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Constantinople

Constantinople

Constantinople (latin : Constantinopolis, grec : Κωνσταντινούπολις - Konstantinoupolis) est l'ancien nom de l'actuelle ville d'Istanbul en Turquie. Son nom original, Byzance (Byzantion en grec), reste largement utilisé. Les habitants de Byzance sont les Byzantins et ceux de Constantinople les Constantinopolitains (en latin Constantinopolitanibus qui veut dire « aux habitants de Constantinople » passe pour le mot le plus long de cette langue). Constantinople est la francisation de Konstantinoupolis, qui, en grec, signifie la ville de Constantin. Ce nom lui a été donné en hommage à l'empereur romain Constantin I, qui choisit d'en faire la capitale de l'empire à partir de 330. La Souda donne pour l'entrée « Constantinople » (Κ, 2287) : : « Constantinople surpasse autant toutes les autres villes que Rome la surpasse; et la seconde place derrière Rome m'apparaît bien plus appréciable que d'être nommée première de toutes les autres. : Trois cent soixante années ont passé pour l'ancienne Rome depuis le règne d'Augustus Caesar, et la fin de ses jours était déjà en vue quand Constantin le fils de Constant s'est emparé du sceptre et fonda la nouvelle Rome. » Constantin lui donna en fait le nom de Nova Roma (nouvelle Rome), mais ce nom ne fut jamais vraiment utilisé, Rome gardant ses privilèges politiques et militaires. Au , Constantinople compte 100 000 habitants et s’étend sur plus de 700 000 ha. La ville est construite sur le modèle de Rome : sept collines, quatorze régions urbaines, un capitole, un forum et un Sénat. Ses institutions sont celles de Rome. La nouvelle capitale, pratiquement imprenable, permet à l’Empereur de surveiller les opérations militaires sur le Danube (Goths) et en Orient face aux Perses. En 673, la flotte du calife de Bagdad assiège la ville mais doit se replier devant la résistance byzantine. Constantinople fut mise à sac lors de la quatrième croisade en 1204 et fut la capitale de l'empire latin de Constantinople jusqu'en 1261, quand les forces de l'empire de Nicée conduites par Michel VIII Paléologue reprirent la ville. Le 29 mai 1453, Constantinople est prise par les forces ottomanes conduites par Mehmed II.
Les Ottomans rebaptisèrent la ville Istanbul, bien que l'usage international gardât le nom Constantinople. On la nomme aussi Sublime Porte pendant cette période. Lors de la fondation de la république de Turquie, en 1923, la capitale fut transférée à Ankara.

Monuments et constructions

Constantin dote la ville de nombreux bâtiments, la plupart pour répondre aux besoins administratifs et politiques de la nouvelle capitale.
- Le Grand Palais, le palais impérial, lieu de résidence officiel des empereurs jusqu'en 1204.
- Augustéon : place centrale de la ville, entre Sainte-Sophie et l'ensemble sacré du palais impérial
- Sénat en marbre blanc avec une coupole
- Hippodrome : inauguré par Constantin en 330, il pouvait accueillir de 30 à 50 000 spectateurs. Il attirait beaucoup lors des fêtes, anniversaires, victoires de l'empereur. On y assistait à des courses de chars, des jeux du cirque, des démonstrations d'animaux. L'hippodrome communiquait directement avec le palais impérial par la loge impériale, d'où l'empereur assistait aux spectacles entouré par les sénateurs et les dignitaires de sa cour. Sur la spina, muret partageant la piste en deux et autour duquel tournaient les chars, se trouvaient des monuments décoratifs, parmi lesquels une colonne serpentine de bronze enlevée au sanctuaire de Delphes (supposée être le trépied de la Pythie) et l’ obélisque de Thoutmosis III provenant de Karnak. On pouvait aussi voir, couronnant la loge impériale, quatre chevaux de bronze, qui ont été dérobés lors du sac de la ville en 1204, et placés sur la basilique Saint-Marc à Venise. Il fut le théâtre d'un des épisodes les plus sanglants de l'histoire de la ville : en janvier 532, la sédition Nika ébranle le trône de Justinien. Bélisaire, son meilleur général, réprime la révolte en massacrant 30 000 personne dans l'hippodrome.
- La Mésé : avenue bordée de portiques avec au fond des boutiques ; forum.
- Des palais aristocratiques, dans le centre à proximité de l'hippodrome (palais de Lausos, palais d'Antiochos, plus tard transformé partiellement en église Sainte-Euphémie), d'autres plus tardifs, isolés et fermés sur l'extérieur avec jardins et bains, palais des Blachernes, palais de Boucoléon ;
- Aqueducs (Aqueduc de Valens) et citernes monumentales, telles la Citerne Basilique (Yerebatan Sarayı), la citerne d'Aspar, et celle de Philoxenos (Binbirdirek) ;
- Des églises : Hagia Sophia, l’église des Saints-Apôtres, Saint-Sauveur-in-Chora ;
- Les murs de Théodose et le mur de Constantin (fortifications de la ville) ;
- La Porte d'Or.

Fin du Moyen Âge

Porte d'Or Avec la chute de Contantinople entre les mains des Turcs ottomans, c'en est fini du dernier vestige de l'empire romain et de l'empire byzantin qui a succédé à l'empire romain d'Orient. Les historiens datent de cet événement la fin de la longue période historique appelée Moyen Âge. Les derniers savants et artistes byzantins se réfugient en Italie où ils seront à l'origine de la Renaissance. Aux franges orientales de l'Europe, le grand-duc de Moscovie revendique l'héritage religieux de Byzance et prétend faire de sa capitale, Moscou, la « troisième Rome ». En France, s'achève la guerre de Cent Ans qui est le dernier conflit de type féodal. Comme les liaisons commerciales entre l'Occident et la Chine, qui bénéficiaient de la protection des Byzantins, se sont interrompues, de hardis Portugais scrutent l'océan en quête d'une voie maritime de remplacement. L'heure de Vasco de Gama et de Christophe Colomb approche.

Voir aussi


- Byzance
- Istanbul
- Empire byzantin
- Chute de Constantinople Catégorie:Cité grecque Catégorie:Histoire byzantine ko:콘스탄티노폴리스 ja:コンスタンティノポリス

Grec


-
Le grec (ἡ Ἑλληνικὴ γλῶττα hê hellênikề glỗtta) est une des langues indo-européennes, apportée en Grèce entre le et le On traite ici du grec ancien, le grec moderne étant décrit dans un article séparé.

Les dialectes

À l'origine, il existait une grande variété de dialectes, regroupés en quatre groupes : arcado-cypriote, occidental, éolien et ionien-attique. Parler du grec ancien n'a pas grand sens si l'on veut se référer à un des idiomes antiques : dans les faits, cependant, le grec désigne le dialecte d'Athènes. L'attique (dialecte du groupe ionien-attique), langue de l'Athènes antique, est la langue dans laquelle est écrite la majorité de la littérature grecque classique. Sous l'influence d'Alexandre le Grand, l'utilisation des dialectes a été réfrénée, de sorte que le monde grec utilisât la koinè, langue commune (c'est le sens de l'adjectif koinos) issue de plusieurs dialectes du groupe ionien-attique. Celui-ci lui permettait de communiquer avec son armée et était enseigné aux habitants des régions conquises, devenant ainsi la lingua franca de l'Antiquité, en concurrence avec le latin. La koinè est ensuite devenue langue officielle de l'Empire romain d'Orient, avant de continuer d'évoluer pour donner naissance au grec moderne d'aujourd'hui. Pour une étude comparative des différents dialectes, consulter Dialectes grecs.

Écritures

La première forme d'écriture attestée pour noter un dialecte grec est le linéaire B, un syllabaire sans rapport avec l'alphabet grec, servant à transcrire une forme archaïque d'un dialecte arcado-cypriote utilisé en Grèce continentale et en Crète entre environ -1550 et -1200. Entre -800 et -200, une écriture proche, le syllabaire cypriote, a été utilisée à Chypre. Ce syllabaire pourrait descendre du cypro-minoéen (voir plus bas). Il faut noter que des écritures plus anciennes que le linéaire B et le cypriote ont existé en Grèce, sans qu'on soit sûr qu'elles ont servi à noter du grec :
- le linéaire A (entre -1800 et -1450, en Crète et dans des îles égéennes) ;
- le crétois hiéroglyphique (entre -1750 et -1600, en Crète) ;
- le cypro-minoéen (entre -1500 et -1200, à Chypre), peut-être dérivé du linéaire A. C'est ensuite l'alphabet grec, hérité des Phéniciens et de leur alphabet, qui a été utilisé sous différentes versions (dites épichoriques) à partir du ou du puis a été normalisé et imposé au reste du monde hellénophone par Athènes en -403. En ajoutant des voyelles à cet abjad sémitique, les Grecs sont les inventeurs des alphabets occidentaux. En effet, emprunté par les Étrusques (cf. Alphabet étrusque), qui l'ont transmis aux Romains, il a donné naissance à l'alphabet latin, mais aussi, sans passer par les Étrusques, à l'alphabet gotique, au cyrillique, à l'alphabet copte… L'histoire de l'alphabet grec constitue un article séparé.

Phonologie

Consulter Prononciation du grec ancien pour un article complet. Résumé :
Le grec ancien est une langue à accent de hauteur possédant deux (ou trois, selon les interprétations) intonations : aiguë et circonflexe (cf. Accentuation du grec). Il se caractérise aussi par un système de consonnes aspirées et par un jeu d'oppositions de quantités vocaliques. Il existe plusieurs règles de sandhi, tant internes qu'externes. En passant de l'indo-européen au grec, la langue a subi de nombreuses modifications phonétiques dont les plus flagrantes sont décrites par la loi de Grassmann, la loi d'Osthoff et la loi de Rix. On note d'autre part qu'il permet de restituer dans de nombreux cas la coloration des laryngales IE. Enfin, c'est une langue centum.

Morphologie

Le grec, comme d'autres langues indo-européennes anciennes, est hautement flexionnel. Outre l'utilisation de désinences, le grec se caractérise par des procédés hérités de l'indo-européen comme l'alternance vocalique, l'utilisation du redoublement et de l'augment pour les verbes.

Système nominal

L'article complet se trouve dans Déclinaisons du grec ancien. Par exemple, les noms possèdent cinq cas (nominatif, vocatif, accusatif, génitif et datif), trois genres (masculin, féminin et neutre, parfois réduits à un opposition animé / inanimé) et trois nombres (singulier, duel, pluriel et collectif pour les neutres). Le grec moderne n'utilise plus le datif, excepté dans quelques expressions comme en taxei, mais les autres cas sont généralement conservés. On compte trois grands types de déclinaisons, tant pour les noms que les adjectifs (type en -α/η, type thématique en -ος et type athématique), lesquels possèdent plusieurs sous-types. Les pronoms suivent un système qui leur est propre et qui, ayant influencé les types nominaux, n'en sont pas très éloignés. La richesse de la flexion nominale en fait la complexité.

Système verbal

L'article complet se trouve dans Conjugaisons du grec ancien. Les verbes ont trois voix (active, moyenne et passive), trois personnes et trois nombres. Il se conjugue selon six modes, quatre personnels (indicatif, impératif, subjonctif et optatif) et deux impersonnels (infinitif et participe). Il existe six temps (présent, imparfait, aoriste, futur, parfait, plus-que-parfait), répartis de manière inégale entre les modes. Certaines formations secondaires existent, comme le futur antérieur. Outre le temps, le verbe exprime surtout, de manière très précise, trois aspects (imperfectif, aspect zéro et statique) et plusieurs modes de procès (inchoatif, itératif, fréquentatif, etc.). Seul l'indicatif marque les temps : à tous les autres modes, ce n'est que l'aspect qui est indiqué. Il existe deux grandes catégories de conjugaisons : les thématiques (ou verbes en -ω) et les athématiques (dits verbes en -μι). Ces catégories se divisent en un grand nombre de sous-catégories. Le système verbal est très complexe car la flexion met en œuvre de nombreux procédés comme l'alternance vocalique, la suffixation par le jeu de désinences, l'utilisation d'une voyelle thématique, celle de l'augment et du redoublement. À tous ces procédés s'ajoutent des modifications phonétiques importantes au sein d'un même paradigme. En sorte, il n'est presque pas exagéré de dire qu'il existe plus de verbes irréguliers que de réguliers.

Influence du grec ancien sur les langues modernes

Mots savants et radicaux grecs

Un grand nombre de mots en latin, français et anglais, pour ne citer que ces langues, sont d'origine grecque et la majorité des néologismes savants utilisés de par le monde est bâtie sur des radicaux grecs (souvent mêlés de radicaux latins). Seuls quelques langues, comme l'islandais de manière systématique et, dans une moindre part, l'allemand, n'utilisent pas ces radicaux mais traduisent par calque les termes savants grecs au moyen de radicaux qui leur sont propres.

Mots courants

Des mots comme boutique, caractère ou beurre viennent aussi du grec. Passés par le latin et hérités comme tel dans la langue française (via d'autres langues, comme l'occitan), ils ont subi les mêmes modifications phonétiques que les autres mots hérités et sont maintenant très éloignés de leur étymon grec : il faut reconnaître derrière chacun d'entre eux ἀποθήκη apothếkê, χαρακτήρ kharaktếr et βούτυρον boúturon.

Le dédale synchrone du cosmos politique

Voici, pour illustrer l'omniprésence du grec dans les langues occidentales, un extrait d'un texte de Xénophon Zolotas (Ξενοφών Ζολώτας) dans lequel chaque mot (hormis les mots-outils) est d'origine grecque : :« Sans apostropher ma rhétorique dans l’emphase et la pléthore, j’analyserai elliptiquement, sans nul gallicisme, le dédale synchrone du cosmos politique caractérisé par des syndromes de crise paralysant l’organisation systématique de notre économie. Nous sommes périodiquement sceptiques et neurasthéniques devant ces paroxysmes périphrasiques, cette boulimie des démagogues, ces hyperboles, ces paradoxes hypocrites et cyniques qui symbolisent une démocratie anachronique et chaotique. Les phénomènes fantastiques qu’on nous prophétise pour l’époque astronomique détrôneront les programmes rachitiques, hybrides et sporadiques de notre cycle atomique [...] ».

Divers


- code ISO 639-2 : grc

Voir aussi

Liens internes


- linguistique
  - dictionnaire des langues
    - langues par famille
      - langues indo-européennes
  - dialectes grecs;
  - déclinaisons du grec ancien ;
  - conjugaisons du grec ancien 
  - phonologie du grec, accentuation du grec ;
  - alphabet grec, diacritiques de l'alphabet grec, lettres supplémentaires de l'alphabet grec et histoire de l'alphabet grec ;
  - grec moderne ;
- littérature grecque.

Liens externes


- [http://www.passion-histoire.net/phpBB_Fr/viewforum.php?f=81 Forum consacré aux langues anciennes]
- [http://www.lorem-ipsum.info/_greek Générateur de texte aléatoire grec] en plus de l'habituel lorem ipsum.
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/grec.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire grec-français/français-grec
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/grec_ancien.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire grec ancien-français/français-grec ancien als:Griechische Sprache ja:ギリシア語 ko:그리스어 ms:Bahasa Greek simple:Greek language th:ภาษากรีก

Turquie

|- valign="top" | Président | Ahmet Necdet Sezer |- valign="top" | Premier ministre | Recep Tayyip Erdoğan |- valign="top" | Fondation | 29 octobre 1923 |{{{{{{{{{{{commons|Category:Turkey|la Turquie{wikitravel|la Turquie|Turquie{fr{fr{fr{en{tr{en{en{tr{tr{en{en{tr{en{fr{tr{tr{tr{en{en{tr{tr{tr{tr{fr{fr{fr{Pays d'Europe (COE){Pays d'Asie{lien AdQ|ja{lien AdQ|de

Byzance

Byzance (en grec ancien Βυζάντιον / Byzántion, en latin Byzantium) est une ancienne cité grecque, capitale de la Thrace, située à l’entrée du Bosphore sur une partie de l’actuelle Istanbul. La cité sera reconstruite par Constantin et, renommée Constantinople en 330 ap. J.-C., elle deviendra la capitale de l’empire romain, puis de l’empire romain d'Orient. Le nom « Byzance » continuera a être utilisé tout au long de l’existence de l’empire byzantin et même au-delà.

Fondation de la ville

L’origine de Byzance se perd dans la nuit des temps, et l’on ne trouve rien de précis dans les auteurs sur l’époque de sa fondation ; la plupart l’attribuent à Byzas qui, selon Étienne de Byzance, était fils de Croessa, fille d’Io et de Poséidon. Quoique l’existence de Byzas soit attestée sur des médailles, on ne sait rien de certain sur l’époque à laquelle il vivait. On pense que la ville était une colonie mégarienne. Eusèbe de Césarée donne pour date à la fondation de la ville « la troisième année de la trentième olympiade », ce qui donnerait 667 av. J.-C. Diodore mentionne la ville dans sa Bibliothèque historique (IV, 69) :
« Arrivés au détroit de la mer du Pont, les Argonautes mirent pied à terre dans un pays dont Byzas était alors roi, et qui a laissé son nom à la ville de Byzance. »
Velleius Paterculus (II, 15) attribue la fondation de la ville aux Milésiens et Ammien Marcellin (XXI, 8) aux habitants de l’Attique. Ces deux dernières explications ne sont plus acceptées.

Période grecque

Byzance produisait des grains et des fruits en quantité. Selon Polybe, la Grèce en retirait du cuir, des esclaves, du miel, de la cire et des salaisons, et lui donnait en échange de l’huile et du vin. Malgré cette prospérité, il fait un triste tableau des extrémités auxquelles la ville était souvent réduite. Entourée de peuplades ennemies de la Thrace, elle était sans cesse exposée à leurs incursions, et voyait son territoire ravagée et les produits de son sol détruits ou pillés par les barbares. Quoique située au milieu des barbares, Byzance était considérée comme ville grecque, d’après son origine et ses mœurs. C’était une des ville helléniques de l’Hellespont. Son heureuse situation à l’entrée du Bosphore, dont elle était la clé, faisait d’elle l’entrepôt général du monde connu, et un poste militaire important ; de sorte qu’Athènes et Sparte se disputaient sans cesse son alliance, et que les princes qui voulurent abattre ces puissances et exercer une influence sur la Grèce cherchèrent à s’assurer sa possession. C’est ce qui explique comment Byzance, dont l’histoire particulière est aussi peu connue que les autres petits États de la Grèce, a cependant joué un grand rôle politique dans les événements les plus signalés de l’histoire grecque. Les Ioniens, vassaux du roi de Perse Darius, prennent la ville en 504. Elle est prise à nouveau par Otane, un des généraux de Darius. Pausanias s’empare de la ville après le siège de Sestos en 477. Dans la révolte de Samos en 439, Byzance suit le destin de cette ville, qui, révoltée contre les Athéniens, dont elle était tributaire, retombe en leur pouvoir après un siège opiniâtre de neuf mois. Pendant la guerre du Péloponnèse, Byzance, en proie aux deux factions qui soutenaient les intérêts de Sparte et d’Athènes, soumise avec les autres villes de l’Hellespont, à l’influence de ces deux puissances tour à tour victorieuses. D’abord, elle est subjuguée par les succès de Sparte, puis prise par Alcibiade en 408. Enfin, après la bataille d’Aigos-Potamos et la prise d’Athènes, qui mirtent fin à la guerre du Péloponnèse, elle est forcée par Lysandre de renvoyer la garnison athénienne, et de recevoir, comme toutes les villes de la Grèce, un commandant lacédémonien ou harmoste, investi à la fois de l’autorité civile et militaire. Cléandre était harmoste à Byzance, lorsque les Dix Mille qui s’étaient engagés au service de Cyrus le Jeune contre son frère Artaxerxès, ayant traversé, après mille dangers, une partie de l’Asie sous la conduite de Xénophon, arrivèrent sur les côtes de la Bithynie en face de Byzance. Anaxibius, commandant de la flotte lacédémonienne, à la sollicitation d’Artaxerxès, avait engagé les Grecs à passer le détroit, leur promettant la paye qui leur était due et des vivres lorsqu’ils seraient à Byzance ; mais à leur approche, il fit fermer les portes de la ville. Irrités de cette perfidie, les Grecs brisèrent les portes et entrèrent dans la ville : seul Xénophon la sauva du pillage et il résista à ceux qui le pressaient de prendre possession de Byzance et de ses richesses. Liguée avec Rhodes et Chio, Byzance s’était affranchie du joug despotique d’Athènes en 364. Après une période de la guerre sociale où Charès essaya de la faire rentrer dans le rang (357), Athènes est forcée de reconnaître son indépendance en 355. Peu de temps après éclata la troisième Guerre sacrée. Philippe, roi de Macédoine, voulant arriver au commandement suprême de tous les États de Grèce, essaya de s’emparer de Byzance en 340 ; mais après un long siège, il fut forcé par le général athénien Phocion à battre en retraite l’année suivante. En 279, une troupe gauloise, ayant pénétré jusqu’en Thrace sous la conduite de Comontorius, vint s’établir dans les environs de Byzance et réduisit ses habitants aux dernières extrémités. Pour racheter leurs terres des ravages dont les menaçaient les barbares, ils durent leur payer près de dix mille pièces d’or ; puis enfin un tribut de 80 talents par an, jusqu’à l’époque où les Gaulois furent exterminés par les Thraces. Pour subvenir à ces charges, les Byzantins avaient imaginé de percevoir un droit sur la navigation du Bosphore, ce qui les mena à une guerre contre les Rhodiens consignée par Polybe.

Période romaine

Byzance subit, comme toute la Grèce, la tutelle de Rome ; mais elle conserva toute sa splendeur et devint même encore plus florissante jusqu’en 194 ap. J.-C. À cette époque, les Byzantins ayant pris parti de Pescennius Niger contre Septime Sévère, ce dernier vint les assiéger. Après un long siège, mémorable par l’habileté et l’opiniâtreté de l’attaque, et surtout de la défense, les Byzantins se rendirent. Le vainqueur, irrité, fit massacrer la garnison et les magistrats, démantela la ville, la dépouilla de tous ses privilèges et la laissa à l’état de simple bourgade, la soumettant, avec tous ses territoires, à la ville de Périnthe, sa métropole jusqu’à Constantin. Sévère laissa Byzance dans un tel état de ruine et de désolation, que selon Dion Cassius, historien contemporain qui la visita à cette époque, on aurait pu penser qu’elle avait été prise non par les Romains, mais par les barbares. Cependant, peu de temps après, l’empereur, sur la demande de son fils Caracalla, adoucit la punition de Byzance : il en fit rebâtir une grande partie, l’embellit même de nouveaux monuments et la renomma Antoninia, du surnom d’Antoninius pris par Caracalla. Mais il ne rétablit pas Byzance dans ses privilèges et elle demeura ainsi jusqu’à ce que Constantin y transporta le siège de l’Empire. Ce dernier refonda la ville et l’agrandit. Il lui donna le nom de Constantinople ou Nova Roma.

Source


- Ange de Saint-Priest, Encyclopédie du dix-neuvième siècle, 1844 http://visualiseur.bnf.fr/CadresFenetre?O=NUMM-37576&M=pagination&Y=Image&I=226 lire en ligne.

Voir aussi

Articles connexes


- Les noms successifs de la ville : Constantinople et Istanbul ;
- Polis. Catégorie:Cité grecque Catégorie:Istanbul catégorie:Histoire byzantine ja:ビュザンティオン ko:비잔티온

Latin

Introduction

Le latin est une langue italique de la famille des langues indo-européennes, aujourd'hui considérée comme éteinte, même si elle continue d'être utilisée et développée comme langue écrite. Utilisée par les Romains, elle resta jusqu'au XVIIe siècle la langue principale de la diplomatie internationale, puisqu'elle était la seule langue commune à toutes les parties. Langue liturgique et officielle de l'Église catholique (textes doctrinaux ou disciplinaires, droit, etc.), elle est toujours une des trois langues officielles de l'État du Vatican. Elle est encore partiellement une langue d'enseignement dans les universités pontificales romaines. Son enseignement au futur clergé en tant que langue parlée est généralement abandonné dans les séminaires locaux. Le latin reste cependant étudié et utilisé comme langue de culture. Il conserve un réel succès d'estime auprès de nombreuses personnes qui la pratiquent couramment (voir Vicipaedia : cette version latine de Wikipedia compte 4000 articles, témoignant du nombre et de la passion des locuteurs). Le latin est la langue-mère des langues romanes.

Histoire

Plusieurs langues européennes dérivent directement du latin vulgaire (c'est-à-dire des variantes parlées par le peuple et non la langue littéraire), les langues romanes, comme le catalan, le castillan, le français, l'italien, le portugais, l'occitan, le romanche, le roumain, etc. D'autres langues lui ont emprunté un très large vocabulaire, comme l'albanais (par proximité) ou l'anglais (par l'intermédiaire de l'ancien français ou par l'occupation romaine d'une grande partie de l'Angleterre). Le latin ayant été pendant des siècles la langue savante (et, en France, celle de l'enseignement, du au ) et la langue de l'Église catholique romaine, son influence en Europe s'est fait sentir dans un grand nombre de langues.

Latin médiéval

On parle parfois de bas-latin pour désigner le latin de la fin de l'Antiquité et du début du Moyen Âge, pour lequel on peut parler de latin médiéval, par opposition au latin classique de Cicéron. De nombreux termes empruntés aux langues germaniques se sont ajoutés au vocabulaire. Un certain nombre de termes classiques ont acquis un sens religieux dans le contexte de la chrétienté (credo par exemple) qu'ils n'avaient pas à l'époque antique.

Le latin, langue vivante

Jusqu'au , les thèses de doctorat, qu'elles soient de médecine ou de n'importe quelle autre science devaient être publiées en latin. Pour ce faire, les doctorants payaient parfois et souvent très mal un étudiant latiniste pour exécuter la traduction. La langue de l'Eglise catholique reste et demeure le latin. Cela ne va pas sans difficultés. Déjà au temps du concile Vatican II, Yves Congar o.p., expert au concile, s'emploie à corriger la copie de ses collègues afin qu'ils s'expriment dans un latin fluide et contemporain. Par ailleurs, son Journal du Concile (CERF, 2000) témoigne qu'il donne, en catimini, des notes à l'expression latine des divers évêques et cardinaux. Le latin n'est plus enseigné aujourd'hui, en tant que langue vivante, que dans les universités ecclésiastiques romaines (la Grégorienne, l'Augustine, etc.) et dans les séminaires dépendant de la Fraternité Saint-Pie X, qui ne reconnaît plus l'autorité romaine. Lors du conclave de 2005, un des derniers enseignants actifs dans une université ecclésiastique romaine a indiqué que seuls deux cardinaux, dont celui qui fut élu pape, le comprenaient encore lorsqu'il s'adressait à eux en latin. Pour aider à une meilleure qualité du latin écrit chez ceux de ses représentants qui doivent encore le pratiquer, le Vatican entretient un service du latin moderne et contemporain. Soixante mille mots ou expressions ont été ajoutés au latin ces deux derniers siècles, afin de permettre l'expression sur tous les sujets contemporains (puissance nucléaire se dit par exemple vis atomica), ce qui lui confirme le statut de langue vivante, contrairement à une opinion répandue. Il existe une méthode Assimil de latin, qui commence ainsi: - Latíne lóqueris? - Parles-tu latin ? - Nondum latine loquor. Hæc léctio mihi prima est. - Je ne parle pas encore latin. C'est ma première leçon. - Cito latíne loquéris. - Tu parleras bientôt. On insiste avec raison sur la nécessité d'accentuer correctement.

Le latin et l'Union Européenne

Assimil Le latin est aussi utilisé de temps en temps dans le contexte de l'Union européenne, lorsque le multilinguisme officiel n'est pas applicable. Afin de montrer son attachement à son modèle culturel pluraliste, l'Union Européenne a alors recours, pour de courtes et simples inscriptions, à la langue latine, qui souligne son glorieux passé (voir photo).

Classification

Le latin est une langue indo-européenne appartenant au groupe italique, même si cette appartenance a été contestée par certains linguistes. Plus précisément, on classe le latin parmi les langues italo-falisques.

Répartition géographique

Statut officiel

Le latin est toujours aujourd'hui la langue officielle de l'Eglise catholique. La langue officielle du Vatican est quant à elle le français avec, de facto, l'italien.

Langues dérivées

Les langues romanes sont dérivées du latin.

Ecriture

Les romains sont les créateurs de l'alphabet latin, qui comportait, à l'époque classique, les lettres suivantes : Les lettres K, Y et Z sont rares. Y et Z ont été ajoutées pour transcrire les mots grecs et K était initialement utilisé pour C devant A et les consonnes, mais a progressivement été éliminé.

Prononciation

Prononciation ancienne restituée

On connaît avec précision la prononciation du latin classique, grâce aux nombreux témoignages laissés par les auteurs latins et au moyen de la méthode comparatiste. L'une des modifications les plus importantes depuis l'indo-européen est le rhotacisme (passage de /s/ à /r/ dans certaines conditions ; principalement entre voyelles). La prononciation d'une langue n'étant pas figée, tant que le latin a été parlé, ses phonèmes ont évolué. On indique ici les évolutions les plus flagrantes :
- æ (diphtongue) : initialement // puis // (à partir du ) ;
- au (diphtongue) : // ; cette diphtongue, hormis dans certaines prononciations dialectales, s'est conservée tout au long du latin ;
- c : /k/ (toujours dur) ; dans les inscriptions archaïques (et dans le prénom Caius), c pouvait servir à noter /g/ ;
- ch : // (aspiré, comme en grec ancien) ;
- g : /g/ (toujours dur) ;
- h : initialement /h/ (comme en anglais ou en allemand) puis très rapidement muet (dès les premiers textes littéraires) ;
- i : note à la fois la voyelle /i/, longue ou brève, et la spirante /j/ (/jj/ entre deux voyelles) ; dans les éditions scolaires, quand i vaut /j/, il est souvent écrit j, distinction que les Romains ne pratiquaient pas (pour cause : la lettre j n'est apparue que bien après) : ils écrivaient I en toute position ;
- m : /m/ ; très rapidement muet en fin de mot (avec vraisemblablement une nasalisation de la voyelle précédente ; ce traitement est survenu avant la période littéraire) ;
- œ (diphtongue) : // puis /eː/ (à partir du ) ;
- ph: // (aspiré ; emprunté du grec ancien) ;
- qu : // ;
- r : /r/ (roulé) ;
- s : toujours /s/ ; le latin ne connaissait pas le son [z], remplacé par /r/ (rhotacisme) ;
- th: // (aspiré ; emprunté du grec ancien) ;
- u : note à la fois la voyelle /u/ et la spirante /w/ ; la distinction entre u et v en minuscules est relativement récente et ne s'emploie que dans les éditions scolaires. Les Romains écrivaient V en toute position ;
- y : /y/ (emprunté au grec ancien) ;
- z : /zz/ (long ; emprunté au grec). Chaque voyelle (a, e, i, o, u, y) peut être brève ou longue. Le latin antique était une langue à accent de hauteur aussi dotée d'un accent d'intensité secondaire.

Prononciations modernes

[En préparation]

Grammaire

Morphologie

La morphologie du latin est celle d'une langue hautement flexionnelle.

Système nominal

L'article complet se trouve dans Déclinaisons latines. On compte dans le système nominal autant les noms que les adjectifs, qui suivent des flexions proches, sinon similaires. La flexion nominale comporte :
- deux nombres comme en français : singulier, pluriel ;
- trois genres : masculin, féminin et neutre (rare en français, conservé seulement dans les pronoms quoi, que) ;
- cinq types de déclinaisons pour le nom
- deux classes d'adjectifs : la première correspond aux déclinaisons 1-2 du nom, la seconde à la déclinaison 3 du nom;
- les degrés de l'adjectif comparatif (plus beau, moins beau) et superlatif (très beau, le plus beau, le moins beau), marqués par des suffixes : -ior (classe 2), -issimus (classe 1) (mais nombreuses exceptions)comme melior, pessimus, pejor...;
- le latin classique comporte six cas : nominatif, vocatif, accusatif, génitif, datif, ablatif. Le roman, issu du latin au Moyen Âge et ancêtre du français, n'en comporte plus que deux.

Système verbal

L'article complet se trouve dans Conjugaisons latines. Le verbe se conjugue selon :
- quatre types de conjugaison ;
- deux voix (active et passive), avec le cas particulier des verbes déponents (forme passive mais sens actif) ;
- six modes (infinitif, indicatif, subjonctif, impératif, gérondif et participe) ainsi que des formations secondaires comme le supin et l'adjectif verbal ;
- six temps (présent, imparfait, futur simple, sur le radical du présent, et parfait, plus-que-parfait, futur antérieur, sur le radical du parfait).

Pronoms personnels

La liste complète se trouve dans Liste des pronoms en latin.

Lexique

Le latin et les autres langues indo-européennes


- Le vocabulaire commun Comme toute langue indo-européenne le latin possède un certain nombre de mots en commun avec ses langues sœurs. AGNUS "agneau" correspond au slave ancien AGNĘ "agneau" qui s'est conservé dans toutes les langues slaves moderne, comme ЯГНЁНОК "agneau" en russe. De même le grec AMNOS "agneau" est un ancien AGNOS. Le breton OAN "agneau" remonte à un ancien AGNOS. à compléter...

Que devient le latin quand il se fait français ?

Un mot latin peut avoir engendré un mot français qui est son direct descendant, c'est le cas pour ALA "aile" qui devient AILE, AMARE "aimer" AIMER, BARBA "barbe" BARBE, CARPA "carpe" CARPE. Dans d'autre cas la situation n'est pas si simple et le mot a évolué : AQUA "eau" donne EAU mais après une longue évolution qui a fait prendre au mot la forme ÈVE dont dérive le mot ÉVIER qui est en quelque sorte le doublet populaire de AQUARIUM. FERIRE "frapper" a donné FÉRIR qui est maintenant hors course. FAGUS "hêtre" se voit évincé par un mot germanique et CRUS "jambe" ne se retrouve qu'indirectement dans CRURAL. LAETITIA "joie" a engendré LIESSE mais seul le linguiste comprendra aisément par quel long processus. MACULA "maille" a fait une petite glissade de sens et NATIS "fesse" qui a donné NACHE n'est compris que par certains vieux grand-pères. PATER "père" revient en force dans l'argot et QUATUOR "quatre" dans l'opéra. On en perd forcément son latin.

Exemples

Voir aussi

Liens internes


- Déclinaisons et Conjugaisons latines
- Liste des pronoms en latin
- Étymologie latine
- Expression latine et Liste des proverbes latins
- Linguistique
- Rhotacisme
- Dictionnaire des langues
  - Langues par famille
    - Langues indo-européennes
      - Langues italiques
      -
- langues romanes
- Méthode latine ;

Liens externes


- [http://www.pesaro.com/latino/ Le latin contemporain]
- [http://www.obta.uw.edu.pl/~draco/docs/voccomp.html Le vocabulaire de l'informatique]
- [http://cafe.rapidus.net/ghiginio/NotaeNet/N_0.html Vocabulaire français-latin moderne], avec grammaire orientée pour le thème.
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/latin.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire latin-français/français-latin.
- [http://www.passion-histoire.net/phpBB_Fr/viewforum.php?f=81/ Forum consacré aux langues anciennes]
- [http://miroir.mrugala.net/Arisitum/adihaf/latin.htm Cours de latin]
-
Catégorie:Langue morte Catégorie:Langue liturgique Catégorie:Langue véhiculaire als:Latein ja:ラテン語 ko:라틴어 simple:Latin language th:ภาษาละติน zh-min-nan:Latin-gí

Liste des empereurs romains

Ceci est la liste des empereurs romains. Il est à noter que, contrairement à ce que l'on pourrait penser, Jules César ne fait pas partie de la liste canonique actuellement retenue des empereurs romains. Il fut nommé dictator à vie en -45. Le titre d'empereur n'existait pas dans la Rome antique, l'empereur tirant son pouvoir d'une accumulation de magistratures auparavant distinctes. Les historiens romains le plaçaient cependant en tête de la liste des empereurs, en employant le titre Caesar, inclus par la suite dans la titulature de chaque empereur, avec celui dAuguste. Auguste, quant à lui, est actuellement considéré comme le premier empereur romain pour plusieurs raisons :
- il mit fin à la période d'instabilité politique de la fin de la République ;
- il sut trouver un équilibre entre un pouvoir personnel fort et le maintien des institutions républicaines et l'apparence de leur fonctionnement normal, notamment en ménageant le Sénat et en limitant le recours à des magistratures d'exception. empereur romain

Les empereurs romains

Théodose I fut le dernier empereur à diriger effectivement la totalité de l'Empire Romain. Ses successeurs furent ses fils Arcadius chargé de l'Orient, et Honorius chargé de l'Occident. Le tableau ci-dessus est simplifié :
- la plupart des usurpateurs n'y apparaissent pas, en particulier ceux de la période des « 30 tyrans », partie la plus noire de l'anarchie militaire, ainsi nommée en raison de la multiplication des empereurs (
tyrans) autoproclamés;
- les empereurs indiqués
César ne sont jamais devenus Auguste;
- quand plusieurs empereurs se sont partagés le gouvernement, il est indiqué seulement Orient ou Occident sans plus de détail; de plus, les partages n'ont pas toujours durés et certains empereurs, cantonnés à une région au départ, ont pu ensuite se retrouver à la tête de l'empire entier ( exemple : Constantin Ier, seul empereur de 324 à 335 ).

Moyen Mnémotechnique

Il existe un moyen mnémotechnique pour retenir la liste des 12 premiers empereurs romains (César inclus). Il consiste en une
phrase facile à retenir dont chaque syllabe est le début du nom d'un empereur : "Césautica, Claunégalo, Vivestido" (Cés | au | ti | ca | clau | né | gal | o | vi | ves | ti | do) Cés => César ; au => Auguste ; ti => Tibère ; ca => Caligula ; clau => Claude ; né => Néron ; gal => Galba ; o => Othon ; vi => Vitellius ; ves => Vespasien ; ti => Titus ; do => Domitien On peut étendre cette phrase à d'autres empereurs. Elle devient donc : "Césautica, Claunégalo, Vivestido, Netrajhadan, Marcosepca" (Cés|au|ti|ca|clau|né|gal|o|vi|ves|ti|do|ne|traj|had|an|mar|co|sep|ca)

Empereurs d'Orient

voir Liste des empereurs byzantins L'Empire romain d'Orient, que l'on nomme aussi Empire byzantin à partir du haut Moyen Âge, disparut en 1453 lors de la prise de Constantinople par les Turcs.

Empereurs d'Occident

L'Empire Romain d'Occident disparut en 476 lorsque son dernier empereur, Romulus Augustule, fut déposé par Odoacre.

Voir aussi


- Liste des empereurs romains d'Orient;
- Monarchie romaine;
- Rome antique.

Liens externes


- [http://www.empereurs-romains.net/ Empereurs romains.net, site extrêmement complet].
- [http://web.genealogie.free.fr/Les_dynasties/Antiquite/Rome_et_Constantinople/Empire_romain.htm La partie consacrée aux Empereurs Romains du site Web.Genealogie] Empereur romain Rome Catégorie:Rome antique ja:ローマ皇帝一覧 ko:로마 황제 연대표


Constantin Ier (empereur romain)

ja:コンスタンティヌス1世 Constantin, Caius Flavius Valerius Aurelius Constantinus, né à Naissus (aujourd'hui Niš en Serbie) en 272, proclamé empereur romain en 306 par les légions de Bretagne et mort en 337, est une figure prépondérante du .

Sa vie

Fils du César Constance Chlore et d'Hélène, fille du peuple, il rejoignit son père en Bretagne (Grande-Bretagne actuelle) quand celui-ci devint Auguste après l'abdication de Dioclétien et de Maximien Hercule, en 305. Peu après, à la mort de son père à York, le 25 juillet 306, les troupes le proclamèrent César. La troisième tétrarchie comprit ainsi deux Augustes, Galère et Sévère, et deux Césars, Maximin Daïa et Constantin. Quelques mois plus tard, comme Maxence, fils de Maximien, avait pris le contrôle de l'Italie et de l'Afrique du nord sous le titre d'Auguste, Constantin épousa la sœur de Maxence, Fausta, et prit lui aussi ce titre. En 310, après des campagnes victorieuses contre les Francs et les Alamans unis aux Bructères, aux Chamaves, aux Chérusques et aux Tubantes, il déjoua un complot de son beau-père, Maximien, qui fut contraint de se tuer. En 311, à la mort de Galère, régnaient quatre Augustes : Maximin Daïa, Constantin, Licinius et Maxence.

Bataille de Milvius

Le 28 octobre 312, il fut vainqueur de Maxence, en remportant la bataille du pont Milvius. Constantin a affirmé avoir vu dans le ciel un signe lumineux, identifié plus tard comme le chrisme, formé des deux lettres grecques Khi (X) et Rho (P), les initiales du mot Christ. Ce signe est depuis un emblème de la Chrétienté combattante, notamment dans l'Empire d'Orient. Certaines sources chrétiennes affirment qu'il s'est converti à ce moment-là. Il fut reçu comme un libérateur à Rome. En 313, il rencontra à Milan Licinius et conclut avec lui un accord de partage de l'Empire. Parmi les mesures prises en commun figurait un édit de tolérance religieuse, appelé habituellement édit de Milan. Les biens des chrétiens qui leur avaient été confisqués leur étaient rendus, leur culte était autorisé, ils n'étaient plus victimes de discriminations. L'édit de Milan ne constitue pas formellement une officialisation du culte chrétien, qui est mis à égalité avec les autres cultes. Après un premier conflit, assez mal connu, en 316, son beau-frère, Licinius, qui avait vaincu Maximin Daïa 313, perdit presque toutes les provinces d'Europe. En 315, Constantin prit le surnom de Grand. En 317, les empereurs désignèrent comme Césars les deux fils de Constantin, Crispus et Constantin, et le fils de Licinius, Licinius le Jeune. C'est vers cette date que Constantin transféra sa capitale à Sirmium, puis à Serdique. À partir de 320, Constantin entra de nouveau en conflit avec Licinius.

Réformes

Afin de favoriser les chrétiens, il abrogea les lois d'Auguste sur le célibat, imposa le repos dominical, autorisa l'affranchissement des esclaves par déclaration dans les églises (333), interdit (325) que l'on sépare les familles lors des ventes (retrouvant une disposition d'Hammourabi), autorisa l'Église à recevoir des legs et accorda le droit aux plaideurs de choisir entre le tribunal civil et la médiation de l'évêque. De plus, il promulgua des lois contre la prostitution des servantes d'auberges, contre les enlèvements, et sur l'humanisation des prisons (326). Enfin de nombreuses lois furent créées afin de lutter contre les relations extra-maritales, là encore pour renforcer le poids du mariage et des cérémonies religieuses chrétiennes autour de ce sacrement. Ainsi, en 329, une loi punit l'adultère d'une femme avec son esclave, en 331, une autre restreint le droit au divorce. En 336, une loi pénalisa la bâtardise. En 324, Licinius fut vaincu à Andrinople, puis à Chrysopolis et fit sa soumission à Nicomédée. Il fut peu après exécuté, ainsi que son fils. L'unité de l'Empire était rétablie. À partir de 324, Constantin transforma la cité grecque de Byzance en une « Nouvelle Rome », à laquelle il donna son nom : Constantinople. Il y installa la capitale, et l'inaugura en grande pompe après douze ans de travaux, en 330. Constantin vient donc de préparer sans le savoir deux premiers éléments de la chute de l'Empire Romain : la perte de l'unicité de référence en matière de règlement des conflits, et la création de ce qui va devenir la capitale du futur empire romain d'Orient, qui survivra mille ans à celui d'Occident et développera (ou conservera, selon les points de vue) une ligne distincte de celui d'Occident lors du schisme de 1054.

Son œuvre

Constantin institua une nouvelle monnaie d'or, le solidus dont la stabilité et l'abondance fut assurée aux confiscations qu'il fit des importants stocks d'or des temples païens. Le nom du solidus déformé en sou se maintint jusqu'à la Révolution française. Par contre, la dévaluation des monnaies d'argent et de bronze aggrava l'inflation et l'appauvrissement des couches modestes de la population. Voir Monnaie romaine Constantin entreprit la construction de nombreuses églises, entre autres la célèbre basilique constantinienne, ou basilique du Latran et l'« Église d'or » à Antioche. Voulant mettre fin à la querelle qui divisait les chrétiens à propos du rapport entre le Fils et le Père, il convoqua et présida un concile œcuménique le 20 mai 325 dans la ville de Nicée, en Bithynie. La conception inspirée par les thèses du prêtre Arius (subordination du Fils au Père) y fut condamnée. La plupart des 250 ou 300 évêques présents signèrent un « symbole » (= un accord) comportant le credo encore en usage aujourd'hui dans la plupart des Églises. Constantin se chargea d'appliquer les décisions du concile de Nicée en faisant chasser de leurs sièges les évêques « ariens » (on dit aussi « homéens » ; ceux qui ont accepté le credo sont appelés « orthodoxes », « nicéens » ou « homoousiens »). Mais, à la fin de sa vie, Constantin se rapprocha des ariens et c'est leur chef, Eusèbe de Nicomédie, qui organisa son baptême, sur son lit de mort. :NB : Il était courant, à l'époque, qu'on – les dirigeants et les militaires, en particulier – ne reçoive le baptême qu'au dernier moment de sa vie : cela donnait l'impression qu'on serait immanquablement sauvé, et cela laissait libre, aussi, pour accomplir entre-temps des actes peu conformes à la morale chrétienne, mais nécessaires à la fonction qu'on occupait. En 326, Constantin fit périr son fils ainé Crispus, puis son épouse Fausta. On ignore les raisons de ces exécutions, qui ne sont peut-être pas liées entre elles, mais on a évoqué un adultère ou une dénonciation calomnieuse de la part de Fausta. Il mena campagne contre les Goths, leur imposa la paix en 332, puis se porta contre les Sarmates du moyen Danube.

Sa mort

En 337, il venait de déclencher un conflit avec la Perse Sassanide de Sapor II et s'apprêtait à mener une expédition contre cet empire, quand il mourut subitement près de Nicomédie. Il est enterré dans l'église des Saints-Apôtres qu'il avait fait construire à Constantinople. Il est considéré comme saint par les orthodoxes et les catholiques, pour avoir fait du christianisme la religion officielle de l'Empire. Son neveu Julien l'Apostat empereur en 361 tentera d'effectuer un retour aux dieux traditionnels, mais qui ne durera pas après sa mort en 363. Contemporains :
- Saint Marcel I, (pape de 308 à 309)
- Saint Eusèbe, (pape de 309 à 310)
- Saint Miltiade, (pape de 311 à 314)
- Saint Sylvestre I, (pape de 314 à 335)
- Saint Marc, (pape de janvier à octobre 336)
- Saint Antoine, (251-356)
- Saint Pacôme, (v.287-347)
- Saint Athanase, (v.295-v.373)
- Saint Alexandre, patriarche d'Alexandrie de 313 à 326
- Arius, (v.256-336)
- Donat, évêque schismatique de Carthage (v.270-v.335), fondateur du donatisme
- Eusèbe de Nicomédie
- Eusèbe de Césarée, (v.265-v.340)
- Dioclétien, (Empereur romain de 284 à 305)
- Maximien Hercule, (Empereur romain de 286 à 305)
- Constance Chlore, son père, (Empereur romain de 305 à 306)
- Galère, (Empereur romain de 305 à 311)
- Sévère, (Empereur romain de 306 à 307)
- Maxence, (Empereur romain de 306 à 312)
- Maximin Daïa, (Empereur romain de 309 à 313)
- Licinius, (Empereur romain de 308 à 324)
- Sapor II = Châhpuhr II, roi sassanide de Perse (310-379)

Souda

La Souda, (en anglais Suda ou Suidas, en grec ancien Σοῦδα /Soúda ou Σουίδας / Souídas) est un lexique encyclopédique composé par un groupe d'érudits byzantins, à la fin du ou au début du . On a longtemps cru qu'il était l'œuvre d'un auteur unique appelé Souidas en raison d'une note de préface erronée, conjecture érudite d'Eustathe de Thessalonique. Le nom dérive étymologiquement du latin, et signifie « haie » ou « fossé ». La date approximative de composition de l'ouvrage ne peut se déduire que de son contenu : sous l'article « Adam », l'auteur du lexique donne une brève chronologie de l'histoire mondiale qui s'achève avec la mort de l'empereur Jean I Tzimiskès (975), tandis que dans l'article « Constantinople » sont mentionnés ses successeurs Basile II et Constantin VIII : la question est de savoir s'il ne s'agit pas d'une interpolation plus tardive que le texte original. L'ouvrage comporte un peu plus de 30 000 notices, classées selon le système anti-stichique, à la fois alphabétique et phonétique : les diphtongues sont classées après les voyelles simples (ainsi αι après ε, ω après ο). C'est une compilation de compilations, qui utilise des biographies, bibliographies et autres renseignements sur des écrivains païens et chrétiens, dont la plupart sont disparus de nos jours : les scholies sur Aristophane, Sophocle et Thucydide ont beaucoup servi. Les notices biographiques proviennent souvent, de l'aveu de l'auteur, de lOnomatologion ou du Pinax d'Hésychios de Milet () Parmi les autres sources abondamment utilisées figurent les Excerpta de Constantin Porphyrogénète, la Chronique de Georges le Moine, les biographies de Diogène Laërce, les travaux d'Athénée et de Philostrate. La Souda est en partie un dictionnaire qui explicite les formes grammaticales complexes, donne les définitions des mots rares, et en partie une encyclopédie commentant des personnes, des lieux ou des institutions. Mais en vertu même des sources qu'elle utilise, souvent bibliques ou antiques, elle ne fournit que peu de renseignements sur l'époque byzantine. C'était un ouvrage très populaire, et pour cette raison de nombreux manuscrits ou extraits en ont été conservés. Des auteurs plus tardifs comme Eustathe de Thessalonique, Zonaras, Constantin Lascaris ou encore Maxime le Grec en ont largement fait usage.

Liens externes

La Souda a fait l'objet d'une édition critique du savant danois Ada Adler (Leipzig, 1928-1938), dont une version en ligne est disponible :
- [http://www.stoa.org/sol/ La
Souda en ligne] (en anglais) Catégorie:Littérature grecque byzantine

Rome

Rome (en italien Roma) est le chef-lieu de la région du Latium et la capitale de l'Italie. Elle est située sur le Tibre, à 22 km de la mer Méditerranée. Elle est parfois appelée la ville aux sept collines (Aventin, Cælius, Capitole, Esquilin, Palatin, Quirinal et Viminal) ou la Ville éternelle. Rome est le siège de Pierre, une des capitales de la chrétienté. D'après la mythologie romaine, Rome doit son nom à son fondateur, Romulus. La date mythique de sa fondation est -753, point de départ du calendrier romain, comptant ab Urbe condita, « depuis la fondation de Rome ». Cette date est confirmée par l'archéologie et aujourd'hui les historiens considèrent qu'effectivement un synœcisme a eu lieu à cette date. La Rome antique n'a cessé d'inspirer.

Cité de Varennes-Jarcy

La cité de Varennes-Jarcy est une enclave extra-territoriale incluant la basilique Saint-Pierre, ainsi que d'autres bâtiments romains. Elle constitue l'État de la cité du Vatican. Le pèlerinage de Rome est, avec ceux de la Terre Sainte (Jérusalem en particulier) et de Compostelle, l'un des trois principaux pèlerinages chrétiens. On arrive à la ville par la via Francigena ; dans Rome, le pèlerinage inclut généralement les quatre basiliques majeures (Saint-Pierre, au Vatican, Saint-Paul-hors-les-Murs, Saint-Jean-de-Latran et Sainte-Marie-Majeure) et souvent trois autres basiliques mineures, constituant le "Tour des sept églises".

Monuments romains

Tour des sept églises Rome, par son histoire, est très riche en monuments, musées et points de vue. C'est ainsi la deuxième ville la plus visitée au monde après Paris, avec laquelle elle est d'ailleurs jumelée, avec environ 10 millions de visiteurs annuels. Voici quelques-uns des monuments et musées les plus connus :

Rome antique

Voir aussi Liste des monuments de la Rome antique
- l'arc de Constantin
- l'arc de Titus
- le Colisée
- le Forum romain et les Forums impériaux
- le Capitole et les musées capitolins
- les thermes : thermes de Caracalla, thermes de Dioclétien
- le Panthéon
- l'Ara Pacis Augustæ
- les catacombes
- le Circus Maximus
- les monuments et sites paléochrétiens

Rome médiévale


- le ghetto romain
- le tombeau d'Hadrien, devenu château Saint-Ange
- les églises : Saint-Barthélémy-en-l'île, Saint-Laurent-hors-les-murs

Rome renaissance et baroque


- les places : la piazza Navona, la piazza del Popolo, la piazza di Spagna
- les musées : palais Altemps, Galerie Borghèse, Galerie Doria-Pamphili, Galerie Barberini, palais Massimo alle Terme
- les églises : église Saint-Ignace, église du Gesù, basilique Saint-Jean du Latran, basilique Sainte-Marie-Majeure, église Saint-Louis-des-Français, église Saint-Nicolas-des Lorrains, église Saint-Yves-des-Bretons, église et abbaye de la Trinité-des-Monts, abbaye des trois fontaines, la chiesa nuova (Santa Maria in Vallicella)
- les fontaines : fontaine de Trevi, fontaine des Fleuves
- le palais Farnèse, ambassade de France
- la villa Médicis, siège de l'Académie de France à Rome
- la villa Bonaparte
- le Palazzo Chigi, siège du Gouvernement italien

Rome contemporaine

Palazzo Chigi
- le monument à Victor-Emmanuel II, plus connu sous le nom de « machine à écrire »
- le palais Montecitorio, siège du Parlement italien
- le palais de justice sur la place Cavour

Transports et économie

Rome est desservie par des lignes de bus et un métro depuis 1955
Les trains arrivent dans la gare centrale Termini
L'accès aérien se fait par l'aéroport de Fiumicino
et par l'aéroport de Ciampino

Personnages célèbres

À Rome sont nés :
- Elio Petri (1929 - 1982), réalisateur et scénariste À Rome sont décédés :
- Renato Castellani (1913 - 1985), réalisateur
- Pietro Germi (1914 - 1974), acteur, scénariste, réalisateur et producteur
- Elio Petri (1929 - 1982), réalisateur et scénariste

Voir aussi

Liens internes


- Rome antique
- Chronologie de Rome
- Villes d'Italie
- Liste des monuments de la Rome antique
- Jeux Olympiques d'été de 1960

Liens externes


- [http://www.compart-multimedia.com/virtuale/fr/rome/rome.htm Rome la ville eternelle] : Virtual panoramas and photo gallery (ita/ing/fr)
- [http://www.comune.roma.it/ Site officiel de Rome]
- [http://www.wikitravel.org/fr/article/Rome Rome sur Wikitravel] Jeux Olympiques d'été de 1960
-
als:Rom ja:ローマ ko:로마 simple:Rome

Perses

Apparus en Perse en même temps que les Mèdes vers l'an mil avant notre ère, les Perses sont également un peuple indo-européen. Ils sont cités dès le VII siècle avant J.-C. par Hérodote. Les Perses fonderont dans l'Histoire deux empires importants : :du VI au IV avant notre ère, sous les Achéménides. :du III au , sous les Sassanides.

Liens

[http://www.memo.fr/article.asp?ID=ANT_PER_001 Une terre de migrations]
[http://www.memo.fr/article.asp?ID=ANT_PER_003 Les Achéménides]
[http://www.memo.fr/article.asp?ID=MOY_SAS_004 Les Sassanides] catégorie:peuple indo-aryen catégorie:peuple d'Asie

673

Catégorie:673
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Années 650 | Années 660 | Années 670 | Années 680 | Années 690
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---- Cette page concerne l'année 673 du calendrier julien.

Événements


- Début du règne de Thierry III, roi des Francs (fin en 690).
  - A la mort de Clotaire III, Ebroïn, qui craint l’intervention des Grands, fait monter sur le trône de Neustrie Thierry III, troisième fils de Clovis II et Bathilde, et contraint cette dernière à se retirer dans un couvent. Childéric II, désigné par les Grands, envahit la Neustrie. Ebroïn sera vaincu et interné à Luxeuil par Childéric et une coalition dirigée par Wulfoald et Léger. Childéric devient seul roi des Francs. L’autorité des Grands prend un caractère héréditaire. La mairie du palais est supprimée en Neustrie et en Bourgogne.
- Concile de Saint Jean de Losne, dernier concile mérovingien (673-675) : le clergé doit vivre selon les règles ecclésiastiques, ne pas porter d’armes, ne pas chasser, deux évêques ne peuvent avoir le même diocèse, l’évêque ne peut nommer son successeur.
- Concile Saint Pierre de Granon en Aquitaine, présidé par le duc Loup.
- Ermenomaris, dernier évêque de Périgueux (673-675) avant le X° siècle.
- Beto, dernier évêque de Cahors (673-675) avant le IX° siècle.
- On ne connaît plus d’évêque à Bordeaux de 673-675 à 814.
- La flotte du calife de Bagdad assiège la ville de Constantinople, mais doit se replier devant la résistance byzantine.
- Tenmu, empereur du Japon (673-686). Il est selon la tradition le grand réorganisateur de l’Etat selon le modèle chinois.

Naissances


-

Décès


- Yan Liben (Yen-Li Pen), peintre chinois de la dynastie Tang. ko:673년

Calife

Le mot calife (prononcé RRalif en arabe/perse) est une romanisation de l'arabe khalîfa (xalīfa(t), خَلِيفَة, ), littéralement « successeur (du prophète) », terme dérivé du verbe khalafa (xalafa, خَلَفَ) signifiant « succéder ». Le porteur du titre garde l'unité de l'Islâm et tout musulman lui doit obéissance : c'est le dirigeant de loumma. L'autorité d'un calife s'étends sur un Califat. À la mort de Mahomet en 632, l'Islâm est désuni : le premier calife sera Abou Bakr (ou Abubéker) qui poursuit la conquête de la péninsule arabique. À sa mort en 634, son premier ministre Omar (ou Umar) lui succède. Celui-ci conquiert la Palestine, la Mésopotamie, l'Égypte et la Perse ; en 644, il est poignardé par « abou loualouaa al-majoussi » un ancien esclave. Avant de mourir, il désigne un comité de six personnes qui devront choisir parmi eux le troisième calife. Ce sera Uthman (644-656). Le quatrième calife est Ali (656-661). Ensuite viendront les dynasties des Omeyyades qui choisiront Damas comme capitale puis des Abbassides qui portent leur siège à Bagdad. Ceux-ci verront leur autorité contestée et la proclamation de califes concurrents (Fatimides au Caire, Omeyyades à Cordoue) si ben que vers l'an 1000, le monde musulman est divisé en trois califats indépendants.

Articles connexes


- Califat ;
- Islam ; Catégorie:Vocabulaire de l'islam Catégorie:Islam catégorie:Titre


1204

ko:1204년 Catégorie:1204
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Années 1180 | Années 1190 | Années 1200 | Années 1210 | Années 1220
1199 | 1200 | 1201 | 1202 | 1203 | 1204 | 1205 | 1206 | 1207 | 1208 | 1209
---- Cette page concerne l'année 1204 du calendrier julien.

Événements

Asie


- Temüjin vainc l’Ong-khan des Kereit Toghril et son fils Nilka-Sengum. La tribu des Kereit est intégrée aux tribus mongoles.
- Automne : Temüjin marche contre les Naïmans chez qui se sont réfugiés ses adversaires (Tayang, chef du clan des Djadjirat, Djamuka et le Merkit Toktoa-beki). Il les vainc dans l’Altaï.
- Les Ghurides s'emparent de Nadya, la capitale de la dynastie Sena au Bengale.

Proche-Orient


- Conflit entre les Ghurides et le Chah du Khârezm pour la possession de Harat.
- Le détournement de la quatrième croisade sur Constantinople prive les Francs de Terre Sainte des renforts qui leur aurait permis de tenter une nouvelle opération contre Jérusalem. Ils sont contraint de demander à al-Adel le renouvellement de la trêve pour six ans.
- Rétrocession de Jaffa par les musulmans.

Europe


- La ville d'Amsterdam est fondée en Hollande.
- Pierre II d'Aragon convoque à Carcassonne une première conférence contradictoire entre catholiques et hérétiques et une deuxième entre catholiques et vaudois.

France


- 6 mars : Prise de Château-Gaillard par Philippe Auguste. En juin, c'est la ville de Rouen qui tombe aux mains du roi de France. La Normandie entre dans le giron de la monarchie française.
- L'Angleterre perd la Normandie annexée par Philippe Auguste.
- Philippe Auguste octroie des chartes, établissements et privilèges à la Normandie conquise.
- Les travaux de construction du Mont-Saint-Michel commencent.
- Pierre II d'Aragon épouse Marie de Montpellier. Il se reconnaît vassal du pape. Montpellier passe à la maison d’Aragon (fin en 1349).
- Fondation de l'abbaye Port-Royal-des-Champs.

Empire Byzantin


- Mars : Partitio Romanie. Un traité conclu entre le doge Enrico Dandolo et les croisés décide par avance le partage de l’Empire byzantin.
- Règne et décès de Alexis IV Ange, empereur byzantin.
- 13 avril-15 avril : Sac de Constantinople par la quatrième croisade. L'empire byzantin est partagé : un quart pour le nouvel empereur, trois quarts pour Venise et les chevaliers.
- 23 juin : Isaac II Ange à nouveau renversé, les Croisés prennent Constantinople et la mettent à sac. Démembrement de l'Empire :
  - Fondation de l'empire latin d'Orient. Baudoin Ier, empereur.
  - La Morée française.
  - Le duché d'Athènes à Otton de la Roche
  - Le royaume de Thessalonique à Boniface de Montferrat
  - L'Ionie à Venise
  - Le despotat d'Épire à Michel-Ange Comnène
  - L'Empire grec de Trébizonde à Alexis Comnène.
- Début du règne de Théodore Lascaris, empereur grec de Nicée (Bithynie, Lydie, Phrygie, Archipel (fin en 1222).
- Venise fonde un empire maritime en Crète, Messénie, mer Noire et s'empare de l'île de Samothrace.
- La mer Noire est ouverte au commerce occidental.
- Constantinople, pillé et brûlée, est désertée par sa population qui ne reviendra qu’en 1261.

Balkans


- Kalojan de Bulgarie reçoit sa couronne d’un légat d’Innocent III. La Bulgarie reconnaît la suprématie romaine.

Russie


- Déclin de Kiev après le sac de Constantinople par les croisés. Migration d’une partie des habitants de Kiev vers le nord. Novgorod, ainsi renforcée, devient une principauté au commerce florissant tourné vers la mer Baltique, siège au XIIIe siècle d’un grand comptoir de la ligue hanséatique.

Naissances en 1204


- Cimabue, peintre toscan

Décès en 1204


- Aliénor d'Aquitaine, reine de France puis d'Angleterre
- Isaac II et Alexis IV, empereurs byzantins associés.
- Maïmonide, philosophe et médecin juif, au Caire .

Empire latin de Constantinople

thumb L'empire latin de Constantinople a été instauré suite à la quatrième croisade en 1204 et dure jusqu'en 1261.

Détournement de la croisade

En 1202, le pape Innocent III lance la quatrième croisade. Les Vénitiens imposent aux croisés pour les transporter des conditions fort dures : 85 000 marc d’or et la moitié du butin. Au printemps, la croisade, abandonné par les Bourguignons et les Provençaux embarqués à Marseille, compte le tiers des effectifs prévus et verse seulement 50 000 marcs aux Vénitiens. Un moratoire est accordé à condition que les croisés aident Venise à reprendre le port Dalmate de Zara au roi de Hongrie. La prise de cette ville chrétienne (novembre 1202) suscite des protestations dans l’armée. Le pape excommunie Vénitiens et croisés, mais lève aussitôt la peine pour ces derniers. Pendant l’hivernage, le jeune Alexis Ange arrive à Zara et demande aux croisés de rétablir sur le trône impérial son père Isaac II, renversé par Alexis III Ange en 1195. En échange de cet aide, il promet des versements élevés, la contribution des Byzantins à la croisade et l’union des Églises. Malgré l’opposition d’une partie de l’armée et du légat papal, le projet est adopté. Au printemps suivant, la croisade prend Corfou puis met le siège devant Constantinople (24 juin). Le 17 juillet, un premier assaut de la capitale provoque la fuite d’Alexis III. Isaac II, rétabli, doit associer son fils Alexis au pouvoir. Incapable de tenir les promesses faites aux croisés, dont l’impatience augmente, tandis que la population grecque leur est de plus en plus hostile, ils sont renversés par une émeute populaire qui porte au pouvoir Alexis V Doukas, antilatin convaincu. En mars 1204, un traité conclu entre le doge de Venise Enrico Dandolo et les croisés décide par avance le partage de l’Empire byzantin (Partitio Romanie). Constantinople est prise et livrée au pillage (12-13 avril). La population grecque est massacrée, les églises et les monastères profanés. Le pape Innocent III accepte d’abord le fait accompli, justifié par les promesses d’union des Églises et l’aide de l’Empire Latin à Jérusalem. Puis il parle du détournement de la croisade et en accuse les Vénitiens. La prise de Constantinople par les croisés sonne le glas de la puissance byzantine et porte un préjudice considérable à la civilisation européenne, ouvrant la porte à la conquête ottomane. La ville, pillée et brûlée, est désertée par sa population qui ne reviendra qu’en 1261.

L'empire latin

Baudouin I est élu empereur. La partitio, reprend les termes du traité de 1202 sur le partage pour moitié entre les croisés et les Vénitiens des conquêtes effectuées. Les croisés doivent concéder à Venise « un quart et demi » des terres byzantines, les trois cinquièmes de la ville, le patriarcat et de nouveaux privilèges commerciaux, les ports de Coron et Modon, Crète, Nègrepont, etc. L’empereur latin obtient le quart des terres (Constantinople, la Thrace et le nord-ouest de l’Asie Mineure). Les seigneurs latins se répandent en Thessalie et en Grèce. Boniface de Montferrat jette les bases du futur royaume de Thessalonique et le Champenois Villehardouin entame la conquête du Péloponnèse. Alexis III est emprisonné par son gendre Théodore I Lascaris qui se fait reconnaître empereur à Nicée. Il échoue dans ses efforts militaires et diplomatiques pour reprendre Constantinople, mais maintient vivante dans sa capitale la tradition impériale byzantine. Alexis I Comnène le Grand fonde l’empire de Trébizonde (fin en 1461). En 1205, les Grecs se révoltent à Constantinople avec l'aide des Bulgares. Le tsar de Bulgarie Jean II Asen bat et fait prisonnier Baudouin I à Andrinople et prend la Thrace. Baudouin meurt en captivité. Henri de Flandre et de Hainaut devient empereur latin (1206-1216). Michel I Ange Comnène fonde le despotat d'Épire (1205-1318). Le royaume de Thessalonique (1205-1223), le duché d'Athènes donné aux La Roche (1205-1388) et la principauté d'Achaïe (1205-1278) sont créés au profit des croisés. En 1206 est fondée la principauté de Morée, qui échoit à Guillaume de Champlite, un des chef de la quatrième croisade. Il a l’habilité d’épargner la noblesse locale et de s’assurer l’alliance vénitienne. Henri de Hainaut est victorieux des Bulgares et des Byzantins à Philippopoli en 1208. Henri entreprend des conquêtes en Bithynie et en Mysie aux dépends des Grecs de Nicée. Habile diplomate, il réussit à s’entendre avec le clergé orthodoxe et s’attirer ainsi la sympathie de la population locale. Yolande de Hainaut (1217-1219) et son époux Pierre de Courtenay (1216-1217), puis Robert de Courtenay (1221) se succèdent à la tête de l’Empire. En 1228, Baudouin II de Courtenay, âgé de 11 ans, règne sous la tutelle de Jean de Brienne. En 1235, Jean III, empereur de Nicée, allié aux Bulgares de Jean III Asen, assiège sans succès Constantinople défendue par Jean de Brienne avec l’appui d’une escadre vénitienne, mais réussit à reconquérir la Thrace et la Macédoine. Guillaume de Villehardouin, prince de Morée, qui rêve de conquérir toute la Grèce, est