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---- Cette page concerne l'année -367 du calendrier julien proleptique.

Événements

Monde grec


- Denys le Jeune succède à Denys l'Ancien à Syracuse (fin en 344 av. J.-C.)
  - Denys le Jeune, fils de Denys l’Ancien et de son épouse locrienne Doris hérite de la tyrannie à la mort de son père. Il obtient la bienveillance de l’assemblée de Syracuse. Dion, frère d’Aristomachè, l’épouse syracusaine de Denys l’Ancien, et époux d’Arétè, sœur de Denys le Jeune, pense pouvoir exercer une véritable tutelle sur son beau-frère. Il le persuade de faire revenir Platon à Syracuse. Le philosophe accepte, espérant pouvoir mettre ses théories politiques en pratique.
  - Denys intercepte un message que Dion aurait envoyé aux Carthaginois, leur demandant de ne pas conclure de paix sans qu’il ne participe aux négociations. Dion est exilé en Grèce. Platon, qui comprend qu’il ne pourra pas conduire ses reformes, obtient de Denys de rentrer à Athènes.
  - De 367 à 357 av. J.-C., Denys, sur les conseil de l’historien Philistos revenu d’exil, exerce une politique extérieure avisée : paix de statu quo avec Carthage, guerre contre les Lucaniens pour protéger les cités italiotes, alliance étroite avec Tarente gouvernée par le philosophe pythagoricien Archytas, expansion en Adriatique (fondation de deux colonies en Apulie).
- Appauvrissement et dépeuplement de la Sicile. Denys le Jeune ne suit pas les conseil de Platon qui lui suggère de faire appel à des colons venus de Grèce pour « refonder » les cités de l’île.
- Épaminondas fait campagne contre la Ligue achéenne. Les oligarques modérés qui gouvernent les villes achéennes se rallient à Épaminondas, mais les autorités de Thèbes soutiennent leurs opposants démocrates dans la guerre civile qui s’ensuit. Les oligarques triomphent et s’allient avec Sparte.
- Échec d’un projet de paix commune favorable à Thèbes (367–366 av. J.-C.) : l’envoyé du roi de Perse à Sparte, Philiscos, qui tente d’imposer un renouvellement de la paix de 371 av. J.-C. se heurte au refus de Thèbes. Il laisse à Sparte 2000 mercenaires, dont la solde était payée par le satrape Ariobarzanès. Le Grand Roi soupçonnant Ariobarzanès de préparer une révolte, cette aide provoque sa méfiance à l’égard de Sparte. Les Thébains envoient alors Pélopidas à Suse, où se tient un congrès des ambassadeurs des cités grecques. Les conditions dictés par Artaxerxès II (autonomie de Messène et mise à sec de la flotte d’Athènes), sont favorable aux Thébains. Les cités grecques refusent de prêter serment.
- Ligue des Étoliens.
- Alexandre de Phères, en lutte contre Thèbes, voit son influence se réduire à sa capitale et à la Thessalie méridionale.
- Fin de séjour à Thèbes en tant qu'otage du futur Philippe II de Macédoine.
- Athènes lève le bannissement de Xénophon qui revient dans la capitale attique.

Monde romain


- Le territoire de Rome s’étend sur 1900 Km².
- À Rome, consulat de Tribuns consulaires: C. Licinius and L. Sextius.
- Nouvelle invasion gauloise stoppée devant Rome.
- Lois Liciniennes-sextiennes à Rome : les deux tribuns de la plèbe, C. Licinius Stolo et L. Sextius Lateranus auraient fait accepter, après une violente campagne, une loi sur les dettes, une loi agraire (accès de la plèbe à l’ager publicus ou plutôt loi sur les modalités juridiques de l’appropriation du sol et le cadastre) et des lois constitutionnelles rétablissant le consulat et l’ouvrant aux plébéiens. Les deux consuls sont les chefs de l’exécutif et de l’armée pendant un an. Mais ils sont entourés d’autres magistrats recrutés parmi le patriciat : les censeurs et les questeurs, déjà en fonction depuis le Ve siècle et, apparus en 367–366 av. J.-C., les édiles curules (ravitaillement, police et hygiène de la cité) et le préteur (pouvoir judiciaire).
- Les lois Liciniennes interdisent de posséder plus de cinq cent arpents de terres domaniales et prescrivent la distribution des terres devenues disponibles aux citoyens pauvres à raison de sept arpents par tête. Elles règlent la question des dettes : les débiteurs reçoivent l’autorisation de se libérer en trois années, les intérêts déjà payés venant en déduction du capital exigible.
- Le casque de Canossa, retrouvé dans les Pouilles, prouve la présence celte en Italie du sud entre 367 et 349 av. J.-C.

Moyen-Orient


- Soulèvement des satrapes d'Asie mineure contre Artaxerxès II.

Art & culture


- Denys l’Ancien obtient le premier prix à Athènes pour sa tragédie, La Rançon d’Hector (la ville souhaitait obtenir son alliance). Selon certains, le tyran célèbre son succès par des libations si importantes qu’il en meurt.
- Deuxième voyage de Platon à Syracuse.
- Aristote devient disciple de Platon (367–347 av. J.-C.)

Naissances en -367


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Décès en -367


- Denys l'Ancien, tyran de Syracuse.
- Gorgias, philosophe.

Catégorie:367

Article principal : 367 Catégorie:Chronologie du IVe siècle

Années 380

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Événements


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Personnages significatifs


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Inventions, Découvertes, Introductions



Années 370

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Événements


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Personnages significatifs


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Inventions, Découvertes, Introductions


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Années 350

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Événements


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Personnages significatifs


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Inventions, Découvertes, Introductions


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372

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---- Cette page concerne l'année 372 du calendrier julien.

Événements


- Fondation d'une académie confucéenne pour former les fonctionnaires du royaume de Koguryŏ en Corée (voir Structures éducatives des Trois Royaumes).
- Adoption du bouddhisme comme religion officielle du royaume de Koguryŏ.
- Valentinien vainc les Quades et les Sarmates et construit un limes contre les Alamans aux Champs Décumates.
- Valentinien écrase les Maures en Afrique (372-374).
- Augustin adhère au manichéisme (342-373).
- Saint Martin, évêque de Tours (372-397). Il fonde l’abbaye de Marmoutier et organise l’évangélisation des campagnes.
- Grégoire de Naziance, nommé par son ami Basile évêque de Sasimes n’occupera pas le siège.

Naissances

Décès


- Saint Hilarion à Chypre, initiateur de l’érémitisme en Palestine et en Syrie. ko:372년

371

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---- Cette page concerne l'année 371 du calendrier julien.

Événements


- L'empire des Ostrogoths est au mains des Huns.
- Les villes fortes du Danube, Sirmium au premier plan, contribuent à arrêter une invasion des Quades.
- Le poète latin Ausone évoque un voyage sur le Rhin et la Moselle dans son œuvre La Mosselle.
- Saint Martin est élu évêque de Tours.

Naissances


- Valentinien II, empereur romain associé.

Décès


- als:371 ko:371년

369

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---- Cette page concerne l'année 369 du calendrier julien.

Événements


- L'évêque goth Wulfila (ou Ulfilas) compose un alphabet gotique à partir des lettres grecques et latines ainsi que de quelques runes germaniques.
- Sapor II, le roi des Perses, occupe le royaume pro-romain d'Arménie.
- Valens force le roi wisigoth Athanaric à accepter un traité qui lui est peu favorable sur la frontière du Danube.
- En Corée, le royaume Paekche s'empare de la commanderie chinoise de Daifang.
- Création supposée en Corée de l’Etat japonais de Mimana. C’est une base militaire d’où ils auraient administré la ligue de Silla avant d’être chassé par les Coréens. A cette époque aurait été fabriquée une épée à sept branches déposée au sanctuaire d’Isonokami.

Naissances


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Décès


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366

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---- Cette page concerne l'année 366 du calendrier julien.

Événements


- Construction du premier temple rupestre bouddhique à Dunhuang (Touen-Houang) en Chine. Ils se multiplieront du V au , pour donner naissance au grand ensemble dit « des mille grottes ».
- Les Alamans défont les troupes impériales à Besançon et dévastent le pays. Jovin, maître de la cavalerie, les écrase à Châlons-sur-Marne.
- Début du pontificat du pape saint Damase I. >384
- Début du pontificat de l'antipape Ursin. >367
- L’Eglise Arménienne apostolique (dite grégorienne), qui relevait à l’origine de l’archevêque de Césarée, proclame son autocéphalie.
- Table de Peutinger, carte routière du monde romain établie entre 335 et 366.

Naissances


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Décès en 366


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365

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---- Cette page concerne l'année 365 du calendrier julien.

Événements


- Les Alamans passent le Rhin gelé et atteignent Châlons-sur-Marne.
- Valentinien accourt en Gaule, où il restera dix ans. En 365, il rejette les Alamans en Germanie.
- Les Alamans envahissent la Rhétie. Quades et Sarmates se jettent sur la Pannonie et la Mésie inférieure, refoulent les troupes romaines de couverture et menacent un instant Sirmium. Valentinien Ier, accouru de Gaule, repousse les uns et les autres.
- Valens triomphe de la tentative d’usurpation de Procope à Constantinople (365-366). Procope est exécuté.
- 21 juillet : Violent raz de marée sur les côtes de la Méditerranée orientale.

Naissances


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Décès en 365


- Félix II, antipape.
- Le patriarche du sanhédrin Hillel II (330-335). Il renonca à fixer les fêtes et promulgua un calendrier fixe, ce qui marque la fin de toute autorité centrale chez les Juifs. ko:365년

364

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---- Cette page concerne l'année 364 du calendrier julien.

Événements


- Mort de Jovien à Tyane, en Asie Mineure le 17 février (assassiné?). Les officiers supérieurs, réunis en conseil, offrent l’empire au préfet du prétoire Salluste, un ami intime de Julien, qui refuse. Le choix se porte finalement sur Valentinien, un Pannonien qui est proclamé par ses troupes. Il s’associe avec son frère Valens.
- Début du règne de Valens en Orient, empereur romain associé >378
- Début du règne de Valentinien I en Occident, empereur romain associé >375
- Valentinien s’installe à Paris. Il crée la charge de défenseur de la plèbe. Son règne assure à l’empire quelques années de sécurité relatives.
- Valentinien Ier, orthodoxe, se montre tolérant en matière religieuse.
- Valens (arien) déclenche la première persécution antipaïenne.
- Le chef-lieu de la province romaine des Alpes-Maritimes est transféré à Embrun, le déclin de Cimiez commence.

Naissances


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Décès en 364


- Jovien, empereur romain. als:364 ko:364년

363

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---- Cette page concerne l'année 363 du calendrier julien.

Événements


- Les Huns sont sur les bords de la Caspienne.
- Rétablissement de la liberté des cultes par Julien l'Apostat. Il supprime les privilèges de l’Eglise chrétienne, lui interdit de recevoir des legs, enlève aux évêques leur droit de juridiction, ferme aux chrétiens l’enseignement des belles-lettres et l’accès des fonctions publiques. Le paganisme reprend son caractère de religion officielle, sous la forme du culte solaire. Julien rouvre les temples païens, permet aux païens de revendiquer les biens que Constantin et Constance leur ont enlevés au profit des chrétiens. Il constitue un clergé officiel, avec un pontife par province chargé d’en assurer la direction. La persécution garde cependant une forme exclusivement morale.
- L'empereur Julien envahit la Perse et défait les Perses devant les murs de leur capitale, Ctésiphon.
- Chahpuhr II repousse l’expédition de l’empereur romain Julien l'Apostat qui trouve la mort le long de l’Euphrate (26 juin).
- Après la retraite des armées romaines et la mort de Julien, Jovien conclut un traité de paix à l'avantage de Sapor II. La Perse obtient les cinq satrapies transtigranes, une partie de la Mésopotamie et la suzeraineté sur l’Arménie.
- Début du règne de Jovien, empereur romain >364
  - Le chef des gardes Jovien est proclamé par les légions d’Illyrie à la mort de Julien l'Apostat. Il annule les décrets de Julien contre les chrétiens.
- Jovin de Reims est proclamé par ses légions en Gaule. Il refuse la pourpre.
- Concile de Laodicée : le culte des anges est condamné comme idolâtrie.
- Pétra est détruite par un tremblement de terre.

Naissances


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Décès


- Julien, l'Apostat, empereur romain.
- Martyre de sainte Libère à Grand (Vosges). ko:363년

Calendrier julien proleptique

Julien proleptique Le calendrier julien proleptique est produit en prolongeant le calendrier julien aux dates précédant son introduction officielle en 45 av. J.-C. En utilisant le système de numération romaine, qui n'inclut pas zéro, il est traditionnel pour représenter les années précédant 1 en tant que « 1 av. J.-C. », etc. Dans ce système, 1 av. J.-C. serait une année bissextile, bien que les années bissextiles réellement utilisées entre 46 av. J.-C. et 4 fussent erratiques (voir l'article sur le calendrier julien pour plus de détails). En utilisant un système de numération qui inclut zéro, il est plus commode d'inclure une année zéro et de représenter les années antérieures en tant que négatif. C'est la convention utilisée dans le calendrier julien astronomique. Dans ce système l'année 0, équivalent à 1 av. J.-C., est une année bissextile. De même, le calendrier grégorien proleptique est employé pour indiquer les dates avant son introduction officielle en 1582. Puisque le calendrier julien était utilisé avant cette date, on doit explicitement déclarer qu'une date est donnée selon le calendrier grégorien proleptique quand cela est employé.

Denys l'Ancien

Denys l'Ancien (en grec Διονύσιος / Dionýsios), né en 405 av. J.-C. et mort en 367 av. J.-C., est un tyran de la colonie grecque de Syracuse.

Prise de pouvoir

En 406, les Carthaginois, sous le commandement d'Hannibal et d'Himilcon, tentent de s'emparer de l'intégralité de la Sicile et s'emparent notamment d'Agrigente, désertée par ses défenseurs. Un jeune Sicilien de 25 ans, Denys, profite alors de l'indignation générale pour se faire connaître. Timée de Tauroménion le décrit comme grand, blonc et couvert de taches de rousseur (FrGrHist 566, F29). Pour certains auteurs, il est issu de bonne famille, selon d'autres, il est de basse extraction — lieu commun de la littérature contre les tyrans. La première hypothèse paraît donc plus vraisemblable, d'autant plus que Denys a été un familier du stratège Hermocrate et que, selon Cicéron (Tusculanes, V, 22, 63), il a reçu une très bonne éducation. À l'assemblée syracusaine, Denys réclame la condamnation immédiate et sans procès des généraux responsables de la chute d'Agrigente. La proposition étant illégale, il est mis à l'amende, amende aussitôt payée par l'un de ses riches amis, Philistos. Denys peut donc garder la parole. Il entraîne la conviction du peuple : les stratèges sont destitués et un nouveau collège est nommé à leur place, parmi lesquels figure Denys (Diodore de Sicile, XIII, 91). Aussitôt, il fait rappeler les citoyens bannis lors du coup de force d'Hermocrate. Envoyé à Géla pour stopper l'avance carthaginoise, il fait alliance avec le lacédémonien Deixippos, commandant une garnison à proximité. Il se rend également populaire en saisissant et en revendant les biens des riches. L'argent collecté lui permet d'augmenter la solde de ses soldats. Rentré à Syracuse, il obtient de l'assemblée la destitution de ses collègues et se fait nommer stratêgos autokratôr : stratège unique, doté des pleins pouvoirs. Cependant, le peuple lui refuse une garde personnelle, jugée tyrannique. Denys met alors en scène un faux attentat contre sa personne, à l'instar du tyran athénien Pisistrate. Ses troupes lui accordent alors 600 gardes du corps, chiffre bientôt porté à 1000. Il renforce également sa position en épousant la fille d'Hermocrate.

Consolidation de la tyrannie

Sa lutte contre les Carthaginois n'est pas aisée : au printemps 405, il échoue à protéger Géla et Camarine, deux cités voisines, et doit donner l'ordre d'évacuer. En somme, il ne fait guère mieux que les stratèges qu'il avait fait destituer au départ. De riches Syracusains en profitent pour tenter de le renverser. Une première tentative échoue à cause des gardes du corps de Denys. Les conjurés se rabattent sur sa maison syracusaine, qu'ils pillent, et sur sa femme, qu'ils maltraitent à mort. Cependant, Denys parvient à faire échouer la conspiration, dont les chefs parviennent tout juste à s'enfuir dans la forteresse d'Etna. Profitant d'une épidémie de peste dans les rangs des Carthaginois, il conclut avec ces dernier une première trêve, par laquelle il leur laisse la partie occidentale de l'île. En outre, Messine, Catane, Naxos et les Sikèles doivent être « autonomes », c'est-à-dire hors de l'hégémonie de Syracuse. Cependant, le traité conforte la domination de Denys sur Syracuse. Il en profite pour fortifier l'île d'Ortygie, au large de Syracuse, où il bâtit un palais fortifié pour lui-même. Il entoure également Syracuse d'une enceinte. Il encourage la production d'armes et en renforce son armée. C'est à ce moment, selon Diodore de Sicile (XIV, 42, 1) qu'est inventée à la catapulte. Il se constitue également une clientèle en distribuant par lots les terres confisquées à ses ennemis. Mercenaires et esclaves (peut-être des paysans dépendants comparables aux Hilotes spartiates) deviennent ainsi de nouveaux citoyens (neapolitai). Ainsi renforcé, il décide de restaurer l'hégémonie syracusaine et met le siège devant la cité sikèle d'Herbessos. Cependant, les Syracusains se soulèvent et s'allient aux conjurés réfugiés par Etna. Denys doit promettre son départ pour temporiser : il en profite pour recruter des mercenaires campaniens, grâce auxquels il mate la rébellion. Il récupère par trahison les cités de Naxos et Catane, dont les habitants sont réduits en esclavage. Leontinoi se rend et ses habitants sont déportés à Syracuse, où ils reçoivent ensuite la citoyenneté. En 399, Messine et Rhégion se décident à prendre les armes contre Denys, sans succès. Le tyran tente alors de se concilier Rhégion par voie matrimoniale, mais son offre essuie un échec. Denys épouse alors une jeune aristocrate de Locres, ce qui isole encore davantage Rhégion, puis une aristocrate syracusaine.

Deuxième guerre contre Carthage

Denys reprend alors son combat avec Carthage. Sa première action est de faire saisir les biens des Carthaginois présents à Syracuse et les bateaux carthaginois mouillant dans le port. Il est imité par les autres cités siciliennes, ce qui lui permet de se faire passer pour le champion du panhellénisme. Au printemps 397, il s'empare de la place forte de Motyè, principale base militaire carthaginoise. La ville est rasée et pillée, et les Grecs ayant combattu avec les Carthaginois sont crucifiés. Cependant, les Carthaginois ont le temps de lancer une contre-attaque. Le général Himilcon, à la tête de renforts, prend pied en Sicile à Panormos. Sa flotte prend ensuite Messine, qui est entièrement rasée. Denys est finalement vaincu au large du cap Tauroménion par Himilcon. Ce dernier commence alors le siège de Syracuse, mais une nouvelle épidémie affaiblit ses troupes, permettant à Denys de reprendre l'initiative : les Carthaginois sont alors repoussés, permettant au tyran d'augmenter son influence jusqu'aux îles de l'Adriatique et à la côte italienne. La guerre contre Carthage reprend entre 383 et 378, puis en 368, sans changement significatif des territoires. Denys meurt en 367, dit-on, suite à un excès de boisson, en fêtant son premier prix au concours de tragédie à Athènes. Denys le Jeune, son fils, lui succède à la tête de la cité. Il est à l'origine de l'expression actuelle de l'« épée de Damoclès ».

Sources

Les sources de sa biographie viennent essentiellement de Diodore de Sicile. Platon ne le cite pas nommément mais il est probable qu'il parle de lui dans son Gorgias, sa République et sa Politique lorsqu'il évoque le Tyran.

Bibliographie


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- Claude Mossé, La tyrannie dans la Grèce antique, PUF, coll. « Quadrige », 2004. Catégorie:Histoire de Sicile Catégorie:Personnage de la Grèce antique Denys 1 Denys 1

Syracuse

ko:시라쿠사 ja:シラクサ nb:Siracusa Catégorie:Sicile Catégorie:Rome antique Catégorie:Ville de Sicile Catégorie:Patrimoine mondial en Italie Catégorie:Site archéologique Catégorie:Site archéologique Syracuse (Siracusa en Italien) est une ville italienne située sur la côte, au Sud-Est de la Sicile. Elle fut fondée au par des colons grecs venant de Corinthe. Elle est aujourd'hui la principale ville de la province de Syracuse. Cicéron la présenta comme la plus grande et la plus belle des villes grecques. Depuis 2005, son centre historique fait partie de la liste du patrimoine mondial de l'humanité.

Histoire

Antiquité


- Les colons grecs partis de Corinthe fondèrent cette ville en 734 avant l'ère chrétienne sur l'île d'Ortygie. Ils la baptisèrent Sirako qui veut dire marécage en grec. La ville se développa rapidement grâce aux riches plaines de la région pour devenir l'une des colonies grecques les plus brillantes d'Occident. Syracuse essaima en Sicile et fonda plusieurs cités : Akrai en -664, Camarina en -589...
- Gélon, le tyran de Gela se rendit maître de Syracuse en 485 avant l'ère chrétienne. Il y transféra son pouvoir, laissant son frère Hiéron commander Géla. Sous son règne, Syracuse devint la puissance hellénique dominante de l'époque ; les Grecs de la grande terre recherchèrent son aide contre la Perse, mais se désistèrent devant ses ambitions. Allié à Théron, tyran d'Acragas (Agrigente), il battit à Himère, en 480, une grande expédition carthaginoise, selon la tradition, le jour même où les Grecs battirent les Perses à Salamine.
- Après la mort de Gélon, son frère Hiéron Ier lui succéda et commença une politique de mécénat et invita à sa cour les poètes grecs Simonide de Céos, Eschyle et Pindare. Ce dernier compose en son honneur la Première Pythique. En 466 avant l'ère chrétienne, il fut renversé et un régime démocratique fut installé pour soixante ans.
- L'expédition de Sicile Au , dans le contexte de la guerre du Péloponnèse, Athènes voulait contrer la puissance grandissante de Syracuse et prendre pied en Sicile pour s'assurer le contrôle total de la mer. L'expédition de Sicile prit la mer sous le commandement de Nicias, d'Alcibiade et de Lamachos en juin 415. Les Syracusains recherchèrent l'appui de Sparte, la cité ennemie d'Athènes. En 413 av. J.-C., Syracuse fut assiégée par les Athéniens qui sont défaits au cours d'une bataille navale dans la rade, grâce au génie tactique d'Hermocratès. En 409, Carthage profite de ce contexte pour attaquer Agrigente, Gela et Syracuse, mais elle est arrêté par une épidémie de peste. La paix est signée en 405. Sous le règne du tyran Denys l'Ancien (-405--367), Syracuse envoie des mercenaires (Dix Mille)pour aider le perse Cyrus le Jeune dans sa révolte contre le souverain achéménide Artaxerxès II Mnèmon. Les anecdotes sur Denys l'Ancien sont innombrables et l'on peut encore voir dans les environs de la ville, la fameuse « Oreille de Denys », une anfranctuosité par laquelle le tyran pouvait surprendre les conversations de ses prisonniers enfermés dans une grotte. Denys l'Ancien conquit une grande partie de la Sicile et leva des tributs qui lui permirent de renforcer son arsenal.
- Le tyran Denys le Jeune fait venir Platon à Syracuse. Le philosophe grec se noue d'amitié avec son oncle maternel Dion. Dion est exilé par son neveu en 366, part vivre en Grèce et prend la tête de l'opposition. Il s'empare du pouvoir en 357 puis meurt assassiné en 354.
- Première guerre punique (264-241 av. J.-C.) En raison de sa position géographique entre la péninsule italienne aux mains des Romains et de l'Afrique du nord, contrôlée par Carthage, la Sicile fut un enjeu majeur entre les deux puissances. En 263 av. J.-C., les Carthaginois prennent la ville de Messine. Le général romain Appius Clodius Caudex traverse le détroit de Messine et prend par surprise la garnison punique de Messine. Casus belli de la première guerre punique. Hiéron II, le tyran de Syracuse, s'allie à Rome contre Carthage.
- Deuxième guerre punique et Archimède Lors de la deuxième guerre punique, après que Syracuse s'est brièvement alliée à Hannibal, alors positionné à Capoue, les Romains, dirigés par le consul Claudius Marcellus, assiègent en 215 avant l'ère chrétienne la ville qui résiste durant trois ans, grâce notamment aux machines conçues par son habitant le plus célèbre : Archimède. La légende veut qu'il aurait mis au point des miroirs géants pour réfléchir et concentrer les rayons du soleil dans les voiles des navires romains et ainsi les enflammer. L'historien romain Tite-Live (XXIV-34) décrit le rôle important d'Archimède comme ingénieur dans la défense de sa ville (aménagement des remparts, construction de meurtrières, construction de petits scorpions et différentes machines de guerre), mais il ne dit pas un mot de ces fameux miroirs. De même, il raconte la prise de Syracuse, organisée pendant la nuit non par crainte du soleil, mais pour profiter du relâchement général lors de trois jours de festivités (généreusement arrosées) en l'honneur de la déesse Diane. (XXV-23) Quoiqu'il en soit, en 212, les Romains s'emparent de la ville et la mettent à sac. À cette occasion, un soldat désobéit aux ordres et tue Archimède dans sa maison, tandis qu'il contemplait des figures géométriques.
- Au début du , martyre de la syracusaine sainte Lucie (ou sainte Luce) : les Romains la firent brûler vive. La légende raconte qu'elle ne mourrut pas et qu'il fallut la transpercer avec un glaive. Elle est la patronne de Syracuse. (Depuis les années cinquante, beaucoup de fouilles sous-marines ont aussi été conduites en Sicile et notamment dans la région de Syracuse. Des fouilles dans le port de Syracuse ont révélées des vestiges de l’ancien petit port, ou lakkios, un môle, ainsi que des murs du port. Dans l’isthme, beaucoup d’objets de l’époque classique ont été trouvés. Des caniveaux en marbre grec de l’époque classique, et des colonnes en marbre ont aussi été trouvées. Thucydide mentionne le port dans ses Histoires (14.42). Ce port a été connu sous le nom ‘le port en marbre’ dans certains écrits. L’historien romain, Florus, nous le décrit dans son livre (Book II, Ch. 6, section 34) et Cicero dans son cinquième oraison contre Verres nous décrit le port (Ch. 37, section 95)). Voir http://gmsbc.blogspot.com

Moyen Âge

Devant le risque de voir les Sarrasins envahir la Sicile, l'empereur byzantin Constant II prend en 663 la décision historique de transférer sa capitale à Syracuse. Il meurt assassiné en 668 dans sa retraite occidentale. Les musulmans conquirent la ville en 878. Les dynasties des Aghlabides et Kalbite règnent sur la Sicile jusque dans la première moitié du . En 1085 les Normands les remplacent et en 1194 Henri VI occupe Syracuse. Sous Frédéric II la ville ainsi que l'ensemble de l'île retrouvent sa prospérité. Au , les Syracusains reçoivent des privilège de la part des princes aragonais en récompense de leur soutien contre les Angevins.

Epoque moderne

Frédéric II La ville fut plusieurs fois détruite par les tremblements de terre de 1542 et 1693. L'épidémie de 1729 n'épargna pas les Syracusains.

Epoque contemporaine


- Destructions au cours des bombardements de 1943.

Monuments

On peut observer dans le centre de la ville comme en périphérie de nombreuses ruines antiques, dont un théâtre.

Monuments grecs

1943
- temple d'Apollon : construit vers -565, c'est le temple dorique le plus ancien de Sicile. Aujourd'hui, il n'en reste que des ruines.
- temple d'Athéna (intégré à la cathédrale aujourd'hui) : construit par Gélon en -480.
- grand autel de Hiéron II construit vers -230, où l'on sacrifiait des bœufs. Près de 200 mètres de longueur.
- théâtre grec : 15 000 spectateurs, c'est le plus vaste de l'île ; il est plus grand que le théâtre d'Épidaure en Grèce. Son plan est attribué à Democopos au Diamètre : 138 mètres. Platon, Pindare et Euripide le fréquentèrent.
- citadelle de Denys le Jeune
- fontaine mythologique d'Aréthuse : la légende raconte qu'Alphée, dieu fleuve, poursuivit la nymphe Aréthuse (qui s'était baignée dans ses eaux) sous l'apparence d'un chasseur. Effrayée, elle s'enfuit jusqu'en Sicile, où elle se réfugia sur l'île d'Ortygie, près de Syracuse. Artémis la changea en source. Mais Alphée, déterminé, répandit ses eaux sous la mer jusqu'en Sicile, et émergea à Ortygie afin de fusionner avec Aréthuse.

Monuments romains

Artémis
- amphithéâtre taillé dans le roc ( / ) : capacité de 20 000 spectateurs ; ellipse de 140 mètres X 119 mètres. Combats de fauves et de gladiateurs.
- Catacombes de Saint-Jean,

Autres monuments

Catacombes
- Eglise normande San Nicolo
- Palazzo Montalto ()
- Palazzo Lanza ()
- Palazzo Bellomo : XIIIe - XVe siècles ; abrite aujourd'hui la Galerie Régionale
- Cathédrale (Duomo) construite sur les ruines de plusieurs lieux de culte, selon les plans d'Andrea Palma à partir de 1693.
- Eglise Sainte-Luce (Santa Lucia)

Liste des souverains de Syracuse

Catacombes
- -485/-478 : Gélon I, tyran
- -478/-466 : Hiéron I, tyran
- -466/-465 : Thrasybule, tyran
- -465/-405 : Démocratie
- -405/-367 : Dionysios I ou Denys l'Ancien, tyran
- -367/-356 : Dionysios II, tyran
- -356/-347 : Dion, tyran
- -347/-344 : Dionysios II, tyran
- -354/-352 : Callipus, tyran
- -352/-350 : Hipparinos et Aretaeos, tyrans
- -350/-346 : Nysaeos, tyran
- -344/-337 : Timoléon, tyran
- -337/-317 : Oligarchie
- -317/-289 : Agathoclès, tyran puis roi en -304
- -289/-280 : Icetas, roi
- -280/-280 : Toimon, roi
- -280/-277 : Sosistratos, roi
- -277/-275 : Pyrrhus I d'Épire, roi
- -275/-240 : Hiéron II, seul roi
- -240/-216 : Hiéron II et Gélon II, rois
- -216/-215 : Hiéron II, seul roi
- -215/-214 : Hieronymos, roi
- -214/-213 : Andranodoros, seul roi
- -213/-212 : Andranodoros, Hippocratès et Epicydès, rois

344

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Années 320 | Années 330 | Années 340 | Années 350 | Années 360
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---- Cette page concerne l'année 344 du calendrier julien.

Événements


- Bataille de Singara (auj. Sinjar, en Irak) : massacre de l'armée romaine de Constance II par l'armée perse de Sapor II. Mais les Perses se replient chez eux.

Naissances en 344


-

Décès


-

Tyran

Un tyran (du grec τύραννος) est un individu disposant d'un pouvoir absolu et abusif. Historiquement, en Grèce antique, un tyran était un dictateur arrivé au pouvoir après un coup d'État, ou l'un de ses héritiers. Le titre a été donné pour la première fois, semble-t-il, à Phidon d'Argos et à Cypsélos de Corinthe. L'un des plus célèbres tyrans fut Pisistrate, à Athènes en 560 av. J.-C. Durant le , de nombreux tyrans ont pris le pouvoir un peu partout en Grèce, en renversant les gouvernements établis. C'est à cette époque que la Perse commençait ses incursions en Grèce, avec le soutien de tyrans cherchant des appuis pour conserver leur pouvoir. Initialement, il n'y avait pas de connotation péjorative associée à ce terme et en fait certains tyrans étaient plutôt populaires (Cypsélos est réputé n'avoir pas besoin d'une garde pour se promener dans sa cité), au moins au début de leur règne, puisque leur ascension se faisait avec l'aide du peuple. Cela n'a par contre pas empêché la chute des fils de Pisistrate : Hipparque est assassiné par les tyrannoctones, puis Hippias est déposé . De nos jours le terme de tyran désigne des dictateurs régnant par la terreur, puisqu'évidemment certains tyrans grecs se comportaient ainsi. Par extension, il peut être utilisé pour toute personne disposant d'une autorité et en abusant.

Bibliographie


- Claude Mossé, La Tyrannie dans la Grèce antique, PUF, collection « Quadrige », Paris, 2004. Catégorie:Grèce antique ja:僭主

Platon

)]] Platon (en grec ancien Πλάτων / Plátôn, Athènes, 427 av. J.-C. / 348 av. J.-C.) est un philosophe grec, disciple de Socrate. Surnommé le « divin Platon », il est considéré comme le premier grand philosophe. Sa philosophie est l'une des plus importantes de l'histoire de l'Occident.

Sa vie, son œuvre et son influence

Sa vie et son éducation

Occident La vie de Platon est assez mal connue ; comme pour beaucoup d'autres philosophes de l'Antiquité, il est souvent difficile de faire la distinction entre ce qui relève de l'histoire, de la légende ou simplement du ragot. Il naquit sous l'archontat d'Aminias, un 7 mai, jour anniversaire de la naissance d'Apollon (selon Diogène Laërce, la légende fait de ce dieu le père du philosophe) à Athènes dans le dème de Collytos en 428/427 et y mourut vers 348 dans un repas de noces. Il appartenait à une famille aristocratique : son père, Ariston, prétendait descendre du dernier roi d'Athènes (Codros), et sa mère, Périctioné, descendait d'un certain Dropidès, proche de Solon. Elle était également la cousine de Critias, l'un des Trente Tyrans. Il eut deux frères aînés, Adimante et Glaucon, et une sœur, Pôtôné, mère de Speusippe, son successeur à l'Académie du nom du jardin où il s'installa. Le vrai nom de Platon serait Aristoclès, nom de son grand-père, Platon étant supposé être un surnom signifiant largeur, peut-être en référence à sa taille : c'est son maître de gymnastique qui le lui aurait donné. Une autre explication est qu'il parlait abondamment (mais il avait une voie grêle), ou encore qu'il avait le front large. Il reçut l'éducation habituelle à un enfant de haute naissance. Il s'initia à la peinture, écrivit des poèmes, des dithyrambes, des vers lyriques et des tragédies. Il a peut-être participé aux jeux Isthmiques. Il fut élève de Cratyle (disciple d'Héraclite) et d'Hermogène (disciple de Parménide), puis devint l'élève de Socrate vers l'âge de 20 ans. La légende raconte que Socrate, la veille de sa rencontre avec Platon, vit en songe un cygne s'envolant. À la suite de cette rencontre, Platon abandonna l'idée de concourir pour la tragédie et brûla toutes ses œuvres. Platon transmettra l'enseignement de son maître en se l'appropriant et en le transformant. Après la mort de Socrate (à laquelle il n'assista pas), il partit à Mégare. Il voyagea ensuite en Égypte, à Cyrène, en Italie (où il rencontra Philolas et Timée) et en Sicile. Il fut reçu à la cour de Denys, à Syracuse, et gagna à la philosophie Dion, beau-frère du tyran. Près de Colone et du gymnase d'Acadèmos, il créa une école, l'Académie, sur le modèle des pythagoriciens. Il eut de grandes ambitions politiques, mais fut profondément déçu par la vie de sa cité, Athènes, qu'il jugeait décadente, notamment à la suite du gouvernement des Trente :
« Du temps de ma jeunesse, je ressentais en effet la même chose que beaucoup dans ce cas ; je m'imaginais qu'aussitôt devenu maître de moi-même, j'irais tout droit m'occuper des affaires communes de la cité. Et voilà comment le hasard fit que je trouvais les choses de la cité. Le régime d'alors étant en effet soumis aux violentes critiques du plus grand nombre, une révolution se produisit. (...) Et moi, voyant donc cela, et les hommes qui s'occupaient de politique, plus j'examinais en profondeur les lois et les coutumes en même temps que j'avançais en âge, plus il me parut qu'il était difficile d'administrer droitement les affaires de la cité. Il n'était en effet pas possible de le faire sans amis et associés dignes de confiance -et il n'était pas aisé d'en trouver parmi ceux qu'on avait sous la main, car notre cité n'était plus administrée selon les coutumes et les habitudes de nos pères. » (Lettre VII)
Le jeune Aristote (dit le « lecteur » par son maître) suivra ses enseignements, puis s'en détachera pour fonder sa propre école : le Lycée.

But de la philosophie de Platon

Le philosophe est la figure centrale des dialogues de Platon. C'est la nature et la place de ce type d'homme qui est constamment l'objet de ses réflexions. Le philosophe, selon Platon, doit devenir un législateur et un réformateur politique afin d'obtenir l'instauration de la justice dans la cité. Toutefois, il faut le forcer à le devenir, car il est fort probable qu'il ne consente pas à « retourner dans la caverne » avec la masse. Mais, si ceci est réalisé à tour de rôle par tous les philosophes, et pour le bien de tous, il est fort probable qu'ils acceptent.

Le platonisme après Platon

cité] La signification des œuvres de Platon a fait l'objet de nombreuses controverses depuis l'Antiquité. Certains font de Platon un dogmatique ; d'autres un sceptique. Platon fut tantôt récupéré par des courants mystiques (élévation de l'âme vers le bien au-delà de l'être), tantôt par des philosophies purement rationalistes. La diversité de ses dialogues, leurs formes variées, les nombreuses apories qui y sont soulevées expliquent ces importantes divergences des interprétations. Dans l'Antiquité, l'ensemble des dialogues fut organisé d'après un ordre progressif de lecture, alors que les modernes, qui prétendent à un savoir plus critique, se sont surtout efforcés d'établir l'ordre réel de leur composition ainsi que leur authenticité. Ces essais d'organisation du corpus dépendent en fait toujours de l'idée que l'on se fait du platonisme, ce qui a conduit des critiques à exclure plus ou moins arbitrairement certains dialogues (et tous les dialogues ont pu ainsi être suspectés).
« La plus sûre description d'ensemble de la tradition philosophique européenne est qu'elle consiste en une série d'annotations à Platon. » (A. N. Whitehead, Process and Reality, 1929)

Théorie de la connaissance

Dialogues socratiques

Problème de la connaissance sensible

Outre les difficultés d'une science du bien, Platon doit lutter contre le relativisme sophistique selon lequel « l'homme est la mesure de toute chose » (Protagoras). Ce relativisme anéantit en effet la connaissance en la faisant dépendre d'un état subjectif et empirique de l'individu. Le problème qui se pose à Platon est donc celui de la fondation du savoir ; on peut le formuler ainsi : l'intelligence que nous avons des choses doit avoir une origine non sensible, sans quoi toute pensée serait nécessairement fausse.

Théorie des Idées

Platon a développé toute une philosophie des Idées. Selon lui, les Idées sont la vraie réalité, celle dont dérive l’être des choses dans le monde ; elles sont donc permanentes. Notre pensée implique un niveau qui ne provient pas de l’expérience, mais qui va influencer notre perception de l’expérience. L’expérience en effet ne nous permet pas d’atteindre l’absolu des Idées. Notre connaissance des Idées provient de ce que Platon appelle la réminiscence. Selon Platon, notre âme perd à sa naissance le clair souvenir des Idées. Le « je sais que je ne sais rien » de Socrate est ainsi un « Je sais que j’ai oublié » chez Platon où la connaissance vraie n’existe qu’au niveau des Idées. L’homme, quant à lui, se tient dans l’entre-deux, puisque même les réalités empiriques appartiennent au domaine de l’approximation. Voir aussi Parménide. Il faut noter que, malgré la multiplicité des ouvrages publiés sur le sujet, la présence d’une théorie des idées chez Platon est largement questionnable. À la fois Erik Voegelin, Léo Strauss et Mathieu de Ménonville ont tenté de réfuter, par une exégèse détaillée des dialogues platoniciens, que l’on puisse trouver une « théorie des idées » chez Platon, que ce soit dans Parménide, dans les images mythiques du Phèdre ou dans la République. Cette interprétation est aujourd’hui largement acceptée par les spécialistes de Platon en Amérique du Nord. Il faut donc traiter le sujet avec une certaine prudence.

Qu'est-ce qu'une Forme intelligible ?

L'idée, ou la forme (traduction du grec eidos) est :
- une réalité invisible (elle est perçue par une intuition de l'esprit) ;
- une essence immatérielle et éternelle ;
- un archétype de la réalité.
« Il faut convenir qu'il existe premièrement ce qui reste identique à soi-même en tant qu'idée, qui ne naît ni ne meurt, ni ne reçoit rien venu d'ailleurs, ni non plus ne se rend nulle part, qui n'est accessible ni à la vue ni à un autre sens et que donc l'intellection a pour rôle d'examiner ; qu'il y a deuxièmement ce qui a même nom et qui est semblable, mais qui est sensible, qui naît, qui est toujours en mouvement, qui surgit en quelque lieu pour en disparaître ensuite et qui est accessible à l'opinion accompagnée de sensation. » (Timée, 5152)
Platon est un réaliste (ou un idéaliste objectif) : ce réalisme métaphysique consiste à soutenir la thèse de l'existence de formes ou d'archétypes extérieurs et indépendants de nous, archétypes qui servent de modèles aux choses du monde sensible, au devenir. Ce sont ces Formes qui constituent la réalité de toutes choses, leur essence par quoi nous pouvons les penser, permettant ainsi à la science d'avoir une assise immuable. Les choses du monde sensible, en perpétuel devenir, participent à ces archétypes, dont elles reçoivent le nom. Mais l'intelligibilité même des Formes est reçue d'une réalité que Platon situe au-delà de l'être, et qui est le Bien, comparable au soleil. C'est ce monde métaphysique auquel le philosophe aspire, et il doit s'efforcer de le contempler et de le connaître, autant que sa nature mixte (esprit et corps) y peut parvenir, en attendant d'y séjourner, après la mort (Phédon).

Le milieu spatial

L'Un infini et l'infinité non-qualifié

Méthode de la connaissance

Outre la dialectique des dialogues socratiques, Platon a développé plusieurs méthodes de conduite du raisonnement :
- méthode des conséquences, qui consiste à examiner toutes les conséquences d'une hypothèse ;
- méthode de division, qui consiste à diviser l'objet que l'on cherche à définir en procédant à l'analyse des espèces et des différences qu'il contient. C'est la réminiscence qui selon Platon nous permet de connaître les Idées. Cette thèse suppose l'immortalité de l'âme qui, en séjournant dans un monde intelligible supérieur au monde empirique, se souvient des réalités divines qu'elle y a vues.

Cosmologie

Utilisation du mythe

Platon utilise le mythe à plusieurs reprises. Cette utilisation, dans le cas de la description du monde s'explique par la difficulté suivante : si, pour connaître une chose, il faut connaître sa causalité, comment connaître l'acte créateur de la cause ? L'acte de connaissance doit en effet être le reflet d'un acte créateur qui est inconcevable : comment dans ce cas parler de l'origine du monde ? L'acte créateur n'est-il pas au-delà de tout discours rationnel ? Pourtant l'acte créateur fonde la possibilité de la rationalité. C'est ainsi que Platon se demande comment parler de l'origine du monde sensible, puisque la connaissance dialectique, qui articule les Formes intelligibles, est ici inopérante. On ne peut parler du monde que par un discours qui lui ressemble : un mythe vraisemblable, apparenté au sensible. Le mythe vraisemblable décrit une situation en transposant dans l'espace et le temps les relations que la pensée conçoit sans pouvoir les exposer dialectiquement ; le mythe doit donc être interprété, il ne doit pas être confondu avec la réalité. Il faut traduire en rapport d'idées ce que le mythe a assemblé en fait. Le récit de l'organisation du cosmos par le démiurge va en donner un exemple.

L'organisation du cosmos par le démiurge

cosmos Pour connaître le monde, il faut se rapporter à sa cause. La question est de savoir comment exprimer l'antériorité logique d'une cause par rapport à son effet dans le récit. Ainsi, dans le Timée, Platon décrit le démiurge ; pour que le monde sensible existe, il faut qu'un démiurge le crée. Or, cela ne signifie pas que le démiurge a existé antérieurement au monde : il s'agit d'une simple dépendance ontologique. Il faut donc lire une rationalité derrière le déroulement des faits. Le démiurge met les éléments constitutifs du monde en ordre, par une unité proportionnelle. Il organise les éléments avec le même rapport entre eux : c'est l'unité proportionnelle du monde visible et corporel. La création se fait donc suivant une mesure ; le temps est fabriqué suivant le nombre. Le monde sensible est un dieu vivant engendré : pour accroître cette ressemblance, le démiurge fabrique une image mobile de l'éternité, résultat d'une activité productrice, qui règle les mouvements des astres pour leur donner un mouvement circulaire uniforme : les astres deviennent les instruments de mesure du temps par leur révolution apparente. Le temps imite l'éternité dans la mesure où il se meut en cercle suivant le nombre, l'éternité étant éternellement identique à elle-même. La partie éternelle de l'âme est directement produite par le démiurge avec les ingrédients même de l'âme du monde. Le démiurge ne produit pas les corps directement, mais délègue à des dieux subalternes qui les fabriquent tels des potiers. En revanche, l'âme du monde est produite directement de toute pièce par le démiurge.
Le monde est un être vivant, un corps et une âme, engendré à la suite d'une décision réfléchie d'un dieu, selon des procédés artisanaux. Le monde sensible est un cosmos (ordre, arrangement) qui se constitue à partir d'éléments qui lui préexistent. C'est un assemblage de Formes intelligibles et de matière chaotique. Ce n'est donc pas une création ex nihilo. L'âme du monde est un être vivant qui possède âme, mouvement, animation ; son mouvement est mouvement de connaissance, cause de régularité des cycles célestes. L'âme est automotrice, se meut elle-même et est donc principe du mouvement de chaque être. Elle est donc aussi immortelle et impérissable. L'âme du monde est principe et cause première de l'univers ? En tant que principe premier, elle doit être inengendrée ; or, dans le mythe, le démiurge la fabrique. Chaque chose, cité, univers, âme, détient un cosmos auquel elle doit se conformer.

Philosophie politique et morale

Structure de l'âme

« Ce qui est divin, immortel, intelligible, ce qui est indissoluble et possède toujours en même façon son identité à soi-même, voilà à quoi l’âme ressemble le plus. » (Phédon)
Pour Platon, l'âme :
- est un être apparenté aux idées ;
- a un mouvement propre ;
- est immortelle ;
- se divise en trois parties :
  - l'élément raisonnable (nous),
  - l'élément irascible (thumos) ,
  - et l'élément concupiscible (epithmetikov).
« Le corps est une entrave pour l'âme », « Le corps est un tombeau pour l'âme pour celui qui ne l'ouvre pas. »
Platon expose cette constitution tripartite de l'âme dans le Phèdre et dans La République. Le premier, privilégié par le philosophe, est le plus noble des trois. Le second, caractéristique de la volonté d'enrichissement personnel, de bonne réputation et des tentatives de prouesses qui en découlent, n'est utile que s'il se met au service de l'élément raisonnable, afin de maîtriser le troisième, qui mène irrémédiablement au vice. Chacune de ces parties possède une vertu qui lui est propre : la sagesse, le courage et la tempérance ; l'harmonie de ces trois parties est la vertu de justice. Platon croyait l'âme immortelle et chercha à le prouver dans le Phédon. Cette immortalité se lie à la thèse de la migration des âmes et leurs purifications après la mort qu'il décrit dans des mythes (Gorgias par exemple).

La Cité platonicienne

Platon estime que la science (ou contemplation des Idées) est supérieure à la pratique, à l'art, à la simple technique empirique : l'aspirant au savoir (le philosophe), au-dessus de la foule esclave des passions et des illusions des sens (la caverne de la République que nous modernes, nous pourrions comparer aux médias), est le seul vrai politique (comme Socrate le pensait de lui-même). La politique de Platon est donc une politique qui prétend régir intégralement la vie des hommes, en les organisant dans un système de fonctions dont la tripartition (philosophes, gardiens et travailleurs) est d'origine Indo-européenne (on la retrouvera dans l'Ancien Régime). Cette organisation politique doit éviter que les sociétés ne tombent dans la décadence. Platon refuse en conséquence tout individualisme, tout droit à l'originalité et à la liberté subjective (qui n'est qu'un manque de discipline, le résultat d'une éducation défectueuse), car la vérité est une et absolue : c'est elle seule que l'on doit suivre, et elle est connue du seul philosophe. Ainsi, par sa thèse fondamentale d'une réalité ultime sur laquelle les philosophes établissent leur autorité, on a pu dire que le platonisme est une doctrine politico-théologique préfigurant les développements totalitaires du christianisme (cf. Père de l'Église) ou du marxisme léniniste.

Parallèles entre l'homme juste et la Cité juste

C'est dans La République que Platon expose les théories relatées ci-dessus. Le but de cet ouvrage est de définir la justice chez l'homme. Mais avant d'étudier cette notion à l'échelle de l'individu, Socrate réalise une étude à plus grande ampleur, dans le cadre de la cité. Tout d'abord, la Cité juste est définie comme étant celle qui est gouvernée par les philosophes, appuyés par les gardiens (oi phulakoi), afin de dominer la masse et de lui imposer les décisions les plus justes possibles. Platon établit alors un parallèle avec l'âme humaine : dans l'âme du juste, l'élément raisonnable, appuyée par l'élément irascible, domine l'élément concupiscible, l'empêchant ainsi de nuire. La notion de justice, au final, résulte donc de l'instauration d'un ordre strict et conforme à la nature, afin de réaliser ce qui est bon, et ce, à quelque échelle que ce soit.

Classification des régimes

Platon décrit l'évolution des régimes politiques dans La République (545c - 576b) ; selon lui, cinq régimes se succèdent, du meilleur (le régime parfait) au pire :
- la gouvernance des philosophes, qu'il nomme « aristocratie » est le seul régime parfait ; il correspond à l'idéal du « philosophe-roi » qui réunit pouvoir et sagesse entre ses mains pour guider l'Homme. Comme « tout ce qui naît est soumis à corruption », ce régime est suivi par quatre régimes imparfaits :
- la timocratie (régime fondé sur l'honneur)
- l'oligarchie (régime fondé sur les richesses)
- la démocratie (régime fondé sur l'égalité)
- la tyrannie (régime fondé sur le désir) ; ce dernier régime marque la fin de la politique, puisqu'il abolit les lois. Cette dégradation est le fait du temps, qui est la loi inéluctable à laquelles sont soumises toutes les constitutions.

Œuvres

L'ensemble des œuvres de Platon se compose de 35 Dialogues, de lettres, d'un livre de définitions et de six dialogues apocryphes.
- Premiers dialogues :
  - Premier Alcibiade
  - Second Alcibiade
  - Hippias mineur
  - Euthyphron
  - Lachès
  - Charmide
  - Lysis
  - Hippias majeur
  - Ion
- Protagoras
- Euthydème
- Gorgias
- Ménexène
- Ménon
- Cratyle
- Apologie de Socrate
- Criton
- Phédon
- Le Banquet
- Phèdre
- La République
- « Lettre 7 »
- Théétète
- Parménide
- Le Sophiste
- Politique
- Philèbe
- Timée
- Critias
- Les Lois
- Authenticité douteuse :
  - Hipparque
  - Rivaux
  - Théagès
  - Clitophon
  - Minos
  - Épinomis
  - Définitions
- Dialogues apocryphes :
  - Axiochos
  - De la Justice
  - De la vertu
  - Démodocos
  - Sisyphe
  - Eryxias Note : on peut trouver les traductions de ces œuvres, entre autres, dans la collection de poche Garnier-Flammarion. Le texte (avec la traduction) est édité dans la Collection des Universités de France (Belles Lettres)

Traditions platoniciennes


- Ancienne Académie : Eudoxe | Speusippe | Xénocrate | Polémon
- Nouvelle Académie : Arcésilas | Bion | Lacydès | Carnéade | Clitomaque | Philon de Larisse | Antiochos d'Ascalon | Cicéron
- Période moyenne : Potamon (platonisme éclectique) | Plutarque | Théon de Smyrne | Maxime de Tyr | Apulée de Madaure | Galien | Celse | Numénius d’Apamée | Atticos | Alcinoos
- Néo-platonisme : Ammonius Saccas | Plotin | Amélius | Porphyre de Thyr
- École syrienne
- École d'Athènes
- École d'Alexandrie

Voir aussi

Articles connexes


- Chion ;
- Généalogie de la famille de Platon ;
- Maya (illusion).

Bibliographie


- Victor Brochard, La théorie platonicienne de la participation ;
- Victor Brochard, La morale de Platon ;
- Léon Robin, Platon ;
- Léon Robin, La Théorie platonicienne des Idées et des Nombres d'après Aristote ;
- Jean Brun, Platon et l'Académie, PUF, coll. « Que sais-je ? » ;
- Alexandre Koyré, Introduction à la lecture de Platon ;
- G. Lewis-Rodis, Platon ;
- Karl Popper, La société ouverte et ses ennemis ;
- François-Xavier Ajavon, L'eugénisme de Platon, L'Harmattan, 2002 ;
- U. von Wilamowitz-Moellendorf, Platon ;
- Alain, Platon. Voir aussi : [http://upr_76.vjf.cnrs.fr/Instruments_travail/Bibliogr_spec/Bibl_plat/BPFrontFrench.html bibliographie Platonicienne 1992-1994 par Luc Brisson].

Liens externes


- [http://remacle.org/bloodwolf/philosophes/platon/ Textes de Platon sur le site de P. Remacles]
- [http://www.weblettres.net/languesanc/?page=traductionsg&auteur=PLATON Textes disponibles]
- [http://www.onelittleangel.com/sagesse/citations/platon.asp citations et portraits de Platon]
- [http://plato-dialogues.org/fr/plato.htm Platon et ses dialogues]
- [http://www.systerofnight.net/religion/html/platon.html Synthèse sur Platon, et en particulier sur la théorie des Idées et son évolution] Catégorie:Philosophe grec Catégorie:Littérature grecque classique ja:プラトン ko:플라톤 ms:Plato simple:Plato th:เพลโต

357

Catégorie:357
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---- Cette page concerne l'année 357 du calendrier julien.

Événements


- Règne en Chine de Fu Jian (Fou Kien), roi barbare du Nord (fin en 385).
- Les Alains rallient l'armée des Huns en Asie occidentale.
- 4 avril : Constance II accorde à Julien le commandement suprême des opérations militaires en Gaule.
- 28 avril : Constance II entre à Rome pour la première fois pour fêter sa victoire sur Magnence pour s'adresser au Sénat et au peuple de Rome.
- Julien défait les Alamans à Strasbourg (Argentoratum) et les rejette de l'autre côté du Rhin.
  - Les Alamans laissent de nombreux prisonniers, dont leur roi Chnodomar, que Julien envoie captif à Rome. Julien reprend l’offensive et par trois fois, franchit le Rhin et porte la guerre sur le territoire des Alamans (357, 358, 359) qui doivent déposer les armes. Il installe son quartier général à Lutèce.
- A la bataille de Strasbourg, Julien ne peut réunir que 13 000 hommes.
- Triomphe de l’Arianisme aux conciles de Sirmium (357-359) et de Rimini (359).
- Le patriarche Athanase écrit une vie de saint Antoine.
- « Liber Contra Arianos », de Foebade d’Agen, adressé aux évêques de Gaule.
- Fondation de la bibliothèque royale de Constantinople où est organisé un grand atelier de copie subventionné par l’Etat.

Naissances


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Décès


- als:357 ko:357년

Carthage

ko:카르타고 ja:カルタゴ Carthage (du phénicien Kart-Hadasht, ou Qrthdst, c'est-à-dire la nouvelle ville), en arabe (قرطاج, Qartaj) est une ville d'Afrique du Nord, située près de Tunis (Tunisie). L'ancienne capitale punique, détruite par les Romains, est aujourd'hui un faubourg de Tunis et un site archéologique et touristique important. La ville de Carthage abrite notamment le [http://www.carthage.tn/ palais présidentiel] et de nombreuses chancelleries. L'aéroport de Tunis-Carthage est à quelques kilomètres de la ville.

Géographie

touristique Le site de Carthage est dominé par la colline de Byrsa, qui était le centre de la métropole punique. Aujourd'hui, elle se distingue par la silhouette massive de la cathédrale Saint-Louis, édifiée à la fin du à l'emplacement présumé de la sépulture du roi de France qui y mourut au cours de la dernière croisade. Pour l'anecdote, le roi , qui descendait de Saint-Louis, avait envoyé un architecte pour en trouver l'emplacement le plus précis. Au vu de l'impossibilité d'une telle mission, celui-ci choisit simplement le plus bel endroit. Juste à côté de la cathédrale, en face de la tombe (vide, ses restes furent rapatriés en France) de Saint-Louis, se trouvent les vestiges du plus important quartier de la ville. Il ne subsiste que quelques fondations et quelques fragments de colonnes, mais on peut y mesurer la puissance qui émanait de la cité : site immense, grands espaces, vues panoramiques, organisation des rues. Le musée de Carthage, très didactique et situé sur le site, permettra au visiteur de se rendre compte de l'ampleur de ce que furent ces installations : il est recommandé de revisiter les ruines après être passé au musée afin de percevoir la grandeur de la cité avant qu'elle ne fût anéantie par Rome.

Histoire

Article détaillé : Histoire de Carthage Histoire de Carthage Carthage fut fondée par des colons phéniciens de Tyr en 814 avant J.-C.. D'après la légende, ce serait la reine Élyssa (appelée Didon par les Romains), sœur du roi de Tyr Pygmalion, qui fonda la cité. Elle devint une puissance dominante en Méditerranée occidentale au . Ce sont les Carthaginois qui introduirent le glaive court en fer en Méditerranée, car jusque alors, les guerriers s'affrontaient à l'aide de lances et de frondes. Carthage conquit l'Espagne ainsi que la Sicile où ils se heurtèrent aux Romains. Une série de trois conflits entre les deux puissances, les guerres puniques (les romains les nommaient Poeni), débutèrent au et se terminèrent avec la victoire de Rome et la destruction de Carthage en 146, après un siège de trois ans. Après une tentative avortée des Gracques, Jules César fonda par la suite une cité romaine sur les ruines de l'ancienne ville punique, Colonia Julia Karthago. Celle-ci devint la capitale de la nouvelle province d'Afrique. Au Bas-Empire, la cité, gagnée au christianisme, subit les persécutions impériales. Carthage est au l'une des plus grandes capitales spirituelles d'Occident. Carthage est conquise en 439 par les Vandales, menés par Genséric. L'Église est victime de persécutions et est particulièrement meurtrie. La reprise par les Byzantins (Empire romain d'Orient) en 533 ramena la prospérité à la capitale d'Afrique. L'empereur Justinien Ier en fit le siège de son diocèse d'Afrique, mais à la suite de la crise monothéliste, les empereurs de Byzance, opposés à l'Église d'Afrique, se détournent rapidement de Carthage qui devient le siège d'un exarchat. Carthage donnera à Constantinople une lignée d'empereurs à la suite d'Héraclius, fils de l'exarque de Carthage. À l'époque des invasions arabes, Carthage est en proie aux maladies. Les Arabes prennent la ville et la pillent. Ils lui préférèrent Tunis, la cité voisine, qui donne son nom au pays, celui d'Afrique désignant désormais le continent entier. Carthage ne connut dès lors plus jamais sa gloire d'autrefois. Les Carthaginois pratiquaient un culte polythéiste originaire du Moyen-Orient. Ils vénéraient Baal et Moloch. On les a longtemps accusés de sacrifier des enfants (le molk), ce qu'il convient de nuancer.

Voir aussi


- Carthage antique
  - Histoire de Carthage
  - Civilisation carthaginoise
  - Salammbô
  - Rome antique
- Tunisie Catégorie:Ancien pays d'Afrique Catégorie:Antiquité Catégorie:Histoire de la Tunisie Catégorie:Site archéologique Catégorie:Ville de Tunisie Catégorie:Patrimoine mondial en Tunisie

Archytas

Catégorie:Géométrie Catégorie:Littérature grecque classique Catégorie:Mathématicien de la Grèce antique Catégorie:Philosophe grec Archytas Archytas de Tarente, en grec ancien Ἀρχύτας / Arkhytas, né vers 435 à Tarente (Grande Grèce), mort en 347 au large de l'Apulie, philosophe pythagoricien, mathématicien, astronome, homme politique, stratège et général grec.

Biographie

Archytas, fils de Mnésagore ou Histiaïos (Diogène Laërce, VIII, 79), est né à Tarente, en Grande Grèce (Italie). Scientifique de l'école pythagoricienne, il fut le disciple de Philolaos de Crotone et aurait étudié à Métaponte, puis devint professeur de mathématiques d'Eudoxe de Cnide. Il était l'ami intime de Platon : Platon vint le voir plusieurs fois entre 390 et 350 en Sicile et en Italie, et fut sauvé par lui de la mort que lui préparait Denys. L'influence d'Archytas sur la pensée de Platon est sans doute considérable, bien qu'il soit difficile d'en mesurer toute l'étendue. Archytas eut Empédocle et Ménechme pour disciples (ce dernier fut également le disciple d'Eudoxe). Personnage le plus important de Tarente, il eut, malgré la loi, sept fois le commandement suprême de sa cité (il fut stratège de 367 à 361) qui possédait alors un régime démocratique, et il dirigea la ligue des Italiens de Grande Grèce (selon la Souda). Sa réussite politique et sa bienveillance se gravèrent dans les mémoires de tous (Pseudo-Démosthène, Discours sur l'amour, LXI, 46) et son souvenir s'est transmis jusqu'à la fin de la république romaine (un traité de Cicéron témoigne ainsi de l'héritage pythagoricien en Italie). Tarente était alors le dernier bastion des pythagoriciens, et Archytas en fit une cité puissante à laquelle il appliqua les idées de Pythagore : :« Les habitants de Tarente détinrent une extraordinaire puissance grâce à l'adoption d'une constitution démocratique. Ils donnèrent d'autre part leur adhésion à la philosophie de Pythagore et tout particulièrement Archytas qui resta très longtemps à la tête de la cité. » (Strabon, VI, 280) Il démissionne de ses fonctions en 360, peut-être pour disposer de plus de temps libre et pouvoir étudier. (cf. Lettre de Platon à Archytas). Il mourut dans un naufrage sur les côtes de l'Apulie, mort que Horace évoque dans une ode qui indique l'emplacement de son tombeau : :« Toi qui mesurais la mer et la terre et le nombre infini des grains de sable, Archytas, tout entier te couvre l'humble don d'un peu de poussière près des larges flancs du Matinus, et il ne te sert de rien d'avoir exploré les demeures aériennes et parcouru la voûte du ciel, d'une âme destinée à la mort. » (livre I, XXVIII)

Philosophie

Les quelques témoignages que nous avons sur sa pensée montre qu'Archytas concevait les mathématiques (et en particulier le calcul) comme un art applicable à tous les problèmes : :« Il semble bien que l'art du calcul rapporté à la philosophie soit bien supérieur aux autres arts, de par sa capacité à traiter, mieux encore que ne le fait la géométrie, n'importe quel problème avec une certitude plus grande. » (Stobée, Choix de textes, I, préface) Or, cet art du calcul a une vertu éthique : :« La mésentente a cessé et la concorde s'est accrue du jour où l'on a inventé le mode de calcul. Grâce à lui en effet, au lieu de l'esprit de surenchère, c'est l'égalité qui règne