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Études supérieures en FranceEtudes supérieures en France
Les études supérieures en France prennent une forme particulière, marquée par l'existence simultanée d'universités et de grandes écoles. Le système français jouit d'une bonne réputation en dépit d'une organisation peu lisible à l'étranger.
Les diplômes scolaires
- BTS, Brevet de technicien supérieur
Les diplômes universitaires
Les diplômes universitaires suivants sont décernés par une des universités françaises.
Depuis la réforme LMD, le nouveau cursus universitaire est le suivant :
- la Licence (anciennement DEUG + licence, en 3 ans)
- le Master qui peut être de deux types :
: - Master recherche (anciennement Maîtrise + DEA)
: - Master professionnel (anciennement Maîtrise + DESS)
- Doctorat
Il existe aussi d'autres diplômes spécialisés :
- la Licence professionnelle en 1 an
- le DUT, Diplôme universitaire de technologie
- le DU, diplôme universitaire en 2 ans
- le diplôme de médecin
- le diplôme de pharmacien
Les anciens diplômes :
- DEUST, Diplôme d'études universitaires scientifiques et techniques
- DEUG, diplômes d'études universitaires générales
- IUP Institut Universitaire Professionnalisé
- Licence
- Maîtrise
- DESS, Diplôme d'études supérieures spécialisées
- DEA, diplôme d'études approfondies
- Magistère
- Doctorat
- Économique et Commerciales : "Prépa HEC" et "Prépa à l'ENS Cachan"
- Littéraires : Lettres supérieures ou Hypokhâgne, Première supérieure ou Khâgne
- Scientifiques : Math sup, Math spé
- Techniques : Math Sup et Spé TA
- École nationale d'administration (ENA)
- École nationale de la santé publique (ENSP)
- École nationale d'études supérieures de la sécurité sociale (EN3S)
- École nationale de la magistrature (ENM)
- École nationale de la statistique et de l'administration économique (ENSAE)
- École nationale de la statistique et de l'analyse de l'information (ENSAI)
- École nationale des techniciens de l'équipement (ENTE)
- École nationale des techniciens en météorologie (ENTM)
- Pour les autres concours de la fonction publique d'État, territoriale et hospitalière : voir Fonction publique
- INFOMA
- ENS Cachan
: - ENS Cachan, antenne de Bretagne
- ENS Lettres et Sciences Humaines
- ENS Lyon
- ENS Ulm
Les écoles militaires
- École polytechnique ou X
- École militaire supérieure d'administration et de management, à Montpellier
- École spéciale militaire de Saint-Cyr
- École navale de Brest
- École de l'Air à Salon-de-Provence
- École militaire interarmes
- École du service de santé des armées
- École nationale supérieure d'ingénieurs en études et techniques d'armement (ENSIETA) à Brest
Liste des écoles d'ingénieurs.
Les écoles de commerce et de management
Liste des écoles supérieures de commerce en France.
- Aix-en-Provence
- Bordeaux
- Grenoble
- Lille
- Lyon
- Paris
- Rennes
- Strasbourg
- Toulouse
Les autres écoles
- École des Chartes
- Collège de France
- École nationale supérieure des Beaux-Arts
- Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO) (Langues'O)
- Hautes études des technologies de l'information et de la communication (HETIC)
Concours de l'enseignement
- CAFEP : Concours d'accès aux fonctions de maître des établissements privés.
- CRPE : Concours de recrutement de professeur des écoles.
- CAFIMF : Certificat d'aptitude aux fonctions d'instituteur (ou PE) maître formateur
- CAEI CAPSAIS : Certificat d'aptitude à l'enseignement des enfants inadaptés - Certificat d'aptitude aux actions pédagogiques d'adaptation et d'intégration scolaires (remplacé par les deux certificats suivants)
- CAPA-SH : certificat d'aptitude professionnelle pour les aides spécialisées, les enseignements adaptés et la scolarisation des élèves en situation de handicap
- 2CA-SH : certificat complémentaire pour les enseignements adaptés et la scolarisation des élèves en situation de handicap
- CAPEPS : Certificat d'aptitude au professorat d'éducation physique et sportive.
- CAPES : Certificat d'aptitude au professorat de l'enseignement du second degré
- CAPET : Certificat d'aptitude au professorat de l'enseignement technique.
- CAPLP : Certificat d'aptitude au professorat des lycées professionnels.
- Agrégation
Divers
- CNAM
- CNED
Catégorie:Études supérieures en FranceEducation nationale française
Catégorie:Enseignement supérieur
Article principal
- Études supérieures en France
Grandes écolesFrance > Éducation > Études supérieures
L'expression grande école désigne en France un certain nombre d'établissements d'enseignement supérieur caractérisés par une sélection à l'entrée (généralement sur concours de niveau bac+2), une taille restreinte, et une formation de niveau bac+5 ou bac+6 de type assez généraliste. La plus grande part recrute sur concours les élèves des classes préparatoires scientifiques, économiques ou littéraires, ou bien des élèves venant des universités. Certaines écoles accueillant les fonctionnaires et militaires stagiaires sont aussi appelées grande écoles.
À l'instar des Grands corps, il n'existe pas de liste officielle des grandes écoles. Le terme désignait au départ un petit nombre d'écoles, puis son usage s'est étendu à un grand nombre d'établissements présentant une grande diversité de niveau.
Parmi les grandes écoles, on distingue notamment:
- les écoles d'ingénieurs ;
- les écoles de commerce et de gestion ;
- les écoles militaires;
- les écoles de la fonction publique préparant à des fonctions administratives;
- les écoles normales supérieures ;
- les instituts d'études politiques.
Pour une liste des établissements d'enseignement supérieur en France, voir l'article études supérieures en France.
Voir aussi
La Conférence des Grandes Écoles : association de grandes écoles françaises
Catégorie:Études supérieures en France
ja:グランゼコール
BTSCatégorie:diplôme
Etudes supérieures en France
Le Brevet de Technicien Supérieur ou BTS est un diplôme français se préparant dans un lycée, pendant une durée de deux ans, après le baccalauréat.
L'obtention du diplôme se fait sur examen à la fin de la deuxième année. Il donne ainsi un niveau BAC+2 aux étudiants l'obtenant. Contrairement au baccalauréat il n'y a pas d'épreuve de rattrapage pour ceux qui obtiennent une note légèrement inférieure à la moyenne requise (10/20).
Juste avant de passer le BAC, les lycéens établissent une liste d'établissements publics où ils souhaitent être formés. Cette liste doit contenir 5 choix au maximum. Il n'y a pas de liste de souhaits nécessaire pour les établissements privés. Par la suite les établissements recrutent en fonction de ces listes et des dossiers scolaires des candidats. Les appréciations des enseignants sont prises en comptes mais aussi et surtout les notes de première et de terminale. Pour certaines sections, un entretien ou une lettre de motivation sont également demandés. Des étudiants des Universités, IUT, écoles d'ingénieurs, etc., qui veulent changer de formation, peuvent également s'y présenter.
Le BTS est plus particulièrement destiné aux lycéens ayant suivi des études technologiques ou professionnelles.
Il existe plus d'une centaine de spécialités tertiaires, industrielles ou agricoles (alors appelé BTSA et dépendant du ministère de l'agriculture). Certains BTS proposent des options en 2 année (par exemple pour l'hôtellerie ou l'informatique de gestion).
L'environnement est proche des années de lycée, de par le lieu d'enseignement, le nombre d'élèves par classe et la charge de travail.
Comme tout étudiant, les étudiant de BTS ont accès aux bourses de l'enseignement supérieur, au logement du CROUS et au restaurant universitaire.
Ce diplôme est destiné à l'entrée dans la vie active, mais une poursuite d'étude peut être envisagée (celle-ci ne concerne cependant qu'environ un tiers des élèves, contre plus de la moitié en DUT). Le BTS acquis, l'étudiant peut parfois faire une troisième année de spécialisation qui équivaut à une licence. Les meilleurs d'entre eux peuvent continuer dans des écoles d'ingénieurs, universités, IUP...
Liste des universités de France
Liste des universités de France regroupées par académies.
- Article principal : Universités en France
- ([http://www.ac-aix-marseille.fr Site Internet de l'académie d'Aix-Marseille])
- Université d'Aix-Marseille I - Provence ([http://www.up.univ-mrs.fr site internet])
- Université d'Aix-Marseille II - Méditerranée ([http://www.mediterranee.univ-mrs.fr site internet])
- Université d'Aix-Marseille III - Paul Cézanne ([http://www.univ.u-3mrs.fr site internet])
- Université d'Avignon et des Pays du Vaucluse ([http://www.univ.avignon.fr site internet])
- ([http://www.ac-amiens.fr Site Internet de l'académie d'Amiens])
- Université de Picardie - Université de Picardie-Jules Verne ([http://www.u-picardie.fr site internet]). Son siège est à Amiens
- Université de Technologie de Compiègne ([http://www.utc.fr site internet])
- ([http://www.ac-guyane.fr Site Internet de l'académie de Guyane])
- Université Antilles-Guyane ([http://www.univ-ag.fr site internet])
- ([http://www.ac-besancon.fr Site Internet de l'académie de Besançon])
- Université de Franche-Comté : Besançon ([http://www.univ-fcomte.fr site internet])
- Université de technologie de Belfort-Montbéliard ([http://www.utbm.fr site internet])
- ([http://www.ac-bordeaux.fr Site Internet de l'académie de Bordeaux])
- Université de Bordeaux I ([http://www.u-bordeaux1.fr site internet])
- Université de Bordeaux II - Victor Segalen ([http://www.u-bordeaux2.fr site internet])
- Université de Bordeaux III - Michel de Montaigne ([http://www.montaigne.u-bordeaux.fr site internet])
- Université de Bordeaux IV - Montesquieu ([http://www.montesquieu.u-bordeaux.fr site internet])
- Université de Pau et Pays de l'Adour ([http://www.muniv-pau.fr site internet])
- ([http://www.ac-caen.fr Site Internet de l'académie de Caen])
- Université de Caen ([http://www.unicaen.fr site internet])
- ([http://www.ac-clermont.fr Site Internet de l'académie de Clermont-Ferrand])
- Université de Clermont-Ferrand I - Auvergne ([http://www.u-clermont1.fr site internet])
- Université de Clermont-Ferrand II - Blaise Pascal ([http://www.univ-bpclermont.fr site internet])
- ([http://www.ac-corse.fr Site Internet de l'académie de Corse])
- Université de Corse - Pascal Paoli ([http://www.univ-corse.fr site internet])
- Université de Corse - Pascal Paoli ([http://fst.univ-corse.fr site internet])
- ([http://www.ac-dijon.fr Site Internet de l'académie de Dijon])
- Université de Dijon - Bourgogne ([http://www.u-bourgogne.fr site internet])
- ([http://www.ac-grenoble.fr Site Internet de l'académie de Grenoble])
- Université de Savoie - Savoie et Haute-Savoie ([http://www.univ-savoie.fr site internet])
- Université de Grenoble I - Joseph Fourier ([http://www.ujf-grenoble.fr site internet])
- Université de Grenoble II - Pierre Mendès-France ([http://www.upmf-grenoble.fr site internet])
- Université de Grenoble III Stendhal ([http://www.u-grenoble3.fr site internet])
- Institut national polytechnique de Grenoble ([http://www.inpg.fr site internet])
- ([http://www.ac-lille.fr Site Internet de l'académie de Lille])
- Université d'Artois ([http://www.univ-artois.fr site internet])
- Université de Lille I - Sciences et Technologies ([http://www.univ-lille1.fr site internet])
- Université de Lille II - Droit et Santé ([http://www.univ-lille2.fr site internet])
- Université de Lille III - Charles de Gaulle ([http://www.univ-lille3.fr site internet])
- Université du Littoral Cote d'Opale
- Université de Valenciennes - Hainaut-Cambrésis ([http://www.univ-valenciennes.fr site internet])
- ([http://www.ac-limoges.fr Site Internet de l'académie de Limoges])
- Université de Limoges ([http://www.unilim.fr site internet])
- ([http://www.ac-lyon.fr Site Internet de l'académie de Lyon])
- Université de Lyon I - Claude Bernard ([http://www.univ-lyon1.fr site internet])
- Université de Lyon II - Lumière ([http://www.univ-lyon2.fr site internet])
- Université de Lyon III - Jean Moulin ([http://www.univ-lyon3.fr site internet])
- Université de Saint-Etienne - Jean Monnet ([http://www.univ-st-etienne.fr site internet])
- ([http://www.ac-montpellier.fr Site Internet de l'académie de Montpellier])
- Université Montpellier 1 ([http://www.univ-montp1.fr site internet])
- Université Montpellier 2 - Sciences et Techniques du Languedoc ([http://www.univ-montp2.fr site internet])
- Université Montpellier 3 - Paul Valéry ([http://www.univ-montp3.fr site internet])
- Université de Perpignan ([http://www.univ-perp.fr site internet])
- ([http://www.ac-nancy-metz.fr Site Internet de l'académie de Nancy-Metz])
- Université de Metz - Paul Verlaine ([http://www.univ-metz.fr site internet])
- Université de Nancy I - Henri Poincaré ([http://www.uhp-nancy.fr site internet])
- Université de Nancy II ([http://www.univ-nancy2.fr site internet])
- Institut national polytechnique de Lorraine ([http://www.inpl-nancy.fr site internet])
- ([http://www.ac-nantes.fr Site Internet de l'académie de Nantes])
- Université d'Angers ([http://www.univ-angers.fr site internet])
- Université du Mans - Maine ([http://www.univ-lemans.fr site internet])
- Université de Nantes ([http://www.univ-nantes.fr site internet])
- ([http://www.ac-nice.fr Site Internet de l'académie de Nice])
- Université de Nice - Sophia Antipolis ([http://www.unice.fr site internet])
- Université du sud - Toulon - Var ([http://www.univ-tln.fr site internet])
- ([http://www.ac-orleans-tours.fr Site Internet de l'académie d'Orléans-Tours])
- Université d'Orléans ([http://www.univ-orleans.fr site internet])
- Université de Tours - François Rabelais ([http://www.univ-tours.fr site internet])
- ([http://www.ac-paris.fr Site Internet de Paris et région Ile-de-France])
- Université de Paris I - Panthéon-Sorbonne ([http://www.univ-paris1.fr site internet])
- Université de Paris II - Panthéon-Assas ([http://www.u-paris2.fr site internet])
- Université de Paris III - La Sorbonne Nouvelle ([http://www.univ-paris3.fr site internet])
- Université de Paris IV - Paris-Sorbonne ([http://www.paris4.sorbonne.fr site internet])
- Université de Paris V - René Descartes ([http://www.univ-paris5.fr site internet])
- Université de Paris VI - Pierre et Marie Curie ([http://www.upmc.fr site internet])
- Université de Paris VII - Denis Diderot ([http://www.sigu7.jussieu.fr site internet])
- Université de Paris VIII - Vincennes-Saint-Denis ([http://www.univ-paris8.fr site internet])
- Université de technologie en sciences des organisations et de la décision de Paris-Dauphine ou Université Paris-Dauphine (anciennement Université Paris IX) ([http://www.dauphine.fr site internet])
- Université de Paris X - Nanterre ([http://www.u-paris10.fr site internet])
- Université de Paris XI - Paris Sud ([http://www.u-psud.fr site internet])
- Université de Paris XII Val-de-Marne - Paris-Val-De-Marne ([http://www.univ-paris12.fr site internet])
- Université de Paris XIII - Paris Nord ([http://www.univ-paris13.fr site internet])
- Université de Marne-la-Vallée ([http://www.univ-mlv.fr site internet])
- Université de Cergy-Pontoise ([http://www.u-cergy.fr site internet])
- Université d'Evry-Val d'Essonne ([http://www.univ-evry.fr site internet])
- Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines ([http://www.uvsq.fr site internet])
Voir aussi: Université de Paris.
- ([http://www.ac-poitiers.fr Site Internet de l'académie de Poitiers])
- Université de Poitiers ([http://www.univ-poitiers.fr site internet])
- Université de La Rochelle ([http://www.univ-lr.fr site internet])
- ([http://www.ac-reims.fr Site Internet de l'académie de Reims])
- Université de Reims Champagne-Ardenne ([http://www.univ-reims.fr site internet])
- Université de Technologie de Troyes ([http://www.utt.fr site internet])
- ([http://www.ac-rennes.fr Site Internet de l'académie de Rennes])
- Université de Bretagne Occidentale - Brest ([http://www.univ-brest.fr site internet])
- Université de Bretagne Sud ([http://www.univ-ubs.fr site internet])
- Université de Rennes I ([http://www.univ-rennes1.fr site internet])
- Université de Rennes II - Haute-Bretagne ([http://www.uhb.fr site internet])
- ([http://www.ac-reunion.fr Site Internet de l'académie de Réunion])
- Université de la Réunion ([http://www.univ-reunion.fr site internet])
- ([http://www.ac-rouen.fr Site Internet de l'académie de Rouen])
- Université du Havre ([http://www.univ-lehavre.fr site internet])
- Université de Rouen ([http://www.univ-rouen.fr site internet])
- ([http://www.ac-strasbourg.fr Site Internet de l'académie de Strasbourg])
- Université de Mulhouse - Haute-Alsace ([http://www.uha.fr site internet])
- Université de Strasbourg I - Louis Pasteur ([http://www.ulp.u-strasbg.fr site internet])
- Université de Strasbourg II - Marc Bloch ([http://www.ushs.u-strasbg.fr site internet])
- Université de Strasbourg III - Robert Schuman ([http://www.urs.u-strasbg.fr site internet])
- ([http://www.ac-toulouse.fr Site Internet de l'académie de Toulouse])
- Université de Toulouse I - Sciences Sociales ([http://www.univ-tlse1.fr site internet])
- Université de Toulouse II - Toulouse-Le Mirail ([http://www.univ-tlse2.fr site internet])
- Université de Toulouse III - Paul Sabatier ([http://www.ups-tlse.fr site internet])
- Institut national polytechnique de Toulouse ([http://www.inp-toulouse.fr site internet])
- Université de la Polynésie Française ([http://www.upf.pf site internet])
- Université de la Nouvelle Calédonie ([http://www.univ-nc.nc site internet])
-
Universités de France
Processus de Bologne
Catégorie:Études supérieures en France Catégorie:Scolarité
Le processus Sorbonne-Bologne est un engagement pour construire un espace européen de l'enseignement supérieur avant 2010. Il ne s'agit pas de mettre en place un système universitaire unique mais bien de placer les systèmes nationaux diversifiés dans un cadre commun reposant sur trois cycles : licence (également appelé Bachelor), master et doctorat.
Les points clés dans la pratique :
- trois cycles : licence, master et doctorat,
- un système d'accumulation de crédits transférables entre établissements,
- le supplément au diplôme.
Historique
Le 25 mai 1998, les quatre ministres chargés de l'enseignement supérieur d'Allemagne, de France, de Grande-Bretagne et d'Italie se retrouvent lors d'un colloque à la Sorbonne pour lancer un appel à la construction d'un espace européen de l'enseignement supérieur.
Lancé à l'initiative du ministre français de l'éducation nationale (Claude Allègre), le processus a pour objectif de favoriser les échanges universitaires (étudiants, enseignants et chercheurs) et de faire converger les systèmes universitaires vers des niveaux de référence communs (3 ans, 5 ans, 8 ans).
L'initiative est progressivement reprise et développée par la plupart des gouvernements et des universités européens.
Lors du colloque de Bologne en juin 1999, 29 pays signent un texte commun. Suite à la rencontre des universités de Salamanque en mars 2001 et à la conférence de Prague en mai 2001, 34 pays s'engagent.
Des rencontres intergouvernementales régulières ponctuent le processus : Prague (2001), Berlin (2003), Bergen (2005). La prochaine rencontre est prévue à Londres (automne 2007).
A noter que chaque système universitaire s'intègre dans le processus selon des modalités qu'il choisit librement.
La déclaration de Bologne
La déclaration de Bologne du 19 juin 1999 qui initie le processus éponyme, identifie six actions à mener :
#Mettre en place un système facilement compréhensible et comparable pour permettre une bonne lisibilité et faciliter la reconnaissance internationale des diplômes et qualifications.
#Organiser les formations sur un premier cycle destiné au marché du travail (de 3 ans au moins) et un deuxième cycle nécessitant l'achèvement du premier.
#Valider les formations par un système d'accumulation de crédits transférables entre établissements.
#Faciliter la mobilité des étudiants, des enseignants et des chercheurs.
#Coopérer en matière d'assurance de la qualité des enseignements.
#Donner une dimension véritablement européenne à l'enseignement supérieur.
Conférence intergouvernementale de Berlin
A Berlin, les gouvernements décident d'accélérer le processus et de l'étendre au cycle doctoral afin d'approfondir les liens entre l'espace européens de l'enseignement supérieur et celui de la recheche.
Trois objectifs impératifs sont fixés pour 2005 :
- mise en place d'un système en deux cycles,
- délivrance gratuite et automatique d'un supplément au diplôme,
- démarage de la mise en place d'un système d’assurance de la qualité.
Pays signataires
40 états sont actuellement engagés dans le processus :
Albanie - Allemagne - Andorre - Arménie - Australie - Azerbaïdjan - Belgique - Bosnie-Herzégovine - Bulgarie - Chypre - Croatie - Danemark - Espagne - Estonie - France - Finlande - Géorgie - Grèce - Hongrie - Irlande - Islande - Italie - Lettonie - Lituanie - Luxembourg - Macédoine - Malte - Moldavie - Norvège - Pays-Bas - Pologne - Portugal - République Tchèque - Roumanie - Royaume-Uni - Russie - Saint-Siège - Serbie-et-Monténégro - Slovaquie - Slovénie - Suède - Suisse - Turquie - Ukraine
Les organisations suivantes sont également engagées dans la mise en place du processus :
ESIB, EUA, EURASHE, EI, ENQA, UNICE ainsi que bien sur le Conseil de l'Europe, la Commission européenne et l'UNESCO.
Supplément au diplôme
Le supplément au diplôme obligatoire institué dans le cadre du processus de Bologne et destiné à faciliter la compréhension des études accomplies. Il est non nominatif et ne contient pas de jugement de valeur. Il est délivré par les établissements nationaux selon un modèle élaboré par un groupe de travail conjoint de la Commission européenne, du Conseil de l'Europe et de l'UNESCO.
Le supplément au diplôme se compose de huit parties :
- informations sur le titulaire,
- informations sur le diplôme,
- informations sur le niveau de qualification,
- informations sur le contenu et les résultats obtenus,
- informations sur la fonction de la qualification,
- informations complémentaires,
- certification du supplément,
- informations sur le système national d’enseignement supérieur.
Applications nationales
Belgique
En Belgique, la nouvelle licence (titre de bachelier) est obtenue en 3 ans. Les masters peuvent être délivrés après 1 ou 2 années d'études supplémentaires. Les diplômes professionnels sont été remplacés par une licence professionnelle en 3 ans.
Estonie
Depuis 2002, en Estonie, tous les licences nécessitent 3 ans (il en fallait 4 avant 2001). Les masters nécessitent 2 ans et les doctorats 4.
France
La France distingue deux types de masters, héritage de la séparation entre le diplôme d'études supérieures spécialisées et le diplôme d'études approfondies, anciens diplômes nationaux à bac+5 délivrés par les universités :
- les masters professionnels, destinés à la sortie de l'enseignement supérieur (héritiers des DESS)
- les masters recherche, destinés à la poursuite d'études en doctorat (héritiers des DEA)
Ceci ne se retrouve pas ailleurs en Europe : un étudiant ayant obtenu un master peut soit quitter l'université soit essayer d'obtenir un poste de doctorant.
La réforme LMD
En France, les gouvernements successifs depuis 1998 ont choisit de transformer progressivement les cursus universitaires à travers ce que l'on appelle la réforme LMD :
- mise en place de crédits de formation (ECTS) semestriels,
- architecture des études articulée en France autour de trois grades principaux :
- la licence (bac+3), délivrée après obtention de 180 ECTS (en 3 ans) .
- le master (bac+5), délivrée après obtention de 120 ECTS supplémentaires (soit 300 ECTS au total) : .
- Le doctorat (bac+8), délivré après soutenance d'une thèse ou de travaux comptabilisés pour 180 crédits supplémentaires (soit 480 ECTS au total).
- La fin de la référence à des maquettes nationales de diplômes, que chaque université transcrit à son niveau. Ce système remplace l'ancienne méthode où le ministère chargé de l'enseignement supérieur définissait a priori des intitulés de diplômes et de filières correspondant à des répartitions de matières, cours et travaux dirigés et à un volume horaire minimum. La procédure d'habilitation est la même, mais les universités proposent elles-même des maquettes de diplômes, qui sont examinées par des experts du ministère, avant d'être validées par le CNESER. Les maquettes sont dorénavant réévaluées tous les trois ans avec présentation par chaque université d'un bilan relatif à des critères de qualité et de rentabilité devant un jury composé de représentants du ministère et du monde professionnel.
Les réactions de la communauté universitaire
La réforme a été perçue de façon ambivalente par les universitaires et étudiants. Si tous souhaitaient voir les diplômes français reconnus plus facilement dans les pays européens, les modalités d'application spécifiques à la France ont beaucoup fait débat. Ainsi, malgré le passage progressif des universités dans le nouveau système, certains points ont aussi suscité dans une partie de la communauté universitaire certaines inquiétudes, voire un rejet de la part d'étudiants et d'enseignants (grèves, manifestations, blocages de Conseils d'Administration d'université...), notamment liées :
- aux difficultés de passage des enseignements traditionnels (deux semestres annuels solidaires entre eux) et à la désolidarisation des deux semestres (qui permet, dans certains cas, de passer à l'année supérieure sans pour autant avoir validé les deux semestres) ;
- au devenir des niveaux intermédiaires existants sur le long terme (DUT, DEUG, maîtrise, DEA...). Pour cela, l'« ancien système » est conservé pendant plusieurs années, le temps de faire la transition ;
- aux modalités d'examens qui ne rendent plus obligatoires certains acquis étudiants (compensation annuelle, rattrapages...) et risque ainsi d'accroître le taux d'échec déjà parmi le plus élevé d'Europe;
- à la fin du cadre national des diplômes, et donc à l'augmentation des inégalités entre universités et entre étudiants: hausse de frais d'inscription, sélection nouvelle dans le cursus (entrée en master, ...), mise en concurrence des formations.
- à l'austérité budgétaire ayant accompagné la mise en place de la réforme, qui demandait souvent de créer sans budget supplémentaire de nouvelles années d'étude pour atteindre les nouveaux niveaux de référence.
Intégration des filières universitaires non-facultaires, et des filières non-universitaires
D'autre part, la question de l'application du LMD à certaines filières a posé ou pose encore des difficulutés :
- les Instituts d'Etudes Politiques : le diplôme est passé de bac+4 à bac+5 pour s'aligner sur le grade de master (avec augmentation de frais d'inscription pour compenser les coûts de création de cette année)
- les Ecoles d'Architectures : inversement, le diplôme est passé de bac+6 à bac+5
- les filières de santé : la réforme est en cours.
- les Instituts Universitaires Professionnels (IUP) : d'un recrutement à bac+1 et diplôme à bac+4, certains IUP sont passés à un recrutement bac+2 avec diplôme bac+5 tandis que d'autres disparaissent avec la réforme, leur diplôme transformé en Master Professionnel comme un autre.
- les Instituts Universitaires de Technologie (IUT) sont amenés à délivrer, à moyen terme, des diplômes à bac+3 (licences professionnelles) en plus grande proportion.
- la question de l'intégration au LMD des Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles (les CPGE ne délivrent pas de diplôme, mais les étudiants en sortent à bac +1, + 2 voire +3) et des Brevets de Technicien Supérieur (BTS) (bac+2) est entière.
- les cursus d'ingénieurs (grandes écoles) travaillaient généralement en +2+3 (deux ans de CPGE, trois ans d'école), il leur faudrait passer en +3+2 : c'est une pierre d'achoppement pour leur intégration dans le LMD.
Royaume-Uni
Au Royaume-Uni le master s'obtient en une année (quelquefois deux) après le bachelor, ce qui n'entre pas dans le cadre de travail commun.
Références
- Références juridiques en France : Décrets n°2002-481 [http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENS0200156D] et 2002-482 [http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MENS0200157D]. Pour la Licence : Arrêté du 23 avril 2002 [http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/Visu?cid=581972&indice=1&table=JORF&ligneDeb=1]. Pour le Master : Arrêté du 25 avril 2002 [http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/Visu?cid=588996&indice=1&table=JORF&ligneDeb=1]
- Textes fondamentaux, documents et commentaires sur le site du Conseil de l'Europe [http://www.coe.int/T/F/Coop%E9ration_culturelle/education/enseignement_sup%E9rieur/Activites/Processus_de_Bologne/Les_Textes.asp]
- Déclaration de Prague: [http://www.education.gouv.fr/sup/prague.htm]
Liens externes
- [http://aec.cramgo.nl/ Effets de la déclaration de Bologne sur la formation musicale professionnelle en Europe - Association Européenne des Conservatoires (AEC)]
- [http://francois.schreuer.org/articles/20041000_bologne.html Pourquoi est-t-il si facile d’« harmoniser » ?], article de François Schreuer sur l'application du processus de Bologne en Belgique francophone, paru dans le numéro d’octobre 2004 de la revue [http://www.ulb.ac.be/cal/edl/magazine/magazineedl.html « Espace de Libertés »]
- [http://fst.univ-corse.fr Université], Présentation complète du LMD
- [http://assises-egalite.politique.eu.org/politique/24/le_theme.php L'université formatée par le marché], texte intégral (html et pdf) du dossier paru dans le numéro d'avril 2002 de la revue belge [http://politique.eu.org/ Politique, revue de débats]
Licence (grade universitaire)
La licence est un diplôme de l'enseignement supérieur dont la valeur est différente d'un pays à l'autre.
La licence en Belgique
En Belgique, la licence est un diplôme de l'enseignement supérieur universitaire décerné après la réussite d'un cycle de quatre ans pour la plupart des orientations et de cinq ans dans certains cas (psychologie, droit). Ce diplôme sera progressivement remplacé par la maîtrise ou master's, qui durera cinq ans, suite au processus de Bologne.
La licence en France
La licence est un grade de l'enseignement supérieur en France. Depuis la réforme LMD, elle correspond à 180 crédits européens transférables (ECTS), soit trois années d'études (L1, L2 et L3) après le baccalauréat français; avant l'application du LMD, elle était préparée en un an après le DEUG. Bien qu'il existe des licences dans de nombreux domaines, le grade ne s'emploie qu'avec le suffixe ès lettres (pour les étudiants en sciences humaines et sociales et en disciplines littéraires), ès sciences (sciences naturelles et expérimentales), et en droit.
Catégorie:Études supérieures en France
catégorie:diplôme
ja:学位
Doctorat ja:博士
Catégorie:Sciences
Catégorie:Études supérieures en France catégorie:diplôme
Le doctorat est un grade d'enseignement supérieur sanctionnant une expérience de recherche scientifique.
En France, depuis la réforme LMD, il correspond à 480 crédits ECTS, soit huit années d'études après le baccalauréat. Les cinq années de formation initiale, qui étaient sanctionnées par un DEA, le sont maintenant par un master à orientation recherche. Le doctorat proprement dit se prépare en trois années de thèse, formation à la recherche par la recherche, sous la conduite d'un chercheur en poste expérimenté.
Le doctorat est le diplôme minimal exigé pour être reconnu comme chercheur par la communauté scientifique nationale et internationale (en anglais, il est dénommé Ph.D., Ed.D., D.A., et ainsi de suite). Ainsi, la carrière de tout chercheur débute théoriquement par une thèse de doctorat.
Le docteur et la recherche
Dans la plupart des pays, les chercheurs sont des docteurs, c'est-à-dire des titulaires d'un doctorat ; en anglais : Ph.D. pour Doctor of Philosophy (philosophie est à prendre au sens large de « science » comme à la Renaissance), Ed.D. pour Doctor of Education, D.A. pour Doctor of Arts et beaucoup d'autres (voir ci-dessous).
Il est à noter qu'en France, seuls les docteurs en médecine, chirurgie dentaire, pharmacie et médecine vétérinaire portent habituellement leur titre de docteur ; cependant, la thèse de médecine est rarement une expérience de recherche, il s'agit en général d'une expérience professionnelle en milieu hospitalier (internat), associée à une étude bibliographique sur un sujet précis.
Le doctorat : une expérience professionnelle
Le doctorat est un titre sanctionnant une expérience professionnelle d'environ trois ans en moyenne, appelée la thèse. Pour pouvoir faire une thèse, il faut avoir un diplôme sanctionnant en général cinq années d'études universitaires (Bac+5 en France) : diplôme d'études approfondies (DEA), master, diplôme d'ingénieur…
Durant sa thèse, le doctorant (ou thésard) mène un projet de recherche encadré par un chercheur confirmé, le directeur de thèse (ayant souvent le titre de professeur). Le chercheur encadrant définit, parfois avec le doctorant, le sujet de la thèse et discute avec lui régulièrement pour faire le point sur l'avancée de son projet et lui faire profiter de son expérience.
Dans les sciences expérimentales, la thèse comporte une partie bibliographique (étude des articles déjà parus sur le sujet ou sur un sujet connexe), une partie réflexion théorique, et une partie réalisation : expérimentation, réalisation d'un programme informatique, simulation. Dans les sciences humaines et le droit, la thèse est souvent essentiellement une recherche bibliographique et une réflexion sur un sujet.
La thèse et la soutenance
:Ici sont décrits les modalités de soutenance de doctorat en France. Les modalités peuvent différer d'un pays à l'autre, voire d'une université à l'autre.
Lorsque le doctorant a accumulé suffisamment de matière, il rédige un mémoire appelé manuscrit de thèse ou mémoire de thèse. Ce manuscrit est envoyé à deux rapporteurs (ou plus), des chercheurs confirmés du domaine, qui le lisent en détail et rédigent des rapports à son sujet. Au vu des rapports et de l'autorisation du directeur de thèse, le doctorant peut être autorisé à soutenir sa thèse par l'université ou l'école délivrant le diplôme.
Le doctorant présente ensuite son travail oralement devant un jury composé de chercheurs confirmés, voire renommés, du domaine. Les rapporteurs font normalement partie du jury de soutenance, mais sont souvent excusés s'ils sont étrangers. Les formes et la durée de la soutenance dépendent des disciplines : dans les sciences mathématiques, la soutenance est courte (moins d'une heure) et se borne à résumer les principaux résultats de la thèse, et est suivie de questions ; dans les lettres et sciences humaines la soutenance est plus longue et formelle.
La soutenance n'est pas un examen : le directeur de thèse autorise au préalable le dépôt du mémoire et la soutenance, et ne le fait que si la thèse est « mûre » ; l'autorisation de soutenance donne la quasi-certitude que le titre de docteur sera délivré. Il s'agit plutôt une reconnaissance de la valeur du travail effectué et une intronisation. Il arrive exceptionnellement que le titre de docteur soit refusé à l'issue de la soutenance, mais c'est souvent en raison de dissentions entre le directeur de thèse et un des membres du jury.
Le domaine de la recherche étant un domaine d'innovation, le sujet n'a bien souvent pas été étudié, ou peu été étudié, il se peut donc que la partie réalisation n'aboutisse pas ; mais cela ne marque pas l'échec de la thèse, l'important est que le doctorant ait mené une démarche de chercheur et qu'il ait fait progresser les connaissances et la réflexion sur le sujet.
La soutenance de thèse est généralement suivie d'une collation (pot de thèse).
Le statut du doctorant
Voir l'article détaillé Doctorant.
Reconnaissance du doctorat
Le doctorat est le diplôme le plus élevé délivré par une université. Il est le prérequis indispensable pour obtenir un poste de chercheur ou d'enseignant-chercheur dans le service public. Cependant, le docteur doit souvent acquérir une expérience de chercheur à l'étranger, appelée post-doc pour « stage post-doctoral ».
Dans les entreprises privées, les docteurs sont recrutés comme ingénieurs, parfois comme chercheurs dans les entreprises ayant une activité de recherche et développement. En France, les docteurs sont souvent déconsidérés car ils sont perçus comme ayant fait huit années d'études, alors qu'il s'agit en fait de cinq années d'études et de trois années d'expérience professionnelle. À l'inverse, ils sont très renommés dans des pays comme les États-Unis, le Royaume-Uni ou l'Allemagne.
En France, il existait jusqu'en 1984 trois types de doctorats. Le premier, le Doctorat de troisième cycle, accompli en un ou deux ans, correspondait à une première expérience sérieuse de recherche ; le second était le Doctorat d'ingénieur accessible avec un titre d'ingénieur ; le troisième, appelé Doctorat d'État, était indispensable pour accéder à un poste de Professeur des universités, et pouvait être entrepris dès l'obtention d'une maîtrise mais faisait le plus souvent suite à un Doctorat de troisième cycle. Le Doctorat d'État est maintenant remplacé par l' Habilitation à diriger des recherches, ou HDR, délivrée après des travaux universitaires supplémentaires et une soutenance, après le Doctorat. l'HDR est souvent dénommée dans les milieux universitaires comme la "Grande Thèse", en rapport à la thèse de doctorat qui devient la "petite thèse". La possession d'une Habilitation à diriger des recherches est une condition nécessaire à la direction d'un encadrement de thèse (d'un doctorant), alors que le simple encadrement d'une thèse peut se faire par tout docteur, souvent au moins maitre de conférence. Tout doctorant doit avoir un directeur de thèse.
Doctorats de recherche aux États-Unis, dans l'ordre alphabétique
La durée d'obtention d'un doctorat en recherche varie considérablement : aux États-Unis et dans le Royaume-Uni, le minimum requis est de 3 ans après l'obtention d'une maîtrise. La plupart des candidats y consacrent bien plus d'années.
Un Ph.D. est requis pour faire une carrière de recherche ; mais cela est récent.
Les doctorats « anciens » (appelés maintenant « Higher Doctorates ») prenaient des années, du fait que les candidats devaient montrer qu'ils étaient expert (leader) dans leur domaine.
Ces doctorats sont de plus en plus rares et sont désignés par l'appellation « honoraire ».
Certaines universités britanniques dont l'Université de York, l'Université d'Oxford et l'Université de Sussex utilisent « D.Phil. » pour désigner un Ph.D.
Le Ph.D. est le plus commun des doctorats de recherche aux États-Unis, mais il y a beaucoup d'autres types. Le U.S. Department of Education et le U.S. National Science Foundation (NSF) les considèrent comme equivalents.
Liste des doctorats :
- Doctor of Applied Science (D.A.S.)
- Doctor of Architecture (D.Arch.)
- Doctor of Arts (D.A.)
- Doctor of Business Administration (D.B.A.)
- Doctor of Canon Law (J.C.D.)
- Doctor of Chemistry (D.Chem.)
- Doctor of Comparative/Civil Law (D.C.L.)
- Doctor of Criminal Justice (D.C.J.)
- Doctor of Criminology (D.Crim.)
- Doctor of Design (Dr.DES.)
- Doctor of Education (Ed.D.)
- Doctor of Engineering (D.Eng.)
- Doctor of Environmental Design (D.E.D.)
- Doctor of Environment (D.Env.)
- Doctor of Engineering Science (D.E.Sc./Sc.D.E.)
- Doctor of Forestry (D.F.)
- Doctor of Fine Arts (D.F.A.)
- Doctor of Geological Science (D.G.S.)
- Doctor of Health and Safety (D.H.S.)
- Doctor of Hebrew Literature/Letters (D.H.L.)
- Doctor of Hebrew Studies (D.H.S.)
- Doctor of Industrial Technology (D.I.T.)
- Doctor of Juridical Science (S.J.D.)
- Doctor of Juristic Science (J.S.D.)
- Doctor of Library Science (D.L.S.)
- Doctor of Ministry (D.Min./D.M.)
- Doctor of Modern Languages (D.M.L.)
- Doctor of Music Ministry (D.M.M.)
- Doctor of Medical Science (D.M.Sc.)
- Doctor of Music (D.M.)
- Doctor of Musical Arts (D.M.A., A.Mus.D.)
- Doctor of Musical Education (D.M.E.)
- Doctor of Nursing Science (D.N.Sc.)
- Doctor of Philosophy (Ph.D.)
- Doctor of Physical Education (D.P.E.)
- Doctor of Professional Studies (D.P.S.)
- Doctor of Public Administration (D.P.A.)
- Doctor of Public Health (D.P.H.)
- Doctor of Recreation (D.Rec./D.R.)
- Doctor of Religious Education (D.R.E.)
- Doctor of Sacred Music (D.S.M.)
- Doctor of Sacred Theology (S.T.D.)
- Doctor of Science (D.Sc./Sc.D.)
- Doctor of Science in Dentistry (D.Sc.D.)
- Doctor of Science and Hygiene (D.Sc.H.)
- Doctor of Science in Veterinary Medicine (D.Sc.V.M.)
- Doctor of Social Science (D.S.Sc.)
- Doctor of Social Work (D.S.W.)
- Doctor of the Science of Law (L.Sc.D.)
- Doctor of Rehabilitation (Rh.D.)
- Doctor of Theology (Th.D.)
Liens
- Association Nationale des Docteurs ès Sciences ([http://www.andes.asso.fr ANDèS])
- Confédération des Jeunes Chercheurs ([http://cjc.jeunes-chercheurs.org CJC])
- Doctorats et recherche scientifique en Université ([http://fst.univ-corse.fr université])
- Association Européenne des Docteurs en Droit ([http://www.aedd.populus.ch AEDD])
- [http://www.phdcomics.com/ PhDComics] : chroniques sans pitié de la vie d’étudiants de troisième cycle.
Diplôme universitaire de technologieCatégorie:Études supérieures en France catégorie:diplôme
Le diplôme universitaire de technologie (DUT) est un diplôme de l'enseignement supérieur français dispensé dans les IUT. Il est orienté vers l'insertion professionnelle des étudiants, mais propose aussi une solide formation théorique qui permet la poursuite d'études dans des écoles d'ingénieurs, ou des DEUG et IUP ou encore des Licences professionnelles. Le DUT est plus général qu'un BTS.
Cette formation dure en général deux années mais il est possible, pour les gens pouvant justifier d'un précédent diplôme BAC+2 (BTS ou un autre DUT) ou d'une expérience professionnelle, de faire cette formation en une seule « année spéciale » si l'IUT le permet.
La sélection se fait sur dossier avec les notes de première et terminale, parfois pour les filières les plus sélectives entretien et test, et concernent essentiellement des bacheliers généraux.
Il existe des DUT dans de nombreux domaines, de plus, chaque DUT présente présente souvent plusieurs options :
Secteur tertiaire :
- DUT Carrières juridiques (CJ)
- DUT Carrières (option animation, option éducation spécialisée, option gestion urbaine )
- DUT Gestion administrative et commerciale (GAC)
- DUT Gestion des entreprises et des administrations (GEA)
- DUT Gestion logistique et transport (GLT)
- DUT Information et communication
- DUT Services et Réseaux de communications (SRC)
- DUT Statistique et traitement informatique des données (STID)
- DUT Techniques de commercialisation (TC ou Tech de Co)
Secteur industriel :
- DUT Chimie (options : chimie; sciences des matériaux; productique chimique)
- DUT Génie biologique (options : agronomie; génie de l'environnement; analyses biologiques et biochimiques; diététique; industries alimentaires et biologiques; bio-informatique) (GB ou Génie bio)
- DUT Génie chimique, génie des procédés (options : procédés; bioprocédés)
- DUT Génie civil (options : bâtiment, Travaux Public, Equipements du bâtiment)
- DUT Génie électrique et informatique industrielle (GEII) (options : électronique, automatique)
- DUT Génie industriel et maintenance
- DUT Génie mécanique et productique
- DUT Génie des télécommunications et réseaux (GTR)
- DUT Génie thermique et énergétique
- DUT Génie informatique
- DUT Hygiène Sécurité & Environnement (HSE ou HS)
- DUT Mesures physiques
- DUT Métrologie & Contrôle Qualité
- DUT Organisation et génie de la production
Diplôme d'études universitaires scientifiques et techniquesLe DEUST un diplôme national post-Bac qui se fait en deux ans.
Le Deust est une formation professionnelle, le plus souvent en alternance ciblée sur un secteur particulier (informatique, traitement des eaux, etc).
Catégorie:Diplôme
IUPLes IUP, ou Instituts Universitaires Professionnalisés sont des établissements français qui proposaient des cursus universitaires de type ingénieur. Ils sont désormais intégrés dans le système LMD, depuis la rentrée 2005 pour la plupart.
Situation précédant le système LMD
Un IUP est (était) un cycle de 3 années, qui commence une année après le Baccalauréat et qui est composé de : DEUG, Licence, Maîtrise.
A la fin de chacune des 3 années de formation, l'étudiant admis reçoit un diplôme : DEUG, Licence puis Maîtrise de type IUP.
Parmi les étudiants ayant réussi la dernière année de Maîtrise, ceux qui ont eu des résultats suffisants peuvent recevoir le titre d'ingénieur-maître.
Les formalités d'acceptation en début de cycle, et de diplôme d'ingénieur-maître en fin de cycle varient selon les universités.
Situation actuelle
Le recrutement s'effectue à Bac+2 (Post DEUG, BTS, IUT, Prépas...) et sur dossier.
L'IUP dans le cadre du LMD délivrera une licence au titre de l'IUP et de la spécialité, puis un master pro en 2 ans.
Particularité de cette formation
Cette formation est orientée vers le monde professionnel par la présence de nombreux stages et de cours sur le management et la gestion assurés par des acteurs du monde du travail.
Le volume horaire est important, car le programme est généralement calqué sur celui de la licence générale mais avec des matières en plus dites professionnalisantes. Deux langues vivantes sont généralement dispensées.
Le titre dingénieur-maître est toujours délivré aux plus méritants après leur première année de master.
Cette formation peut être considérée comme la réponse de l'université au cursus ingénieur, et se veut de même excellence.
Catégorie:Études supérieures en France
Licence (grade universitaire)
La licence est un diplôme de l'enseignement supérieur dont la valeur est différente d'un pays à l'autre.
La licence en Belgique
En Belgique, la licence est un diplôme de l'enseignement supérieur universitaire décerné après la réussite d'un cycle de quatre ans pour la plupart des orientations et de cinq ans dans certains cas (psychologie, droit). Ce diplôme sera progressivement remplacé par la maîtrise ou master's, qui durera cinq ans, suite au processus de Bologne.
La licence en France
La licence est un grade de l'enseignement supérieur en France. Depuis la réforme LMD, elle correspond à 180 crédits européens transférables (ECTS), soit trois années d'études (L1, L2 et L3) après le baccalauréat français; avant l'application du LMD, elle était préparée en un an après le DEUG. Bien qu'il existe des licences dans de nombreux domaines, le grade ne s'emploie qu'avec le suffixe ès lettres (pour les étudiants en sciences humaines et sociales et en disciplines littéraires), ès sciences (sciences naturelles et expérimentales), et en droit.
Catégorie:Études supérieures en France
catégorie:diplôme
ja:学位
Maîtrise
Catégorie:Études supérieures en France catégorie:diplôme
La maîtrise est un diplôme universitaire, qui existe dans plusieurs pays.
Par homonymie, une maîtrise est également une formation musicale traditionnelle de musique chorale composée d'enfants (voir Chœur d'enfants).
La maîtrise en Belgique
En Belgique, la maîtrise est un diplôme universitaire décerné après la réussite d'un cycle de cinq ans d'études (exemple : maîtrise en sciences de gestion). Ce diplôme est appelé à disparaître pour céder la place aux « nouvelles » maîtrises ou masters instaurée par la réforme de Bologne.
La maîtrise au Canada
Au Canada, la maîtrise (en anglais master's degree) est un diplôme d'enseignement supérieur qui suit le baccalauréat. Il y a principalement deux types de maîtrises : les maîtrises de type cours et les maîtrises de type recherche. La première catégorie regroupe des programmes composés strictement de cours, alors que la seconde demande généralement de suivre quelques cours et d'accomplir un projet de recherche qui doit mené à la présentation d'un mémoire (en anglais master's thesis).
La maîtrise en France
En France, la maîtrise est un diplôme d'enseignement supérieur, délivré après quatre ans d'études universitaires. Elle suit la licence et précède le DESS ou le DEA. La maîtrise est appelée à disparaître, ou tout au moins à voir son importance réduite en raison de la réforme du LMD (licence-master-doctorat), ou « 3-5-8 » : pour faciliter les échanges inter-européens, les diplômes principaux sont désormais délivrés après la 3 (licence), la 5 (DEA-DESS, master) et la 8 année (doctorat) d'étude, un diplôme après la 4 année n'ayant alors pas d'équivalent dans l'Union européenne.
Elle s'obtient après quatre ans d'études universitaires, et remise d'un travail de recherche suivie d'une soutenance à l'oral dans la majorité des spécialités. Ce travail de recherche, ou mémoire, est de plus d'une importance variable selon les disciplines. Comme pour la licence, les titres de maître s'utilisent avec les suffixes ès lettres (pour les sciences humaines et sociales et les disciplines littéraires), ès sciences et en droit. Seuls les maîtres en droit utilisent leur titre de manière régulière.
Voir aussi
Diplômes au Canada
- baccalauréat
- maîtrise
- doctorat
Diplômes en France
- master
-
Diplôme d'études approfondiesCatégorie:Études supérieures en France catégorie:diplôme
Le diplôme d'études approfondies (DEA) est un diplôme de l'enseignement supérieur français délivré après cinq années d'études après le baccalauréat. Il constitue une année de préparation à la thèse de doctorat et n'est donc pas un but en soi contrairement au DESS, un autre diplôme de même niveau, mais à finalité professionnelle.
Depuis la réforme LMD, le DEA est en cours de remplacement par le master « recherche ».
Les différents DEA
Arts
Droits de l'homme
Lettres, Langues et Linguistique
Sciences Humaines et Sociales
- DEA droit
Sciences & Technologies
- DEA Maths
- DEA Informatique
- DEA Mécanique des fluides
Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives
Théologie
Doctorat ja:博士
Catégorie:Sciences
Catégorie:Études supérieures en France catégorie:diplôme
Le doctorat est un grade d'enseignement supérieur sanctionnant une expérience de recherche scientifique.
En France, depuis la réforme LMD, il correspond à 480 crédits ECTS, soit huit années d'études après le baccalauréat. Les cinq années de formation initiale, qui étaient sanctionnées par un DEA, le sont maintenant par un master à orientation recherche. Le doctorat proprement dit se prépare en trois années de thèse, formation à la recherche par la recherche, sous la conduite d'un chercheur en poste expérimenté.
Le doctorat est le diplôme minimal exigé pour être reconnu comme chercheur par la communauté scientifique nationale et internationale (en anglais, il est dénommé Ph.D., Ed.D., D.A., et ainsi de suite). Ainsi, la carrière de tout chercheur débute théoriquement par une thèse de doctorat.
Le docteur et la recherche
Dans la plupart des pays, les chercheurs sont des docteurs, c'est-à-dire des titulaires d'un doctorat ; en anglais : Ph.D. pour Doctor of Philosophy (philosophie est à prendre au sens large de « science » comme à la Renaissance), Ed.D. pour Doctor of Education, D.A. pour Doctor of Arts et beaucoup d'autres (voir ci-dessous).
Il est à noter qu'en France, seuls les docteurs en médecine, chirurgie dentaire, pharmacie et médecine vétérinaire portent habituellement leur titre de docteur ; cependant, la thèse de médecine est rarement une expérience de recherche, il s'agit en général d'une expérience professionnelle en milieu hospitalier (internat), associée à une étude bibliographique sur un sujet précis.
Le doctorat : une expérience professionnelle
Le doctorat est un titre sanctionnant une expérience professionnelle d'environ trois ans en moyenne, appelée la thèse. Pour pouvoir faire une thèse, il faut avoir un diplôme sanctionnant en général cinq années d'études universitaires (Bac+5 en France) : diplôme d'études approfondies (DEA), master, diplôme d'ingénieur…
Durant sa thèse, le doctorant (ou thésard) mène un projet de recherche encadré par un chercheur confirmé, le directeur de thèse (ayant souvent le titre de professeur). Le chercheur encadrant définit, parfois avec le doctorant, le sujet de la thèse et discute avec lui régulièrement pour faire le point sur l'avancée de son projet et lui faire profiter de son expérience.
Dans les sciences expérimentales, la thèse comporte une partie bibliographique (étude des articles déjà parus sur le sujet ou sur un sujet connexe), une partie réflexion théorique, et une partie réalisation : expérimentation, réalisation d'un programme informatique, simulation. Dans les sciences humaines et le droit, la thèse est souvent essentiellement une recherche bibliographique et une réflexion sur un sujet.
La thèse et la soutenance
:Ici sont décrits les modalités de soutenance de doctorat en France. Les modalités peuvent différer d'un pays à l'autre, voire d'une université à l'autre.
Lorsque le doctorant a accumulé suffisamment de matière, il rédige un mémoire appelé manuscrit de thèse ou mémoire de thèse. Ce manuscrit est envoyé à deux rapporteurs (ou plus), des chercheurs confirmés du domaine, qui le lisent en détail et rédigent des rapports à son sujet. Au vu des rapports et de l'autorisation du directeur de thèse, le doctorant peut être autorisé à soutenir sa thèse par l'université ou l'école délivrant le diplôme.
Le doctorant présente ensuite son travail oralement devant un jury composé de chercheurs confirmés, voire renommés, du domaine. Les rapporteurs font normalement partie du jury de soutenance, mais sont souvent excusés s'ils sont étrangers. Les formes et la durée de la soutenance dépendent des disciplines : dans les sciences mathématiques, la soutenance est courte (moins d'une heure) et se borne à résumer les principaux résultats de la thèse, et est suivie de questions ; dans les lettres et sciences humaines la soutenance est plus longue et formelle.
La soutenance n'est pas un examen : le directeur de thèse autorise au préalable le dépôt du mémoire et la soutenance, et ne le fait que si la thèse est « mûre » ; l'autorisation de soutenance donne la quasi-certitude que le titre de docteur sera délivré. Il s'agit plutôt une reconnaissance de la valeur du travail effectué et une intronisation. Il arrive exceptionnellement que le titre de docteur soit refusé à l'issue de la soutenance, mais c'est souvent en raison de dissentions entre le directeur de thèse et un des membres du jury.
Le domaine de la recherche étant un domaine d'innovation, le sujet n'a bien souvent pas été étudié, ou peu été étudié, il se peut donc que la partie réalisation n'aboutisse pas ; mais cela ne marque pas l'échec de la thèse, l'important est que le doctorant ait mené une démarche de chercheur et qu'il ait fait progresser les connaissances et la réflexion sur le sujet.
La soutenance de thèse est généralement suivie d'une collation (pot de thèse).
Le statut du doctorant
Voir l'article détaillé Doctorant.
Reconnaissance du doctorat
Le doctorat est le diplôme le plus élevé délivré par une université. Il est le prérequis indispensable pour obtenir un poste de chercheur ou d'enseignant-chercheur dans le service public. Cependant, le docteur doit souvent acquérir une expérience de chercheur à l'étranger, appelée post-doc pour « stage post-doctoral ».
Dans les entreprises privées, les docteurs sont recrutés comme ingénieurs, parfois comme chercheurs dans les entreprises ayant une activité de recherche et développement. En France, les docteurs sont souvent déconsidérés car ils sont perçus comme ayant fait huit années d'études, alors qu'il s'agit en fait de cinq années d'études et de trois années d'expérience professionnelle. À l'inverse, ils sont très renommés dans des pays comme les États-Unis, le Royaume-Uni ou l'Allemagne.
En France, il existait jusqu'en 1984 trois types de doctorats. Le premier, le Doctorat de troisième cycle, accompli en un ou deux ans, correspondait à une première expérience sérieuse de recherche ; le second était le Doctorat d'ingénieur accessible avec un titre d'ingénieur ; le troisième, appelé Doctorat d'État, était indispensable pour accéder à un poste de Professeur des universités, et pouvait être entrepris dès l'obtention d'une maîtrise mais faisait le plus souvent suite à un Doctorat de troisième cycle. Le Doctorat d'État est maintenant remplacé par l' Habilitation à diriger des recherches, ou HDR, délivrée après des travaux universitaires supplémentaires et une soutenance, après le Doctorat. l'HDR est souvent dénommée dans les milieux universitaires comme la "Grande Thèse", en rapport à la thèse de doctorat qui devient la "petite thèse". La possession d'une Habilitation à diriger des recherches est une condition nécessaire à la direction d'un encadrement de thèse (d'un doctorant), alors que le simple encadrement d'une thèse peut se faire par tout docteur, souvent au moins maitre de conférence. Tout doctorant doit avoir un directeur de thèse.
Doctorats de recherche aux États-Unis, dans l'ordre alphabétique
La durée d'obtention d'un doctorat en recherche varie considérablement : aux États-Unis et dans le Royaume-Uni, le minimum requis est de 3 ans après l'obtention d'une maîtrise. La plupart des candidats y consacrent bien plus d'années.
Un Ph.D. est requis pour faire une carrière de recherche ; mais cela est récent.
Les doctorats « anciens » (appelés maintenant « Higher Doctorates ») prenaient des années, du fait que les candidats devaient montrer qu'ils étaient expert (leader) dans leur domaine.
Ces doctorats sont de plus en plus rares et sont désignés par l'appellation « honoraire ».
Certaines universités britanniques dont l'Université de York, l'Université d'Oxford et l'Université de Sussex utilisent « D.Phil. » pour désigner un Ph.D.
Le Ph.D. est le plus commun des doctorats de recherche aux États-Unis, mais il y a beaucoup d'autres types. Le U.S. Department of Education et le U.S. National Science Foundation (NSF) les considèrent comme equivalents.
Liste des doctorats :
- Doctor of Applied Science (D.A.S.)
- Doctor of Architecture (D.Arch.)
- Doctor of Arts (D.A.)
- Doctor of Business Administration (D.B.A.)
- Doctor of Canon Law (J.C.D.)
- Doctor of Chemistry (D.Chem.)
- Doctor of Comparative/Civil Law (D.C.L.)
- Doctor of Criminal Justice (D.C.J.)
- Doctor of Criminology (D.Crim.)
- Doctor of Design (Dr.DES.)
- Doctor of Education (Ed.D.)
- Doctor of Engineering (D.Eng.)
- Doctor of Environmental Design (D.E.D.)
- Doctor of Environment (D.Env.)
- Doctor of Engineering Science (D.E.Sc./Sc.D.E.)
- Doctor of Forestry (D.F.)
- Doctor of Fine Arts (D.F.A.)
- Doctor of Geological Science (D.G.S.)
- Doctor of Health and Safety (D.H.S.)
- Doctor of Hebrew Literature/Letters (D.H.L.)
- Doctor of Hebrew Studies (D.H.S.)
- Doctor of Industrial Technology (D.I.T.)
- Doctor of Juridical Science (S.J.D.)
- Doctor of Juristic Science (J.S.D.)
- Doctor of Library Science (D.L.S.)
- Doctor of Ministry (D.Min./D.M.)
- Doctor of Modern Languages (D.M.L.)
- Doctor of Music Ministry (D.M.M.)
- Doctor of Medical Science (D.M.Sc.)
- Doctor of Music (D.M.)
- Doctor of Musical Arts (D.M.A., A.Mus.D.)
- Doctor of Musical Education (D.M.E.)
- Doctor of Nursing Science (D.N.Sc.)
- Doctor of Philosophy (Ph.D.)
- Doctor of Physical Education (D.P.E.)
- Doctor of Professional Studies (D.P.S.)
- Doctor of Public Administration (D.P.A.)
- Doctor of Public Health (D.P.H.)
- Doctor of Recreation (D.Rec./D.R.)
- Doctor of Religious Education (D.R.E.)
- Doctor of Sacred Music (D.S.M.)
- Doctor of Sacred Theology (S.T.D.)
- Doctor of Science (D.Sc./Sc.D.)
- Doctor of Science in Dentistry (D.Sc.D.)
- Doctor of Science and Hygiene (D.Sc.H.)
- Doctor of Science in Veterinary Medicine (D.Sc.V.M.)
- Doctor of Social Science (D.S.Sc.)
- Doctor of Social Work (D.S.W.)
- Doctor of the Science of Law (L.Sc.D.)
- Doctor of Rehabilitation (Rh.D.)
- Doctor of Theology (Th.D.)
Liens
- Association Nationale des Docteurs ès Sciences ([http://www.andes.asso.fr ANDèS])
- Confédération des Jeunes Chercheurs ([http://cjc.jeunes-chercheurs.org CJC])
- Doctorats et recherche scientifique en Université ([http://fst.univ-corse.fr université])
- Association Européenne des Docteurs en Droit ([http://www.aedd.populus.ch AEDD])
- [http://www.phdcomics.com/ PhDComics] : chroniques sans pitié de la vie d’étudiants de troisième cycle.
KhâgneCatégorie:Études supérieures en France
En argot scolaire, la khâgne est le nom donné en France à la classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE), voie littéraire.
Le terme khâgne désigne plus précisément la deuxième année, appelée officiellement première supérieure, la première année étant appelée hypokhâgne, ou, officiellement lettres supérieures.
Typologie
Il existe plusieurs types de khâgnes :
- khâgne classique, préparant au concours A/L de l'ENS Ulm (une langue ancienne obligatoire, pas de programme). Le nom provient de la localisation de l'école dans la rue d'Ulm, à Paris. C'est, dans la hiérarchie des Ecoles, la plus prestigieuse. A noter : quand on parle d'ENS, sans précisions, c'est de Ulm.
- khâgne moderne, aussi appelée « Cloud », préparant à l'ENS LSH (langue ancienne facultative, sur programme). Anciennement nommée Fontenay Cloud, à cause de sa localisation elle aussi, elle se situe désormais à Lyon.
- khâgne scientifique (sciences sociales), préparant au concours B/L de l'ENS Ulm, Lyon ou Cachan
- khâgne chartiste, préparant à l'École des Chartes, voie B (deux langues, histoire moderne et contemporaine)
Enseignements
Tous les élèves suivent un enseignement en français, philosophie, histoire-géographie et langue vivante.
Il doivent en outre prendre une ou plusieurs options, selon les CPGE, notamment :
- enseignement de spécialité dans l'une des quatre matières obligatoires
- langue ancienne (latin et/ou grec ancien)
- deuxième langue vivante
- sciences économiques et sociales
- mathématiques
- enseignement artistique (théâtre, cinéma, musique, arts plastiques)
- préparation spécifique aux Instituts d'études politiques (en général en hypokhâgne)
Débouchés
- Grandes écoles
- ENS Lettres et Sciences Humaines à Lyon (ex-Fontenay-St-Cloud), École normale supérieure de la rue d'Ulm, ENS Cachan : histoire, géographie, philosophie, lettres classiques ou modernes, langues et musique, sciences humaines et sociales.
- École nationale de la statistique et de l'administration économique, concours économie.
- Saint-Cyr, concours lettres. On le prépare souvent dans des classes spéciales, les corniches, dans des lycées militaires (comme celui d'Aix-en-Provence ou le Prytanée de La Flèche)
- École des Chartes, pour devenir archiviste-paléographe.
- Écoles de commerce (ESCP-EAP, ESSEC, HEC, etc.) qui ouvrent leurs concours aux khâgneux.
- écoles de journalisme (IFJ, etc.) ou de communication (CELSA, etc.)
- Instituts d'études politiques (Sciences-Po). Beaucoup d'établissements proposent une option pour préparer à ces concours, et on peut y être admis à la fin de l'hypokhâgne.
- Université : les élèves des classes préparatoires littéraires sont inscrits en parallèle à l'université, afin de bénéficier d'une « sortie de secours » en cas d'abandon en cours de route (mais certains écoles, comme l'ENS, ont de toute façon lieu parallèlement à un cursus universitaire classique).
En général, il est possible d'obtenir une équivalence au bout de la première année puis une équivalence de DEUG, qui permet ensuite de rejoindre une licence à l'université. Tout dépend des accords passés entre l'établissement de la CPGE et l'université. De même, le choix de la discipline en université se fait par rapport à la spécialité choisie en khâgne (histoire-géographie, lettres, langues, philosophie, ...). La majorité des khâgneux rejoint l'université après la prépa.
Origine du nom
L'origine du nom est mal connue. « Khâgneux » serait une orthographe pseudo-grecque de « cagneux », qui désigne des membres mal formés ou osseux. Napoléon I, inspectant une classe préparatoire littéraire, se serait exclamé « Qu'est-ce que c'est que ces cagneux ! » devant la constitution chétive des élèves — leurs homologues scientifiques étaient plus athlétiques, puisqu'ils se préparaient à des écoles militaires.
Plus prosaïquement, le surnom a probablement été donné par les élèves de classes préparatoires scientifiques, surnommées quant à elles « taupes » et « hypotaupes ».
Khâgneux célèbres
Dans le désordre : Georges Pompidou, Jean-Paul Sartre, Raymond Aron, Alain Juppé, Laurent Fabius, Jean Jaurès, Maurice Merleau-Ponty, etc. Il est éminemment difficile d'en dresser une liste représentative, dans la mesure où une très grande quantité de philosophes, écrivains, hommes politiques, etc. célèbres du XXè siècle sont passés par les classes préparatoires (avec des exceptions notables comme Gilles Deleuze ou Roland Barthes).
Liste des khâgnes en France
Consulter l'annuaire du site [http://www.prepas.org/annuaire/index.htm Prépa.org]
Math spéCatégorie:Études supérieures en France
En France, Math spé ou Mathématiques spéciales est le nom donné à la deuxième année de classe préparatoire scientifique. Ouverte aux élèves issus de Math sup, elle permet de se préparer aux concours des grandes écoles d'ingénieurs et des écoles normales supérieures.
L'enseignement est à très forte dominante scientifique sans l'être exclusivement. (Mathématiques, Physique, Chimie, Français-Philosophie, Langue(s) étrangères...)
À sa première année en Math spé, l'élève est dit 3/2 (trois demis). Si à l'issue des concours il n'est pas content de ses résultats, il peut repasser une année de Math spé, il est alors appelé 5/2. Ces surnoms font référence au résultat de l'intégration de la fonction f(x) = x (X étant un surnom de l'École polytechnique) entre 1 et 2 (intégration d'une grande école durant la première année de Spé) :
:
ou entre 2 et 3 (intégration durant la deuxième année) :
:
Actuellement, les différentes filières de Math spé sont :
- MP, MP - : Mathématiques et Physique (accessibles depuis Math sup MPSI)
- PC, PC - : Physique et Chimie (accessibles depuis Math sup PCSI)
- PSI, PSI - : Physique et Sciences de l'Ingénieur (accessibles depuis Math sup MPSI, PCSI et PCSI-SI)
- PT, PT - : Physique et Technologies (accessibles depuis Math sup PTSI)
- TSI, TSI - : Physique et Sciences de l'Ingénieur (accessibles depuis Math sup PTSI)
Le symbole « - », prononcer «étoile» ou «star», signifie qu'il s'agit d'une classe sélective où seuls les meilleurs élèves de Math sup ont été admis. Il remplace le symbole «'» («prime») qui existait avant la réforme des prépas. Certaines rumeurs prétendent que ce symbole sert à indiquer, comme en mathématiques, que l'ensemble (ici, la classe) est privé d'élément nul.
École nationale d'administration Histoire
L'École nationale d'administration (ENA) a été créée par l'ordonnance du 9 mai 1945 par le Gouvernement provisoire de la République française, alors présidé par le Général de Gaulle. Cette décision, qui devait profondément bouleverser la structure même de l'administration publique française, avait été préparée par la Mission provisoire de réforme de l'administration, placée auprès du chef du gouvernement. L'Ecole s'est établie à Paris. Sous l'impulsion d'Édith Cresson, il a été décidé de déménager l'école à Strasbourg. Pendant 10 ans, l'ecole était organisée sur 2 sites parisiens et un site à Strasbourg. Le déménagement de l'ensemble de l'école a pris fin en 2005. Les anciens bâtiments de l'ENA du 13, rue de l'Université ont été rachetés par Sciences Po.
En 2002, l'ENA a fusionné avec l'Institut international d’administration publique (IIAP).
Michel Debré, maître des requêtes au Conseil d'État et commissaire de la République à Angers, animait cette mission. Il a assuré provisoirement les fonctions de directeur de l'école.
L'ENA doit beaucoup aux circonstances historiques de ses commencements, et à l'esprit des femmes et des hommes, issus de la Résistance pour la plupart, qui ont pris en charge la reconstruction du pays. Avant 1945, l'État n'assurait pas lui-même une formation unique pour les fonctionnaires responsables de sa haute administration. En effet, si le système du concours - seule garantie d'un recrutement impartial et fondé sur le mérite - était déjà bien généralisé, chaque corps ou ministère organisait son propre concours, sans considération pour l'homogénéité de la haute fonction publique. Certains risques de corporatisme ou de népotisme en résultaient. L'ENA devait remédier à ces inconvénients.
Les personnes qui en sont issues sont communément appellées énarques.
Françoise Chandernagor est la première femme major de l'ENA.
Missions
Une école d'application
L'ENA a pour mission de dispenser aux futurs cadres supérieurs de la fonction publique une formation interministérielle. La scolarité d'une durée de 27 mois comporte deux périodes successives, celle des stages (12 mois) et celle des études (15 mois), Cette dernière période se déroule entièrement à Strasbourg depuis le 2005. Les promotions de l'ENA portent un nom spécifique en hommage à un personnage, un événement ou un concept.
Il ne reste à Paris que les locaux du 2, avenue de l'Observatoire (VI arrondissement) — l'ancien Institut international d'administration publique —, réservés aux formations de très courte durée.
La période de stage, qui correspond à la première année de scolarité, est consacrée à l'apprentissage des responsabilités sur le terrain de l'élève affecté auprès d'un préfet (7 mois), dans un poste diplomatique ou auprès d'organisations internationales (5 mois).
La période d'études associe la diversité pédagogique (études de cas, enquête sur le terrain, conférences de cadrage, travail individuel et collectif) aux objectifs de polyvalence de la formation :
- Permettre le perfectionnement des connaissances dans des matières fondamentales (droit, économie, questions européennes et internationales...) ;
- Donner aux élèves la maîtrise des outils administratifs dont ils auront besoin pendant leur carrière (préparation à la rédaction de textes juridiques, techniques budgétaires et fiscales, gestion publique, gestion des ressources humaines, négociation, langues, maîtrise des technologies de l'information) ;
- Développer la capacité de réflexion et d'innovation des élèves par des travaux de recherche menés en petits groupes et visant à l'élaboration de solutions qui puissent être utiles à l'administration.
Les élèves de l'ENA intègrent à leur sortie les grands corps de l'État, en fonction de leur classement. Les premiers choisissent souvent l'Inspection des Finances, la Cour des comptes ou encore le Conseil d'État. Parmi les autres débouchés figurent les corps préfectoral et diplomatique (au Quai d'Orsay), l'Inspection générale des affaires sociales ou encore le corps des Tribunaux administratifs et des Cours administratives d'appel. La grande majorité des anciens élèves de l'ENA appartiennent toutefois au corps des administrateurs civils, et exercent une activité de cadres supérieurs (conception, encadrement) dans le ministère qu'ils ont choisi à la sortie.
En 1999 et 2005, des anciens élèves de l'ENA ont remplacés les journalistes rédacteurs du quotidien "Les Echos"
Une école tournée vers l'international
Depuis sa création, en 1945, l'ENA a formé plus de 2000 élèves étrangers, provenant d'une centaine de pays, dans le cadre de ses deux cycles internationaux. Chaque promotion compte une quarantaine d'élèves étrangers représentant une trentaine de nationalités pour une centaine d'élèves français, tous suivent là une formation identique.
Par ailleurs, l'école entretient une active coopération administrative avec de nombreux partenaires étrangers, pour le transfert d'ingénierie éducative et administrative, à travers l'organisation de nombreux séminaires avec des institutions partenaires. A ce titre, elle participe à l'image d'arrogance attachée à la France, en tentant d'exporter son modèle de formation. Elle vit de sa réputation, qui se délite, du fait de son manque total d'imagination. La répétition à l'envi des mêmes programmes sans souci de leur adaptation au contexte local accélère encore le rejet du modèle d'excellence qui faisait à juste titre sa fierté dans le passé.
Soucieuse de conforter la place de l'administration française dans le monde, l'ENA a encore intensifié sa politique d'échanges internationaux depuis l'intégration des services de l'Institut international d'administration publique en son sein, début 2002.
Formation permanente et recherche
Destinées aux cadres supérieurs de la fonction publique, les sessions de formation permanente se sont diversifiées tout en privilégiant l'interministérialité par la confrontation d'expériences différentes et la mise en commun des savoir-faire utiles à la modernisation de la fonction publique.
En sus de la formation initiale des cadres supérieurs de la fonction publique française, l'ENA offre également de nombreuses possibilités de formation continue et assure une mission de recherche dans ce qu'il est convenu d'appeler les « sciences administratives ».
L'ENA assume également une mission de recherche en sciences administratives :
- en développant toute une série de colloques sur les grands enjeux de la fonction publique,
- en encourageant les travaux de recherche de ses élèves sur des questions d'actualité,
- en multipliant les comparaisons des différents systèmes administratifs étrangers,
L'ENA et les élites françaises
L'école a fait l'objet de critiques de la part même de ses élèves. La classement de sortie en particulier, a été mis en cause récemment. Un rapport, non accessible sur le net, avait présenté les principales lacunes de l'école, en commettant l'erreur de citer des noms, au point que le ministre de la fonction publique de l'époque avait menacé la promotion de sanctions disciplinaires.
En réalité, l'ENA est d'abord une école de cadres supérieurs de la fonction publique, dont certains seulement rejoindront les grands corps, ou la vie politique. Se pose toutefois la question réelle de la rénovation de son enseignement et de son mode de sélection, question posée de manière de plus en plus pressante par les promotions passées par ses rangs.
La critique de l'ENA focalise et résume d'autres questions posées à la société française, qui sont celles de la sélection et de la reproduction des élites, de la bureaucratie, de la centralisation et des relations entre l'Etat et les citoyens. L'école ne saurait à elle seule les supporter.
Une forte majorité de ceux qui contrôlent la vie politique et économique en France sont issus de ses rangs. Ce phénomène a été étudié par Pierre Bourdieu. D'ailleurs, pas moins de sept Premiers ministres et deux présidents de la Cinquième République sont d'anciens élèves de la prestigieuse école :
- Valéry Giscard d'Estaing et Jacques Chirac pour la présidence.
- Parmi les premiers ministres : Jacques Chirac (1976), Laurent Fabius (1984), Michel Rocard (1988), Edouard Balladur (1993), Alain Juppé (1995), Lionel Jospin (1997) et Dominique de Villepin (2005).
L'ENA est aussi l'objet d'une étude du langage formel qui est celui de l'élite, et sur lequel elle est sélectionnée.
Cours de langue de bois
Il s'agit bien d'un cours officiel, qui a fait l'objet d'un article publié dans l'hebdomadaire "Marianne" (Edition du 16 au 22 juillet 2005, Page 90).
Commencez par la case en haut à gauche, puis enchaînez avec n'importe quelle case en colonne 2, puis avec n'importe laquelle en 3, puis n'importe laquelle en 4 et revenez ensuite où bon vous semble en colonne 1 pour enchaîner au hasard. Mais surtout, n'oubliez pas d'y mettre l'intonation et la force de conviction :
Liens externes
- [http://www.ena.fr Le site officiel de l'ÉNA]
- [http://www.clic.net/~aquaena/ Le site officiel de l'Association Québécoise des Anciens de l'ÉNA]
École nationale d'administration
ja:フランス国立行政学院
École nationale de la magistratureL'École nationale de la magistrature (ENM) est un établissement public à caractère administratif, placé sous la tutelle du ministre de la Justice et administré par un conseil d’administration.
L'ENM a été créée le 22 décembre 1958 (ordonnance n° 58-1270) sous l'appellation de centre national d'études judiciaires. La dénomination actuelle n'a été adoptée qu'à partir de la le loi n° 70-613 du 10 juillet 1970.
L'École a pour mis | | |