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Institut National Des Langues Et Civilisations Orientales

Institut national des langues et civilisations orientales

Langues'O (prononcer Langzo) est le nom donné par des générations d’étudiants à l’École (spéciale, puis royale, puis impériale, puis nationale) des Langues orientales (vivantes) de Paris, même si son nom officiel est, depuis 1971, Institut national des langues et civilisations orientales (acronyme : INALCO). C’est un établissement français d’enseignement supérieur et de recherche, dont le siège principal est à Paris (7 arrondissement), chargé d’enseigner les langues et civilisations autres que celles originaires d’Europe occidentale. Son déménagement est prévu dans le 13 arrondissement.

Présentation générale

Dès leur origine les Langues'O se sont vu confier une mission qui les singularisait face aux autres établissements d’enseignement supérieur : il ne s’agit pas de se contenter d’une approche purement universitaire ou académique des autres langues, des autres peuples, des autres cultures. Leur but essentiel est de connaître, au sens premier du terme, les autres. Les étudiants des Langues'O [http://forum.aceboard.net/28068-1698-6866-0-Ahur-Sylvains-histoire-Inalco.htm étaient traditionnellement appelés « silvains »]; le terme, quasiment tombé en désuétude, est dérivé du nom du premier président de l'école Antoine-Isaac Silvestre de Sacy (familièrement « Silvestre ») dont la statue trône dans la cour de l'hôtel du 2 rue de Lille. Un "ordre très haut et très secret de Silvestre de Sacy" a été à l'origine d'une tradition de canulars qui rendait les silvains fameux parmi les étudiants parisiens pour la sophistication de leurs gags. Une salutation spécifique aux silvains (« ahure ») faisait partie de ce folklore, mais aucun des contributeurs de cette page n'en a retrouvé l'origine à ce jour...

Histoire de l’École des Langues orientales (Paris)

Des origines en 1669

L'École spéciale des Langues orientales a été créée, notamment sous l’impulsion de Lakanal, par la Convention nationale (décret-loi du 10 germinal an III / 30 mars 1795). Dans le même mouvement étaient créées l’École normale supérieure le 9 brumaire an III (30 octobre 1794) et l’École polytechnique le 7 vendémiaire an III. Elle a ouvert ses portes dans l’enceinte de la Bibliothèque nationale à Paris rue Neuve-des-Petits-Champs, avec pour mission d’enseigner des langues orientales vivantes « d’une utilité reconnue pour la politique et le commerce ». Les premières langues enseignées furent l’arabe « littéraire et vulgaire », le turc et le tatar de Crimée, le persan et le malais. Elle s’agrandit régulièrement au cours du XIXe siècle, ajoutant des langues nouvelles et incorporant l’École des Jeunes de langues instituée par Colbert en 1669 pour former des interprètes pour les langues du Levant. En 1874, l’École s’installe dans un hôtel particulier situé au coin de la Rue des Saints-Pères et de la Rue de Lille. En 1914, l’École devient École nationale des langues orientales vivantes (ENLOV) et reçoit un statut particulier qui restera en vigueur jusqu’en 1968, année où le mouvement étudiant amène à intégrer l’établissement dans le secteur universitaire en tant que Centre universitaire des langues orientales vivantes. Ce « CULOV » ne garde heureusement pas longtemps ce nom mal venu et devient par décret du 3 février 1971 l'Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO), rattaché jusqu’en 1984 à l’université de la Sorbonne nouvelle (Paris III). Les différents départements entassés au 2 rue de Lille sont alors dispersés « provisoirement » dans divers centres universitaires périphériques : Dauphine, Asnières, Clichy ou dans des locaux loués à Paris : Quai Voltaire, Censier, rue Broca, rue Riquet. Des langues nouvelles s’ajoutent aux autres et les activités de recherche se développent. Des départements interdisciplinaires se multiplient, comme le centre de préparation aux échanges internationaux (commerce international), la filière de hautes études internationales (HEI, consacrée notamment à la préparation des concours des Affaires étrangères), la filière communication et formation interculturelle, le traitement automatique des langues et l’ingénierie multilingue, etc. Dans les années 1972-1975, le regroupement en un site unique (Cergy-Pontoise, Marne-la-Vallée) et la transformation envisagée de l’institut en université internationale du langage et de la communication (UNILCO) n’aboutissent pas malgré l’aspect précurseur du projet défendu par René Sieffert et François de Labriolle. Depuis 1985, l’INALCO a un statut de grand établissement et d'établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel (comme l'IEP de Paris par exemple) sous tutelle du ministère de l’éducation nationale et de la recherche. Il a pour vocation d’enseigner les langues de l’Europe centrale et orientale, de l’Asie, de l’Océanie, de l’Afrique et des populations aborigènes de l’Amérique, ainsi que la géographie, l’histoire, les institutions, la vie politique, économique et sociale des pays concernés ([http://www.legifrance.gouv.fr/texteconsolide/PPHNZ.htm décret statutaire n° 90-414 du 14 mai 1990] reprenant le décret n° 71-98 du 3 février 1971). Dans les années 1990, d'autres projets de regroupement n'aboutissent pas (le plus avancé étant à l'École normale supérieure de jeunes filles du boulevard Jourdan). C'est finalement dans la ZAC Paris Rive Gauche « carré Tolbiac » dans un terrain situé au sud de la future avenue de France, que sera implanté l'INALCO, avec la bibliothèque des Langues orientales, dans le cadre d'un pôle « langues et civilisations », que partagera l'université Paris VII. Le choix architectural a été fait début 2005.

Les administrateurs, puis présidents de Langues'O


- Professeur Louis-Mathieu Langlès (1796-1824) - persan
- Professeur Antoine-Isaac Silvestre de Sacy (1824-1838) - arabe littéral
- Professeur Amédée Jaubert (1838-1847) - turc
- Professeur Charles Benoît Hase (1847-1864) - grec moderne
- Professeur Joseph Reinaud (1864-1867) - arabe littéral
- Professeur Charles Schefer (1867-1898) - persan
- Professeur Charles Barbier de Meynard (1898-1908) - turc, persan
- Professeur Paul Boyer (1908-1936) - russe
- Professeur Mario Roques (1936-1937) - roumain
- Professeur Jean Deny (1937-1948) - turc
- Professeur Henri Massé (1948-1958) - persan
- Professeur André Mirambel (1958-1969) - grec moderne (décédé en 1970)
- Professeur André Guimbretière (1969-1971) - hindi
- Professeur René Sieffert (1971-1976) - japonais (décédé en 2004)
- Professeur Henri Martin de La Bastide d’Hust (1976-1986) - civilisation du Moyen-Orient (décédé en 1986)
- Professeur François Champagne de Labriolle (1986-1993) - russe (vice-président de 1971 à 1986)
- Professeur André Bourgey (1993-1997-2001) - civilisation du moyen-orient
- Professeur Gilles Delouche (2001-2005) - thaï
- Professeur Jacques Legrand (2005- ? ) - mongol Par décret du Président de la République en date du 3 mars 2005, Jacques Legrand, professeur des universités, est nommé en qualité de président de l’INALCO à compter du 9 mars 2005, pour une durée de quatre ans.

Les composantes

Départements de formation et de recherche (état actuel)


- Département Afrique - dir. Jean-Luc VILLE
- Département Asie du Sud - dir. Eric MEYER (jusqu’en 2003)
- Département Asie du Sud-Est, Haute Asie, Pacifique - dir.
- Département Chine - dir. Fabienne MARC
- Département d’études arabes - dir. Luc-Willy DEHEUVELS
- Département Eurasie - dir. Halkawt HAKIM
- Département Europe centrale et orientale - dir. Cécile ZERVUDACKI
- Département de langue et civilisation du Japon - dir. Emmanuel LOZERAND
- Département de langues et civilisations hébraïques et juives - dir. Masha ITZAKI
- Département Russie - dir. Jean RADVANYI
- Section Langues et cultures des Amériques - resp. César ITIER, Michèle THERRIEN

Départements de l’INALCO (état en 1971)


- Département Afrique
- Département Asie du Sud-Est, Haute Asie, Océanie
- Département Chine
- Département Corée-Japon
- Département Europe centrale et orientale
- Département Inde-Pakistan
- Département Proche et Moyen-Orient - Afrique du Nord
  - Section de langue arabe
  - Section d’études turques, iraniennes et afghanes
  - Section de civilisation du Proche et Moyen-Orient et d’Afrique du Nord
  - Section de langues et civilisations hébraïques et juives
- Département URSS
- Section Langues et cultures des Amériques (créée en 1973)

Filières spécialisées


- le Centre de préparation aux échanges internationaux (CPEI) devenu « département de Commerce international »,
- la filière Communication et formation interculturelle (CFI),
- la filière Français langue étrangère (FLE),
- la filière Hautes études internationales (HEI),
- le département « Textes, informatique et multilinguisme » (TIM):
  - Ingénierie multilingue (IM),
  - Traitement automatique des langues (TAL).

Les enseignements

Liste des langues enseignées à l’INALCO en 2005

Au total, environ 90 langues et civilisations sont enseignées ; pour certaines d’entre elles seul un cursus partiel est assuré. À cela s’ajoute un enseignement à vocation professionnelle au sein des filières.
- Albanais
- Amharique
- Anglais (dans le cadre des filières professionnelles)
- Arabe égyptien
- Arabe littéral
- Arabe maghrébin (algérien, marocain, tunisien)
- Arabe « oriental » (syro-libano-palestinien)
- Araméen
- Arménien
- Aymara
- Azéri
- Bengali
- Berbère
- Biélorussien
- Binisaya (cebuano)
- Birman
- Bislama Pour plus d’informations sur le cursus http://inalco.langues-oceaniennes.org/
- Bosniaque (avec le croate et le serbe)
- Bulgare
- Cambodgien (khmer)
- Cantonais
- Chinois
- Comorien
- Coréen
- Croate
- Drehu (Lifou) Pour plus d’informations sur le cursus http://inalco.langues-oceaniennes.org/
- Estonien
- filipino (tagalog)
- Finnois Pour plus d’informations sur le cursus http://mapage.noos.fr/achalvin/finnois/
- Français langue étrangère (FLE)
- Géorgien
- Grec moderne
- Guarani
- Haoussa
- Hébreu moderne
- Hindi
- Hongrois
- Houaïlou Pour plus d’informations sur le cursus http://inalco.langues-oceaniennes.org/
- Ilokano
- Indonésien - Malais
- Inuktitut
- Japonais
- Judéo-arabe
- Judéo-espagnol
- Kirghiz
- Kurde (kurmanji et sorani)
- Laotien
- Letton
- Lituanien
- Macédonien
- Malais-Indonésien
- Malgache
- Maltais
- Mandingue (bambara)
- Maya
- Môn
- Mongol
- Nahuatl
- Népali
- Osmanli
- Ossète
- Ourdou
- Pashto
- Persan
- Peul
- Polonais
- Qazaq (kazakh)
- Quechua
- Roumain
- Rromani (tsigane)
- Russe
- Serbe
- Shingazidja (Comores)
- Siamois (thaï)
- Singhalais
- Slovaque
- Slovène
- Soninké
- Sorabe
- Swahili
- Tahitien Pour plus d’informations sur le cursus http://inalco.langues-oceaniennes.org/
- Tamoul
- Tatar de Kazan
- Tchèque
- Télougou
- Tibétain
- Tigrinya
- Turc
- Türkmène
- Ukrainien
- Vietnamien
- Wolof
- Yidich (yiddish)
- Yoruba
- Zoulou

Diplômes préparés

Les diplômes traditionnels et de premier cycle

Avant 1971, il existait un seul diplôme d'élève breveté de l’Ecole nationale des langues orientales vivantes pour la langue XXXX diplôme spécifique à l’ENLOV préparé en principe en trois ans délivré par le ministre de l’éducation nationale. Néanmoins, dès 1966, l’Ecole avait été habilitée à préparer au doctorat de troisième cycle, accessible aux titulaires de ce diplôme. L'arrêté du 5 janvier 1970 relatif aux diplômes du CULOV (JO du 13 janvier 1970 et BOEN no 4 du 22 janvier 1970) définit le contenu
- du certificat d'initiation (« dix unités de valeur, dont huit de langue et deux de civilisation »), normalement délivré après quatre semestres;
- du diplôme du Centre universitaire des langues orientales vivantes qui « comporte, outre les dix unités de valeur du certificat d'initiation, dix autres unités de valeur comprenant : Six unités de valeur de langue ou littérature, dont quatre au moins prises parmi celles du CULOV ; Quatre unités de valeur de civilisation, dont deux au moins prises parmi celles du CULOV »
- des diplômes supérieurs de langue (six UV de langue ou littérature et quatre de civilisation) et de civilisation (huit UV de civilisation et deux de langue ou littérature) A partir de 1972, le diplôme de l’Institut national des langues et civilisations orientales est réorganisé en 20 unités de valeur (60 à 80 % d’UV de langue, 20 à 40 % d’UV de « civilisation », jusqu’à 20 % d’UV « libres » pouvant être prises en dehors de la spécialité principale. Il reçoit la dénomination de DULCO (diplôme unilingue de langue et civilisation orientale) quand 12 des UV au moins relèvent d’une seule langue et diplôme bilingue (avec majeure et mineure ou avec deux langues à égalité) si le nombre d’UV d’une langue est inférieur à 11 (à condition que 5 UV au moins aient été acquis dans une autre langue, dans une combinaison « logique »). Ces diplômes bilingues n’existent plus, comme les certificats de langue et civilisation (CLC) délivrés après réussite aux examens de deux années (8 UV de langue et 2 UV de civilisation), sauf pour les langues au cursus incomplet. Les UV sont désormais dénommées EP (éléments pédagogiques). Le DULCO donne accès directement au second cycle (licence nationale) dans d’autres établissements (et évidemment au diplôme supérieur de l’INALCO) et est plus ou moins assimilé au DEUG ou à la deuxième année de licence; selon les langues, ce diplôme se prépare en deux ou en trois ans (dans ce dernier cas, les étudiants ayant déjà une certaine connaissance de la langue peuvent suivre en parallèle les cours des deux premières années).

Second cycle classique

Un diplôme supérieur, puis un diplôme de recherche et d’études appliquées, diplômes propres à l’établissement, sont créés dans la foulée pour le « second cycle ». Sous certaines conditions, le diplôme supérieur se transforme en licence et le DREA en maîtrise, diplômes nationaux. Tous les enseignements de second cycle sont organisés en semestres et en UE (unités d’enseignement).

Première année de 2e cycle (licence et diplôme supérieur de l’INALCO)


- Licence (diplôme national)
  - Licences de langue, littérature et civilisation étrangères (LLCE)
  - Licences LLCE mention FLE (français langue étrangère) http://www.fle-inalco.com/
  - Licence de langue et culture régionale ([http://inalco.langues-oceaniennes.org langues océaniennes])
  - Licences bidisciplinaires (une langue et sciences du langage, pour l’arabe, le berbère, le swahili et le wolof).
- Diplôme supérieur (diplôme d’établissement)
  - Diplôme supérieur de langue et civilisation
  - Diplôme supérieur de langue et civilisation mention FLE (français langue étrangère) http://www.fle-inalco.com/
  - Diplôme supérieur d’études centre-asiatiques

Deuxième année de 2e cycle (maîtrise et DREA)


- Maîtrise (diplôme national)
  - Maîtrise de langue, littérature et civilisation étrangères (LLCE)
  - Maîtrise de langue et culture régionale ([http://www.langues-oceaniennes.org/ langues océaniennes])
- Diplôme de recherche et d’études appliquées DREA (diplôme d’établissement)
  - DREA de langue et civilisation

Diplômes professionnalisés de 2e et 3e cycles


- Filière Commerce international
  - DREC Diplôme de recherche et d'études commerciales (naguère : diplôme du CPEI)
  - DESS Langues orientales et commerce international (3e cycle)
- Filière Communication et Formation Interculturelles
  - DREA Orientation interculturelle dans les pratiques professionnelles (diplôme d’établissement)
- Filière Hautes études internationales (HEI)
  - LIPEC Licence pluridisciplinaire d’études orientales contemporaines
  - DREI Diplôme de recherches et d’études internationales (diplôme d’établissement)
  - DRECA Diplôme de recherches et d’études contemporaines approfondies (diplôme d’établissement)
  - DESS Expertise internationale (3e cycle)
- Filière Français langue étrangère (FLE)
  - Maîtrise FLE dans une perspective plurilingue et pluriculturelle (2e cycle) http://www.fle-inalco.com/
- Filière Ingénierie multilingue
  - DESS Traductique et gestion de l’information (3e cycle)
  - DESS Ingénierie multilingue (3e cycle)
  - DIM (diplôme d’ingénierie multilingue, diplôme d’établissement) (3e cycle)
- Filière Traitement automatique des langues (TAL)
  - Licence Traitement automatique des langues
  - Maîtrise Traitement automatique des langues

Études doctorales

Depuis la création du nouveau doctorat, l’INALCO est habilité à préparer ce diplôme, d’abord en partenariat avec l’université de Paris III, puis seul.
- Spécialités de DEA et de doctorat :
  - Hautes études asiatiques et Pacifique
  - Etudes africaines
  - Etudes euro-asiatiques
  - Moyen-Orient, Méditerranée Depuis 1995, il délivre des habilitations à diriger des recherches.

Liste complète des diplômes

Le site de l’INALCO donne la liste des diplômes délivrés actuellement dans chacune des langues (qui sont loin d’offrir toutes la gamme complète) : [http://www.inalco.fr/ina_gabarit_rubrique.php3?id_rubrique=134 Liste des diplômes par langue sur http://www.inalco.fr.] L'INALCO se prépare par ailleurs à entrer dans le système européen du processus Sorbonne-Bologne et à préparer à des licences, masters et doctorats (LMD) définis par ce nouveau régime, tout en gardant probablement des diplômes spécifiques en premier cycle ([http://www.assoplo.com/forum/index.php?showtopic=606 actualités de la réforme sur le forum des étudiants]).

La recherche


- Centre de recherche sur l’oralité (CRO) - Dir. Michèle Therrien
- Centre d'études et de recherche sur l'océan Indien occidental (CEROI) - Dir. Claude Allibert
- Centre de recherche et d'études sur le sous-continent indien contemporain (CRESCIC) - Dir. Philippe Benoît
- Groupe de recherche et d’échanges en littératures en langues orientales (GRELLO) - Dir. Magdalena Nowotna
- Centre de recherche en ingénierie multilingue (CRIM) - Dir. Monique Slodzian
- Centre d’études balkaniques (CEB)- Dir. Odile Daniel
- Centre d’études chinoises (CEC) - Dir. Anne Cheng
- Centre d’études japonaises (CEJ) - Dir. François Macé
- Centre de recherche en traitement automatique des langues (CERTAL) - Dir. Patrice Pognan
- Centre de recherche et d’études d’arabe maghrébin (CREAM) - Dir. Dominique Caubet
- Centre Georges Dumézil d’études sur le Caucase (CEGEDECC) - Dir. Dominique Gauthier
- Equipe de recherche interdisciplinaire sur les sociétés méditerranéennes (ERISM) - Dir. Michel Bozdémir
- Centre de l’Asie du Sud-Est continentale (CASEC) - Dir. Gilles Delouche
- Cercle de linguistique de l’INALCO (CLI) - Dir. Anaïd Donabedian
- Centre de recherche berbère (CRB) - Dir. Salem Chaker
- Centre d'études de l'Europe médiane (CEEM) - Dir. Maria Delaperrière
- Centre de recherches russes et euro-asiatiques (CRREA) - Dir. Jean Radvanyi
- Centre d’études hébraïques et juives modernes et contemporaines (CEHJMC) - Dir. adjoint Masha Itzhaki
- Groupe de recherche et d'échange en didactique des langues et des cultures (DLC) - Dir. Geneviève Zarate http://www.mayeticvillage.fr/frontieres
- Cercle arabisant de recherche sur le monde arabe (CARMA) - Dir. Luc-Willy Deheuvels [http://www.inalco.fr/ina_gabarit_rubrique.php3?id_rubrique=104 Page officielle sur la recherche à l'INALCO]

La bibliothèque interuniversitaire des Langues orientales

Voir l'article Bibliothèque interuniversitaire des langues orientales.

Voir aussi


- Jean-Jacques Origas
- Centre universitaire de Clichy (Hauts-de-Seine)

Liens externes


- [http://www.inalco.fr Site officiel de l'INALCO]
- [http://ancienseleves-langues-o.net/ Site officiel des anciens élèves, association créée en 1927]
- [http://anciens.inalco.free.fr Premier site des anciens élèves]
- [http://www.assoplo.com/ Site de Planète Langues O, association d'étudiants pour tous les étudiants de l'INALCO] ([http://www.assoplo.com/forum/ son nouveau forum])
- [http://www.assoplo.com/forum/ Forum des étudiants de l'INALCO]
- [http://www.cne-evaluation.fr/WCNE_pdf/INALCO_2005.pdf Rapport 2005 du comité national d'évaluation]
- [http://www.crimlangueso.asso.fr/ CRIMLANGUESO Site des DESS du Centre de Recherche en Ingénierie Multilingue des Langues'O, association d'étudiants Ingénieurs Linguistes,Traducteurs, et Gestionnaires de l'Information]
- [http://lorientales.free.fr/ Etudiants d'arabe]
- [http://www.fle-inalco.com Filière français langue étrangère]
- [http://www.mayeticvillage.fr/frontieres Groupe de recherche et d'échange en didactique des langues et des cultures]
- [http://www.afda.asso.fr/ Association française des arabisants]
- [http://www.bulac.sorbonne.fr/index.htm Bibliothèque universitaire des langues et civilisations]
- [http://www.archasie.org/ Association Arch’Asie]
- [http://www.inalco-japon.org/ Etudiants en japonais]
- [http://assoc.wanadoo.fr/afec/ Association française d'études chinoises]
- [http://www.langues-oceaniennes.org/ Section de langues océaniennes de l'INALCO]
- [http://vietnamis.free.fr/inalco.php Etudiants de vietnamien]
- [http://www.etudiantsdethai.com/ Etudiants de thaï]
- [http://aefek.free.fr/ Association d’échanges et de formation pour les études khmères]
- [http://www.france-estonie.org/association.php3 France-Estonie à l'INALCO]
- [http://cpei.site.voila.fr/page1.html CPEI - département de commerce international]
- [http://anciensducpei.site.voila.fr/ Anciens élèves du CPEI]
- [http://www.culture.fr/edm/fr/index.html Ecritures du monde, site créé avec la participation de l'INALCO]
- [http://alain.j.schneider.free.fr/bonne_annee.htm Joyeux noël et Bonne année dans les langues de l'INALCO]
- [http://www.sciences.univ-nantes.fr/irin/taln2003/ RECITAL: Rencontre des Etudiants Chercheurs en Informatique pour le Traitement Automatique des Langues]
- [http://www.efeo.fr/ Ecole française d'Extrême-Orient]
- [http://www.orientalistica.ru Orientalisca en Russie]
- [http://iias.leidenuniv.nl/ Institut international d'études sur l'Asie, Leyde]
- [http://www.ied.msu.ru/faculties/isaa.html Institut des langues orientales de Moscou]
- [http://perso.wanadoo.fr/daeyeol.kim/ Histoire et civilisation de la Corée, cours de KIM Daeyeol]
- [http://membres.lycos.fr/jap002/ Géographie du japon, cours de Rémi Scoccimaro]
- [http://seminaireeco.free.fr/ Le marché japonais - cours de Sébastien Lechevalier]
- [http://www.inalco.fr/IMG/html/Butel_home.html Site de Jean-Michel Butel, enseignant de japonais]
- [http://perso.wanadoo.fr/fabienne.marc/ Site de Fabienne Marc, Mdc de langue et linguistique chinoises]
- [http://laurentmaheux.free.fr/ site de Laurent MAHEUX, enseignant de langue hindi]

Bibliographie


- Marie-Claire Bergère et Angel Pino (sous la dir. de), Un siècle d'enseignement du chinois à l'École des langues orientales : 1840-1945 : bicentenaire des Langues orientales, Paris, l'Asiathèque, 1995
- Pierre Labrousse (sous la dir. de), Langues'O 1795-1995: deux siècles d'histoire de l'Ecole des langues orientales,Paris, Éd. Hervas, 1995, ISBN 2-903118-90-6

Filmographie

Plusieurs scènes du film Tanguy se déroulent à l'INALCO. Catégorie:Grands établissements Catégorie:Études supérieures en France

1971

Catégorie:1971 Cette page concerne l'année 1971 du calendrier grégorien.

Événements


- 22 décembre : Élection de Kurt Waldheim au poste de secrétaire général de l'ONU.

Europe


- 3 septembre : Traité quadripartite sur Berlin.

France


- En janvier : Création d'un ministère de l'Environnement.
- 4 février : Projet de décentralisation de l'ORTF.
- 9 mars : Meeting d'Ordre nouveau, affrontements avec les gauchistes.
- 14 mars : Élections municipales (14-21 mars).
- 11 juin : Congrès du Parti socialiste (PS) à Épinay : François Mitterrand en prend le contrôle (11-13 juin).
- 1 juillet : Le stationnement payant est instauré à Paris.
- 26 septembre : Élections sénatoriales favorables à la majorité.
- 9 octobre : Michel Poniatowski propose une grande fédération des centristes.
- 12 octobre : Georges Marchais présente un programme pour un gouvernement d'union populaire.
- 28 octobre : Michel Debré, ministre de la Défense, prend la décision d'extension du camp militaire du Larzac
- 17 octobre : Jean-Jacques Servan-Schreiber devient président du Parti Radical.
- 6 novembre : Manifestation de 6 000 personnes à Millau contre l'extension du camp du Larzac
- 23 novembre, la grâce est accordée à Paul Touvier, chef de la milice de Lyon, un événement qui passe inaperçu.
- En décembre, forte agitation dans les lycées.

Russie

Asie

Proche-Orient

Moyen-Orient


- 15 août : Indépendance de Bahreïn
- 2 décembre : Indépendance des Émirats Arabes Unis.

Extrême-Orient


- 17 juin : Accord nippo-américain sur le retour d'Okinawa au Japon.
- 9 juillet : Visite secrète de Henry Kissinger en Chine (9-13 juil.).
- 25 octobre : Sous pression du bloc soviétique, La République populaire de Chine est admise à l'ONU et obtient un siège au conseil de sécurité : elle remplace la République de Chine (Taiwan) qui est évincé. (résolution 2758 (XXVI)).
- 26 décembre : Offensive aérienne US d'envergure sur le nord Viêt Nam.

Sous-continent indien


- 26 mars : Sécession du Bangladesh.
- 2 décembre : Intervention militaire indienne pour aider la sécession du Bangladesh (2-16 déc.).
- 16 décembre : Indépendance du Bangladesh.
- Conflit entre l'Inde et le Pakistan à propos du Cachemire.

Afrique


- 27 octobre : Le Congo, sous la férule de Mobutu, devient le Zaïre. Léopoldville devient Kinshasa.
- Inauguration du haut barrage d'Assouan sur le Nil en Égypte.

Amériques

Amérique du Nord

États-Unis

- 15 août Richard Nixon met fin unilatéralement à la convertibilité du dollar américain en or, rendant de fait caduques les accords de Bretton Woods.
- 1 octobre Ouverture du parc Magic Kingdom près d'Orlando en Floride. Cela marque la naissance du Walt Disney World.

Océanie

Arts et lettres

Peinture

Musique

Sortie de l'album Led Zeppelin IV où figure notamment Stairway To Heaven un des plus grands titres du groupe britannique Led Zeppelin

Littérature

Marie de Vivier, la romancière belge (1899-1980), publie son dernier roman, « Cent pages d'amour, lettre à un petit garçon », un livre consacré à son petit-fils. Marie de Vivier meurt à La Celle Saint-Cloud, à peu de distance de Marly-le-Roi où est enterré son ancien amant, le grand romancier communiste André Baillon.

Cinéma


- Dalton Trumbo réalise Johnny s'en va-t-en guerre (Johnny Got his Gun), un film très anti-militariste.
- Federico Fellini réalise Fellini Roma.
- French Connection de William Friedkin remporte l'Oscar du meilleur film.
- Jacques Tati réalise Trafic.
- Le Messager de Joseph Losey remporte le Grand Prix du Festival de Cannes.
- Stanley Kubrick réalise Orange mécanique (A Clockwork Orange).

Sciences et techniques


- 31 juillet : Les astronautes américains de la mission Apollo 15 effectuent une excursion de six heures et demie sur la lune à bord d'un véhicule spécial.
- Inauguration du haut barrage d'Assouan sur le Nil en Égypte.
- Intel produit le 4004, son premier microprocesseur.
- L'URSS lance sa 1 station orbitale « Saliout ».
- La sonde Mariner 9 tourne autour de Mars et devient le premier satellite artificiel d'une planète autre que la Terre.

Économie


- 15 août : Fin du « Gold exchange Standard » : effondrement du système monétaire issu des accords de Bretton Woods en 1944. C’est le 15 août 1971 que le président Richard Nixon décide l’inconvertibilité du dollar par rapport à l’or, suite aux tensions permanentes sur cette monnaie. Cette décision est prise sans consulter les partenaires (autres pays occidentaux et Japon). Or le système monétaire international reconstruit à Bretton Woods en 1944 reposait sur deux piliers principaux. Un système de changes fixes entre monnaies (avec de très faibles marges de fluctuations) et la reconnaissance du dollar comme monnaie de réserve internationale (as good as gold), on a parlé de gold exchange standard (étalon de change or). L’accumulation des déficits américains encore accrus par les dépenses afférentes à la guerre du Vietnam entrainait dans les années 60 et dans les premières années de la décennie 70 de très fortes pressions sur la monnaie américaine. Or sa fonction de monnaie de réserve mondiale gênait fort peu les États-Unis et ne les incitait pas à mieux contrôler leurs déficits. Le dollar étant convertible en or, tout au moins dans les échanges entre banques centrales, le danger que les autres pays exigent la conversion en or de leurs excédents de dollars était sérieux, ce qui permet de comprendre la décision de Nixon. Avec ce « Diktat » américain le système de Bretton Woods entrait en agonie, puisque la valeur de toutes les monnaies étaient déterminées par référence à un poids d'or, les pressions sur le dollar ne pouvaient qu’empirer, ce qui se produisit. Plusieurs réunions, notamment à Washington en décembre 1971 (accords de Washington du 18 décembre 1971) eurent lieu pour s’accorder sur une dévaluation de la devise américaine et tenter un replâtrage du système, en février 1973 la faiblesse du dollar conduisait à un réajustement des parités, insuffisant toutefois pour enrayer la poursuite de sa chute. En mars 1973 intervenait l’abandon de la fixité des taux de change des diverses monnaies par rapport à l’étalon dollar, ce qui permettait aux banques centrales des autres pays de cesser d’acheter du dollar pour maintenir sa parité, selon les règles du jeu du système en vigueur. Un nouveau système monétaire international dit de « changes flottants » voyait donc le jour. Il est toujours en vigueur en 2004, même si depuis cette époque l’euro a fait son apparition.

Sport

Divers/incertain


- 7 juillet : inauguration du pont de Noirmoutier.
- Le prix Nobel de la paix est attribué à l'allemand Willy Brandt.

Naissances en 1971


- 2 février : Xavier Noiret-Thomé, artiste peintre français
- 3 février : Sarah Kane, dramaturge anglaise († 20 février 1999)
- 16 juin : 2Pac, rappeur américain
- 28 juin : Fabien Barthez, footballeur, français.
- 22 juillet : Charlotte Gainsbourg, chanteuse, actrice
- 29 juillet : Lisa Ekdahl, chanteuse suédoise
- 28 août : Joann Sfar, dessinateur et scénariste de bande dessinée français
- 20 septembre : Masashi Hamauzu, compositeur japonais.
- 20 octobre : Snoop Dogg, rappeur américain
- 25 octobre : Midori, violoniste japonais
- 21 décembre : Matthieu Chedid dit "M" chanteur français
- 25 décembre : Dido, chanteuse anglaise voir aussi::Catégorie:Naissance en 1971

Décès en 1971


- 8 janvier : René Simon, professeur d'art dramatique français
- 10 janvier : Coco Chanel, créatrice de mode, française, (° 1883).
- 26 février : Fernandel, comédien, chanteur comique français, (° 1903).
- 6 avril : Igor Stravinski, compositeur russe, (° 1882).
- 21 avril : François « Papa Doc » Duvalier, dictateur haïtien
- 28 mai :
  - Jean Vilar, acteur et metteur en scène de théâtre français, (° 1912).
  - Audie Murphy, acteur, producteur américain, (° 1924).
- 18 juin : Paul Karrer, chimiste
- 3 juillet : Jim Morrison, chanteur américain, (° 1943).
- 6 juillet : Louis Armstrong, chanteur et musicien de jazz américain, (° 1901).
- 27 juillet : António de Oliveira Salazar, dictateur portugais, (° 1889).
- 11 septembre : Nikita Khrouchtchev, président soviétique, (° 1894).
- 13 septembre : Lin Boa, homme d'État chinois.
- 20 septembre : Georges Séféris, poète grec.
- 8 octobre : Janis Joplin, chanteuse américaine. voir aussi::Catégorie:Décès en 1971 __NOTOC__ als:1971 ja:1971年 ko:1971년 ms:1971 simple:1971 th:พ.ศ. 2514

Acronyme

L'acronymie est l'abréviation d'un groupe de mots formé par les initiales de ces mots, le résultat, nommé acronyme, se prononçant comme un mot normal — on parle aussi de « lexicalisation ». Il diffère en ce point du sigle dont les lettres sont épelées. Dans l'usage typographique français, l'acronyme s'écrit sans point entre les lettres le composant. Ce peut être également des assemblages de mots pouvant se prononcer comme un mot ordinaire. Ex.: modem. L'usage courant tend à écrire les acronymes
- formant un nom commun, tout en minuscules : laser, ovni, radar, sida, etc.
- formant un nom propre, avec une simple capitale initiale : Nasa, Otan, Unesco. Il s'agit seulement de l'usage majoritaire, en aucun cas d'une règle, si l'on en croit le bon usage de M. Grevisse. Détail amusant, certaines sociétés créent des acronymes qui « sonnent » bien puis cherchent a posteriori une signification pour chacune des lettres. Ce sont des cas particuliers de rétro-acronymie. L'acronyme peut également être utilisé à des fins de mémorisation. Par exemple, dans l'aviation, il y a l'acronyme Achever qui permet de ne pas oublier ce qu'il faut vérifier avant de décoller. A pour Atterrisseur à vérifier, C pour Contact, H pour Huile, pression, température, etc. Les acronymes acquièrent les usages des noms, peuvent prendre la forme du pluriel — des radars, des lasers —, et servir de racine à d'autres noms, verbes et adjectifs — smicard et onusien.

Voir aussi

Articles connexes


- Rétro-acronymie ;
- Rétronymie ;
- Acronymie récursive ;
- Liste de sigles.

Liens externes


- [http://www.acronymfinder.com/ Bases de données d'un grand nombre d'acronymes]
- [http://www.sigles.net/ Dictionnaire de sigles et acronymes] catégorie:Lexicologie catégorie:sigle ja:頭字語 simple:Acronym

Antoine-Isaac Silvestre de Sacy

Antoine-Isaac, baron Silvestre de Sacy, célèbre orientaliste, né à Paris le 21 septembre 1758, mort dans cette ville le 21 février 1838.

Biographie

Son père, Abrabam Silvestre, était notaire à Paris et avait plusieurs enfants. Ce fut pour se distinguer de ses frères qu'Antoine-Isaac Silvestre ajouta à son nom celui du village de Sacy, situé dans l'Yonne. Ayant perdu son père tout enfant, il fut élevé sous la direction de sa mère dans des sentiments de grande piété et montra de bonne heure une étonnante aptitude pour les langues. Le bénédictin dom Berthereau commença à l'initier à la connaissance de l'hébreu, lorsqu'il avait à peine douze ans, en lui faisant lire ses prières dans le texte original. Après l'hébreu, il apprit presque sans maître le syriaque, le samaritain, la chaldéen, l'arabe, le persan et le turc, puis l'anglais, l'allemand, l'italien et l'espagnol. Lorsqu'il eut terminé ses études littéraires, il apprit le droit et fut nommé, en 1781, conseiller à la cour des monnaies. Tout en remplissant ses fonctions, il continuait avec ardeur ses travaux de linguistique. Dès 1780, il commença à publier, dans la Répertoire de littérature biblique d’Eichhorn, des notes sur une version syriaque du Livre des Rois, des traductions de lettres écrites par des Samaritains à Scaliger, etc., et fut nommé. en 1785, membre libre de l'Académie des inscriptions. Il publia alors dans le recueil de cette compagnie des mémoires Sur l'histoire des Arabes avant Mahomet, Sur l'origine de leur littérature, puis il fit des traductions et écrivit, de 1787 à 1791, Sur les antiquités de la Perse, quatre mémoires qui attestaient autant d'érudition que de sagacité. En 1791, il devint un des commissaires généraux chargés de surveiller la fabrication des monnaies et, l'année suivante, fut nommé membre en titre de l'Académie des inscriptions. Hostile aux grandes réformes de la Révolution, il se démit de ses fonctions de commissaire en 1792 et se retira dans une propriété au fond de la Brie, où il continua ses travaux favoris et se livra notamment à des recherches sur la religion des Druzes. En 1795, la Convention ayant créé une école de langues orientales, il fut appelé à y enseigner l'arabe. Cette même année, on rétablit l'Institut et le savant orientaliste devint membre de la section de littérature et des beaux-arts. Mais son refus de jurer haine à la royauté ne permit pas de l'admettre dans le docte corps, dont il ne fit partie qu'en 1803. Toutefois, il conserva sa chaire d'arabe et devint, à la même, époque, un des rédacteurs du Journal des savants. Les nombreux et importants travaux qu'il fit paraître depuis lors accrurent considérablement sa réputation et le placèrent au premier rang des orientalistes qui se sont occupés d'arabe et de persan. En 1805, il fut chargé d'aller à Gênes pour y découvrir des manuscrits orientaux; mais ses recherches furent sans résultat, et il dut se borner à rapporter des documents historiques intéressants. Nommé professeur de persan au Collège de France en 1806, il entra au Corps législatif comme député de Paris en 1808, y siégea jusqu'à la Restauration et reçut, en 1813, le titre de baron. Après avoir été un approbateur docile du despotisme impérial, Silvestre de Sacy applaudit avec enthousiasme au retour des Bourbons. Après les Cent-Jours, il devint membre de la commission d'instruction publique, puis du conseil royal et fut plus tard, nommé administrateur du Collège de France et de l'Ecole spéciale des langues orientales. En 1822, il fonda avec Abel-Rémusat la Société asiatique, et ce fut sur son initiative qu'on créa au Collège de France des chaires de sanscrit, d'hindoustani, de chinois et de mandchou. S'étant rallié à la révolution de 1830, il fut appelé, en 1832 à siéger à la Chambre des pairs et joignit aux fonctions qu'il remplissait déjà celles d'inspecteur des types orientaux de l'Imprimerie royale (1832), de conservateur des manuscrite orientaux à la Bibliothèque royale et de secrétaire perpétuel da l'Académie des inscriptions. Malgré ses occupations multiples, il n'en continua pas moins à faire jusqu'à la fin de sa vie ses cours d'arabe et de persan. Il était, lorsqu'il mourut, membre de presque toutes les Académies de l'Europe et grand officier de la Légion d'honneur. Bien qu'il ne se soit point occupé de l'étude comparée de langues, il est regardé comme un des plus grands philologues du . Il fut un des représentants les plus sagaces et les plus éminents de la vieille école qui s'attachait à étudier une langue, une grammaire, à en saisir le génie et a en interpréter les monuments. Par son enseignement et par ses écrits il a puissamment contribué au progrès des études orientales et forme un grand nombre d'élèves, tant français qu'étrangers. C'était un homme d'un commerce agréable, accessible à tous, serviable et toujours prêt à donner son appui aux idées utiles et généreuses.

Bibliographie

Œuvres originales


- Mémoires sur l'histoire des Arabes avant Mahomet, Paris: 1785
- Memoires sur diverses antiquités de la Perse, Paris: 1793
- Principes de grammaire générale, mis à la portée des enfans, et propres à servir d'introduction à l'étude de toutes les langues, Paris: 1799, 8e tirage. 1852
- Chrestomathie arabe, ou extraits de divers écrivains arabes : tant en prose qu'en vers, à l'usage des élèves de l'École spéciale des Langues orientales vivantes, 3 vol., Paris: 1806; 2e édition. 1826
- Grammaire arabe à l'usage des élèves de l'École Spéciale des Langues Orientales Vivantes : avec figures, 2 vol., Paris: 1810; 2e édition 1831
- Mémoire sur les monuments de Kirmanshah ou Bisutun, Paris: 1815
- Mémoires d'histoire et de littérature orientales, Paris: 1818, (comporte l'article fameux: "Mémoire sur la dynastie des Assassins et sur l'étymologie de leur nom", pp. 322-403)
- Anthologie grammaticale arabe, ou morceaux choisis de divers grammairiens et scholiastes arabes... Paris: 1829
- Exposé de la religion des Druzes, 2 vol., Paris: 1838

Traductions (sélection)


- Mīr Ḫwānd, Histoire des Rois de Perse de la Dynastie des Sassanides, 1793
- Aḥmad Ibn-Alī al-Maqrīzī, Traité des monnoies Musulmanes, 1797
- Abd-al-Laṭīf al-Baġdādī, Relation arabe sur l'Égypte, Paris: 1810
- Bīdpāī, Calila et Dimna ou fables de Bidpai, 1816
- Farīd-ad-Dīn 'Attar, Pend-Nameh : ou Le Livre des conseils, trad. et publié par Silvestre de Sacy, Paris: Debure, 1819
- Al-Qāsim Ibn-Alī al-Ḥarīrī, Les séances de Hariri, Paris: 1822
- Ǵāmi, Nūr-ad-Dīn Abd-ar-Rahmān, Vie des Soufis ou les haleines de la familiarité, Paris: Imprimerie royale, 1831
- Yehûdā Ben-Šelomo al-Ḥarîzî, Extrait du Séfer Tahkémoni, 1833

Carrière


- 1781, conseiller à la cour des monnaies.
- 1785, membre libre de l'Académie des inscriptions.
- 1795, chaire d'arabe à l'école des langues orientales.
- 1806, professeur de persan au Collège de France.
- 1808, député de Paris.
- 1815, membre de la commission d'instruction publique.
- Membre du conseil royal.
- Administrateur du Collège de France.
- Administrateur de l'école des langues orientales.
- 1832, siège à la Chambre des pairs.
- Grand officier de la Légion d'honneur. Silvestre de Sacy, Antoine-Isaac Silvestre de Sacy, Antoine-Isaac Silvestre de Sacy, Antoine-Isaac

Sur Internet

http://www.cosmovisions.com/Sacy.htm http://www.geocities.com/orientalismorg/Irwin.htm http://www.heraldique-europeenne.org/Armoriaux/Paris/VII_5.htm

Convention nationale

En France, la Convention nationale est le nom donné à l’Assemblée constituante qui succède le 21 septembre 1792 à l’Assemblée législative. Son histoire peut être découpée en trois périodes :
- Convention girondine (21 septembre 17922 juin 1793), qui proclama la République le 21 septembre 1792 et s’auto-institua en tribunal pour instruire le procès de Louis XVI, créa le Tribunal révolutionnaire de Paris, qui jugea Marie-Antoinette, et le Comité de salut public ;
- Convention montagnarde la fête des récompenses an I (2 juin 1793 – 9 thermidor an II (27 juillet 1794), auteur de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen en prairial an I (juin 1793), décréta la levée en masse le 6 fructidor an I (23 août 1793) et organisa la Terreur ;
- Convention thermidorienne (9 thermidor an II (27 juillet 1794) – 4 brumaire an IV (26 octobre 1795), qui prépara l’avènement du Directoire. Malgré ses dissensions internes, elle réussit à écraser les royalistes de Vendée et du Midi, ainsi qu’à vaincre l’Europe coalisée contre la France. La Convention a fondé d’admirables institutions dont s’honore la France :
- L’École normale supérieure
- L’École polytechnique
- L’École des Arts et Métiers
- Le système métrique
- Le Conservatoire de musique
- Le Muséum d’histoire naturelle Elle groupa sous le nom d’Institut les anciennes Académies (qu’elle avait préalablement dissoutes à l’été 1793 sous l’influence de Marat, qui les accusait d’être des repaires d’aristocrates) et celles qu’elle fonda elle-même.

Voir aussi


- Comités et commissions de la Convention nationale.
- Jean-Baptiste Bouchotte
- Montagne
- Girondins
- Marais
- Enragés
- Indulgents
- Liste des membres de la Convention nationale par département

Lien externe


- [http://www.archontology.org/nations/france/france_state1/01_convention_nationale.php Présidents de la Convention nationale]
- [http://revolution.1789.free.fr/page-8.htm Page sur la Convention nationale] sur le site [http://revolution.1789.free.fr/ La Révolution Française] Catégorie:Convention nationale

1795

Catégorie:1795 Cette page concerne l'année 1795 du calendrier grégorien.

Événements

Europe


- 16 mai : Traité de la Haye : les Pays-Bas cèdent la Flandre Hollandaise et deviennent la République batave.
- En octobre, troisième partage de la Pologne.
- La Lituanie est partagée entre la Russie et la Prusse.

Révolution française


- En janvier, Pichegru en Hollande.
- 21 février / 3 Ventôse an III : Rétablissement de la liberté du culte en France.
- En février, Accord de La Jaunaye entre Hoche et Charette pour les Chouans suspendant la guerre de Vendée
- En février, créations des écoles Centrales.
- 1 avril : Journée de protestations sans violence du peuple parisien contre la chereté des denrées. La convention thermidorienne en profite pour déporter sans jugement d'anciens montagnards.
- 5 avril : Traité de Bâle, paix avec la Prusse, qui reconnaît l'occupation par la France de la rive gauche du Rhin.
- 7 avril : La Convention adopte le système métrique en France.
- 20 mai / 14 Prairial an III : Insurrections populaires violemment réprimées à Paris (20-25 mai).
- 20 mai / Floréal-Prairial an III : Terreur Blanche (mai juin) : exécution entre autre de Fouquier-Tinville le 7 mai.
- 30 mai : Restitution des églises.
- 31 mai : Suppression du Tribunal révolutionnaire.
- 1 juillet : Annexion de la Belgique.
- 15 juillet : Tentative de débarquement des émigrés (royaliste) et des Anglais à Quiberon.
- 22 juillet : Traité de Bâle avec l'Espagne.
- 22 août / 5 Fructidor an III : Constitution de l'an III).
- 30 août : Décret des deux-tiers.
- 18 septembre : Séparation de l'Église et de l'État et suppression du budget de l'Église assermentée.
- 5 octobre / 13 Vendémiaire an IV : Insurrection royaliste contre la Convention.
- 5 octobre : L'insurrection royaliste est écrasée par Napoléon Bonaparte, à l'église Saint-Roch
- 26 octobre : Séparation de la Convention, début du Directoire (fin en 1799).
- En octobre, création de l'Institut.
- En octobre, Loi Lakanal sur l'enseignement.
- La France annexe les Pays-Bas autrichiens.
- Le Luxembourg devient le département des Forêts français jusqu'en 1814.

Afrique


- L'explorateur écossais Mungo Park atteint les rives des fleuves Niger et Gambie.
- Les Anglais prennent la province du Cap en Afrique du Sud aux Hollandais.

Amériques


- Les Espagnols cèdent à la France l'île d'Hispaniola (Haïti) dans les Caraïbes.

Asie


- Après le décès de l'empereur de Chine Qianlong, le Tibet retrouve peu à peu sa liberté.
- Le royaume du Siam s'empare de Luang Prabang au Laos.

Océanie & Pacifique

Proche-Orient & Monde arabe

Arts & cultures


- Le philosophe allemand Emmanuel Kant publie La paix éternelle.
- Le compositeur autrichien Franz Joseph Haydn termine ses 12 symphonies londoniennes

Sciences et techniques


- Le géologue anglais William Smith fonde la géologie historique.
- Le Mathématicien John Playfair publie sa version annoté des Éléments d'Euclide dans laquelle il utilise une notation algébrique pour abréger les démonstrations.

Naissances en 1795


- 3 février : Le général Antonio José de Sucre né à Cumaná au Venezuela. C'est le futur héros de l'indépendance des colonies espagnoles des amériques († 1830).
- 19 avril : Christian Gottfried Ehrenberg naturaliste, zoologiste, spécialiste en anatomie comparée et en microscopie allemand († 1876).
- 13 mai : Gérard Paul Deshayes, géologue et conchyliologue français († 1875).
- 2 novembre : James K. Polk, futur Président des États-Unis († 1849).

Décès en 1795


- 3 janvier : Josiah Wedgwood, céramiste anglais.
- 9 mars : John Walsh, scientifique britannique.
- 8 juin : l'ex-dauphin Louis (10 ans) de France, aîné des Capétiens et chef de la maison de France1785).
- 28 juillet : Pierre-Paul Botta, général de brigade français (° 1741).
- 31 août : Philidor (François-André Dunican), joueur d'échecs et compositeur (° 1726).

Voir aussi


- an III, an IV __NOTOC__ ko:1795년 ms:1795

École normale supérieure

ja:高等師範学校 (フランス) Ecole normale supérieure Une École normale supérieure (ENS) est un établissement d'enseignement supérieur français. Lorsque le terme est utilisé sans précision, il s'agit généralement de l'ENS de la rue d'Ulm (Paris). Aussi appelée Normale Sup', c'est historiquement la première, mais il en existe actuellement trois autres en France : l'ENS Cachan, l'ENS Lyon et l'ENS LSH. Considérées comme faisant partie des plus prestigieuses grandes écoles, elles sont placées sous la tutelle du ministère de l'Éducation nationale. Éducation nationale

Histoire

L'ENS unique

La première ENS, lÉcole normale de l'an III, est créée — sur l'impulsion de Joseph Lakanal et du Comité d'instruction publique — le 30 octobre 1794 (9 brumaire an III) à Paris par la Convention qui décrète que (article 1er) :Il sera établi à Paris une École normale, où seront appelés, de toutes les parties de la République, des citoyens déjà instruits dans les sciences utiles, pour apprendre, sous les professeurs les plus habiles dans tous les genres, l'art d'enseigner. Cette École (qui ouvre en janvier 1795) s'installe dans un amphithéâtre du Muséum, trop petit pour accueillir toute la promotion. Y enseigneront certains des plus grands savants de l'époque, notamment Berthollet, Daubenton, Laplace, Lagrange et Monge. À cause de la situation financière et politique catastrophique, l'École, dotée de moyens pour quatre mois seulement, disparaît dès le 19 mai 1795 (30 floréal) ; selon les termes d'Arago : « Cette école périt, Messieurs, de froid, de misère et de faim. » Elle est refondée par Napoléon le 17 mars 1808, dans les locaux de l'ancien collège du Plessis-Sorbonne et sur des bases plus strictes (promotions réduites, règlement d'inspiration militaire, uniforme obligatoire…). Sous la Restauration, l'École change plusieurs fois d'emplacement et une fois de nom (supprimée en 1822 elle renaît en 1826 sous le nom dÉcole préparatoire), ne redevenant École normale qu'à la faveur de la révolution de Juillet 1830. C'est le 4 novembre 1847 que l'ENS s'installe dans de nouveaux locaux, rue d'Ulm, dans le Ve arrondissement de Paris, locaux qu'elle occupe encore actuellement et qui seront agrandis notamment par la construction en 1937 de bâtiments rue Lhomond pour les sciences expérimentales.

Les ENS

De nouvelles Écoles normales supérieures sont créées dans la lignée des réformes de Jules Ferry et de la loi Camille Sée (ouvrant aux filles l'enseignement secondaire public). Le 26 juillet 1881, en même temps que l'Agrégation féminine, l' École normale supérieure de jeunes filles (ENSJF) de Sèvres est créée (qui déménagera à Paris, dans des locaux situés boulevard Jourdan, en 1940). Le 13 juillet 1880 et le 22 décembre 1882 sont fondées les Écoles normales supérieures respectivement de Fontenay (jeunes filles) et de Saint-Cloud (jeunes gens), destinées à former les professeurs pour enseigner dans les écoles normales d'instituteurs. Enfin, en 1912 est fondée l'École normale de l'Enseignement technique (dans des locaux des Arts et Métiers) qui devient, en 1932, l' École normale supérieure de l'Enseignement technique, ENSET et s'installe à Cachan en 1956. En 1985 (suite aux lois sur la décentralisation), les Écoles normales supérieures sont réorganisées et organisées selon un statut commun. Sous l'impulsion de la directrice de l'ENSJF, Josiane Serre, les ENS d'Ulm et de Sèvres fusionnent : il en résulte l'actuelle École normale supérieure (dont les bâtiments principaux sont toujours à Paris, rue d'Ulm, mais qui dispose également des anciens locaux de l'ENSJF, sur le boulevard Jourdan et à Montrouge). Les ENS de Fontenay et Saint-Cloud fusionnent également, mais les sciences sont déménagées à Lyon et forment l'ENS Lyon tandis que les lettres restent en région parisienne avant de déménager à leur tour à Lyon (en 2000, tout en restant séparées de l'ENS Lyon) pour former l'ENS Lettres et Sciences Humaines. Quant à l'ENSET, elle change de nom pour devenir l'ENS Cachan. Il existe donc maintenant quatre écoles faisant partie du groupe des Écoles normales supérieures sur le territoire français :
- deux en région parisienne : Ulm et l'ENS Cachan (l'école normale supérieure de Cachan possède une antenne sur le site de Ker Lann, à côté de Rennes, qui recrute ses propres étudiants mais reste administrativement dépendante), et
- deux à Lyon : l'ENS Lyon et l'ENS Lettres et Sciences Humaines. Sur le territoire italien, Napoléon Ier avait également fondé l'ENS ou Scuola Normale Superiore de Pise (SNS), le 18 octobre 1810.

Missions et débouchés

La mission d'origine étant de former des enseignants, elles s'organisent largement autour de la préparation au concours de l'Agrégation. Cependant, l'enseignement n'est pas l'unique débouché des ENS, il n'est plus obligatoire pour les normaliens de présenter l'Agrégation, et les statuts actuels prévoient que :L'école prépare, par une formation culturelle et scientifique de haut niveau, des élèves se destinant à la recherche scientifique fondamentale ou appliquée, à l'enseignement universitaire et dans les classes préparatoires aux grandes écoles ainsi qu'à l'enseignement secondaire et, plus généralement, au service des administrations de l'État et des collectivités territoriales, de leurs établissements publics ou des entreprises. L'importance relative de ces différents débouchés varie d'une ENS à l'autre et d'une discipline à l'autre, mais on peut estimer très grossièrement qu'un tiers des normaliens s'orientent vers la recherche fondamentale ou appliquée, un tiers vers l'enseignement (secondaire ou en classes préparatoires) et un tiers vers l'administration, les grands corps de l'État et le secteur privé.

Statuts et organisation administrative

Les Écoles normales supérieures constituent des établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel, disposant d'une personnalité juridique autonome. Elles sont soumises aux dispositions de la loi nº84-52 du 26 janvier 1984 sur l'enseignement supérieur, et sont accréditées à délivrer des diplômes. Les statuts des ENS sont fixés par décrets en Conseil d'État. Les ENS ont a leur tête un directeur, assisté d'un ou plusieurs directeurs adjoints, et de directeurs des études ou de la formation. Le directeur est nommé par un décret pris en Conseil des ministres, sur la proposition d'un comité d'experts. Elles sont administrées par un Conseil d'administration et un Conseil scientifique, chacun étant composé pour moitié de membres élus (par les élèves et différents personnels de l'École) et pour moitié — y compris le président — de membres nommés (par le ministère de tutelle). Les élèves normaliens (du moins, ceux qui sont citoyens de l'Union européenne) ont le statut de fonctionnaires stagiaires et reçoivent donc un traitement pendant la durée de leurs études (actuellement quatre ans) : le concours d'entrée est donc un concours de recrutement de la fonction publique ; en contrepartie, les élèves signent un engagement décennal par lequel ils s'engagent à travailler pendant dix ans (à compter de leur entrée à l'École) pour le compte de l'État, de ses collectivités, ou d'entreprises publiques. Il faut néanmoins préciser que tous les étudiants à l'ENS ne sont pas élèves normaliens, et il existe beaucoup d'autres statuts possibles.

Concours d'entrée et formation

Le recrutement principal des ENS se fait depuis les classes préparatoires aux grandes écoles par un concours annuel qui s'inscrit dans le système général de concours des grandes écoles. Il existe cependant d'autres voies d'entrée (telle que l'inscription sur dossier au prédoctorat de l'ENS Ulm) et les ENS accueillent également des étudiants étrangers avec différents statuts possibles (soit dans le cadre d'échanges bilatéraux, soit sur une sélection internationale). Une fois entrés, les élèves disposent d'une large liberté de cursus, tout particulièrement à l'ENS de Paris (où il est sans problème admis qu'un élève rentré en mathématiques puisse suivre des études de lettres, par exemple) ; cette liberté est néanmoins encadrée par un contrat d'études négocié annuellement entre l'élève, son tuteur pédagogique, un département de l'École, et la direction des études. La scolarité dure quatre ans pour les élèves normaliens. Cela correspond typiquement au temps de passer une licence, un master et l'Agrégation et souvent de débuter une thèse de doctorat pour ceux qui s'engagent dans la recherche. Les disciplines représentées par les ENS couvrent un spectre très large, notamment :
- sciences fondamentales et appliquées (mathématiques, physique, biologie…) à Ulm, Lyon, Cachan,
- humanités (lettres, philosophie, histoire…) à Ulm et LSH,
- sciences humaines, langues et sciences sociales à Ulm, LSH et Cachan,
- techniques et sciences de l'ingénieur à Cachan.

Polémiques actuelles sur l'avenir des ENS

En mars 2005, un projet de fusion entre les ENS de Paris et de Cachan a été rendu public par les directions de ces deux Écoles : le projet a fait polémique, d'abord au sein même des ENS puis, à l'occasion de la campagne de renouvellement des directions, dans la presse nationale. Les partisans de la fusion mettaient en avant la nécessité d'augmenter la visibilité internationale des établissements et de réaliser des économies d'échelle, tandis que certains de ses détracteurs accusaient la direction de vouloir transformer l'ENS en une « super-université » sans tenir compte de ses spécificités, tandis que d'autres mettaient en avant des difficultés pratiques insurmontables ou la diminution de la part des humanités. Ce débat s'ajoute à une polémique concernant la dotation financière globale des ENS, alors même que la Cour des comptes rendait un [http://www.ccomptes.fr/Cour-des-comptes/publications/rapports/recherche-univ/rapport-recherche-univ.pdf rapport public] sur la gestion de la recherche dans les Universités : à Ulm, notamment, des frais de fonctionnement et d'investissement accrus (dus, notamment, à la nécessité de renouveler des équippements vétustes, des travaux sur la restauration, l'informatisation des catalogues de la Bibliothèque générale) en particulier sur la période 2002–2004 n'ont pas été suivis d'une augmentation de la dotation par le ministère de tutelle, mettant l'École face à des difficultés importantes de trésorerie.

Quelques normaliens célèbres

Ordre chronologique (entre parenthèses : l'année d'admission et l'ENS, Ulm en l'absence de précision)
- Victor Cousin (1811), philosophe
- Évariste Galois (1829), mathématicien
- Jules Simon (sous le nom de Suisse) (1833), homme politique
- Louis Pasteur (1843), biologiste, directeur adjoint de l'École (1857–1867)
- Hippolyte Taine (1848), philosophe, entré premier
- Numa Denis Fustel de Coulanges (1850), historien, directeur de l'École (1880–1883)
- Gabriel Lippmann (1868), prix Nobel de physique en 1908
- Paul Sabatier (1874), prix Nobel de chimie en 1912
- Jean Jaurès (1878), homme politique
- Henri Bergson (1879), philosophe
- Émile Durkheim (1879), sociologue
- Pierre Duhem (1882), physicien
- Lucien Herr (1883), militant des droits de l'Homme, bibliothécaire de l'École (1888–1926)
- Romain Rolland (1886), prix Nobel de littérature en 1915
- Élie Cartan (1888), mathématicien
- Émile Borel (1889), mathématicien
- Alain (Emile Chartier), (1889), philosophe, journaliste
- Léon Blum (1890), homme politique
- Aimé Cotton (1890), physicien
- Édouard Herriot (1891), homme politique
- Jean Perrin (1891), prix Nobel de physique en 1926
- Henri Lebesgue (1894), mathématicien
- Charles Péguy (1894), écrivain
- Maurice Halbwachs (1898), sociologue
- Jean Giraudoux (1903), écrivain
- Marc Bloch (1904), historien et résistant
- Jules Romains (1906), écrivain
- André François-Poncet (1907), homme politique et diplomate
- Maurice Genevoix (1911), écrivain
- Jean Guéhenno (1911), essayiste
- Georges Dumézil (1916), historien
- Pierre Gaxotte (1917), historien
- Jean Guitton (1920), philosophe
- Alfred Kastler (1921), prix Nobel de physique en 1966
- Vladimir Jankélévitch (1922), philosophe et musicologue, entré 1er
- Yves Rocard (1922), physicien (père de Michel Rocard)
- André Weil (1922), mathématicien (frère de Simone Weil)
- Henri Cartan (1923), mathématicien
- Jean Cavaillès (1923), philosophe
- Raymond Aron (1924), sociologue
- Georges Canguilhem (1924), philosophe et épistémologue
- Jean Dieudonné (1924), mathématicien
- Louis Néel (1924), prix Nobel de physique en 1970
- Paul Nizan (1924), essayiste et écrivain
- Jean-Paul Sartre (1924), écrivain et philosophe
- Henri-Irénée Marrou (1925), historien
- Maurice Merleau-Ponty (1926), philosophe
- Robert Brasillach (1928), écrivain et collaborateur
- Simone Weil (1928), philosophe (sœur d'André Weil)
- Jacques Soustelle (1929), ethnologue et homme politique
- Julien Gracq (1930), écrivain (élève sous le nom de Louis Poirier)
- Georges Pompidou (1931), homme politique
- Jacques de Bourbon Busset (1932) écrivain
- Jacqueline de Romilly (1933), académicienne
- Laurent Schwartz (1934), mathématicien, médaille Fields en 1950
- Aimé Césaire (1935), écrivain
- Louis Althusser (1939), philosophe
- Jules Vuillemin (1939), philosophe et logicien
- Gilles Gaston Granger (1940), philosophe
- Gérard Debreu (1941), prix Nobel d'économie en 1966
- René Rémond (1942), historien
- Jean-François Revel (1943), essayiste et philosophe
- René Thom (1943), mathématicien, médaille Fields en 1958
- Jean d'Ormesson (1944), romancier et académicien
- Alain Peyrefitte (1945), homme politique
- Jean-Pierre Serre (1945), mathématicien, médaille Fields en 1954
- Michel Foucault (1946), philosophe
- Jacques-Louis Lions (1947), mathématicien
- Robert Poujade (1948), homme politique
- Dominique Fernandez (1950), écrivain
- Pierre Bourdieu (1951), sociologue
- Pierre-Gilles de Gennes (1951), prix Nobel de physique en 1991
- Pierre Juquin (1951), homme politique
- Paul Veyne (1951), historien
- Jacques Derrida (1952), philosophe
- Michel Serres (1952), philosophe et essayiste
- Claude Cohen-Tannoudji (1953), prix Nobel de physique en 1997
- Jean-Pierre Changeux (1955), biologiste
- Claude Hagège (1955), linguiste
- Edmond Lévy (1956), historien
- André Glucksmann (1957, Saint-Cloud), philosophe
- Régis Debray (1960), universitaire et homme de lettres
- Jacques Bouveresse (1961), philosophe
- Jean-Claude Milner (1961), linguiste et essayiste
- Alain Juppé (1964), homme politique
- Bernard Menez (1964, ENSET), acteur
- Guy Hocquenghem (1965), essayiste et activiste gay
- Alain Aspect (1965, ENSET), physicien
- Laurent Fabius (1966), homme politique
- Alain Connes (1966), mathématicien, médaille Fields en 1982
- Bernard-Henri Lévy (1968), écrivain
- Gérard Miller (1968, Saint-Cloud), écrivain
- Alexandre Adler (1969), historien et éditorialiste, entré 1er
- Alain Finkielkraut (1969, Saint-Cloud), philosophe
- Marie-Noëlle Lienemann (1972, ENSET), personnalité politique
- André Comte-Sponville (1972), philosophe
- Pierre-Louis Lions (1975), mathématicien, médaille Fields en 1994
- Jean-Christophe Yoccoz (1975), mathématicien, médaille Fields en 1994
- Anne Lauvergeon (1978, Sèvres), PDG d'Areva
- Renaud Dutreil (1981), homme politique
- Laurent Lafforgue (1986), mathématicien, médaille Fields en 2002
- Jeanne Balibar (1987), comédienne
- Eliette Abécassis (1989), écrivain
- Marie Darrieussecq (1990), écrivain
- Mazarine Pingeot (1994, LSH), conservatrice (fille de François Mitterrand) Les personnalités suivantes, sans avoir été élèves d'une ENS au sens strict (généralement parce qu'elles n'étaient pas françaises), y ont étudié :
- Cahit Arf (Ulm, autour de 1932), mathématicien
- Léopold Sédar Senghor (Ulm, autour de 1932), homme politique et académicien
- Pierre Deligne (Ulm, autour de 1964) Les personnalités suivantes ont enseigné dans une ENS ou en ont dirigé une :
- Numa Denis Fustel de Coulanges (Ulm, directeur, 1880–1883), historien
- Louis Pasteur (Ulm, directeur adjoint sciences, 1857–1867), biologiste
- Lucien Herr (Ulm, bibliothécaire, 1888–1926), militant des droits de l'Homme
- Émile Borel (Ulm, directeur adjoint sciences, 1910–1920), mathématicien
- Samuel Beckett (Ulm, lecteur d'anglais, 1928–1930), écrivain
- Louis Althusser (Ulm, professeur de philosophie, 1948–1980), philosophe
- Paul Celan (Ulm, lecteur d'allemand, 1959–1970), écrivain

Bibliographie

Nicole Masson, L'École normale supérieure : les chemins de la liberté, Paris, Gallimard, 1994.

Liens externes


- [http://www.ens.fr/ Site de l'ENS de la rue d'Ulm]
- [http://www.ens-cachan.fr/ Site de l'ENS Cachan]
  - [http://www.bretagne.ens-cachan.fr/ Site de l'antenne de Bretagne (Ker Lann)]
- [http://www.ens-lyon.fr/ Site de l'ENS de Lyon]
- [http://www.ens-lsh.fr/ Site de l'ENS Lettres et Sciences Humaines (Lyon)]

Voir aussi


- Études supérieures en France
  - ENS Ulm
    - Anciens élèves de l'ENS Ulm
  - ENS Cachan
    - Antenne de Bretagne de l'École normale supérieure de Cachan
  - ENS Lyon
  - ENS Lettres et Sciences Humaines
- Association Bourbaki

Bibliothèque nationale de France

La bibliothèque nationale de France a pour principal établissement la bibliothèque François Mitterrand, située dans le XIIIe arrondissement, sur la rive gauche de Paris, dans la capitale française.

Historique

La Bibliothèque nationale de France (BnF) tire son origine de la bibliothèque du roi, constituée au Louvre par Charles V. Elle se développe réellement sous Louis XIV et est ouverte au public en 1720. Devenue Bibliothèque nationale puis impériale au fil des changements de régimes que connaît la France à partir de 1789, elle s'installe définitivement dans les bâtiments construits rue Richelieu par Henri Labrouste en 1868. Le 14 juillet 1988, François Mitterrand annonce la construction et l'aménagement de l'une ou de la plus grande et la plus moderne bibliothèque du monde...(qui) devra couvrir tous les champs de la connaissance, être à la disposition de tous, utiliser les technologies les plus modernes de transmission de données, pouvoir être consultée à distance et entrer en relation avec d'autres bibliothèques européennes. Le site choisi est dans le nouveau quartier de Tolbiac (XIIIe arrondissement de Paris), au cœur de la ZAC Rive-Gauche, alors le principal secteur de renouvellement urbain de la ville. En juillet 1989, le projet architectural de Dominique Perrault, sur le site de Tolbiac, est retenu. Ce projet est notamment caractérisé par quatre grandes tours angulaires qui correspondent symboliquement à quatre livres ouverts. Chaque tour porte un nom :
- Tour des temps
- Tour des lois
- Tour des nombres
- Tour des lettres Après le déménagement de la majeure partie des collections de la rue Richelieu, la Bibliothèque nationale de France ouvre au public le 20 décembre 1996. Elle comprend plus de dix millions de volumes.

Missions

La Bibliothèque nationale de France est un établissement public sous tutelle du Ministère chargé de la culture (décret du 3 janvier 1994). En tant que bibliothèque nationale, elle a pour mission de constituer des collections, notamment dans le cadre du dépôt légal, de veiller à leur conservation et de les communiquer au public. Elle produit un catalogue de référence, coopère avec d'autres établissements au niveau national et international et participe à des programmes de recherche. La majorité des documents entre par dépôt légal. À noter que si la BnF est dépositaire des livres et des imprimés, le dépôt légal des bandes dessinées est fait au Centre National de la Bande Dessinée et de l'Image (CNBDI) à Angoulême. La BnF est également un éditeur. Elle publie principalement des catalogues de ses collections, des catalogues d'expositions et des documents inédits. Certaines de ses productions paraissent en co-édition avec des éditeurs privés. La BnF assure la publication de deux périodiques. Chroniques de la Bibliothèque nationale de France (disponible aussi en ligne) informe ses lecteurs de la vie de l'établissement. La Revue de la Bibliothèque nationale de France, qui a succédé à la Revue de la Bibliothèque nationale, comprend des articles sur l'histoire de la bibliothèque et de ses collections, ainsi qu'à l'histoire des médias et des bibliothèques en général.

Organisation interne

La Bibliothèque nationale de France est administrée par un conseil d'administration comprenant des représentants des ministères de tutelle, des membres représentant le monde de la recherche, de représentants du personnel et de deux représentants des usagers (un pour le Haut-de-jardin, un pour les bibliothèques de recherche). Le conseil d'administration est assisté d'un conseil scientifique ayant un rôle consultatif. Le président de la BnF, nommé par décret pour trois ans, mandat renouvelable une fois, dirige l'établissement, assisté d'un directeur général et de directeurs généraux adjoints. Actuellement, Jean-Noël Jeanneney est président de la BnF. Les services de la BnF sont répartis en trois directions et quatre délégations.
- la direction des collections (DCO) est chargée, dans les différents départements sur tous les sites, de s'occuper des collections et d'assurer le service aux lecteurs ;
- la direction des services et des réseaux (DSR) comprend les services utiles à l'ensemble des collections et ceux qui témoignent de la mission de bibliothèque nationale (dépôt légal, coopération avec les autres bibliothèques françaises, numérisation, conservation) ;
- la direction de l'administration et du personnel (DAP) regroupe des services indispensables au fonctionnement quotidien de l'ensemble de l'établissement (ressources humaines, finances, moyens matériels). Les délégations sont rattachées directement au directeur général :
- délégation à la stratégie ;
- délégation aux relations internationales (notamment pour la liaison avec l'IFLA et les autres bibliothèques nationales européennes) ;
- délégation à la diffusion culturelle, qui s'occupe entre autres de toutes les manifestations culturelles (expositions, colloques, lectures...) ;
- délégation à la communication.

Quelques chiffres importants


- Documents: 30 millions dont 14 millions de livres
- Site : 7,5 hectares
- Es