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CracovieCatégorie:Géographie de la Pologne
Cracovie (en polonais : Kraków, à prononcer « Cracouf») est une des villes les plus anciennes et les plus importantes de Pologne. C'est la capitale de la Voïvodie de Petite-Pologne (en polonais : województwo malopolskie) depuis 1999, auparavant elle était la capitale de la Voïvodie de Cracovie depuis le . La ville historique se situe sur la Vistule au pied de la colline de Wawel.
Avec ses 745 000 habitants, elle est la troisième plus grande ville de Pologne mais est le centre culturel et scientifique du pays. En fait, Cracovie était avant Varsovie la capitale de la Pologne et elle est toujours considérée comme le véritable centre du pays avec ses traditions et son passé vieux de plus de 1000 ans. C'est le siège de l'Université jagellonne, la plus ancienne université de l'Europe de l'Est.
Cracovie est devenue un centre touristique important aussi bien au point de vue national qu'international et elle accueille chaque année plus de 200 000 visiteurs.
Université jagellonne
Histoire
IVe siècle
Premières traces d'habitations sur la colline de Wawel.
VIIIe siècle
L'histoire de Cracovie commence avant la création de l'état polonais en tant que capitale du peuple vistule. Selon la légende, la ville a été fondée par le chef de ce peuple, Krak, sur la colline Wawel au-dessus de l'antre d'un dragon. Les premiers écrits historiques font état d'un peuple slave s'installant sur les bords de la Vistule au . Il y est fait mention que le prince des vistules a été baptisé. Sans doute faut-il y voir le signe que Cracovie faisait partie de la Grande Moravie.
Xe siècle
Quand la Grande Moravie est détruite par les Hongrois, Cracovie est signalée comme étant une des villes administrées par les rois de Bohême. À la fin du , Cracovie est un centre de commerce et d'échanges important et conquise par Boleslaw I Chrobry, elle passe sous la domination de la dynastie Piast. Des données historiques tangibles sont disponibles après l'an 1000. Les premiers monuments en pierre sont édifiés à cette époque : un château, des églises romanes, une cathédrale, une basilique ainsi que les églises St. Félix et Adaukt.
XIe au XIIIe siècle
En 1038, Cracovie devient la capitale de la Pologne. À partir de 1072, Saint Stanislas, saint-patron de la Pologne, est évêque de la ville. 200 ans plus tard, la cité est presque totalement détruite par les raids des Tatars. En 1257, Cracovie est reconstruite et on peut en voir le résultat encore aujourd'hui dans la vieille ville. Sous le règne de Sigismund du Luxemburg, elle devient membre de la ligue hanséatique. Depuis 1150, il existe une école de latin sous la direction de l'évêché de Cracovie et Casimir III de Pologne (Casimir le Grand) y fonde en 1364 l'Université Jagiellon (la 2ème plus ancienne université en Europe centrale après celle de Prague). L'archevêque de Cracovie est alors l'égal des princes de l'empire.
XIVe siècle
En 1308, la rebellion des citoyens germanophones de Cracovie est écrasée par le roi de Pologne. La Pologne y perdra Gdańsk, annexée par l'Ordre Teutonique. Les citoyens germanophones taisent leurs ambitions politiques et essayent de se '« poliniser » le plus rapidement possible, apprenant le polonais.
Cracovie connaît une période florissante sous le règne de la dynastie lituanienne Jagiellon (1386 - 1572) qui entretenait de bonnes relations avec les Habsbourg. Capitale d'un état puissant, elle devient un centre bouillonant des arts et sciences, admirée par les étrangers et encensée par les poètes. De cette époque datent de nombreux monuments et œuvres artistiques de la Renaissance.
XVe siècle
En 1475, le duc George le Riche de Bavière demande la main de Hedwig, fille de Casimir IV Jagiello. Après un voyage de 2 mois, Hedwig arrive à Landshut où son mariage est célébré avec fastes (Landshuter Hochzeit).
En 1488, l'humaniste et poète lauréat de l'empire Conrad Celtes fonde la Sodalitas Litterarum Vistulana, une société de savants basée sur le modèle des Académies Romaines. L'année suivante, Veit Stoss de Nuremberg apporte la dernière touche au grand autel de l'église Notre Dame. Il finira aussi le sarcophage de marbre pour Casimir IV Jagiello. De nombreux artistes (principalement de Nuremberg) travaillaient à Cracovie. Avant 1500, Haller met en place la première presse d'imprimerie à Cracovie.
XVIe siècle
Copernic étudie à Cracovie. En 1505, le « Balthasar Behem Codex », du nom du chancelier de Cracovie, décrit et règlemente les statuts des corporations des citoyens de langue allemande dans la ville. En 1520, Johann Behem ordonne la production de la cloche Sigismund qui est aujourd'hui encore la plus grosse cloche de Pologne. À cette époque, Hans Dürer, le plus jeune frère de Albrecht Dürer, est peintre à la cour de Sigismund I Jagiello. Hans von Kulmbach termine l'autel de l'église Saint-Jean. La mort de Sigismund II Jagiello en 1572 met fin à la dynastie Jagiello.
En 1596, le roi Sigismund III Vasa transfère la résidence royale à Varsovie qui a été annexée par la Pologne (elle faisait partie auparavant du duché de Masovie). Cracovie voit son influence diminuer et perd de son importance d'autant plus qu'elle est affaiblie par les pillages lors des invasions suédoises et par la peste qui fait 20 000 victimes.
XVIIe au XIXe siècle
La Pologne doit faire face aux envies de puissance de ses pays voisins, la Prusse et la Russie ayant des vues sur ce territoire. Tadeusz Kosciuszko lance un dernier mouvement d'insurrection à partir de Cracovie pour tenter de maintenir l'indépendance de la Pologne mais cela se termine par un échec et en 1795, le pays est partagé entre la Prusse, la Russie et l'empire autrichien qui hérita de Cracovie (incorporée à la province de Galicie).
L'année 1809 apporte la libération à Cracovie qui est intégrée au Grand Duché de Varsovie. Entre 1815 et 1846, elle est même une « ville libre » (Ville Libre de Cracovie). En 1846, après une nouvelle tentative de rebellion, Cracovie repasse sous le contrôle de l'empire autrichien. Après la guerre austro-prussienne de 1866, l'Autriche accorde l'autonomie à la province galicienne en échange de la loyauté polonaise. Cracovie est de nouveau un symbole national. Les Autrichiens étant moins durs que les Russes ou les Prusses, Cracovie peut s'épanouir et redevenir le centre culturel et artistique de la Pologne. De célèbres peintres, écrivains et poètes y viennent travailler : Jan Matejko, Stanislaw Wyspianski, Stanislaw Ignacy Witkiewicz, Stanislaw Przybyszewski, Jan Kasprowicz, Juliusz Kossak et Wojciech Kossak. Cracovie devient le principal centre du modernisme polonais dont les plus grands représentants sont Wyspianski et Przybyszewski.
A Cracovie et Varsovie, des mouvements de libération nationale sont actifs malgré l'occupation et les mesures cohercitives et décourageantes prises par les puissances occupantes (usage du polonais banni dans de nombreuses régions...).
XXe siècle
Lors de la Première Guerre mondiale, les troupes de Cracovie combattent aux côtés des puissances de l'Axe avec l'Allemagne et l'Autriche afin d'accéder à l'indépendance. En 1918, c'est chose faite : Cracovie et la Galicie font partie de la Pologne.
En septembre 1939, Cracovie tombe aux mains des Nazis à la suite du reste de la Pologne. Elle devient la capitale des territoires occupés polonais. Le gouverneur Hans Frank aménage des camps de concentration dans les environs à Plaszow et Auschwitz. Bien que les occupants firent quelques dégâts, Cracovie a été globalement préservée des bombardements et de destructions massives mais elle a souffert de la perte de nombreux habitants : juifs et savants ont été déporté. Ainsi, plus de 150 professeurs et scientifiques de l'Université Jagiellon, réunis pour un sommet, y ont été arrêtés et déportés au camp de concentration Sachsenhausen où la plupart périrent.
Après la Seconde Guerre mondiale, l'URSS essaye de diminuer l'influence des cercles artistiques et intellectuels de Cracovie afin de faciliter le passage de la Pologne à un état socialiste. Une nouvelle ville voisine Nowa Huta est créée où fut construite la plus grande usine de production d'acier au monde à l'époque (dont les émissions gazeuses ont endommagés le centre historique). Le but était d'attirer des travailleurs socialistes pour contrebalancer le poids des intellectuels capitalistes.
Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la population de Cracovie a quadruplé et la ville est redevenue le centre culturel de la Pologne. En 1978, l'Unesco a inscrit Cracovie sur la liste du patrimoine mondial.
Il y a trois siècles, Cracovie obtenait le titre honorifique de « totius Poloniae urbs celeberrima » qui reflète le caractère unique et exceptionnel de cette ville, ancienne capitale de la Pologne, ville de l'astronome Nicolas Copernic et du pape Jean-Paul II.
Architecture et monuments
Architecture
Cracovie n'a subi pratiquement aucune destruction depuis celle des Tatars au Moyen Âge et l'industrialisation s'est faite essentiellement en dehors de la ville. La ville est donc riche d'exemples de toutes les époques, surtout de la Renaissance, mais aussi de style baroque et néogothique (Collegium Novum). L'intérieur des bâtiments a lui aussi été épargné des pillages et les palais, églises et anciennes résidences aristocratiques de Cracovie brillent par la richesse des détails architecturaux, les vitraux, peintures et sculptures, ornementations...
Depuis 2002, les « trous » dans la ville sont comblés par des constructions nouvelles s'intégrant dans le paysage architectural de la ville.
Quelques monuments
Parmi les centaines de monuments historiques, voici quelques-uns particulièrement intéressants : le Château Royal et la Cathédrale sur la colline de Wawel où le roi Jean III Sobieski est enterré; la Vieille Ville médiévale avec un des plus beaux parcs d'Europe; des douzaines de vieilles églises et de musées; les bâtiments de l'Université Jagiellon datant du ; ainsi que Kazimierz, le centre historique de la vie religieuse et sociale des Juifs de Cracovie.
L'ëglise gothique Sainte-Marie, construite au , se dresse sur la place du marché avec son célèbre autel de bois de Witt Stwosz. Chaque heure, le son d'une trompette (hejnal) est lancé vers les quatre directions du haut de la plus élevée des deux tours de l'église. Ceci rappelle à tous le joueur de trompette du XIIIe siècle qui fut transpercé d'une flèche alors qu'il donnait l'alarme d'une invasion tatare. Le hejnal de midi est retransmis en direct à travers toute la Pologne sur la station de radio Jedynka.
Cracovie est aussi le point de départ d'excursions vers les mines de sel à Wieliczka,les églises en bois, les montagnes Tatras, Czestochowa, l'ancien camp de concentration d'Auschwitz ou encore vers la parc national Ojcow.
Vie culturelle
Culture
Cracovie compte de nombreux théâtres dont :
- le Vieux Théâtre (Stary Teatr)
- le Théâtre Slowacki
- l'Opéra de Cracovie
- l'Opérette de Cracovie
La richesse de la vie culturelle de Cracovie peut être soulignée à travers les collections des 28 musées et galeries nationales parmi lesquels le Musée National et le Musée Czartoryski qui possèdent de véritables trésors (par exemple, des œuvres de Léonard de Vinci et de Rembrandt, des sculptures, des chefs d'œuvre d'orfévrerie et des documents exceptionnels)
Chaque année, de nombreux évènements artistiques se tiennent à Cracovie, certains ayant même une portée internationale. On peut noter le Festival du Court Métrage, le Festival« Genius Loci » à Kazimirz en octobre, le Festival de musique classique dans des lieux historiques en août ou encore le Festival de Jazz à « Pod Baranami » en juillet...
La grande tradition culturelle de la ville inspire la créativité des artistes modernes polonais et nombreux sont ceux qui ont choisi de vivre et de poursuivre leur carrière artistique à Cracovie :
- Tadeusz Kantor
- Nigel Kennedy
- Czesław Miłosz
- Slawomir Mrozek
- Krzysztof Penderecki
- Zbigniew Preisner
- Wisława Szymborska
Méttais aussi le Palai de Wawel
Personnes
- Alexander Abusch
- Stefan Banach
- Daniel Bogusz
- Boleslas III le Bouche-Torse
- Krzysztof Borek
- Carl Carl
- Ewa Demarczyk
- DJ Tomekk
- Robert Gadocha
- Mordecai Gebirtig
- Henryk Grossmann
- Ludwig Gumplowicz
- Friedrich Halm
- Wojciech Has
- Roman Haubenstock-Ramati
- Zvi Hecker
- Jerzy Hoffman
- Josef Hofmann
- Stanislaus Hosius
- Roman Ingarden
- Jan I.
- Holy Kasimir
- Jan II. Kazimierz
- Zygmunt Konieczny
- Ewa Lipska
- Franciszek Macharski
- Jan Matejko
- Edward Ochab
- Karin Reschke
- Jan Rokita
- Sigismond II
- Jerzy Stuhr
- Grzegorz Turnau
- Karl Freiherr von Urban
- Vladislav II
- Wanda Wasilewska
- Wladyslaw II
Education
Cracovie est un centre de formation important. Il y a 12 universités regroupant 10 000 scientifiques et 51 000 étudiants.
Liens vers ces établissements :
- [http://www.ae.krakow.pl/ Akademia Ekonomiczna]
- [http://www.uci.agh.edu.pl/ University of Mining and Metallurgy (Akademia Gorniczo-Hutnicza)]
- [http://www.cyf-kr.edu.pl/KRAKOW/AM/ Akademia Muzyczna]
- [http://www.ar.krakow.pl/ Akademia Rolniczna]
- [http://www.cyf-kr.edu.pl/KRAKOW/AA/ Akademia Sztuk Pieknych]
- [http://www.cyf-kr.edu.pl/KRAKOW/UM/PWST/ Panstwowa Wyzsza Szkola Teatralna]
- [http://www.pk.edu.pl/ Politechnika Krakowska]
- [http://www.uj.edu.pl/ Jagiellonian University (Uniwersytet Jagielo?ski)]
- [http://www.wsp.krakow.pl/ Wyzsza Szkola Pedagogiczna]
- [http://www.wszib.krakow.pl/ Wyzsza Szkola Zarzadzania i Bankowosci]
- [http://www.v-lo.krakow.pl/ V Liceum Ogólnokształcące im. Augusta Witkowskiego]
- [http://www.nowodworek.krakow.pl/ I Liceum Ogólnokształcące im. Nowodworskiego]
Musées
Quelques uns des nombreux musées de la ville :
- Musée National (Léonard de Vinci, Rembrandt)
- « Bunkier Sztuki » (Art moderne)
- Galerie dans la Halle aux Draps Sukiennice (Peintures et sculptures polonaises du XIXe siècle)
- Maison de Jan Matejko
- Maison Manggha (il ne s'agit pas de mangas japonais mais de collections toutefois japonaises)
- Musée Archéologique avec une exposition permanente sur « 1000 ans, Cracovie et l'Égypte »
- Musée de l'Université Jagellone
- Château Royal de Wawel
Jumelage
Cracovie est jumelée avec Zagreb et Liège.
Galerie de photos
Image:Cracovie Notre-Dame.jpg|La basilique Notre-Dame (2003)
Image:Krakow_Sukiennice.jpg|Mes Halles
Image:Piazza_del_Mercato_di_Cracovia.JPG|Eglise Notre-Dame
Image:Gothic altar veit stoss.jpg|Retable de Wit Stwosz
Image:Krakow_Boze_Cialo-2.jpg|Eglise Saint Casimir
Image:Kambielanykr.jpg|Eglise Saint Benoît
Image:Teatr Slowackiego.JPG|Theatre Slowacki
Image:Krakow-Wawel-Courtyard.jpg|Chauteau de Wawel Chauteau
Image:Kalplica_wawel.jpg|La Cathédrale Notre-Dame du Wawel
Image:Katedra_na_wawelu.jpg|La Cathédrale Notre-Dame du Wawel
Image:Krakow nagrobek Kazimierza W.jpg|Tombeay de Casimir III
Image:Krakau_PeteruPaul.jpg|Eglise des SS Pierre et Paul
Voir aussi
Article connexe
- Liste des monarques de Pologne
Liens externes
Principaux liens
- [http://www.krakow.pl/fr/ Site officiel de la ville de Cracovie (krakow.pl)] : Vous pourrez y trouver par exemple des webcams
- [http://www.krakow2000.pl/pk2001/en/index.html Kraków 2000, site informant des événements culturels sur Cracovie]
Cracovie en image
- [http://krakow4u.pl/fra_index.php?parametr=fra_glowna_s Photos de Cracovie sur Cracow4u]
- [http://www.zacharz.com/krakow2k5/krakow.htm Photos de Cracovie sur zacharz.com]
- [http://hometown.aol.de/Questius/Polska/Krakow.htm Photo de Cracovie sur hometown.aol.de]
- [http://www.travelphoto.pl/Polska/TP00040/TP00040.htm Photos de Cracovie sur travelphoto.pl]
- [http://www.seepoland.pl/ Panoramas de Cracovie sur seepoland.pl]
Tourisme
- [http://www.vanupied.com/cracovie Guide différent de Cracovie] : Atmosphere et où sortir, images et sons, liens et informations pratiques sur Cracovie.
- [http://www.wrotamalopolski.pl/root_fr_Card+de+Malopolska/Region+incomparable/Zaproszenie/ Visitez la région Malopolska autour de Cracovie sur wrotamalopolski.pl]
- [http://www.wawel.krakow.pl/fmenu.htm Château Royal du Wawel] : Histoire du château, le musée, expositions, informations pratiques, etc.
- [http://wikitravel.org/fr/Cracovie Article sur Cracovie sur wikitravel.org]
- [http://cracovie.zaprasza.net/ Informations pratiques sur zaprasza.net]
- [http://www.inyourpocket.com/poland/krakow/en/ Guide Cracocie In Your Pocket] (Cracovie dans votre poche)
- [http://www.krakow-info.com/ Krakow Info]
- [http://www.explore-krakow.com/ Explore-Cracovie] : mine d'information sur Cracovie
- [http://www.go-cracow.com/en/ Go-Cracovie]
Se loger
- [http://www.cracowonline.com/accomodation_fr.php Cracovie Online] : possède notament un outil de recherche d'hôtel. L'outil de recherche est disponible en français, le reste du site est en anglais.
- [http://www.warsawshotel.com/index_fr.htm Hôtels et appartements à Cracovie sur 'warsawshotel.com]
Y aller en avion
- [http://www.lotnisko-balice.pl/eng/ Site officiel de l'aéroport John Paul II de Cracovie]
- [http://www.lot.pl/ Site de la compagnie aérienne polonaise LOT]
- [http://www.centralwings.com/ Vol à bas prix sur centralwings.com]
Divers
- [http://www.krakow-valley.com/ Krakow Valley Golf & Country Club] (club de golf)
- [http://maps.google.com/maps?ll=50.061607,19.937267&spn=0.030781,0.040036&t=k&hl=fr Vue par satellite de Cracovie sur maps.google.com] (centré sur la place du marche ;-))
Catégorie:Capitale européenne de la culture
Catégorie:Cracovie
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Catégorie:Patrimoine mondial en Pologne
Catégorie:Ville de Pologne
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Pologne
Pologne
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Pologne
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| Capitale || Varsovie
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| Président Premier ministre
| style="white-space:nowrap" | Aleksander Kwaśniewski Kazimierz Marcinkiewicz
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1999
Cette page concerne l'année 1999 du calendrier grégorien.
Événements
France
- 8 janvier : publication du bilan des régularisations d'étrangers lancée en 1997 : 80 000 dossiers acceptés, 63 000 rejetés et un millier de cas encore en instance.
- 3 mars : ratification du traité d'Amsterdam par l'Assemblée Nationale
- 17 mars : ratification du traité d'Amsterdam par le Sénat
- 24 mars : très grave incendie dans le tunnel du Mont-Blanc, il y a une quarantaine de mort. le trafic est interrompu pour de longs mois, et le débat sur les transports routiers et le ferroutage est relancé en France
- 28 juin : le congrès vote la loi sur la parité hommes femmes en politique.
- 11 août : une éclipse de soleil totale se produit sur le nord de la France.
- 13 octobre : après un an de discussion passionnée, et des négociations, la gauche réussit à faire adopter son pacte civil de solidarité (PACS)
- 12 décembre : naufrage de l'Erika au large de Penmarc'h avec 37 000 tonnes de fioul, provoquant une marée noire sur les côtes bretonne, vendéenne et charentaise. La Loire-Atlantique est particulièrement touchée.
- 26 et 27 décembre : tempête (ou "ouragan") Lothar avec des vents atteignant les 180 km/h et d'importants dégâts. Le bilan humain est lourd pour le pays : plus de 90 morts, 6 milliards d'euros d'indemnités versées par les assurances, 1 million d'hectares de forêts ravagées.
Monde
- 13 janvier : en Allemagne, le gouvernement vert et social-démocrate fait interdire le retraitement des déchets nucléaires à l'étranger (i.e. en France) à partir de 2000
- 18 janvier : réunion à Genève des deux Corées, à l'initiative des États-Unis et de la Chine
- 28 janvier : 29 forum de Davos
- 12 février : le Sénat américain innocente Bill Clinton dans l'affaire Lewinski.
- 11 mars : démission d'Oskar Lafontaine de ses postes de ministre des finances de la République fédérale d'Allemagne et de président du SPD. Marqué à gauche, son départ montre l'orientation libérale du gouvernement social démocrate de Gerhard Schröder
- 12 mars : admission de la Pologne, de la Hongrie et de la Tchéquie dans l'OTAN
- 15 mars : démission de l'ensemble de la commission européenne (présidée par Jacques Santer) suite à la révélation d'abus de certains de ses membres.
- 24 mars : l'Italien Romano Prodi succède au Luxembourgeois Jacques Santer à la présidence de la commission européenne
- 1 avril : création au Canada de la province du Nunavut, territoire immense (2 M km²) et très peu peuplé (25 000 habitants, pour la plupart Inuits).
- 2 avril : reprise des bombardements des États-Unis et du Royaume-Uni sur l'Irak
- 15 avril : Abdelaziz Bouteflika remporte l'élection présidentielle algérienne (74 % !?) au terme d'un scrutin marqué de nombreuses irrégularités
- 18 avril : victoire de la gauche et de l'extrême droite lors des élections législatives en Turquie
- 29 avril - /: l'autorité palestinienne reporte en juin la proclamation de l'État Palestinien, qui était prévue le 4 mai
- 6 mai : élection du Parlement d'Écosse
- 17 mai : victoire du travailliste Ehoud Barak (56%) qui remplace comme premier ministre Benyamin Netanyahou (Likoud)
- 26 mai : reprise des combats au Cachemire, entre soldats pakistanais infiltrés et indiens, la défaite pakistanaise aura pour conséquence un coup d'État au Pakistan en octobre
- En mai, affaire du « poulet à la dioxine » qui ébranle le gouvernement belge
- 2 juin : Nelson Mandela ne se présentant pas, c'est son ami Thabo M'beki de l'ANC qui remporte l'élection présidentielle en Afrique du Sud
- 7 juin : le parti démocratique indonésien en tête des élections, le président Jusuf Habibie est devancé
- 8 juin : un texte commun de Tony Blair et Gerhard Schröder propose une sociale démocratie européenne adaptée aux exigences du libéralisme. ce texte semble isoler les socialistes français
- 10 juin : élection du Parlement Européen : forte abstention et victoire des chrétiens démocrates sur les sociaux démocrates qui perdent la majorité et la présidence (10-13 juin)
- 18 juin : réunion à Cologne du G7, qui décide de réduire la dette des pays les plus pauvres
- : Levée de l'embargo, en Europe, décrété en 1996 sur la viande britannique en raison de la crise de la « vache folle ».
- 17 août : un violent séisme de magnitude 7,4 affecte la ville de Kocaeli (Izmit) au sud-est d'Istanbul faisant plus de 17000 victimes
- 30 août : un référendum supervisé par les Nations Unies au Timor oriental se traduit par une très large victoire des indépendantistes (72 %). Immédiatement, les milices indonésiennes se déchaînent contre les populations civiles
- 21 septembre :un tremblement de terre mesurant 7,1 sur l’échelle de Richter secoua Taiwan
- 30 septembre : reprise de la guerre en Tchétchénie : les troupes russe pénètrent dans la République, pour empêcher le soutien de la Tchétchénie aux islamistes du Daguestan voisin
- 3 octobre : les États-Unis testent avec succès l'EKV (exoatmosphéric kill vehicle) contre un missile dénucléarisé minuteman. Cela montre la faisabilité d'un programme NMD (National missil defense) qui est avant tout dirigé contre les puissances nucléaires émergentes
- 6 octobre : ouverture à Vienne d'une conférence sur le désarmement, dans le cadre du CTBT. Sur 44 pays désignés, 24 l'ont signé et ratifié, 21 signé mais pas ratifié (dont les États-Unis, la Chine et la Russie) et 3 ne l'ont ni signé ni ratifié (Inde, Pakistan, Corée)
- 11 octobre : coup d'État militaire au Pakistan. l'armée renverse sans effusion de sang le gouvernement civil de Nawaz Sharif, il est remplacé par le général Pervez Musharraf
- 11 octobre : réunis à Tallinn, les 6 pays de l'Est en voie d'adhésion à l'Union européenne ont demandé que celle-ci se fasse au plus tard fin 2002
- 13 octobre : le Sénat américain refuse (51 voix contre 48) de ratifier le traité d'interdiction des essais nucléaires (CTBT), un tel refus de ratifier ne s'était pas vu depuis 1920
- 18 octobre : l'Indonésie abroge le décret de 1978 annexant la province orientale du Timor.
- 29 octobre : L'État de l'Orissa en Inde subit le cyclone Super qui fait 20 000 victimes et tue 700 000 têtes de bétail, endommage ou déracine 90 000 000 d'arbres, fait 20 000 000 de sans-abris, 5 000 000 de fermiers perdent leur travail et 1,2 million d'hectares de culture sont ravagées.
- 3 décembre : À Seattle, échec de la réunion ministérielle des pays membres de l'OMC.
- 19 décembre : le Portugal rétrocède Macao à la Chine, après plus de 400 ans d'occupation, le territoire bénéficiera, pendant 50 ans d'un statut particulier de Région autonome spéciale (RAS)
- 30 décembre : La constitution de la République bolivarienne du Venezuela est approuvée par référendum.
- 31 décembre : démission surprise du président russe Boris Ieltsine. Le premier ministre Vladimir Poutine prend les fonctions de président par intérim en attendant des élections présidentielles en mars 2000.
- 31 décembre : restitution de la zone du canal de Panama par les États-Unis au Panama.
- L'équipe d'Australie est pour sa seconde fois championne du monde de Rugby.
Kosovo/Ex-Yougoslavie
- En janvier, suite à plusieurs massacres de Kosovars par des Serbes, Louise Arbour, procureur du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) est empêchée par les forces serbes de se rendre dans la province
- 6 février : conférence de Rambouillet sur le Kosovo (6-23 février), c'est un échec, l'UCK refusant un simple statut d'autonomie et les Serbes un déploiement international dans la province
- 15 mars : reprise et échecs des négociations de Rambouillet sur l'avenir du Kosovo (15-19 mars), cette fois ci ce sont les Serbes et eux seuls qui font échouer la conférence, l'UCK ayant accepté le simple statut d'autonomie pour la province
- 23 mars : l'OTAN ordonne le début de frappes aériennes sur la Serbie
- 24 mars : début des frappes aériennes de l'OTAN sur la Serbie (24 mars-9juin), immédiatement se déclenche un afflux de réfugiés kosovars vers les pays voisins. La Russie suspend sa coopération avec l'OTAN
- 26 mars : début des frappes aériennes de l'OTAN sur les forces serbes stationnées au Kosovo
- 2 avril : pour la première fois, des frappes de l'OTAN visent le centre de Belgrade
- 6 mai : accord des ministres des affaires étrangères du G8 sur le déploiement de forces internationales au Kosovo
- 8 mai : l'ambassade de Chine à Belgrade est touchée par un missile états-unien
- 27 mai : Slobodan Milošević, président serbe, est inculpé par le Tribunal Pénal International pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité
- 3 juin : Slobodan Milošević accepte le plan de paix pour le Kosovo
- 8 juin : suspension des bombardements de la Serbie par l'OTAN et début du retrait des forces serbes du Kosovo
- 9 juin : accord de Kumanovo entre OTAN et Serbes, fin des bombardements au Kosovo, des forces internationales (la KFOR) doivent prendre position au Kosovo
- 12 juin : entrée au Kosovo des troupes de la KFOR, mais aussi de troupes russes inattendues, qui prennent position sur l'aéroport de Pristina
- 20 juin : fin du retrait des forces serbes du Kosovo
- 21 juin : l'UCK signe un accord de démilitarisation avec la KFOR
- 2 juillet : le Français B. Kouchner est désigné par l'ONU représentant spécial des Nations Unies au Kosovo
- 23 juillet : massacre de 14 paysans serbes au Kosovo
- 25 juillet : débuts de l'« administration Kouchner », dirigeant de la MINUK, mission des nations unies au Kosovo
- 6 août : le leader albanais modéré Ibrahim Rugova accepte de participer, avec l'UCK, au comité de transition au Kosovo dont B. Kouchner est l'instigateur
- En août, début de l'exode des Serbes du Kosovo, victimes des représailles des Albanais
- 3 septembre : le Deutsche Mark (DEM) remplace le dinar yougoslave comme monnaie officielle du Kosovo
- 20 septembre : l'UCK (armée de libération) se transforme en corps de protection civile (TMK) du Kosovo
- 17 novembre : une conférence à Bruxelles permet de débloquer 1 milliard de $ pour la reconstruction du Kosovo
- 6 décembre : l'OSCE publie son rapport sur les crimes commis par les Serbes au Kosovo
- 15 décembre : un accord signé entre l'ONU et les trois principaux partis albanais permet la mise en place d'une administration provisoire au Kosovo
Arts
Sciences et techniques
- 28 janvier : Volvo vend son secteur automobile à Ford
- 21 mars : atterissage de Breitling Orbiter 3 en Égypte après 19 jours, 21 heures et 47 minutes pour le premier tour du monde en ballon. Piloté par Bertrand Piccard et Brian Jones il était parti le 1 mars de Château-d'Œx en Suisse
- 12 juillet : en France, Lionel Jospin inaugure Éole, la nouvelle ligne (ligne E) du RER, qui relie l'est parisien à la gare Saint-Lazare
- 30 septembre : grave accident nucléaire (niveau 5), à l'usine de fabrication de combustible de Tokaimura
Économie
- 1 janvier : entrée en vigueur de la nouvelle monnaie unique européenne : l'euro (€) sur les marchés financiers. Sa parité avec les monnaies qu'elle remplace est fixée définitivement. Les billets et pièces n'entreront en circulation qu'en 2002
- 11 janvier : chute du rouble
- 13 janvier : le gouvernement brésilien laisse flotter le réal, qui perd 40 % de sa valeur du 15 au 20 janvier
- 28 janvier : Volvo vend son secteur automobile à Ford
- 10 février : vente des premières actions d'Air France
- 14 février : privatisation d'Aérospatiale, pour permettre une fusion avec Matra
- 19 février : ouverture du marché de l'électricité dans l'Union Européenne.
- 20 février : OPA d'Olivetti sur Telecom Italia.
- 3 mars : OPE de la BNP sur la Société Générale et Paribas. Le rejet par ces deux dernières (le 6 avril) de l'OPE marque le début d'une longue bataille boursière et médiatique.
- 23 mars : les pays de l'OPEP décident de réduire leur production, dès le 1er avril, pour une durée d'un an. lesd prix du brut remontent
- 26 mars : Renault acquiert 36,8 % de Nissan
- 29 mars : le FMI débloque 5 Md $ en faveur de la Russie
- 6 avril : rejet par la Société Générale et Paribas de l'OPE de la BNP
- 7 avril : l'OMC condamne l'Union Européenne dans la « guerre de la banane » qui l'oppose aux firmes états-uniennes
- 8 mai : élections en Nouvelle-Calédonie : 24 RPCR et 18 indépendantistes sont élus
- 2 juillet : Renault rachète 51 % de Dacia
- 5 juillet : annonce d'une OPE de TotalFina sur Elf
- 5 juillet : cours record du baril de Brent : plus de 18 $
- 12 juillet : cours le plus bas de l'euro face au dollar : 1,018 $ pour un euro, par la suite il remontera
- 13 juillet : fusion du français Rhône-Poulenc et de l'Allemand Hoechst, qui forment le géant Aventis, premier mondial des « sciences de la vie »
- 19 juillet : contre-OPE d'Elf sur TotalFina
- 3 septembre : le Deutschmark (DEM) remplace le dinar yougoslave comme monnaie officielle du Kosovo
- Exode massif des Kossovars, albanais de Serbie, vers l'Albanie et la Macédoine
- Frappe de l'OTAN sur la Serbie
- Guerre du Kosovo; Exode massif des Kosovars (Albanais de Serbie) vers l'Albanie et la Macédoine ; frappes de l'OTAN sur la Serbie
- France : Un fonds de réserve est mis en place pour atténuer les difficultés à venir des régimes de retraite.
Chronologies thématiques
- Aéronautique : 1999 en aéronautique
- Chemins de fer : 1999 dans les chemins de fer
- Cinéma : 1999 au cinéma
- Sport : 1999 en sport
- Musique : 1999 en musique
- Prix Nobel de physique : Gerardus 't Hooft et Martinus J.G. Veltman.
- Prix Nobel de chimie : Ahmed H. Zewail
- Prix Nobel de physiologie ou médecine : Günter Blobel
- Prix Nobel de littérature : Günter Grass
- Prix Nobel de la Paix : Médecins sans frontières
Naissances
- 11 mai : naissance officielle de Aibo, le premier chien robot à vocation commerciale.
- 20 juillet : Alexandra de Hanovre, fille de la princesse Caroline de Monaco et du prince Ernt-August de Hanovre
Premier trimestre
- 6 janvier : Michel Petrucciani, musicien de jazz français
- 21 janvier : Susan Strasberg, actrice
- 26 janvier : Claude Bez (Football, France) à 58 ans.
- 7 février : Roi Hussein de Jordanie, 63 ans
- 20 février : Gene Siskel, critique de cinéma
- 27 février : Stéphane Sirkis, guitariste du groupe Indochine
- 7 mars : Stanley Kubrick, réalisateur
- 8 mars : Joe DiMaggio, joueur de base-ball
- 12 mars : Yehudi Menuhin, violoniste américain
- 13 mars : Garson Kanin, réaliasteur
Deuxième trimestre
- 4 avril : Early Wynn, (baseball, USA), à 79 ans.
- 14 avril : Ellen Corby, actrice
- 21 avril : Buddy Rogers, acteur
- 25 avril : Lord Killinan (président du CIO entre 1972 et 1980, Irlande) à 84 ans.
- 28 avril : Sir Alfred Ramsey (Football, Angleterre) à 79 ans.
- 28 avril : Rory Calhoun, acteur
- 2 mai : Oliver Reed, acteur
- 8 mai : Dirk Bogarde, acteur et scénariste
- 10 juin : Élie Kakou, humoriste français
- 11 juin : DeForest Kelley, acteur (Star Trek)
- 29 juin : Allan Carr, producteur
Troisième trimestre
- 1 juillet : Sylvia Sidney, actrice
- 2 juillet : Mario Puzo, scénariste
- 19 juillet : John F. Kennedy, Jr.
- 24 juillet : Hassan II, roi du Maroc
- 4 août : Victor Mature acteur
- 10 août : Ernesto Melo Antunes, lieutenant-colonel de l'armée portugaise, 65 ans, l'un des cerveaux de la Révolution des oeillets qui avait mis fin en 1974 à 41 années de dictature au Portugal.
- 14 août : Pee Wee Reese, (baseball, USA), à 81 ans.
- 23 août : Georges Boulogne (Football, France) à 81 ans.
- 7 septembre : Thierry Claveyrolat (Cyclisme, France) à 40 ans.
- 9 septembre : Ruth Roman actrice
- 20 septembre : Raisa Gorbatchev, épouse de l'ancien dirigeant soviétique Mikhaïl Gorbatchev
- 22 septembre : George C Scott acteur
Quatrième trimestre
- 12 octobre : Wilt Chamberlain (Basket-ball, USA) à 63 ans.
- 21 octobre : Paul Vatine (Voile, France) à 40 ans.
- 25 octobre : Payne Stewart (Golf, USA) à 42 ans.
- 31 octobre : Greg Moore, pilote de course canadien
- 7 novembre : Primo Nebiolo (président de la Fédération internationale d'Athlétisme, Italie) à 76 ans.
- 8 novembre : Léon Stukelj (Gymnastique, Autriche-Hongrie / Slovénie) à 101 ans.
- 19 novembre : Henri Giraud, aviateur de montagne
- 19 novembre : Nathalie Sarraute, écrivain française
- 1 décembre : Vladimir Yatchenko (Athlétisme, Ukraine) à 40 ans.
- 3 décembre : Madeline Kahn, actrice
- 17 décembre : Rex Allen, acteur et chanteur
- 19 décembre : Desmond Llewelyn, acteur, « Q » dans les films de James Bond
- 23 décembre : Lois Hamilton, actrice
- 24 décembre : Maurice Couve de Murville, homme politique français
- 31 décembre : Alain Gillot-Pétré, présentateur français de télévision
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Vistule
La Vistule (en polonais : Wisła) est le principal fleuve polonais.
Géographie
Elle prend sa source dans les Beskides occidentales en haute Silésie à 1106 m d'altitude et parcourt 1047 km à travers la Pologne avant de se jeter dans la mer Baltique près de Gdańsk. Le débit annuel moyen à l'embouchure est de 1054 m3/s
Le cours du fleuve comprend trois sections :
- le cours supérieur, de la source à Sandomierz ou il reçoit le San, affluent de rive droite ;
- le cours moyen, de Sandomierz au confluent avec le Bug grossi de la Narew, importants affluents de rive droite ;;
- le cours inférieur, du confluent avec le Bug à l'embouchure par un delta dans la baie de Gdańsk. Le delta de la Vistule a connu d'importantes modifications de son tracé au cours des temps historiques.
Le bassin versant de la Vistule s'étend sur 194 424 km² ce qui représente plus de 60% de toute la Pologne et toute sa partie orientale (le reste du pays est principalement drainé par l'Oder (en polonais Odra). Le point le plus haut de ce bassin est situé dans les Tatras, à 2 663 m d'altitude, et son altitude moyenne est de 270 m. Cependant, 55% de la surface se situe à des altitudes comprises entre 100 et 200 m et même, 75% entre 100 m et 300 m. Le bassin est très dissymétrique, sa plus grande partie s'étend à l'est du fleuve.
Hydrologie
Oder
L'aspect très plat des pays traversés explique que la Vistule est parfois à l'origine d'inondations catastrophiques, par exemple en 1813, 1888, 1934, 1960.
Principales villes traversées, du sud au nord
- Cracovie
- Tarnobrzeg
- Sandomierz
- Varsovie
- Plock
- Wroclawek
- Torun
- Bydgoszcz
- Grudziadz
- Malbork
- Gdańsk
Image:Wodospad Wiselka Biala.jpg|
Image:Wisla-kolo-Torunia.jpg|
Image:Wisla powodz 2004.jpg|
Image:Plock bridge.jpg|
Catégorie:Cours d'eau de Pologne
ja:ヴィスワ川
Varsovie
Varsovie, (polonais : Warszawa ) est depuis 1596 la capitale de la Pologne et également depuis 1999 le chef-lieu de la voïvodie de Mazovie.
La ville regroupe toute une gamme d'industries, des écoles d'études supérieures (Université de Varsovie, Polytechnique de Varsovie, Hautes Études Commerciales de Varsovie, Académie de Médecine, etc.), l'orchestre philharmonique, plus de 30 théâtres dont le Théâtre National et l'Opéra National.
Économie
Depuis 1989, Varsovie est en train de vivre un boom économique, accéléré avec l'entrée de la Pologne dans l'Union Européenne en 2004. Le chômage n'y dépasse pas plus de 6% et autant les industries traditionnelles que celles de nouvelles technologies y sont omniprésentes. Tout ceci se traduit par un changement d'image de la ville. De nouveaux gratte-ciel sont bâtis au centre-ville et plusieurs entreprises internationales choisissent Varsovie comme lieu favori d'investissements en Europe centrale.
2004
Urbanisme
Le quartier d'affaires de Varsovie est parmi les plus modernes d'Europe et tout le centre-ville de Varsovie est en train d'être remodelé. De nouveaux gratte-ciel continuent d'être bâtis pour répondre aux besoins des compagnies cherchant des espaces de bureaux. Les onze plus grands gratte-ciel de Pologne se situent à Varsovie (panorama). Neuf d'entre eux ont une fonction financière ce qui réaffirme la position de Varsovie comme étant la capitale économique de Pologne.
panorama
panorama
#Palais de la Culture et de la Science (1955) 231 m. (6 plus grand bâtiment d'Europe et 4 plus grand en Union Européenne )
#La bourse de Varsovie (Warsaw Trade Center) (1999) 208 m. (8 plus grand d'Europe )
#InterContinental Varsovie (Hôtel) (2003) 164 m.
#Centre financier de Varsovie (1999) 144 m.
#Centrum LIM (1989) 140 m.
#Intraco 2 (1978) 139 m.
#Tour TP SA. (2001) 122 m.
#Tour FIM (1996) 115 m.
#Millenium Plaza (1999) 115 m.
#Intraco 1 (1975) 107 m.
#Łucka City (2004) 106 m.
Histoire & Tourisme
Łucka City
Łucka City
Łucka City
Devenue la capitale polonaise en 1596, Varsovie a connu plusieurs guerres mais fut à chaque fois reconstruite. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Varsovie s'est illustrée par son tristement célèbre ghetto juif, dont on ne trouve aujourd'hui plus que deux pans de mur rouge. La population juive qui était la plus nombreuse de toute l'Europe avant 1939 a été entièrement décimée par l'armée nazie. Aujourd'hui, de nombreux touristes, surtout ceux de la diaspora, visitent le cimetière de Powązki et le cimetière juif de Varsovie, le plus grand cimetière juif d'Europe. Un autre aspect de la ville est d'avoir su reconstruire le vieux centre ville (Stare miasto) et le Château Royal en ruines après guerre. Les nazis ayant rasé 84% de la ville, notamment en représailles du soulèvement du ghetto de Varsovie (1943) et de l'Insurrection de Varsovie (1944). Pour cet immense travail de restauration, le vieux Varsovie a été admis au patrimoine mondial de l'Unesco. Après la Seconde Guerre Mondiale, la ville est passée sous l'influence communiste. Dans un contexte de guerre froide, Staline a voulu montrer la puissance de l'URSS et de la Pologne en offrant aux Polonais le controversé Palais de la Culture et de la Science (Palac Kultury i Nauki), aujourd'hui constituant une autre attraction majeure de la ville.
- Bataille de Varsovie
Divison administrative
La ville de Varsovie a le statut de powiat et est divisée en 18 arrondissements (polonais : dzielnice) chacun ayant leur propre maire d'arrondissement et un conseil de quartier (élu). Chacun de ces arrondissements se divise d'une façon non-officielle en quartiers dont les plus connus
sont Stare Miasto (l'Ancienne-ville) et Nowe Miasto (la Nouvelle-ville) faisant partie de l'arrondissement Śródmieście
- Bemowo
- Białołęka
- Bielany
- Mokotów
- Ochota
- Praga Południe
- Praga Północ
- Rembertów
- Śródmieście
- Targówek
- Ursus
- Ursynów
- Wawer
- Wesoła (intégrée dans la ville de Varsovie en 2001, avant une ville séparée)
- Wilanów
- Wola
- Włochy
- Żoliborz
Banlieue de Varsovie
Contrairement à Paris, la banlieue de Varsovie joue un rôle presque exclusivement résidentiel.
La majorité des banlieusards travaillent à Varsovie et l'activité économique y a un charactère local. Après la chute du communisme, les réseaux de mafia de Pruszków et de Wołomin rivalisaient entre eux pour le contrôle du marché de prostitution illégale et du trafic de drogue autant dans les banlieues qu'à Varsovie. Ces réseaux furent démantelés par la police vers 1998 et avec la mise en place d'un code criminel plus sévère. Ils n'ont pas resurgi. Depuis quelques années beaucoup de travailleurs Varsoviens déménagent en banlieue pour y construire des maisons individuelles, augmentant la population des banlieues.
Les plus importantes villes périphériques
- Grodzisk Mazowiecki (24 900)
- Legionowo (50 600)
- Nowy Dwór Mazowiecki (27 200)
- Otwock (44 000)
- Piaseczno (25 200)
- Piastów (23 700)
- Pruszków (53 000)
- Wołomin (36 500)
- Żyrardów (31 900).
Galerie photographique
Image:Warszawa.jpg|Centre-ville de Varsovie
Image:Varsovie_Palais_de_la_Culture_et_de_la_Science.jpg|Palais de la Culture et de la Science
Image:Warszawa2.jpg|Nouveaux projets au centre-ville
Image:Warszawa Rynek.png|Vieille Ville
Image:Lazienki-Palac na Wodzie.jpg|Palais Lazienkowski
|Quartier résidentiel de Wilanów
Image:Warsaw church.jpg|Église Polowy
Image:Plac Niepodległości1.JPG|Place de Piłsudskiego
Image:Ogród Saski2.JPG|Parc Saski
Image:wawka.jpg|destrict financiel]]
Image:wawka2.jpg|banques]]
Varsoviens Célèbres
Żyrardów
Żyrardów
Żyrardów
Żyrardów
- Frédéric Chopin
- Jacek Kaczmarski
- Krzysztof Kieślowski
- Marie Curie
- Tamara de Lempicka
- Witold Gombrowicz
- Witold Lutosławski
- Władysław Reymont
- Władysław Szpilman
- Zbigniew Brzezinski
Liens externes
- [http://hometown.aol.de/Questius/Polska/Warszawa.htm Photos de Varsovie]
- [http://www.zacharz.com/warszawa/varsovie.htm Photos de Varsovie et de Wilanów]
- [http://www.e-warsaw.pl/multimedia/multimedia.htm Vidéos de Varsovie]
- [http://www.destinationwarsaw.com/video.html Vidéos de Varsovie]
- [http://um.warszawa.pl/v_syrenka/index.php Site officiel de Varsovie]
- [http://www.warsawtour.pl/index.php?lang=1&id=-2& Site de tourisme de Varsovie]
- [http://www.um.warszawa.pl/v_syrenka/perelki/index_fr.php?mi_id=&dz_id= Monuments de Varsovie]
- [http://www.warsawshotel.com/ap_fr_warsaw.htm Appartements de Varsovie]
- [http://www.lot.pl Trajet a Varsovie]
- [http://www.warsaw-life.com Varsovie]
- [http://www.centralwings.com Low cost trajet à Varsovie]
- [http://www.evarsovie.com/ Sortir à Varsovie]
- [http://www.wirtualna.warszawa.pl/ Portail internet: Varsovie virtuelle]
- [http://um.warszawa.pl/mapa/ Plans de varsovie]
- [http://free.polbox.pl/a/anitom/Nazwulic.html Informations sur les noms des rues, arrondissements, quartiers de Varsovie]
- [http://www.warsawtour.pl/files/foto_big12643950091091519623182_tapeta.jpg Skyline de Varsovie]
- [http://skyscraperpage.com/diagrams/?c993 Les gratte-ciel de Varsovie]
- [http://www.sky.s64.pl Nouvelle architecture de Varsovie]
- [http://www.pkin.pl/?lang=2 Socrealistique architekture de Varsovie]
- [http://www.stalus.iq.pl/ Varsovie d'avant guerre]
- [http://www.warszawa1939.pl Histoire et photos de Varsovie d'autrefois]
- [http://www.starawarszawa.pl/ Varsovie d'avant et après 1939]
- [http://www.bfcollection.net/cities/poland/warszawa/warszawa_01.html Cartes postales de Varsovie]
- [http://www.1944.pl 1944]
Catégorie:Capitale de pays
Catégorie:Patrimoine mondial en Pologne
Catégorie:Ville de Pologne
ja:ワルシャワ
ko:바르샤바
simple:Warsaw
Slaves
catégorie:Peuple indo-européen
Le nom de Slaves est mentionné pour la première fois en 500 après J.-C. : il désigne des peuples indo-européens, voisins sur le plan ethnolinguistique et survenus tardivement dans l'Histoire.
Au Moyen Âge, les Slaves constituèrent des principautés et des royaumes puissants en Europe centrale et en Europe orientale, dont certains survivent sous une autre forme aujourd'hui :
- la Grande-Moravie
- la Russie kiévienne
- le royaume de Pologne
- le grand-duché de Lituanie
- le royaume de Serbie
Origines : les protoslaves
Serbie
L'origine exacte et l'étymologie du nom des Slaves demeurent incertaines : les sources historiques à leur sujet ne sont abondantes qu'à partir des et s.
Concernant leurs ancêtres, le terme de protoslaves est employé pour désigner les populations à caractère slave qui auraient été prises dans le tourment des migrations barbares. La plupart des historiens s'accordent à penser que les premiers d'entre eux auraient été enrôlés dans des confédérations de peuples allogènes. Ainsi, il aurait pu y avoir des protoslaves parmi les Scythes et parmi les Sarmates du au , parmi les Huns et les Alains (-), enfin parmi les Goths ( siècle) puis parmi les Avars aux et au .
Le berceau originel des protoslaves, si l'on en croit les témoignages archéologiques qu'ont laissés des populations non germaniques, pourrait se situer dans les régions comprises entre les sources de la Vistule au nord-ouest, de la Dniestr au sud-ouest, et le cours de la Dniepr à l'est. Ces régions de plaine, situées en Ukraine et en Pologne orientale au nord de la mer Noire, sont celles qui portent les témoignages les plus anciens d'une présence slave.
Les autres populations en mouvement de la fin de l'Antiquité auraient finalement entraîné une partie des Slaves jusqu'à l'Elbe et jusqu'au Danube à l'ouest. Dans le même temps, d'autres Slaves faisaient irruption au sud des Carpates.
Atteignant l'Empire romain d'Orient, ceux-là accompagnent et suivent les Avars, arrivés en 567. Ils pénètrent dans les Balkans et atteignent l'Adriatique. Vers 548, ils sont en Illyrie (en Carinthie, en Istrie et en Albanie) et repoussent les autochtones dans les montagnes.
C'est dans les Balkans dépeuplés en partie par les invasions d'autres peuples migrateurs que les premiers Slaves font souche, en fondant des colonies (ou « sclavenies », du nom des Sclavènes), d'abord sans – puis avec – l'autorisation de Byzance. Les Vlahi latinisés, bergers, se rètirent eux aussi dans les montagnes.
D'autres Slaves, enfin, mènent des incursions en Grèce dès la fin du règne de Justinien, profitant de l'abandon du limes oriental. Entre 586 et 610 ils ravagent le pays et s'en rendent maîtres.
Au final, les raisons exactes du mouvement des Slaves vers l'ouest et vers le sud sont inconnues : celui-ci, longtemps attribué à la pression des Mongols aux confins de l'Asie, pourrait s'expliquer plus simplement par la démographie.
À propos du nom
Deux hypothèses sont généralement retenues pour expliquer le mot slave. Reste à savoir laquelle est la bonne et s'il n'y en aurait pas éventuellement une troisième :
#la plus évidente et la plus simple consiste à rattacher le nom au vieux slave slava, avec le sens de renommée, gloire. Autrement dit, les Slaves primitifs se seraient eux-mêmes qualifiés de glorieux.
#L'autre hypothèse part du vieux slave slovo (= mot, parole), les Slaves se définissant entre eux comme ceux qui savent parler, dont le langage est compréhensible. Cette hypothèse s'appuie notamment sur le fait que dans les langues slaves le terme désignant un Allemand est dérivé d'un adjectif signifiant muet : en polonais, le mot niemy signifie muet, et Niemiets signifie Allemand.
Toujours est-il que le mot slave est à l'origine de la Slavonie, de la Slovaquie et de la Slovénie. C'est également lui qui a donné le français esclave (latin médiéval slavus, sclavus), de nombreux Slaves des Balkans ayant été réduits en esclavage durant le haut Moyen Âge.
Structures politiques
Outre le fait qu'ils grossissaient les rangs d'autres peuples d'origine iranienne (les Sarmates), turco-mongole (les Bulgares) ou encore germanique (les Goths), les anciens Slaves ne devaient pas former, au départ, de « nations » (au sens médiéval du terme).
Á l'origine répartis en de nombreuses tribus, sans doute de taille modeste, les Slaves semblent avoir surtout été pacifiques. L'unité de base était probablement la famille, et au-delà de celle-ci, le regroupement en communautés villageoises agro-pastorales.
C'est probablement au contact des peuples étrangers que les Slaves découvrirent et adoptèrent leurs structures politiques du Moyen Âge.
Formation des premiers « États » slaves (VIIe-XIe siècles)
Au , suite aux première et deuxième vagues d'invasions barbares, le « domaine » slave atteint son apogée : les Slaves commencent alors à se regrouper, ayant acquis au cours des invasions les caractères permettant de distinguer parmi eux tribus occidentales, méridionales et orientales (sur le plan ethnolinguistique).
La pression des peuples germaniques au nord et à l'ouest (à l'époque carolingienne, les Francs les arrêtent sur l'Elbe ; à l'époque ottonienne, les Saxons commencent à s'étendre vers l'est), et celle des peuples des steppes à l'est et au sud semble avoir mis un terme à l'expansion des Slaves et les avoir fixés dans l'espace.
Le rôle de l'évangélisation des Slaves dans la formation de leur identité
Initiée à la fois depuis Byzance au sud, et depuis Rome à l'ouest, l'évangélisation des Slaves s'étend également du début du jusque vers la fin du pour l'essentiel d'entre eux, du moins.
L'action de Cyrille et Méthode – le premier ayant achevé d'apporter aux Slaves une écriture dérivée du Grec avec l'alphabet cyrillique – surtout, fut celle qui eut le plus de conséquences.
Dès lors, les Slaves de l'ouest, qui avaient embrassé le christianisme catholique romain, et les Slaves de l'est et du sud (sauf parmi ces derniers les plus occidentaux : Croates, Slovènes et Dalmates), qui avaient embrassé la religion chrétienne venue de Byzance, eurent un rôle politique très distinct.
Les établissements et les « États » slaves du haut Moyen Âge
Dans l'ensemble, les structures politiques mises en place au haut Moyen Âge par les Slaves, ou plus souvent par les peuples qui les encadraient, ne durèrent pas longtemps et sont assez peu connues.
Comme pour la majorité des peuples qui participèrent aux invasions, le terme d'État est également très contestable dans la mesure où les structures politiques établies : khanats, royaumes et principautés, étaient bien éloignées de la res publica antique, confondant sous un même terme les territoires, la dépendance des hommes à l'égard d'un pouvoir personnel et les biens de ce pouvoir.
Le royaume des Antes sur le Don : un « État » protoslave
Selon Procope de Césarée, Jordanès et Maurice le stratège, les premiers Slaves comptaient les Vénètes, les Wendes, les Slovènes et les Antes. Ces derniers, échappant à la domination des Goths aux III et IV siècles grâce à l'arrivée des Huns auraient finalement constitué un premier État entre le Don et le bas Danube de 523 à 602. Celui-ci fut écrasé par les Avars, peuple des steppes nouveau venu dans les invasions barbares.
Les Slaves des Balkans
Les débuts de la présence slave dans l'Empire d'orient datent probablement de la fin du , alors que les Antes sont établis en Valachie et les Slovènes dans l'Illyrie et la Dalmatie romaines.
Leurs incursions dans l'empire furent probablement nombreuses mais espacées. Les Antes finirent par accepter le statut de fédérés et les Slovènes durent commencer à s'helléniser.
Entre la fin du et le début du , l'irruption des Avars vient bouleverser cette relative stabilité, mais il semble que les Slaves avaient recommencé leurs mouvements auparavant : les chroniques syriennes datent de 551 une seconde vague d'invasion qui atteint la mer Égée. Á la fin du , Jean d'Éphèse écrit que toute la Grèce est occupée par les Slaves.
En tous cas, c'est sans doute à cause de l'invasion des Avars que le limes danubien est franchi à nouveau par les Slaves au début du : en 609, 617 et 619. En 617, les faubourgs même de Constantinople sont menacés.
Mais, c'est surtout dans les Balkans que ces derniers vont laisser une empreinte particulière. Leur division en une myriade d'ethnies présentes dès cette époque, en effet, persiste jusqu'à nos jours.
Les Slovènes, les Serbes et les Croates d'Illyrie et de Dalmatie
Rapidement majoritaires sur le plan démographique – si l'on excepte l'Albanie –, les Slaves avaient transformé l'Illyrie et la Dalmatie antique au .
Les plus occidentaux d'entre eux, des Slovènes, qui donnèrent leur nom à la Slovénie actuelle, furent confrontés aux Bavarois. Ces derniers durent arrêter l'expansion slave vers l'ouest. Les même Slovènes tombèrent ensuite sous la domination des Avars au .
De 610 à 641, ils se libérèrent des Avars avec l'aide de leurs voisins, Serbes et Croates :
- les Croates, dont l'origine exacte est mystérieuse (probablement non-slave et peut-être irano-caucasienne), étaient établis au sud de la Save. Ils ne constituèrent un État portant leur nom qu'au .
- les Serbes, quant à eux, étaient établis au centre et à l'est de l'Illyrie, occupant des enclaves aux côtés des Slovènes jusqu'en Grèce orientale.
D'autres peuples, pour la plupart disparus, se partageaient le reste des ancienne provinces romaines : les Bosniates, les Carantaniens, les Doukliènes et les Narentanes sur la côte dalmate.
Le premier royaume bulgare (681-1018)
En 642, les Bulgares – furent attaqués à l'est par les Khazars, un peuple établi le long de la Volga. Ayant reflué vers l'Empire d'Orient et vaincu l'Empereur Constantin IV Porphyrogénète, ils s'installèrent en Mésie orientale sur la mer Noire (près de Varna, en Bulgarie). Là, ils soumirent la population déjà majoritairement slave.
Sous le « règne » de leur khan, Asparuch, les Bulgares constituèrent un premier royaume, slave par sa population (681). La fusion qui s'opèra entre Slaves et Bulgares se fit donc au profit de la culture des premiers, même si des témoignages épigraphiques montrent que de nombreux éléments culturels bulgares survécurent au moins jusqu'au . En tous cas, les cadres du pouvoir demeurèrent bulgares, les chefs des tribus slaves (knias) possédant une certaine autonomie mais devant reconnaître l'autorité du Khan.
Le nouvel Empire ainsi constitué fut en tous cas l'un des plus redoutables rivaux de Byzance. Au , deux de ses souverains, Boris Ier qui reçut le baptême et prit le nom de Michel, puis Siméon le Grand tentèrent même de prendre le titre de Basileus. Ils échouèrent, non sans avoir conquis la majeure partie de la péninsule balkanique. Finalement, l'Empereur Basile II écrasa les Bulgares et prit le titre de Bulgaroctone. En 1018, l'Empire bulgare disparut malgré les efforts de son dernier souverain, le czar Samuel.
Les Slaves de Thessalie et l'Empire
Les Slaves qui avaient « slavisé » la Grèce au début du , parmi lesquels se trouvaient notamment des Slovènes et des Serbes se heurtèrent à la résistance des Vlahi latins (Roumains) et des Illyriens (Albanais).
Sous Justinien II, puis sous ses successeurs de la dynastie isaurienne (717-775), les Grecs regagnèrent le terrain perdu. Appliquant une politique draconienne, ils déportèrent des populations entières en Asie mineure afin de résorber les « enclaves » (« sclavinies ») qui s'étaient établies entre les villes fortifiées demeurées grecques. La christianisation, souvent forcée, accompagna cette reconquête.
Néanmoins, les tentatives de Byzance pour helléniser par la force les Slaves s'accompagnèrent de la mise en place de nouvelles structures administratives à caractère défensif. Ces structurent mirent fin à celles héritées de l'Antiquité : il s'agit des « thèmes », circonscriptions gouvernées par des « stratèges ».
Ainsi, en partie sous l'action indirecte des Slaves et paradoxalement, l'Empire romain d'Orient se transforma en Empire byzantin, c'est-à-dire essentiellement grec.
Les Slaves d'Europe centrale
Les Slaves occidentaux atteignirent la région de Dresde avec les Sorabes sans doute au : à l'époque de la RDA, ces derniers siègeaient encore au parlement.
À leurs côtés se trouvaient alors :
- les Obodrites,
- les Wendes,
- les Tchèques,
- les Moraves,
- les Slovaques.
Les Polanes (les futurs Polonais) les suivaient, eux-même talonnés par les Drezvlianes (futurs Biélorussiens) et les « grands Russes » (les Vyatiches, établis près de Moscou).
Des agglomérations modestes, nommées gorods, grods ou grads, furent fondées en grand nombre partout où ils se trouvaient et sont connues pour la période kiévienne.
Le Royaume de Samo (623-658)
Les Slaves établis sur les territoires des actuelles Moravie, Slovaquie et Autriche, en particulier, souffrirent au VIIe siècle de la domination des Avars sur la région et de la proximité des Francs à l'ouest : en 623, ils se révoltèrent et élirent un commerçant franc nommé Samo comme leur chef. Ce quasi-État disparut à la mort de ce dernier, vers 658, non sans avoir compris depuis les annés 630 la Bohême et la Lusatie.
Après que les Avars furent écrasés par les Francs (à l'ouest), par les Bulgares (à l'est) et par les Moraves et les Slovaques (au nord), la Principauté de Moravie (en Moravie et Slovaquie de l'Ouest actuelles) conquit la Principauté de Nitra (qui comprenait la Slovaquie, la Hongrie du nord, et l'Ukraine subcarpathique de l'Ouest). C'est ainsi que se forma la Grande-Moravie en 833, qui devait englober la Moravie et la Slovaquie, plus tard aussi la Bohême (890-894) et le sud de la Pologne actuelle. Cet état devait apparaître « hérissé de villes fortifiées et de châteaux forts » (Denise EEckaute). Pressée sur ses frontières par les Saxons au nord et par les Bavarois au sud, la Grande-Moravie dura moins d'un siècle sous cette forme. L'empire, dirigé par Mojmir I, Rastislav, Slavomir, Svatopluk (871-894) et Mojmir II, disparut en effet en 907, pour cause de querelles internes et sous les coups des tribus Hongroises : les Magyars, récemment arrivés dans la région depuis l'est des Carpates.
C'est notamment à l'initiative de Ratislav que les missionnaires Cyrille et Méthode furent dépêchés en 863 par l'Empereur Michel III pour évangéliser les Slavons.
La Principauté de Bohême (fin du -)
Le royaume de Bohême se constitua autour de Prague à la fin du . La région, qui avait été rattachée à la Grande Moravie en 888/890 - 894 sous le règne de Svatopluk, devint un État tributaire de la Francie Orientale en 895.
Au , la dynastie des Premyslides y affirma son pouvoir sous le règne de Venceslas I de Bohême (921-935). Venceslas, confronté à la puissante Saxe, devint le vassal d'Henri l'Oiseleur et se plaça sous la protection du pape afin de consolider son pouvoir. Se heurtant à l'opposition des nobles et de son frère en raison de cette politique qui renforçait l'autorité centrale, il fut tué par ce dernier en 935 et devint martyre à la fin du siècle.
Le fratricide Boleslav et ses successeurs, notamment Boleslav II (972-999), continuèrent avec moins de succès l'œuvre de Venceslas, limités par le Saint Empire romain, auquel la principauté appartenait, et par la puissance polonaise. Prague devint un évêché en 973, la Moravie actuelle fut conquise en 1019 et c'est finalement sous le règne de Vratislav II (1061-1092) que la dynastie obtint en 1089 la couronne des mains de l'Empereur Henri IV pour avoir pris son parti au moment de la querelle des investitures (1075-1122) avec le Pape.
Le royaume de Gniezno (Xe siècle)
Peu après le milieu du se forma également le premier « État » polonais autour de Gniezno, sous le règne de Miesko Ier (ou Mieszko, 920-992) qui prit le titre de roi, reçut le baptême et épousa la sœur du duc de Bohême, Boleslas Ier, en 966. Ainsi, il choisit d'épouser le Christianisme directement de Rome pour éviter de tomber sous la domination saxonne.
Miezko s'était entendu avec le margrave saxon Gero (mort en 965) pour soumettre les Slaves de la Baltique. Ayant unifié les Slaves de la Vistule, il sut profiter successivement de l'écrasement des Magyars par Otton Ier au Lechfeld (955), puis de la défaite italienne d'Otton II au cap Colonne (982), tout comme ses successeurs profiteraient de l'affaiblissement des Hohenstaufen au , pour faire reconnaître sa royauté par l'Empereur et pour constituer un royaume polonais qui allait s'étendre de Gdańsk à Cracovie.
Hongrois
Le hongrois (magyar nyelv) est une langue finno-ougrienne apparentée notamment au finnois et à l'estonien. Il est parlé par 15 millions de personnes, dont les deux tiers habitent en Hongrie. On trouve également des minorités hongroises bénéficiant de droits reconnus par les autorités locales en Roumanie (notamment en Transylvanie), en Slovaquie, en Serbie (Voïvodine), ainsi qu'une importante communauté installée aux États-Unis, au Canada et en Australie.
Structure phonétique
Le hongrois est une langue agglutinante à harmonie vocalique qui s'écrit de manière quasiment phonétique en caractères latins.
Alphabet
Quelques signes diacritiques sont utilisés pour des graphèmes notant des voyelles : le tréma (ö, ü) servant à noter des phonèmes supplémentaires et l'accent aigu servant à noter les voyelles longues (á, ú, ó, é, í). Le double accent aigu (ő, ű) sert à noter les voyelles longues dont la version courte comprend un tréma. Des prononciations locales ou archaïsantes (c'est le cas en hongrois chanté, en particuliers les œuvres chorales de Zoltán Kodály) retiennent une voyelle ë prononcée comme un é bref, et s'opposant à la fois au é fermé et long et au e bref et très ouvert.
Certaines consonnes sont notées à l'aide de digrammes ou d'un trigramme, notamment les palatales (gy [ɟ], ty [c], ny [ɲ], ly [j]), des affriquées (dzs [ʤ], dz [ʣ], cs [ʧ]) ou les fricatives alvéolaires (sz [s], zs [ʒ]).
La correspondance phonème-graphème est prsque 1:1 à l'exception de ly et j, qui se prononcent tous deux [j]. Certains phonèmes possèdent des allophones :
- /h/
- [ɦ] entre deux voyelles
- généralement non prononcé en fin de syllabe, parfois [x]
- [xː] comme géminée
- /n/
- [ŋ] avant une vélaire /g/, /k/
- /j/
- [ç] dans certaines formes en fin de mot après /p/, /t/ ou /k/
Harmonie vocalique
De même que le turc et le finnois, le hongrois est caractérisé par le phénomène de l'harmonie vocalique. Les voyelles sont regroupées en deux séries : les voyelles dites claires (voyelles d'avant e, i, ö, ü, é, í, ő, ű) et les voyelles dites sombres (voyelles d'arrière a, o, u, á, ó, ú). Une subdivision plus précise fait apparaître au sein des voyelles claires un sous-groupe de voyelles neutres (voyelles d'avant non arrondies ë, é, i, í), partiellement compatibles avec les voyelles sombres, et d'autre part celui des voyelles arrondies (ö, ü, ő, ű).
Le choix des suffixes dans la conjugaison, la « déclinaison » ou la dérivation est imposé par la nature des voyelles présentes dans le mot. La plupart des suffixes présentent ainsi deux formes, l'une avec une voyelle claire et l'autre avec une voyelle sombre, afin de s'accorder au phonétisme de chaque mot. Par exemple, avec le suffixe -re/ra (indiquant un mouvement vers), on aura Pestre « vers Pest » et Budára « vers Buda ». Certains suffixes existent sous trois formes comprenant respectivement une voyelle sombre, une voyelle claire non arrondie et une voyelle claire arrondie. Par exemple la conjugaison d'un verbe intransitif à la deuxième personne du pluriel est indiquée par le suffixe -tok/tek/tök. On dira ainsi tanultok, « vous étudiez », beszéltek « vous parlez » et ültök « vous êtes assis ».
Lorsqu'un mot comporte des voyelles claires et foncées, par exemple dans les emprunts lexicaux, la dernière voyelle l'emporte dans un mot simple (Visegrádra, fotelre, de fotel, le fauteuil) ; celles du dernier radical l'emportent dans un mot composé (Budapest, à partir de Buda et Pest).
Autres particularités
Le hongrois connaît les consonnes doubles dont l'articulation est plus longue (par ex. tt, [tː]). À l'écrit, seule la première lettre des digraphes est redoublée pour indiquer la longueur de la consonnes (par ex. ggy, nny).
Le h est toujours prononcé (h aspiré), sauf en fin de syllabe.
Le hongrois ne s'est pas toujours écrit avec l'alphabet latin. Dans certaines parties de la Hongrie et de la Roumanie, on a utilisé, parfois jusqu'en 1850, un autre alphabet : les runes hongroises
Flexion du nom
Système « casuel »
La déclinaison comprend un nombre élevé de cas : on a pu en compter jusqu'à une trentaine. Cependant, le statut de certaines terminaisons peut être discuté : certains cas hongrois ont un sens si précis qu'ils ne peuvent se combiner qu'avec un petit nombre de noms dans un emploi tout à fait spécifique. Faut-il dès lors les considérer comme des cas à part entière ou comme des suffixes de dérivation formant, à partir d'un nom, un adverbe ?
Exemple : le suffixe « -stul/stül » qui exprime l'idée de l'accompagnement par un groupe et n'est en pratique employé que dans des tournures figées (családostul = avec (sa) famille). Il peut être remplacé par d'autres formulations (családjával együtt). Le suffixe -nta/nte traduit la tournure par (unité de temps) : de nap (jour), hét (semaine), hó (mois), év (an), on tire naponta, hetente, havonta, évente (par, jour, par semaine, par mois, par an). Cependant, avec l'heure et la minute (óra, perc) et d'autres noms désignant une durée, on utilise un autre suffixe, productif celui-là : óránként, percenként. Certains grammairiens comptent donc un moindre nombre de cas, tandis que d'autres rejettent même l'utilisation de ce terme dans le contexte de la langue hongroise et d'autres langues agglutinantes. Les cas hongrois, qui ne sont marqués qu'une fois dans le groupe nominal (pas d'accord de l'adjectif), ont des sens souvent plus précis que leurs équivalents indo-européens, ce qui rend plus rare l'emploi de postpositions (il n'existe pas de prépositions).
Quelques cas fréquents :
- (suffixe zéro) : « nominatif » - cas non marqué, sujet ;
- -t : « accusatif », objet direct ;
- -nak/nek : « datif », objet indirect ou complément de possession ;
- -ban/ben : « inessif », lieu dans lequel on est ;
- -ba/be : « illatif », lieu dans lequel on va ;
- -ból/ből : « élatif », lieu duquel on vient ;
- -n : « superessif », lieu sur lequel on est ;
- -ra/re : « sublatif », lieu sur lequel on va ;
- -ról/ről : « délatif », lieu du dessus duquel on vient ;
- -nál/nél : « adessif », lieu auquel on est (repérage abstrait) ;
- -hoz/hez/höz : « allatif », lieu auquel on va ;
- -tól/től : « ablatif », lieu duquel on vient ;
- -val/vel : « instrumental-sociatif », outil ou accompagnement ;
- -vá/vé : « transformatif », aboutissement d'une transformation ;
- -ként : « essif-modal », traduit la tournure « en tant que » ;
- -ig : « terminatif », destination ou objectif ;
On notera l'abondance des suffixes décrivant le lieu. Ce système déjà riche est complété d'un jeu de postpositions exprimant, pour chaque localisation, le lieu où l'on est, où l'on va, d'où l'on vient, par exemple az épületek közé, között, közül (« vers l'espace entre », « entre », « de l'espace entre les bâtiments »).
Le suffixe casuel prend place à la fin du nom, éventuellement déjà muni d'autres suffixes, comme celui du pluriel : ember (homme, cas non marqué), embert (objet direct), emberek (hommes, pluriel, non marqué), embereket (hommes, pluriel, objet direct).
Expression de la possession
Les rapports de possession sont exprimés, comme en finnois, au moyen de suffixes qui réfèrent à la personne du possesseur et se placent sur le nom désignant l'objet possédé. Exemple :
- ház-am : « ma maison » ;
- ház-ad : « ta maison » ;
- ház-a : « sa maison » ;
- ház-unk : | | |