville à assainir
En 1900, malgré les transformations d'Haussmann et de ses successeurs, Paris compte de nombreux quartiers délabrés. Plusieurs enquêtes (1904, 1918) amènent à recenser les îlots « tuberculeux » ou insalubres en se basant en particulier sur la fréquence des cas de tuberculose. Dans la Charte d'Athènes, Le Corbusier décrira ainsi les « taudis » que l'on trouvait à son époque :
« 1. Insuffisance de surface habitable par personne ; 2. Médiocrité des ouvertures sur le dehors ; 3. Absence de soleil (orientation au nord ou conséquence de l'ombre portée dans la rue ou dans la cour) ; 4. Vétusté et présence permanente de germes morbides (tuberculose) ; 5. Absence ou insuffisance des installations sanitaires ; 6. Promiscuité provenant des dispositions intérieures du logis, de la mauvaise ordonnance de l'immeuble, de la présence de voisinages fâcheux. »
Ces quartiers ne font toutefois pas encore l'objet d'opérations de rénovation d'envergure.
Les rêves des urbanistes
Entre les deux guerres, l'un des thèmes de réflexion dominants est l'idée d'un aménagement d'ensemble de la région parisienne. Il fait l'objet d'un concours en 1919 et d'une loi le 14 mai 1932, d'où découle un plan réalisé par Henri Prost en 1934. Ces plans reposent sur la réalisation de nouveaux axes ou l'élargissement d'axes existants afin de décongestionner le centre de Paris.
Pendant ce temps, des architectes indépendants multiplient les propositions pour résoudre les problèmes des villes en matière d'habitation et de circulation.
Le plus fameux plan d'urbanisme de l'entre-deux-guerres vise d'abord à provoquer et stimuler les esprits. En 1925, le jeune Le Corbusier, obsédé par l'insalubrité du vieux Paris, propose dans le plan Voisin de raser la plus grande partie des arrondissements I à IV pour construire à la place, dans un immense parc parcouru de voies rapides, une trentaine de gratte-ciels cruciformes capables d'héberger chacun plusieurs milliers d'habitants.
Les frères Perret, dont l'un, Auguste, reconstruira Le Havre après la guerre, dessinent à la même époque des projets de gratte-ciels pour le centre de Paris, aussi beaux que ceux de Manhattan mais sans leur juxtaposition chaotique. D'autres d'architectes veulent expérimenter les nouvelles techniques de construction dans les quartiers périphériques. Ils se heurtent à la rigueur du règlement de 1902, rédigé par Louis Bonnier : les constructions ne peuvent dépasser le gabarit traditionnel que le long d'une pente de 45 degrés vers l'intérieur de la parcelle. Henri Sauvage propose en conséquence de gigantesques immeubles à gradins, ziggourats modernes, dont il construit une esquisse au 26, rue Vavin.
Certains, constatant qu'il ne leur sera pas permis de faire pousser les immeubles vers le haut, proposent de creuser à l'intérieur du sol. Clément Tambuté veut relier la place Malesherbes à l'aéroport du Bourget par une liaison souterraine. Gaston Bardet veut enfouir les entrepôts et les voies rapides afin de rendre la ville de surface à « sa fonction première de promenade ». Ces projets n'ont guère laissé dans Paris que des souterrains sur les boulevards des Maréchaux au niveau des portes les plus importantes ; celui de la porte d'Italie vient d'être supprimé.
Pendant ce temps, les quartiers périphériques se dotent des dernières cités pavillonaires pittoresques (place de l'Abbé-Georges-Hénocque, Hameau du Danube…).
Après la Seconde Guerre mondiale : le temps des réalisations
Après la guerre, malgré les analyses, les plans et les rêves, aucune opération d'envergure n'a encore été menée. Les îlots insalubres existent toujours. La réflexion reprend autour des idées d'André Thirion et de Bernard Lafay. L'un des grands noms des années 1950 est Raymond Lopez. Il oppose le Paris « cristallisé » des premiers arrondissements au Paris à celui des arrondissements périphériques qui doit faire l'objet d'une profonde réorganisation. Cette transformation doit se baser sur une ceinture de voies rapides prenant la place de l'ancienne enceinte des Fermiers généraux et passant donc par Pigalle, Belleville et Montparnasse. Il ne s'agit plus, contrairement aux plans d'avant-guerre, de faciliter l'accès au centre de Paris, mais de permettre son contournement. Les automobiles ne traverseraient plus Paris par l'axe traditionnel du boulevard Saint-Michel et du boulevard de Sébastopol, mais emprunteraient une autoroute urbaine partant de la porte de Vanves ou de la porte d'Italie pour rejoindre la porte d'Aubervilliers en passant par le boulevard Richard-Lenoir.
Les conclusions de Raymond Lopez font l'objet d'un plan exposé en 1957, dans lequel il distingue les îlots « insalubres », qui doivent être reconstruits, des zones jugées « bien construites », à conserver. Un quart de la ville doit être rénové. Lopez envisage, pour les quartiers reconstruits, un urbanisme basé non plus sur l'alignement sur rue traditionnel, mais sur un « urbanisme d'ensemble » : les constructions, non soumises à l'exigüité des parcelles existantes, pourront exploiter des solutions nouvelles inspirées de certaines des théories exposées par Le Corbusier.
Contrairement aux analyses précédentes, l'analyse de Raymond Lopez et des autres urbanistes des années 1950 va connaître une réalisation partielle et spectaculaire. Il va bénéficier du soutien du nouveau régime du général de Gaulle, assez fort pour vaincre les inerties traditionnelles. L'objectif de modernisation de Paris ne soulève guère d'objections, pas plus que les moyens employés.
Le Plan d'urbanisme directeur rédigé en 1959 et appliqué dès 1961 transforme en projet concret la vision des urbanistes, qu'il résume en quelques mots : « La trame urbaine n'est plus définie par les rues, mais par l'ordonnance des constructions, elles-mêmes guidées par des considérations fonctionnelles ». La mise en œuvre la plus caractéristique de cette vision est l'opération des Olympiades (XIII arrondissement), dirigée par Michel Holley de 1969 à 1974.
C'est une rupture majeure dans l'urbanisme parisien basé sur l'alignement sur rue et le gabarit homogène des bâtiments, même si les architectes estiment que les nouvelles tours, qui ont toutes à peu près la même hauteur, reproduisent à un niveau plus élevé le gabarit traditionnel. Les deux principales opérations, à Paris intra muros, sont toutes deux situées sur la rive gauche : Italie 13 et Front-de-Seine.
L'opération Italie 13
Front-de-Seine
L'opération Italie 13, menée au cours des années 1960 et au début des années 1970, a transformé le sud du XIII arrondissement par la construction de nombreuses tours, en particulier autour du quartier sur dalle des Olympiades.
Les tours, au nombre de trente-cinq environ, ne présentent pas une grande diversité. Sauf quelques exceptions isolées, elles sont parfaitement identiques au sein d'un même quartier. Implantées de manière indépendante de la rue, elles ne s'en sont pourtant jamais vraiment affranchies. De plus, la rareté des espaces verts comme la concentration des tours entrait en contradiction avec les préceptes de Le Corbusier sur l'espacement nécessaire des habitations.
Ce quartier, implanté sur une hauteur et bien visible depuis les autres quartiers de Paris, a une part de responsabilité dans la méfiance que de nombreux Parisiens ressentent envers les tours, malgré l'image positive du quartier chinois, dont l'installation au milieu des tours a sauvé l'opération Italie 13 sur le plan immobilier.
Voyez l'article principal Italie 13.
Le Front-de-Seine
Le Front-de-Seine longe la Seine dans le XV arrondissement. Une vingtaine de tours y ont été construites, pour la plupart dans les années 1970, sur une dalle pavée de motifs dont on ne perçoit le dessin que depuis les étages élevés. Contrairement aux tours du XIII arrondissement, celles du Front-de-Seine sont de styles très variés : les deux tours les plus originales sont sans doute l'hôtel Novotel (ancien hôtel Nikko) avec ses fenêtres encadrées de rouge et la tour Totem, empilement de blocs vitrés.
Malgré un standing élevé dans les tours, la dalle s'est considérablement dégradée et le centre commercial s'est en partie vidé au cours du temps. Des plans de rénovation sont en cours d'étude.
L'époque contemporaine et le retour à la ville classique
Dès 1970 l'Atelier parisien d'Urbanisme (Apur) critique l'approche brutale de l'urbanisme sur dalle. François Loyer mène pour le compte de l'Apur une grande enquête sur le Paris du et réhabilite l'haussmanisme. Selon lui les réalisations haussmanienne assurait une meilleure hiérarchisation des espaces publics et privés, des voies et des constructions, conduisant à une plus grande cohérence des ensembles bâtis. Ce modèle, loin d'être dépassé, peut être réinterprété dans le cadre de l'architecture contemporaine.
En parallèle le public manifeste un fort sentiment de rejet envers les nouvelles tours qui surgissent, auxquelles ils reprochent une certaine inhumanité. L'uniformité des tours du XIII arrondissment, loin de représenter un nouveau visage du style traditionnellement homogène des quartiers parisiens, est vécu comme un appauvrissement du paysage urbain.
À partir de 1974, après l'élection de Valéry Giscard d'Estaing, les grandes opérations sont annulées ou freinées à Paris. Seul le chantier de la Défense se poursuit ainsi que certaines opérations particulières comme l'édification du centre Georges-Pompidou.
L'îlot est réhabilité. Il n'est toutefois pas toujours fermé comme dans l'architecture haussmanienne. Dès la fin des années 1970, Christian de Portzamparc construit l'ensemble de la rue des Hautes-Formes, dans le XIII arrondissement. Deux tours étaient prévues : il les remplace par un ensemble de bâtiments plus bas, aux formes variées, dans lesquels il tente de mieux organiser la hiérarchie entre espaces publics, privés et semi-privés tout en s'opposant au modèle de la « construction en série » qui s'est exprimé dans les Olympiades toutes proches. C'est son thème d'« îlot ouvert » qui « reprend de la ville classique, le thème de la rue, et poursuit, de l'architecture moderne, le thème du bâtiment autonome ». Vingt ans plus tard le même Christian de Portzamparc continue à mettre en œuvre ce principe à Paris Rive Gauche, où il coordonne la construction d'un quartier au sud de la rue Neuve-de-Tolbiac.
La même opération Paris Rive Gauche, autour de l'an 2000, illustre une autre tendance de l'urbanisme moderne parisien : un retour à une organisation de type haussmanien de l'îlot : le long de l'avenue de France et surtout de son prolongement vers la gare d'Austerlitz (avenue Pierre-Mendès-France), l'alignement sur rue, l'harmonie des gabarits, une certaine uniformité des façades, des cours ou des jardins intérieurs se conjugent avec une architecture contemporaine de pilotis et de façades en verre.
Le XXI siècle : muséification de Paris ou retour des tours ?
Une proposition du maire de Paris, Bertrand Delanoë, de construire à nouveau quelques tours dans les quartiers périphériques, a rencontré l'enthousiasme des architectes mais l'opposition de nombreux particuliers. Les uns regrettent ce qu'ils considèrent comme un manque d'ambition architecturale de Paris, tandis que les autres soulignent la spécificité de Paris, faite d'un héritage architectural et urbanistique unique.
Tandis que de nouvelles tours continuent à sortir de terre dans le quartier d'affaires de La Défense, à Paris même les grands projets vont plutôt dans le sens d'un respect du tissu urbain et du patrimoine architectural, en particulier des dernières traces du passé industriel de Paris. Le rejet de la candidature parisienne à l'organisation des jeux Olympiques de 2012, en vue desquels la vaste zone des Batignolles devait être aménagée, risque à cet égard de réduire encore les perspectives de grands projets à Paris dans les années à venir.
L'organisation administrative de Paris fait elle aussi l'objet d'un débat récurrent. Certains, comme l'architecte Roland Castro, proposent la mise en place d'un « Grand Paris » en soulignant que la plupart des grandes capitales ont absorbé une partie de leur banlieue alors que Paris, dont les limites n'ont pour l'essentiel pas évolué depuis 1860, ne participe même pas à une structure intercommunale.
Voir aussi
Liens internes
- Enceintes de Paris
- Règlements d'urbanisme de Paris
- Îlots insalubres parisiens
Bibliographie
- François Loyer, Paris , l'immeuble et la rue, Hazan, 1980
- Philippe Panerai, Jean Castex et Jean-Charles Depaule, Formes urbaines, de l'îlot à la barre, éditions Parenthèses, 1997.
- Simon Texier, Paris contemporain, Parigramme, 2005.
- Jacques Lucan, [http://www.culture2000.tee.gr/paris/textes/apur0.htm Généalogie du regard sur Paris].
GallicaCatégorie:Sciences de l'information et des bibliothèques
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Des cartes, des plans réalisés à main levée ou lithographiés, les plus grands cartographes G. Mercator, Hondius, Blaeuw, N.le Fer, Sanson d'Abbeville, etc.
Voir aussi
Liens internes
- Bibliothèque nationale de France
Liens externes
- [http://gallica.bnf.fr/ Gallica, bibliothèque numérique de la Bibliothèque nationale de France]
ParisiiIl existe aussi une forme latine contractée Parisi et en français on emploie aussi les formes « Parisiens » et Parises.
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Les Parisii étaient un peuple gaulois vivant dans l'actuelle région parisienne. Leur nom viendrait peut-être du gaulois kwarisi. Leur ville principale (oppidum) était Lutetia (aujourd'hui Paris) selon César (53 av. n.e.). Ce peuple a émis des monnaies en or parmi les plus belles du monayage gaulois, le statère des Parisii. Mais il est étrange que le sous-sol de Paris intra-muros n'ait pas encore livré de mobilier protohistorique...
Les Parisii ont donné leur nom à Paris, Villeparisis, Cormeilles-en-Parisis, Fontenay-en-Parisis et toute la région du Parisis.
Une autre tribu Parisii était installée dans l'Ile de Bretagne, à l'Est d'York.
Bibliographie
- Venceslas Kruta, Les Celtes, histoire et dictionnaire, éditions Robert Laffont
- Xavier Delamare, Dictionnaire de la langue gauloise, éditions Errance
Catégorie:Peuples gaulois Catégorie:Histoire de l'Île-de-France
Catégorie:Histoire de Paris
Cheikh Anta Diop
Cheikh Anta Diop (1923-1986) est un historien et anthropologue sénégalais. Il a défendu avec vigueur une vision du monde connue sous le nom d'afrocentrisme, qui met l'accent sur l'apport de l'Afrique et en particulier de l'Afrique noire à la culture et à la civilisation mondiales. Il est considéré comme l'un des plus grands historiens de l'Afrique, bien que son œuvre ne soit pas entièrement acceptée dans les milieux scientifiques.
L'homme et l'œuvre
Cheikh Anta Diop est né le 29 décembre 1923 à Diourbel (Sénégal). A l'âge de 23 ans, il part à Paris pour étudier la physique et la chimie mais se tourne aussi vers l'histoire et les sciences sociales. Il suit en particulier les cours de Gaston Bachelard. Il adopte très rapidement un point de vue spécifiquement africain face à la vision européenne dominante de l'époque pour laquelle les Africains sont des peuples sans passé.
En 1951, Diop prépare sous la direction de Marcel Griaule une thèse de doctorat à l'Université de Paris, dans laquelle il affirme que l'Égypte ancienne était peuplée d'Africains noirs et que la langue et la culture égyptiennes se sont ensuite diffusées dans l'Afrique de l'Ouest. Il ne parvient pas à rassembler un jury pour examiner cette thèse. Elle rencontre pourtant un grand écho sous la forme d'un livre, Nations nègres et culture, publié en 1955.
Diop, qui adopte un ton volontiers polémique, met à profit sa formation pluridisciplinaire pour combiner plusieurs méthodes d'approche. Il s'appuie sur des citations d'auteurs anciens comme Hérodote et Strabon pour démontrer que les Égyptiens anciens présentaient les mêmes traits physiques que les Africains noirs d'aujourd'hui (couleur de la peau, aspect des cheveux, du nez et des lèvres). Des données d'ordre ethnologique (comme le rôle du matriarcat) et archéologique l'amènent à affirmer que la culture égyptienne doit plus aux cultures d'Afrique noire qu'à celles du Proche-Orient. Sur le plan linguistique, il considère en particulier que le wolof, parlé aujourd'hui en Afrique occidentale, présente de nombreuses similarités avec la langue égyptienne antique.
En parallèle, Diop milite en faveur de l'indépendance des pays africains et de la constitution d'un État fédéral en Afrique. Il poursuit dans le même temps une spécialisation en physique nucléaire au Laboratoire de chimie nucléaire du Collège de France.
Diop devient l'un des historiens les plus controversés de son époque. Il obtient finalement son doctorat en 1960, mais seulement avec la mention honorable. Il revient au Sénégal et poursuit ses recherches à l'Université de Dakar (aujourd'hui Université Cheikh Anta Diop). Il prend la tête d'un laboratoire de radiocarbone où il tente de déterminer la couleur de peau des anciens Égyptiens par des observations au microscope.
Dans les années 1970, Diop participe au comité scientifique qui dirige, dans le cadre de l'UNESCO, la rédaction d'une Histoire générale de l'Afrique. Il rédige le chapitre consacré aux origines des anciens Égyptiens. Dans le cadre de la rédaction de cet ouvrage, il participe en 1974 au Colloque international du Caire où il confronte son point de vue à celui des principaux spécialistes mondiaux.
Cheikh Anta Diop meurt dans son sommeil à Dakar, le 7 février 1986.
Postérité de l'œuvre de Cheikh Anta Diop
L'idée d'une Égypte ancienne avait déjà été avancée par d'autres auteurs, mais l'œuvre de Cheikh Anta Diop est fondatrice dans la mesure où elle a considérablement approfondi l'étude du rôle de l'Afrique noire dans les origines de la civilisation. Elle a donné naissance à une école d'égyptologie africaine en inspirant par exemple Théophile Obenga. Diop a participé à l'élaboration d'une conscience africaine libérée de tout complexe face à la vision Européenne du monde. Ses travaux et son parcours sont aujourd'hui une référence constante des intellectuels africains, plus encore peut-être que Léopold Sédar Senghor auquel Diop a reproché d'avoir aliéné la négritude en la basant sur un type de raison différent de la raison européenne.
La communauté scientifique, tout en reconnaissant que Diop a eu le mérite de libérer la vision de l'Égypte ancienne de son biais européocentriste, reste partagée sur nombre de ses conclusions. Certains chercheurs africains contestent l'insistance de Diop sur l'unité culturelle de l'Afrique noire et sur ses origines égyptiennes. Beaucoup estiment que son approche pluridisciplinaire et polémique l'amène à des rapprochements sommaires dans certains domaines comme la linguistique. De fait son approche, fortement biaisée par l'idéologie afrocentriste dont il reste marqué toute sa vie, l'a parfois conduit à des conclusions que la très grande majorité des chercheurs considèrent comme fantaisistes; elles entrent en effet en contradiction avec les enseignements de l'archéologie et de l'histoire de l'Afrique en général, et de l'Egypte en particulier. Toutefois, sur le plan linguistique, il faut lui reconnaître le mérite d'avoir initié l'étude diachronique des langues africaines. Il appartient à la jeune génération de linguistes d'approfondir cette démarche.
Liens externes
- [http://www.ankhonline.com/cheikh.htm L'œuvre de Cheikh Anta Diop sur ankhonline.com]
- [http://www.cesaire.org/CAD/CAD.htm La voix de C.A.Diop sur cesaire.org]
- [http://www.africamaat.com Site sur ses travaux]
Diop, Cheikh Anta
Diop, Cheikh Anta
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Égypte
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Ys
ja:イース
catégorie:Mythologie_celtique
Cette ville légendaire, aussi connue sous le nom de Ker Ys ou encore Caer Ys était construite dans un polder de la baie de Douarnenez. La ville, plus basse que le niveau de la mer, était entourée d'une digue percée de portes dont Gradlon, son roi, portait les clefs au cou.
La ville se complaisait dans la débauche malgré les sermons de saint Guénolé si bien que Dieu décida de la punir. Une nuit le diable se fit amant de Dahut, la fille du roi, et lui demanda les clefs de la ville qu'elle vola durant le sommeil de son père. Elle les donna au malin qui ouvrit les portes de la mer. Une autre version prétend que ce fut Dahut elle-même qui les ouvrit.
Gradlon, réveillé par saint Guénolé, enfourcha son cheval et quitta la ville avec sa fille en selle. Mais les flots rattrapaient le roi et Saint Gwénolé lui ordonna de jeter bas le démon qui montait derrière lui. Le roi refusa. Les flots étaient sur le point de l'engloutir quand il se résolut à se séparer de sa fille. Une autre version dit que Saint Gwénolé poussa la pécheresse hors de selle et qu'alors les flots se calmèrent.
Une fois sur le rivage, le roi fit de Quimper sa nouvelle capitale. On lui dit que les cloches des églises d'Ys peuvent encore être entendues en mer les nuits d'orage. Une légende dit que quand Paris sera engloutie, resurgira la ville d'Ys. Pa vo beuzet Paris, Ec'h adsavo Ker Is.
Cette légende a probablement pour origine un renfoncement de la côte à Sainte-Anne-la-Palud qui a provoqué l'effondrement d'une chapelle. Un mur romain ainsi que les restes d'une forêt seraient toujours visible à l'extrémité de la plage du Ris.
Jeu vidéo
La légende de Ys a inspiré une série de jeux vidéo éponymes de la société japonaise Falcom. Cette série, entamée dans les années 1980, s'est vue déclinée sur pratiquement toutes les plateformes du MSX à la PlayStation 2. Voir l'article dédié.
Lien externe
- [http://www.bretagnenet.com/strobinet/pub/trobzh/kearis.htm Plus d'informations sur Ys]
- [http://www.keris-graphic.com/ys/Ys/news.htm Lien vers l'exposition de 2002 au Musée Départemental de Quimper]
- [http://www.keris-graphic.com/ys/ Documentation sur les origines de la légende,textes de références, reconstitution]
1991Catégorie:1991
Cette page concerne l'année 1991 du calendrier grégorien.
Événements
France
- 10 janvier : France : vote de la loi Evin contre le tabagisme passif
' - 29 janvier : Démission du ministre français de la défense Jean-Pierre Chevènement, remplacé par Pierre Joxe.
- 26 mars : Violentes émeutes à Sartrouville de jeunes Français d'origine arabes.
- 15 mai : Renvoi du premier ministre Michel Rocard, remplacé par Édith Cresson.
- 31 mai :
- La Cour de cassation condamne la pratique des « mères porteuses ».
- La chaîne de télévision Canal+' prend le contrôle financier du club de football du Paris Saint-Germain.
- 27 juin : Un incendie à Barbotan-les-Thermes fait 20 morts.
- 9 juillet : Edith Cresson annonce une politique plus ferme à l'égard des demandeurs d'asile.
- 21 septembre : Valéry Giscard d'Estaing propose de substituer le « droit du sang » au « droit du sol ».
- En octobre : Violentes manifestations d'agriculteurs touchés par la baisse des cours.
- 10 octobre : Manifestations à Paris des infirmières, des assistantes sociales, des professionnels du spectacle.
- 7 novembre : Délocalisation de l'ENA à Strasbourg.
- 17 novembre : Manifestation à Paris de 400 000 professionnels de la santé.
- 24 novembre : Le rameur Gérard d'Aboville achève sa traversée du Pacifique
- 9 décembre : Traité de Maastricht, qui sera signé en février 1992.
Monde
- 6 janvier : Algérie, à Tamanrasset, signature entre le gouvernement du Mali et les représentants de la rébellion Touareg des accords mettant un terme à la rebèllion de 1990-1991.
- 16 janvier : Irak, l'opération Tempête du désert débute.
- 17 janvier : Opération Tempête du désert : intervention militaire alliée contre l'Irak (jusqu'au 28 fév) au Koweit.
- En janvier, Opération militaire soviétique contre les républiques baltes indépendantistes.
- 24 février : Début des opérations militaires terrestres contre l'Irak.
- 3 mars : Fin de la Guerre du Koweit, 1990-1991.
- 26 mars : Au Mali, un coup d'État militaire dirigé par Amadou Toumani Touré met fin à 23 ans de dictature de Moussa Traoré.
- 29 mars : Amadou Toumani Touré instaure au Mali un régime de «Transition démocratique» et prend la présidence du «Comité de Transition pour le Salut du Peuple» (CTSP).
- 9 avril : Indépendance de la Géorgie.
- 16 avril : Accord frontalier sino soviétique (16-19 avr).
- 16 avril : Visite de Mikhail Gorbatchev au Japon (16-19 avr).
- : Publication de la troisième encyclique sociale de Jean-Paul II, Centesimus annus, qui conclut à la défaite du communisme, tout en refusant d'y voir la victoire du capitalisme.
- 12 mai : Référendum dans la province serbe de Krajina (Croatie) pour le maintien dans la Yougoslavie.
- 19 mai : Référendum pour l'indépendance de la Croatie.
- 25 mai : Nouvelles émeutes dans les banlieues de grands ensembles (mai-juin).
- 31 mai : Signature d'un accord de paix en Angola.
- En mai : Barton Fink de Joel et Ethan Coen remporte la Palme d'Or au Festival de Cannes.
- 12 juin : Élection de Boris Ieltsine comme président de la république de Russie.
- 14 juin : 700 morts dans l'éruption du volcan Pinatubo aux Philippines.
- 15 juin : Fondation du Bloc québécois.
- 16 juin : Pour la première année, la Journée de l’enfant africain est célébrée en souvenir du Massacre de Soweto.
- 25 juin : Indépendance de la Croatie.
- 26 juin : Indépendance de la Slovénie et de la Croatie : début de l'explosion de la Yougoslavie.
- 27 juin : Intervention militaire fédérale yougoslave (serbe en fait) en Slovénie.
- 28 juin : Dissolution du CAEM (COMECON).
- 1 juillet : Dissolution du Pacte de Varsovie.
- 9 juillet : après 30 ans de suspension, l'Afrique du Sud réintègre le mouvement olympique
- 19 juillet : Début de la guerre entre Croates et Serbes en Yougoslavie.
- 23 juillet : Fin de la guerre civile au Cambodge, désormais sous la protection des Nations unies.
- 29 juillet : Ouverture à Bamako (Mali) de la «Conférence nationale» présidée par Amadou Toumani Touré, qui, en quinze jours, adoptera un projet de Constitution, un Code électoral, une Charte des partis politiques, ainsi qu'un texte sur l'état de la Nation !
- 30 juillet : Sommet américano soviétique à Moscou signatures des accords START (strategic arms reduction talks : 30-31 juil).
- 31 juillet : Signature à Moscou du Traité START entre l'URSS et les États-Unis, prévoyant une réduction de 30 % des armements nucléaires stratégiques.
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